Salut à tous ! Alors, aujourd'hui, on a un nouveau chapitre qui avance un peu plus dans l'histoire. Au prochain promis, j'essaierai d'en finir avec César au prochain chapitre. En gros, il resterait deux chapitres pour boucler Punk Hazard, si je gère bien.
Je tiens à remercier tous ceux et celles qui ont commenté cette histoire, c'est toujours un immense plaisir, croyez-moi.
Alors, je vais vous laisser sur cette histoire et à bientôt
- Ce truc va bientôt ébranler le Shin Sekai, souffla Law en regardant la machine. Hun.
Il avait attendu tellement longtemps cet instant…
Clac
La porte se referma, coupant Sanji de la vue des marines, les faisant hurler.
- Matte ! Dedans, y'a encore le faux-Vergo et Kuro Ashi no nii-chan ! fit un marine.
Tashigi regarda la porte en silence. Depuis le temps qu'elle côtoyait les Mugiwara, elle trouvait ça un peu trop bête comme mort.
- Oiii ! Tout va bien…
Qu'est-ce qu'elle disait…
Descendant du plafond via son Sky Walk, Sanji les rejoignit, les deux marines blessés sur les épaules.
- Ravissante demoiselle ?!
Il atterrit avec un sourire pervers devant Tashigi qui eut un soupir blasé mais ne parvint pas à lutter contre le maigre sourire sur ses lèvres. Derrière Sanji, le reste des marines fut soulagé, mais ne furent pas remercié par le blond car leur cria de la boucler.
- Non mais franchement, c'est quoi le problème de ce type, c'est pas censé être votre supérieur ? grommela Sanji en laissant tomber ses charges, les mains sur les hanches.
- Dis pas de conneries !
- Comme si un enfoiré pareil pouvait être Vergo-chûjo !
- C'est un imposteur ! N'est-ce pas, taisa-chan ?
Tashigi s'éloigna, se remémorant ce qu'avait dit Vergo le jour de leur arrivée au G-5. Pouvait-elle leur dire la vérité ?
Elle soupira et préféra leur délivrer un pieu mensonge. Ils auraient tout le temps d'apprendre ce qu'il en était vraiment plus tard.
- Bien évidemment, le vrai vous traite comme s'il était un de vos parents. Il n'y a aucun moyen qu'il fasse une chose pareille.
Et elle baissa la tête.
Les marines furent plus qu'heureux de la réponse. Sanji capta l'expression de Tashigi et devina le mensonge. Mais il pouvait pas vendre une femme.
- Je sais pas si c'est le vrai ou pas, mais avec l'annonce de tout à l'heure dans les haut-parleurs, il a changé d'expression et il est parti. Quelque chose me dit que c'est pour aller faire coucou à Trafalgar, commenta Sanji en se frottant l'arrière du crâne, une cigarette fumante au bec.
- En attendant, nous devons sauver les enfants et partir rapidement d'ici !
- Ouuuuais !
Juste entendre la voix de Doflamingo donnait envie à Luffy de vomir. Les hurlements du Grey Terminal raisonnèrent vaguement, alors qu'il l'entendait dire à la femme… Monet ? qu'il avait le Haoshoku.
Comment cet individu savait qu'il avait ce Haki ?
- Et pour ses connexions ? demanda Monet.
« Je m'en charge. »
Il y avait quelque chose de sadique dans le rire de l'homme qui fit plisser ses yeux de Luffy. On lui faisait un petit dans le dos, il en était certain.
Il n'eut pas vraiment le temps de s'en occuper des masses, car il se retrouva avec la femme-oiseau dans une tempête de neige qu'elle lui jeta à la figure.
Eh bien, ça changeait de César, ça…
Robin se plaqua les mains sur les oreilles, essayant de bloquer les disputes. En fait, tout avait commencé par Kin'emon qui voulait découper le dragon chiant qui les poursuivait en crachant du feu. Puis, Brook avait sauté sur le sujet, parce que monsieur était vexé comme un pou pour la simple raison que le dragon ne le trouvait pas appétissant et que c'était insultant. Usopp avait eu le malheur de pointer que c'était normal, puisque il n'avait aucun corps à manger, rajoutant de l'huile sur le feu. Le ton était monté et ça avait viré à une dispute entre Kin'emon et Brook pour savoir qui tuerait le dragon.
Nami eut un soupir, grimpa sur la tête de Chahige, mit en place un piège et joignit les mains, un œil fermé, imitant la posture des ninja.
- Tombe dans le piège, allez, vas-y, tombe dedans… nin nin nin…
- Mais qu'est-ce que tu fais ? lui demanda Chahige.
- Une imitation de samurai !
- Ninja ! rectifia Usopp.
Le dragon arriva, volant dans une zone avec des petits nuages noirs suspects.
- Le voilà ! Thunder Trap !
