Espoirs des uns, désespoir de l'autre

Six jours auparavant…

Une douleur lancinante lui laboure la cervelle, prenant naissance à la base de la nuque et remontant vers ses tempes. Stiles est complètement sonné et met du temps à comprendre ce qui lui arrive. Un goût ferreux lui emplit la bouche. Il s'est fendu la lèvre en chutant. La douleur anesthésie son esprit. Il doit se faire violence pour ne pas se laisser envahir par les sensations désagréables que lui remonte son corps.

Il tente de bouger, mais comprend vite qu'il est dans un espace exigu. L'obscurité est totale, puis un mouvement assorti à un bruit de moteur l'informe qu'il est dans le coffre d'une voiture. La mémoire lui revient en flashs. Il se voit rentrer chez lui, et trouver sa porte d'entrée non verrouillée. Le policier se rappelle avoir été dans la cuisine, puis le salon. Ses souvenirs s'arrêtent là.

L'instinct professionnel prend vite le pas sur la douleur et le début de claustrophobie qui le gagne. Stiles étudie sa situation avec un sang-froid qui ferait la fierté de ses anciens instructeurs. Son sens de l'observation et de l'analyse lui donne rapidement sa situation. Celle-ci n'est pas brillante.

Il a les pieds liés et les poignets attachés dans le dos, ce qui rend sa position très douloureuse. Mise à part sa douleur au crâne, il sent d'autres blessures qu'il lie à sa chute sur le sol de son salon. Il écarte aussi l'éventualité d'avoir été drogué et en déduit que le trajet en voiture ne va pas être long, sinon ses ravisseurs lui auraient administré un puissant narcotique pour qu'il ne bouge pas.

Stiles se contorsionne et cherche la présence de son téléphone. Seulement, il constate vite son absence, ainsi que celle de son portefeuille qui était dans la poche arrière de son jean. Un virage un peu brusque lui cogne la tête contre la carrosserie. Un millier d'étoiles s'éclairent dans ses yeux, lui donnant la nausée. Les secousses du véhicule deviennent plus importantes. Ils ont quitté la route goudronnée pour un chemin de terre. La fin du voyage s'annonce pour bientôt. Stiles se concentre et écoute pour trouver des indices sur sa position et aussi à combien de types il va devoir faire face.

Pour ne pas paniquer, il pense à son père et à Jordan. Pour eux, il doit lutter. Pour Eden aussi, et Derek… Saucissonné comme il est, Stiles sait qu'il ne pourra rien tenter à l'ouverture du coffre. Il décide de faire profil bas et d'attendre le bon moment.

Depuis qu'ils ont quitté la route goudronnée, Stiles compte lentement et lorsque la voiture s'immobilise dans un ultime virage, le policier estime qu'ils ont parcouru pas moins de dix kilomètres sur un chemin avec des portions très accidentées. Une portière s'ouvre, puis une deuxième. Le châssis de la voiture bouge, s'allégeant de deux poids.

« - Ils sont deux. » pense Stiles se disant que cela reste jouable.

Lorsque le coffre s'ouvre brusquement, il s'astreint à ne pas bouger. Difficile, car il commençait à étouffer dans cet espace réduit. Il doit réprimer son envie de respirer l'air frais goulûment. Il se sent tiré, puis secoué. Le policier décide de feindre une demi-inconscience et répond mollement aux sollicitations. Bien lui en prend, car un des types lui ôte les liens qui entouraient ses chevilles.

- Tu crois que c'est prudent ? Demande une voix qu'il ne reconnaît pas.

- Tu préfères le porter sur ton dos peut-être ? Puis où veux-tu qu'il aille ? Rétorque l'autre homme.

Stiles n'a pas besoin d'ouvrir les yeux pour le reconnaître. C'est le gars qui l'a le plus insulté le matin même devant le bus scolaire. Ce père de famille qui a tenté de lui coller tous les autres parents d'élèves à dos. Cette information déroute un peu le jeune Stilinski. Cet homophobe n'a a priori rien à voir avec son enquête sur le meurtre de son père. Ce qui lui arrive serait purement de la violence urbaine gratuite ? Il se dit que c'est peut-être une bonne chose, car si c'étaient ceux qui avaient descendu son père, ses chances d'en sortir vivant seraient nulles.