Le dragon se prit sur la tête un nuage et s'électrocuta bien comme il fallait.
- Ah ! Notre cible ! s'indigna Brook.
- Nanda ? La fille avec les bandes de poitrine connaît le ninjutsu ?! s'étonna Kin'emon en voyant le résultat.
- Arrêtez de m'appeler comme ça ! s'indigna Nami.
Usopp chaussa ses lunettes et se prépara à l'attaque, à son tour :
- Prends ça, la fleur qui pue le plus au monde…
Il tira et une immense fleur s'ouvrit dans les airs, dégageant un étrange parfum. Le dragon tomba la tête la première dans son cœur, surprenant à son tour Kin'emon qui le nomma « Yokai Tengu »… ce qui vexa bien entendu Usopp. Hey ! Il n'était pas un mélange de chien, de corbeau et d'homme ! Il était un humain !
- Quarenta Fleur…
Robin croisa ses bras devant elle.
- Cuatro mano !
Quatre bras géants poussèrent sur le dragon et s'enroulèrent autour de ses ailes et de son corps. Et elle lui décoinça sérieusement la colonne vertébrale en le pliant dans des sens pas vraiment prévus.
- Oh, la courtisane aussi maîtrise le ninjutsu.
Vu le regard que lui jeta Robin, le samurai devrait faire gaffe à son cul.
De toute façon, lui et Brook sautèrent à terre, histoire de donner le coup de grâce à l'animal. Ils l'eurent tous les deux. Chaud et froid en même temps.
Le dragon tomba au sol, hors-jeu.
C'est là que Brook constata un souci avec le samurai. Il avait comme une sorte de haine viscérale contre le dragon, frappant son cadavre encore et encore en l'injuriant.
Mocha et Chopper luttaient de leur mieux pour garder la porte fermée et couper l'accès aux bonbons. Mais les gosses devenaient fous et la porte semblait ne pas tenir bien longtemps.
- Mocha, vas-y toi, demanda Chopper en réfléchissant à toute vitesse.
- Mais toi, Chopper-chan ? demanda la fillette.
- Je vais arrêter les enfants ici ! Toi, tu te débarrasses des bonbons de la Biscuit Room.
Les poignées de métal se détachèrent de la porte tordue qui retenait les enfants en manque.
- Wakatta ! assura Mocha en filant.
- Je compte sur toi !
Elle fit deux pas que la porte céda.
Les enfants se déversèrent dans le couloir. Chopper dut avoir recourt à un rumble pour essayer de contenir leur flot, les repoussant de son immense stature, mais cela n'était pas suffisant, et ses forces se raréfiaient.
Il se remit en garde, devant les enfants en manque, ne voulant leur laisser le champ libre pour accéder aux bonbons. Il refusait de lever la main sur ces enfants, ça ne se faisait pas, ce n'était que des victimes. Alors, il encaissa les coups et les morsures sans broncher. Malheureusement, il finit par être envoyé à terre, alors que la transformation réclamait enfin son dû. Les enfants en profitèrent alors que son corps rétrécissait. La Rumble Ball avait fini de fonctionner. Les enfants foncèrent vers la Biscuit Room, sourds aux invectives d'un Chopper dont le corps refusait de répondre.
Alors qu'il était en plein désespoir, quelqu'un le ramassa et le retourna pour qu'il puisse voir son sauveur.
Nami.
- On a vu ce qu'il s'est passé ! lui dit la rouquine.
Le reste du groupe était là pour s'assurer que les enfants ne feraient pas la connerie du siècle.
Law avait perdu du temps en voulant savourer la première étape de sa vengeance.
Vergo était là, à présent, et il n'avait pas encore eu le temps de s'occuper des cuves. Il regarda l'homme qui avait hanté ses cauchemars quand il était encore enfant, par-dessus son épaule.
- Cette farce de gamin est allée trop loin, dit calmement Vergo en s'avançant vers Law. Tu as été un peu trop malin. Cependant, les types de ce genre meurent jeunes.
Law se tourna vers lui, s'attendant d'un instant à l'autre à crever en sachant que l'homme face à lui avait son cœur dans sa poche.
- Te tuer en écrasant ton cœur serait trop facile. Je ne ferai rien de tel. Je vais prendre mon temps pour te tourmenter, sans me presser. Je rappellerai à ce visage impertinent qui est le tien, ce qu'on appel la terreur.
Il dégaina une longue tige de bambou qu'il enduisit de Haki, la faisant virer au noir.
- Comme cette fois-là !
Law n'eut pas le temps de réagir qu'il se prit un premier coup de bambou dans le menton, le soulevant du sol. Il n'avait même pas le temps de s'effondrer que Vergo revint à la charge, lui donnant un coup dans le ventre, le projetant à terre. Vergo se redressa.
- Debout, Law. C'est encore trop tôt pour mourir.