Stiles se laisse emporter hors du coffre et marche la tête ballottant mollement vers le bas, soutenu de part et d'autre par les deux types qui l'ont coincé. Il compte ses pas, éprouve les liens de ses poignets. Il pense avoir une chance de se défaire de leur emprise et avec un coup de pied bien placé les mettre hors d'état de nuire le temps de retrouver son entière mobilité. Seulement son plan s'effondre quand une voix féminine les interpelle.

- Amenez-le à l'intérieur ! Crache Lizzie Hale d'une voix méprisante.

La présence de la louve signe son arrêt de mort. Jamais elle ne le laissera repartir après s'être dévoilée. Et Stiles est conscient que s'il pouvait avoir un espoir de réussir à lutter contre les deux gars qui l'ont enlevé, jamais il ne pourrait résister à la louve.

Il est violemment assis puis ligoté sur une chaise. L'eau froide d'un sceau, jetée avec force sur son visage l'oblige à sortir de sa torpeur feinte. Son regard croise celui empli de haine de la femme de Derek.

- Sortez ! Ordonne-t-elle aux deux gars.

- Hey ! Nous aussi on veut casser de la pédale ! Proteste celui que Stiles a reconnu.

- Carter ! Ben ! Dehors ! Rugis la louve.

Lorsque la porte de ce qui ressemble à un cabanon de chasseur se referme sur les deux types qui n'ont finalement pas osé s'imposer, les traits de Lizzie se déforment, laissant apparaître un fauve assoiffé de colère.

- Tu imagines que j'allais te laisser me prendre Derek connard ? Siffle la louve.

Stiles comprend que non seulement il ne va pas en réchapper, mais que Lizzie va le faire souffrir pour avoir eu l'audace de détourner son mari d'elle. Ils avaient été bien naïfs de penser qu'elle ne se douterait de rien.

Le premier coup de griffes déchire sa chemise, marquant la peau de son torse de cinq sillons d'un rouge sanglant. Malgré la douleur, le cerveau de Stiles analyse que si les deux types qui l'ont enlevé ne savent rien du surnaturel, ils seront forcément au courant. Lizzie va-t-elle leur laisser la vie après qu'ils auront fini leurs basses besognes pour son compte ? Stiles s'en moque, il est persuadé qu'il ne verra jamais le jour se lever une nouvelle fois.

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Retour au présent…

C'est chez les McCall que s'établit le QG de recherche. Le fils de Scott est encore trop jeune pour être perturbé par les discussions tendues des adultes. Une carte de la région a été épinglée au mur. Les secteurs qu'ils ont déjà fouillés ont été hachurés. Il reste peu d'endroits non visités dans un rayon de dix kilomètres. Tous sont conscients que le cercle de leur recherche est restreint. Ils avaient opté pour la solution d'une zone réduite à fouiller soigneusement, plutôt qu'un territoire plus vaste qui leur prendrait des mois à quadriller convenablement.

- Sans l'aide des forces de la police, c'est impossible de retrouver la Jeep de Stiles, commence Maxence qui s'est arrangé pour prendre des vacances et participer aux recherches.

- Oui, mais impossible de faire confiance aux hommes en place au poste de police, le contre Jackson.

- Ceux de Beacon Hills non, mais…

- Mais ? Questionne Derek.

- Stiles était vraiment apprécié par ses collègues de San Francisco, répond Maxence. Je pense que je dois pouvoir en convaincre un ou deux avec qui il a eu… poursuit-il en bredouillant. De les convaincre de nous aider de façon non officielle.