Law serra les dents, un filet de sang coulant de sa bouche, la respiration haletante.
La correction continua, encore et encore. Law n'avait même pas le temps de sortir son arme.
Il se releva en vacillant et continua ce qu'il savait faire de mieux : jouer avec les nerfs des gens.
- Votre plan s'effondre, alors vous paniquez, hein ? On dirait qu'il vous est bien précieux... ce truc...
Il se cabra de douleur quand on appuya sur son cœur.
- Retiens ta langue, sale morveux, gronda Vergo, très calme.
Avec ses forces, Law conçut une Room pour rappeler son cœur, mais le temps de faire ça, et Vergo avait disparu. Il lui décocha d'ailleurs un bon coup de pied dans la figure qui l'envoya contre une barrière. Vergo leva une main, la seconde dans le dos, et le cœur de Law retomba dans le creux de sa paume.
Alors qu'il luttait pour se remettre debout, Vergo avança calmement vers lui, enduisant un de ses poings de Haki. Poing qu'il décrocha dans la figure du jeune pirate.
Une fois.
Deux fois.
Difficilement, la tête dans le vide, affalé sur une barrière, Law leva se bras, les pouces sortis et tournés vers Vergo. L'homme eut l'air vaguement intrigué en entendant l'électricité dans l'air.
- Coutner Shock !
Boum !
Vergo se retrouva légèrement penché en arrière, fumant de partout, quelques filaments électriques s'attardant encore sur lui, le visage en sang. Mais toujours conscient. Law profita de ce répit pour reprendre son souffle et se laisser glisser assis sur le sol.
- J'ai un message de Joker, annonça Vergo. Il dit « Dommage ».
Law grinça les dents. Ce n'était pas suffisant. Alors, autant gagner du temps.
- J'avais une idée pour récupérer mon cœur de César. Seule ton apparition a fait foirer mes calculs... Vergo !
Vergo baissa la tête pour regarder Law.
- C'est Vergo-san !
Et il appuya sur le cœur de toutes ses forces.
Law hurla à s'en arracher les cordes vocales, plus rien ne répondant plus. Ses cris couvraient presque le bruit des machines dans la pièce. Son cœur était quasiment aplati.
Et lentement, presque à regret, Vergo relâcha la pression. Le pirate s'effondra à terre.
- Je suis occupé, maintenant, tu veux vraiment pas attendre ?
Et il se tourna vers Smoker qui se tenait derrière lui.
- De toute façon, j'ai l'intention de te réduire toi aussi au silence... Smoker-chûjo.
- Il vaut mieux régler ça rapidement. T'avoir en face est pas la vue la plus plaisante qui soit pour moi, grogna Smoker. Kaizoku Vergo...
C'est là que Smoker réalisa où ils étaient. Entre de drôle de machines, certaines ayant du liquide vert translucide dans des cuves...
C'était quoi cet endroit ? Pas besoin de demander, il se doutait qu'il n'avait pas « besoin » de savoir. Vergo se décida à remettre l'élimination de Law à plus tard. Il n'était pas en état d'aller quelque part, de toute façon.
Smoker resserra sa main sur sa jitte. Il n'avait pas l'intention de laisser entendre la vérité aux autres membres du G-5. Cela serait une trahison trop dure à encaisser pour eux.
L'affrontement commença.
Premier coup de jitte qui rencontre bambou plein de Haki. Smoker plissa les yeux. Il n'avait jamais eu l'occasion de tester ce qu'il avait plus ou moins appris à la demande de Shirohige et malheureusement... grâce à Portgas (que ce gosse soit mille fois maudit), mais contre Vergo, c'était la bonne occasion. Il se baissa, et pivota sur lui-même, une jambe manquant de peu de faucher Vergo, avant de partir en arrière pour reprendre de l'élan. Il esquiva un étrange projectile noir qui lui fut craché au travers le bambou (projectile qui alla exploser sur une machine) et se reforma derrière l'homme qui se plia en arrière, avant de lui offrir un coup de pied dans la tête, paré à son tour. Les deux hommes se redressèrent, mais Vergo ne fut pas assez rapide pour esquiver le coup de poing dans le visage que lui offrit Smoker. Il alla percuter une machine, tordant la barrière de sécurité au passage. Le bambou retomba sur le sol avec un bruit métallique.
Difficilement, Vergo se retira de sa prison de métal, perplexe et inquiet.
Depuis quand Smoker avait autant de pouvoir ?
- Peu importe que ce soit tes subordonnés... peu importe que tu sois, même si ça me fait chier de le dire, chef de la base... siffla Smoker. Hors de celle-ci, l'officier commandant a la vie de ses hommes entre ses mains.
Vergo porta une main à son visage et la retira pleine de sang.
- Ne lève pas la main sur mes subordonnés ! rugit Smoker.