Maxence voit Derek serrer les mâchoires. Il est évident que le passé de Stiles qui remonte à la surface n'est pas du goût de l'adjoint du maire. Le jeune homme regarde tour à tour les amis de Stiles, attendant leur verdict sur son idée. Tous veulent croire qu'il n'est pas trop tard, que chaque minute compte et donc que toute aide est la bienvenue. Le feu vert lui est donné pour contacter les collègues de Stiles. Maxence s'isole dans un coin de la maison pour appeler le premier de ses contacts qu'il pense le mieux à même de les aider dans une telle démarche. Il ne se rend pas compte que Derek le suit discrètement laissant les autres débattre que ce qu'il reste à fouiller sur la carte.

- Alan ? C'est Maxence.

- Salut Max' tu vas bien ?

- Non. Stiles a des ennuis, j'ai besoin de ton aide.

Maxence lui résume brièvement ce qu'il se passe, non sans lui avoir demandé de garder pour lui cette affaire, car elle mêle de hauts responsables. Stiles avait déjà mis le capitaine de la Crim' au courant, mais ni l'un, ni l'autre ne le sait. Derek s'est suffisamment rapproché pour entendre le correspondant de Maxence. L'exclamation spontanée du flic de San Francisco à cette nouvelle lui creuse le ventre de jalousie tant elle dénote de l'intimité qu'il y a pu y avoir entre lui et Stiles. La discussion qui suit ne laisse aucune ambiguïté sur les relations rapprochées qu'Alan ou Maxence ont pu avoir avec le jeune Stilinski. Le loup sent la rage monter en lui. Il se sent trahi par celui à qui il a avoué son amour, alors qu'avec son installation à Beacon Hills Stiles a forcément dû rompre toute relation suivie avec ses anciens amants de San Francisco.

- Ah ! Derek, commence Lydia. Il faudrait que tu te…

Mais la banshee parle au vent. Le loup passe devant son nez sans ralentir et sort sans un mot, affichant le visage fermé de ses mauvais jours. Lydia fronce les sourcils et regarde d'où venait le loup. En apercevant Maxence toujours occupé au téléphone, elle devine que le loup a entendu des éléments de la vie de Stiles qu'il aurait été préférable qu'il ignore.

Dehors Derek fulmine. Il se demande combien de types sont passés sur Stiles. L'image qu'il se faisait du policier se fane au profit d'un portrait peu flatteur. Il en vient à douter de ce « moi aussi » que le policier avait répondu à son « Je t'aime ». Tout à sa colère et sa jalousie, Derek n'entend pas les pas qui s'approchent dans son dos. Et c'est en loup à demi transformé qu'il se retourne brusquement lorsqu'une main se pose sur son épaule. Lydia, car il s'agit évidemment d'elle, ne fait pas cas de sa réaction et attaque franchement.

- Tu t'attendais à quoi ! Qu'il t'attende toute sa vie comme un saint ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles réplique rageusement Derek.

- Tu es jaloux de Maxence.

- N'importe quoi !

- Cache tes sentiments aux autres si tu le souhaites. Mais ne me fais pas l'affront de me prendre pour une idiote !

Le loup regarde soudainement ses pieds et soupire de contrariété. Il est de nature très secrète et m'aime pas se faire dévoiler si facilement.

- Tu… tu étais au courant pour ses… multiples conquêtes ?

- Oui. Allons marcher un peu.

- Mais les autres… commence le loup.

- Il faut que tu comprennes ce par quoi Stiles est passé. Tu ne peux pas être efficace dans sa recherche si tu éprouves le sentiment de dégoût que je lis dans ton regard !

- Mais !

Un regard de la banshee suffit à le faire taire. Elle l'invite à le suivre sur un chemin qui contourne la maison de Scott et de Kira. Lydia reprend l'histoire de Stiles depuis son départ de Beacon Hills. Si Derek pensait la connaître, il la découvre sous un autre point de vue. Celui d'une amie fidèle qui a toujours gardé le contact avec Stiles, malgré les maintes tentatives de ce dernier pour couper définitivement les ponts avec ceux de Beacon Hills. Elle évoque son mariage avec Rachel qui n'est que l'accomplissement d'un souhait muet de la part de son père de voir son nom se perpétrer avec la descendance de Stiles. Elle dit à Derek combien son déni de ce qu'il s'était passé lors de cette fameuse nuit avait blessé Stiles, qui avait dans le même temps découvert son penchant homosexuel. Penchant qu'il avait bridé pour ne pas décevoir son père, mais aussi pour faire une croix sur un amour impossible. Derek écoute sans dire un mot, lorsqu'elle poursuit avec la délivrance qu'a été le divorce de Stiles.

- Cela a été le déclic. Son père mort, il n'avait plus besoin de faire semblant d'être ce qu'il n'est pas. Maxence est celui qui a récupéré Stiles en miette après son divorce. Il lui a redonné confiance en lui. Seulement quand cela a commencé à devenir sérieux entre eux, Stiles a fui.

- Pourquoi ?

- Tu oses poser la question Derek ?! S'insurge la banshee. Mais parce qu'il n'a jamais pu t'oublier ! Et que jamais il n'aurait pu être sincère à cent pour cent avec Maxence. À partir de ce constat, il s'est noyé dans des relations sans lendemain. Sa décision de se réinstaller à Beacon Hills pour retrouver le meurtrier de son père a brisé cet engrenage. Et pour le bien-être d'Eden, Stiles avait décidé de tirer un trait sur toute vie sentimentale. Tu ne peux pas condamner son attitude, alors que tu en es l'unique responsable.

Derek encaisse l'accusation en serrant les dents. Lydia ne l'a pas épargné sur les détails de la vie de celui qu'il sait aimer depuis si longtemps, tout en niant ce sentiment depuis bien trop longtemps. Une nouvelle fois son esprit le torture sur ce qu'aurait pu être la vie de chacun si sept ans plus tôt, il avait assumé son attirance pour celui qui était encore qu'un frêle humain. Il donnerait cher pour pouvoir en cet instant le serrer dans ses bras. Cependant la voix de Scott qui l'appelle au loin le sort de la léthargie dans laquelle il était plongé.

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La bonne nouvelle est qu'Alan a retrouvé la Jeep de Stiles. La mauvaise est qu'elle a été découverte complètement calcinée sur un terrain vague après avoir participé à un casse dans une supérette de seconde zone dans la banlieue de Sacramento. Maxence réexplique ce qui lui a dit l'ancien collègue de Stiles. Souvent le meilleur moyen pour brouiller les pistes avec une voiture, c'est de l'abandonner dans une zone malfamée avec les clés sur le contact. Impossible donc de remonter au lieu d'origine où elle a été abandonnée.

- Sacramento est vraiment loin, gémit Scott qui voit la zone de recherche s'agrandir dramatiquement.

Un silence de plomb s'installe dans la maison, interrompu de temps à autre par le babillage de Jordan le fils de Scott et Kira. La kitsune qui a toujours manqué d'assurance en elle, s'étant jusque-là mise en retrait des discussions décisionnelles pour se contenter de faire la tâche que le groupe lui assignait, prend la parole.

- Au contraire énonce Kira. Pourquoi Sacramento ? Pourquoi prendre autant de risques sur un si long trajet ?

- Sinon pour nous faire regarder ailleurs ? poursuit Lydia.

- Il est évident que nous allions commencer à chercher autour de Beacon Hills, poursuit la renarde. Ils cherchent ainsi à nous éloigner. Je suis certaine que Stiles n'a jamais quitté les alentours de Beacon Hills.

- Mais le temps que l'on retrouve la Jeep, nous avons pourtant fouillé presque toute la région sans trouver la moindre trace de Stiles, rétorque Scott.

Kira secoue la tête, voyant qu'elle exprime mal son raisonnement.

- Scott, ils ne savent pas que nous savons que le sheriff Bill Murray est impliqué. Ils pensaient avoir réussi leur coup en orientant cela sur une affaire purement homophobe ou un potentiel suicide de Stiles. Ils devaient s'attendre à ce qu'on leur demande de rechercher la Jeep, or nous ne l'avons pas fait.