- Depuis quand as-tu cette puissance... ?
- J'ai quelque chose à protéger...
Ce que devait protéger Smoker essayait tant bien que mal de faire son chemin dans le laboratoire.
Tashigi avait l'air d'être la seule à voir encore les choses en face. Ses hommes appelaient Sanji « Aniki » après qu'il les ait sauvés de Vergo, et étaient d'accord avec lui sur la mission de sauver la pauvre Taisa. Sanji, lui, refusait le soutien des mecs, mais pour ne pas changer, il était sous le charme de la demoiselle.
Malheureusement pour eux, il eut deux explosions et le gaz recommença à entrer.
Sanji se décida à rester derrière pour s'assurer de sauver tout le monde, demandant à Tashigi de continuer à courir pour guider les marines.
Finalement, pour un pirate, il est assez altruiste... ou alors, est-ce seulement pour s'attirer les faveurs de la brunette ?
Luffy s'était fait avoir comme un idiot. De quoi se donner de bonnes claques. Il avait laissé cette femme passer sous sa garde et s'approcher, le tenant entre ses ailes.
Et ce fut le froid... pire que les hivers rudes de Dawn.
Pire que Drum et son ascension jusqu'au sommet.
Pire que le niveau 5 d'Impel Down.
Le froid lui volait son énergie, il ne pouvait se défaire de l'étreinte de cette femme glacée. Son esprit avait du mal à rester conscient, il avait presque envie de fermer les yeux et dormir, mais il savait que c'était la pire chose à faire.
Il se devait d'ignorer la voix suave à son oreille lui disant de dormir, de se laisser aller.
Il entendit dans son esprit la voix de Zoro lui hurler de se ressaisir.
Il força ses yeux, qui commençaient à se fermer, à se rouvrir en grand. Ses nakamas avaient besoin de lui. Il était attendu. Il avait une mission à effectuer.
Par réflexe, il relâcha son Haoshoku, brisant l'étreinte envoûtante et froide de la femme. Il la saisit par les épaules, l'écartant de lui, passant en Gear Second.
- Jet spear !
Ses pieds brisèrent le sol avec aisance.
Monet ne comprit pas.
Et Luffy réalisa trop tard sa petite erreur de calcul alors qu'il partait en chute libre dans les profondeurs du laboratoire. Destination ? Les poubelles ! De quoi être nostalgique du Grey Terminal !
En attendant, ce n'était pas une chute pareille qui allait le tuer.
C'est vrai, quoi ! Il était un homme caoutchouc. Il se redressa de son mieux entre les détritus et les débris en s'époussetant. Il croisa les bras pour réfléchir à la situation, avant d'avoir un soupir de désespoir en entendant son estomac grogner.
-Aaaah~... j'ai la dalle... gémit-il en se laissant aller à quatre pattes.
Il se releva et donna un bon shoot dans un débris sous la frustration. Son nez ne repérait rien de mangeable dans les environs, il devrait donc user un peu plus de son énergie pour faire un Geppou et remonter de là.
Le gros débris vola et tomba pas loin d'une forme dans l'ombre qui engueula Luffy :
- C'est dangereux ce que tu viens de faire, grossier personnage !
Le pirate se retourna d'un bond, en garde. Il pencha la tête sur le côté, essayant de discerner ce que ses yeux et son Haki voyaient. En tout cas, c'était un gosse, c'était certain. Mais la forme dans l'obscurité n'avait pas grand-chose d'humaine.
- T'es qui, gamin ? demanda Luffy en rompant sa garde.
Il voyait des cornes, des écailles, un corps long et écailleux.
- V-v-vous de même ! Q-q-qui êtes vous ?! bégaya l'étrange créature parlante.
L'image parvint au cerveau de Luffy.
Un dragon.
Jamais deux sans trois, non ?
Mocha était seule mais déterminée. Elle avait un immense bonbon dans ses bras, faisant face à l'entrée de la Biscuit Room avec les sourcils froncés, prête à sauver ses amis.
- Mile Fleur ! Gigantesco mano !
Deux mains immenses jaillirent du sol et se recouvrirent de Haki, bloquant le passage aux enfants. Elle endura en silence leurs tentatives pour passer outre ses mains, alors que Nami, Chopper toujours sous le bras, et Usopp filaient vers les gosses. Elle fit pousser deux autres mains pour empêcher des enfants de passer par en dessous et donc de se précipiter vers Mocha. Par prudence, la gamine prit la fuite avec les bonbons. Elle était presque à la sortie de la Biscuit Room que le passage fut bloqué par un mur de neige.
Monet était perchée sur une rambarde, au-dessus de la sortie.
- Pas besoin de t'inquiéter
Mocha se crut sauvée, mais la verte n'était pas dans son camp. Avec un sourire, elle la réprimanda gentiment :
- Mocha, ce n'est pas bien de tout prendre pour toi. Partage les bonbons avec tout le monde.
Elle ferma ses ailes et les rouvrit quelques instants plus tard, attaquant la pièce avec un blizzard qui vint finalement à bout des efforts de Robin, permettant aux gosses en manque de se déverser dans la pièce.
- Mocha, ces délicieux bonbons sont à tout le monde, non ? Arrêtez de vous disputer. Partagez-les et mangez-les dans une bonne ambiance, comme d'habitude... continua la femme-oiseau.
- NON ! C'est quelque chose de dangereux ! Plus personne ne doit en manger ! refusa la gamine.
- Ah... soupira Monet. Quelle enfant déraisonnable...
Après le présentation d'usage aux Mugiwara et la présentation de son fruit (Yuki yuki no mi, d'où la neige), la femme-oiseau augmenta la force du vent et de la neige. Robin prit les choses en main :
- Brook, Usopp, pendant que je retiens les enfants ici, cherchez des chaînes de kairoseki.
- He ? Pourquoi ? s'enquit Usopp.
- Luffy me l'a demandé.
Ah, si c'était la volonté de Luffy, alors...
Kin'emon les accompagna, puisque lui-même devait chercher son fils.
Luffy s'accroupit et tendit une main vers ce qui devait être un zoan qui se cachait dans l'obscurité.
- Approche, je vais pas te faire de mal. Comment tu t'appelles ?
Le petit dragon hésita visiblement puis répondit :
- Mo... Momonosuke...
- Momonosuke ? répéta Luffy.
- C'est le nom de sessha.
Luffy remarqua immédiatement la façon de parler du dragon. Est-ce que c'était lui le fils que Kin'emon cherchait absolument ?
- Arrêtez de me regarder comme ça et présentez-vous, grossier personnage ! engueula le dragon.
Il haleta à la suite de son coup de gueule, avant que son estomac se mette à gargouiller et qu'il ne s'effondra, à bout de force.
- Eh bien, on dirait que toi aussi, t'as grave la dalle, nota Luffy.
Il se pencha en avant, tendant une main à Momonosuke avec un sourire qu'il voulut doux, son chapeau sur le crâne.
- Ne dîtes pas de sottises... comme si un guerrier pouvait avoir faim après un jeun d'à peine dix jours... haleta Momonosuke.
Le garçon était fou.
- Dix jours, hein ? Tu as bu ?
- Qu'est-ce que ça peut vous apporter de le savoir ? grommela le petit dragon.
Luffy leva trois doigts.
- Un être humain normalement constitué ne peut pas survivre un mois sans alimentation, trois jours sans eau et trois minutes sans respirer. Elle varie suivant les situations, mais jamais très positivement. Si tu es encore vivant, je présume que tu as dû trouver une source d'eau par ici...
Luffy se redressa et écouta le silence. Il soupira intérieurement en entendant un petit 'ploc, ploc' pas trop loin. Il demanderait à Chopper d'examiner le gosse, mais jusqu'à preuve du contraire, il avait encore un peu de temps devant lui...
- Qui êtes vous ? demanda le dragon. Pourquoi êtes vous en ces lieux ?
- Je suis Luffy, l'homme qui sera le Kaizoku Ou...
Momonosuke manqua de s'étouffer alors que Luffy se détournait pour trouver un moyen pas trop fatigant de remonter.
- Vous mentez... finit par dire Momonosuke, en se laissant tomber, épuisé, sur les gravats. Les pirates sont des individus mâles d'un certain poids et d'une certaine taille. Ce sont des gens brutaux qui ont l'air très forts.
- Ara ? La Kaizoku Hime est un homme à hyper lourd et hyper grand ? se moqua Luffy.
- Kaizoku Hime ? grommela Momonosuke, perplexe.
- Ou la Kaizoku Jotei ?
Luffy regarda le dragon par-dessus son épaule et soupira. Il semblerait que le fait que Wano no Kuni s'intéresse bien peu à l'extérieur soit vrai. Parler de la Kaizoku Hime dans un des Blue engendrerait une réaction chez n'importe quel enfant, pareil dans la Grand Line pour Boa Hancock, mais nan, ce gosse ne savait rien de tout ça.
- Si tu t'accroches aux stéréotypes, tu vas pas aller bien loin, Momonosuke-kun. Tu sais pas comment on sort de là, par hasard ?