- Je comprends Kira, réplique Scott. Mais nous aurions dû trouver Stiles ou à minima un indice, or….

- Scott ! Nous avons focalisé nos recherches sur une Jeep et non Stiles lui-même. S'exclame Kira.

- Oui tu as raison Kira, murmure Lydia en regardant la carte. Nous avons fouillé les endroits où une Jeep pouvait aller sans chercher à approfondir quand nous ne voyions pas de trace de la voiture.

- Il faut donc reprendre à zéro, soupire Jackson.

- Oui, et la recherche va prendre plus de temps poursuit Maxence dépité.

Derek n'a pas sorti un mot depuis qu'il est rentré avec Lydia. Il est totalement perdu dans des sentiments contradictoires. Entre jalousie mal placée et honte d'être plus ou moins à l'origine de la débâcle de la vie de Stiles, il n'arrive pas à avoir le recul nécessaire pour rester concentré sur leur mission. Il écoute Lydia redistribuer les zones à fouiller. Avec les nouveaux critères, elle élimine des parties, mais en ajoute d'autres. Stiles peut très bien être retenu quelque part en ville, enfermé dans une cave.

- Par où commencer, demande Scott.

Méthodique, Lydia pointe le centre de la ville.

- Puis ensuite on rayonne de plus en plus loin.

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Cinq jours auparavant au cabanon de chasse…

Il hurlerait de douleur, si un bâillon ne lui scellait pas la bouche rendant sa respiration difficile. Lizzie s'était appliquée à le faire saigner sans jamais lui porter de coup fatal. Si le premier coup de griffe avait été profond, car donné sous l'impulsion de la colère. Ceux qui avaient suivi étaient distillés avec une précision chirurgicale et une multitude d'entailles aux bords bien nets constellaient la peau du jeune policier. La louve avait cherché à le faire souffrir tout en le gardant en vie. S'il avait pu espérer survivre, son corps aurait gardé que peu de traces de la torture que lui infligeait la louve.

Sous les suppliques incessantes de Carter, le fameux homophobe qu'elle avait si facilement rallié à sa cause et celle de son comparse un certain Ben, la louve leur avait donné Stiles en pâture pour une heure de défoulement à la condition expresse de ne lui abîmer aucun organe vital. C'est donc avec la tête enflée comme un fruit trop mûr que Stiles se réveille le deuxième jour de sa captivité. Il met du temps avant de comprendre qu'une nuit est passée. Il a mal, faim et soif. Réfléchir dans une telle situation relève de l'exploit. Puis le souvenir du visage dévasté d'Eden rallume une colère que l'épuisement avait éteinte. Pour sa fille, il ne doit pas baisser les bras. Le policier passe les vingt minutes suivantes à analyser les réactions de son corps. Il ne lui semble pas avoir d'os fracturé, peut-être une ou deux côtes fêlées. Sa peau le brûle, la myriade de fines coupures faites par Lizzie commence à cicatriser, collant peau et vêtements ensemble. Ses lèvres son enflées ainsi qu'une de ses paupières qui lui ferme l'œil à moitié.

La cabane dans laquelle il se trouve est sommaire. Ce ne sont que quatre murs de planches et un toit pour se mettre à l'abri des intempéries. L'endroit sent la poussière et l'abandon. Couché à même le sol, le policier éprouve les liens qui lui bloquent toujours les poignets dans le dos. À force d'avoir été malmenés, ils se sont desserrés légèrement, lui entaillant la peau. Se moquant de la douleur, il fait glisser ses mains l'une contre l'autre pour tenter de gagner un peu plus de jeu qui lui permettrait de se détacher. Seulement la porte de la cabane s'ouvre à cet instant. Le visage collé dans la poussière du sol, Stiles reconnaît les baskets de Carter. Celui-ci lui offre un bonjour matinal et un violent coup de pied dans l'abdomen. La douleur le fait se recroqueviller. Stiles doute survivre à un nouveau passage à tabac.

Arrive le moment où la mort a toutes les cartes en main et que sans attendre, elle abat d'un seul coup les quatre as sur la table…

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