Le dragon eut un soupir, réalisant que Luffy était étranger au laboratoire. Il lui raconta sa mésaventure : il s'était introduit clandestinement dans un navire sans savoir où il allait, et s'était retrouvé au milieu de plein d'enfants, refusant leur bonté et autres. Arrivé sur l'île et dans le laboratoire, il avait continué à faire la forte tête et refusait l'intégration, attendant le bon moment pour prendre le large. Esquivant les patrouilles et les gardes, il avait cherché une sortie pour tomber dans une salle bizarre, à l'abandon, dont la porte était ouverte. Là, il avait vu une pomme bizarre et n'avait pas cherché plus loin à savoir si elle était comestible ou pas. Il avait brisé la vitre qui entourait l'objet de sa convoitise et malgré le goût immonde, l'avait avalée rond. C'est à cet instant qu'une gamine avait débarqué. Elle était arrivée en même temps que lui sur le navire. Elle s'était assise pour discuter avec lui, voulant être gentille et son ami, mais ça avait fait perdre du temps au jeune samurai en herbe. Des gardes avaient fini par arriver. La gamine avait réussi à se cacher avant qu'ils n'arrivent, mais Momonosuke s'était effondré à terre... et subit une étrange transformation sous les yeux de deux gardes. Une fois la transformation achevée, il avait foncé sur les gardes paralysés pour reprendre la fuite (sur le chemin, il réalisa avec choc ce qu'il s'était passé, et ça passa pas très bien). Il était ensuite tombé ici par accident...
- C'est rien de bien méchant... enfin, sauf si tu aimes nager, rassura Luffy en s'asseyant par terre. T'as consommé un akuma no mi. Tu es un homme-dragon. C'est assez cool comme pouvoir. Zoan mythique, je dirais. J'en connais d'autres comme ça. Pas homme dragon, vu que t'es le seul, sauf erreur de ma part, mais j'ai un ami qui se transforme en humain alors que c'est un renne à la base, et un autre, que je connais moins bien, qui lui, se transforme en un phénix.
Momonosuke regarda Luffy en clignant des yeux.
- T'es pas le seul, gamin, sourit Luffy. Si tu te concentres et te calmes, tu devrais être capable de reprendre ta forme humaine.
- Je le peux vraiment ?! Retrouver ma forme originelle ?!
Luffy hocha la tête.
- Comment exactement, je saurais pas te le dire, à part si le simple conseil que je t'ai donné marche, parce que je suis pas un zoan, et que je doute que ma propre façon de faire pour mes pouvoirs soit efficace dans ton cas.
Luffy releva la tête vers le sommet, essayant de voir le plafond. Ils devaient sortir d'ici.
Momonosuke aussi était d'accord. Il avait un message à transmettre aux autres enfants. Il avait entendu César le dire. Si on ne faisait rien, dans cinq ans, ils seraient morts. Pendant qu'il parlait, il ne réalisa pas la colère grandissante de Luffy qui serra les dents, le chapeau ombrageant ses yeux.
- César... tu es un homme mort quand on n'aura plus besoin de toi... siffla Luffy avec haine.
Momonosuke le regarda avec des yeux ronds.
- Yosh ! Momo ! Je sors d'ici et je t'embarque !
- Et vous allez faire comment ? s'enquit Momonosuke, perplexe.
- Je vais voler.
- Eeeeh ?
- Les gosses vont s'en sortir, mes nakamas sont sur le coup et ils les guériront. Ils empêcheront leur mort.
- Vraiment ?!
- S'ils disent qu'ils vont faire quelque chose, ils le font. C'est le genre de personne qu'ils sont.
Luffy se tourna vers lui, sérieux.
- J'en étais certain... vous n'êtes absolument pas un... pi...rate...
Et Momonosuke s'effondra.
Ok, la règle de tout à l'heure était pour un homme adulte ! Là, c'était un gosse ! Et il était à la limite !
Luffy se précipita vers lui, essayant de le hisser dans ses bras en lui disant de tenir encore un peu, le temps qu'il puisse lui trouver à manger. Et la faim n'aidant pas les choses, les sens de Momonosuke commencèrent à le faire délirer. Pris de panique devant la vision cauchemardesque qui envahissait son cerveau, le gosse commença son ascension vers le sommet, marchant sur de drôle de nuage qui se formaient sous ses pieds. Luffy s'accrocha à lui alors qu'ils volaient vers la sortie.
En hurlant Momonosuke monta haut et loin dans les conduits pour sortir d'ici.
Enfin, jusqu'à ce que son estomac se rappelle à lui, et qu'ils fassent une chute. Là, Luffy se rattrapa à un tout petit espace entre deux plaques de métal d'une paroi du conduit, tout en attrapant le gamin inconscient par la queue. Il le hissa à son niveau, le passa autour de son cou, avant de reprendre l'ascension. Il devait voir rapidement Chopper.
Robin devait retenir les enfants, ne serait-ce qu'un minimum. Elle se mit en position, prête à faire pousser des mains du sol pour entraver les poursuivants de Mocha.
- Zoro.
Pas besoin de le dire. Avant même que Monet ne puisse l'attaquer avec d'étranges piques qu'elle avait entre ses serres, Zoro s'interposa avec une de ses lames.
L'ennemi était un logia.
Il allait s'en occuper personnellement.
Cela commença d'abord par une épreuve de force. Monet essayant de lutter contre la pression des sabres de Zoro. Finalement, ils se dégagèrent en prenant chacun un peu de recul. Monet repartit immédiatement à l'assaut... et recula quasi immédiatement.
Ploc.
Une goutte de sang rouge perla d'une coupure sur l'un de ses ergots et tomba dans la neige au sol. Zoro passa sa langue sur le Shuusui.
Un à zéro.
Robin en profita pour agir, bloquant la sortie aux enfants de ses mains, permettant à Mocha de prendre de l'avance avec les bonbons. Ils se précipitèrent sur les enfants qui s'acharnaient contre les mains noircies de Haki qui bloquaient leur passage, laissant Zoro ferrailler d'un air franchement ennuyé avec Monet dont la langue pointait entre les dents sous la concentration.
Le marimo prit même la peine de bailler !
Par-dessus son épaule, la Yuki-Onna nota le mouvement des trois autres et disparut dans la neige. Zoro ne la laissa pas faire. Il rattrapa aisément la rouquine. En une fraction de seconde, il prit sa place, alors qu'elle le contournait dans un léger tournoiement, à l'instant même où Monet allait frapper.
- Tu crois aller où comme ça, hun ? demanda Zoro.
- Zanen... soupira Monet en voyant sa cible déjà plus loin, repartir à la poursuite des enfant qui avaient fini par passer au delà des mains de Robin.
- Tu crois faire quoi en t'en prenant aux faibles ?
Il mit à peine un peu plus de force dans l'engagement de lames dans lequel lui et Monet étaient.
- N'est-ce pas le bon sens de commencer par se débarrasser des ennemis les plus faciles ?
Et elle recula.
- Facile ? ricana Zoro.
Il ne put s'empêcher de rire à pleine gorge devant l'idiotie que venait de dire Monet. Brusquement, il se baissa et une bulle d'air chaud passa par là, percutant une aile de Monet, formant un gros trou dans une des ailes de la femme. Sous le choc, elle laissa tomber ses armes et se posa, tenant son aile blessée.
- Nami n'a pas besoin de Haki pour être redoutable, et en voilà la preuve, sourit Zoro.
Il leva un pouce à l'adresse de la rouquine au loin qui lui répondit de la même façon, avant de tourner à l'angle de la porte et de disparaître de son champ de vision.
Monet était vexée alors que son aile se régénérait.
- Vous êtes de grossiers personnages, nota Monet.
- Ouais, on sait, lui répondit Zoro avec une esquisse de sourire.
- Jour après jour, nous nous occupons gentiment d'eux, et nous leur faisons vivre une vie aisée. C'est presque comme si vous essayiez de voler notre trésor, nous leurs parents adoptifs... c'est digne de pirates...
- Hummm, ja, ça veut dire qu'il n'y a pas de problème... sourit Zoro.
Après tout, les pirates volent les trésors.
- Je viens de te dire que vous êtes grossiers. Ne gêne pas ma mission. Je dois protéger César et ses expériences !
Elle changea les plumes de ses ailes en lames de glace et attaqua Zoro qui para avec un peu plus de difficulté que précédemment. Il encaissa attaque sur attaque, parant de ses lames. Sans trop savoir pourquoi, outre le sang qu'il avait fait couler précédemment, et dont la coupure avait disparu depuis longtemps, il ne contre-attaquait pas.
« Finis-moi cette femme » exigea Ashura.
Avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, il entendit des cris.
Les marines arrivaient.
Même Monet eut l'air singulièrement énervée.
- Tout le monde a décidé de prendre les enfants, on dirait, dit-elle avec une voix calme malgré son visage qui laissait transparaître aisément sa colère.
Ce qui irrita Zoro, ce fut de voir Sanji prendre la tête, voire, d'une certaine façon, le commandement de la troupe de Marine qui débarquait au pas de course dans la pièce.
Sanji prit alors une belle décision. Tout en filant vers l'autre bout de la pièce, il ordonna aux marines de l'imiter pour se foutre de la gueule de Zoro qui s'embrasa de colère.
- Si seulement il pouvait glisser sur la neige et mourir en se cognant la tête, grinça Zoro.
Il espérait même que la femme l'aide dans ce but !
« Reste cool. » lui dit Ashura.
Zoro inspira profondément et expira.
- Nami et Robin sont parties y'a un petit moment, tu les as loupées, commenta Zoro en montrant du pouce la porte au fond qu'avaient prit les filles avec Chopper pour rattraper les enfants.
- Oh ! Bonne information de la part d'un crétin ! Sore ja... approuva Sanji.
On ne sut jamais ce qu'il allait dire car son regard tomba sur Monet.
Je ne vous fais pas un dessin, ce n'est pas la peine, je pense...
- … que je pensais ! Mais y'a une beauté fatale derrière lui ! rugit Sanji en se retrouvant éjecté dans la neige avec une hémorragie nasale colossale.
Si les marines ne finirent pas à terre, ils approuvèrent.
Jusqu'à ce que l'un d'eux pointe quelque chose de tout de même flagrant. Cette femme avait quand même des attributs d'oiseaux.
- Elle n'est pas une humaine ?
- C'est une harpie ?
- Peu importe, elle est trop mignonne quand même !
- POURQUOI TU TE METS A ROUGIR TOI AUSSI ! rugit Zoro en voyant que Monet se détourna, une aile sur la bouche, toute rouge sous les compliments.
Par la suite, un autre marine prouva que le G-5 était composé juste de petits génies triés sur le volet. Et vous savez comment ? En pointant une autre évidence : il neigeait sans raison apparente dans la pièce.
- Il neige à cause de moi, annonça Monet d'une voix calme en retrouvant sa contenance.
La simple neige devint blizzard.
- Je ne pardonnerai pas ceux qui veulent prendre les enfants.
Une langue de neige se souleva du sol et s'enroula autour des jambes d'un marine, jusqu'à la poitrine, l'emprisonnant dans cette gangue froide. Monet disparut pour réapparaître en jaillissant de la prison gelée du marine comme un étrange ange de neige monstrueux qui fondit sur le marine, les dents longues et la bouche grande ouverte. Elle lui mordit profondément l'épaule, la gelant au passage, avant d'arracher un morceau de muscle gelé et de replonger dans la neige au sol, disparaissant dedans. Elle fit des ravages dans les rangs, gelant tout ceux qu'elle mordait, faisant paniquer les marines. Elle allait attaquer un énième marine quand des pas raisonnèrent à toute vitesse dans la neige. D'un geste vif, Tashigi trancha la femme, libérant le malheur mec qui allait passer à la casserole à cet instant.
Le sang coula alors que Tashigi se relevait pour regarder Zoro qui avait toujours un sabre au clair, contre son épaule, un pouce dans sa ceinture, l'air de se faire singulièrement chier.
- Nous avons arrêté temporairement le gaz à l'entrée de cette salle, annonça la brune. Mais nous ignorons s'il ne va pas s'infiltrer à nouveau depuis un autre endroit.
Zoro avisa les réparations de fortunes faîtes sur une porte pour la condamner et empêcher le gaz de passer. Tashigi se tourna vers ses hommes.
- Nous manquons de temps ! Poursuivez les enfants de toutes vos forces !
- Et vous, Taisa-chan ? demanda un des gars du G-5.
- Moi, je reste ici !
Elle fit quelque pas vers Zoro et se tourna vers Monet qui avait repris son apparence de tous les jours et les dominait depuis le ciel. Zoro regarda la femme-oiseau, puis Tashigi.
- T'as quoi derrière la tête ?
Tashigi se mit en position.
- Je me suis dit que l'on aurait peut-être besoin de moi ici !
- Hein ?! se vexa Zoro.
« Et c'est pour ça que je t'ai dit d'en finir » soupira Ashura.
Ils parvinrent à rattraper les enfants, et Robin mit à terre un premier groupe, permettant à Chopper de leur injecter un tranquillisant qui neutraliserait pendant quelques heures les effets du manque. Nami continua la poursuite, s'interposant entre les enfants en manque et Mocha, son Climat Tact monté.
Mocha était prête à faire de son mieux. Elle ne laisserait personne avoir les bonbons.
Sanji entraîna les gars du G-5 à la poursuite de Robin et Nami (dans l'espoir d'être félicité par ces dames), hors de la Biscuit Room.
De leur côté, Zoro et Tashigi étaient pas très loin de la dispute de vieux couple marié.
- Casse-toi.
- Je suis libre de rester où je veux.
- Kuso ! Tu m'déranges, ici !
- Libre à vous de penser ça.
- Ja.
Zoro leva un bras, mettant Shuusui sous la gorge de la marine qui le regarda avec surprise.
- Comme je suis un pirate, je peux commencer ça en m'occupant de ton cas, non, Femme Marine.
Monet regretta de ne pas avoir de pop-corn en suivant le dialogue, perchée sur un cube en jouet à moitié enseveli dans la neige.
Tashigi le regarda un instant, puis de nouveau Monet.
- Vous n'en êtes pas capable.
- Heeee ?!
« Elle a raison, tu as le béguin pour elle. » caqueta Ashura.
- Urusai Ashura, siffla tout bas Zoro.
- Vous ne pouvez pas me trancher. Et cette femme non plus, lui dit la brune sans détourner des yeux.
- D'où tu décides ça arbitrairement ! s'emporta le marimo.
Monet eut un petit rire et reprit son envol. C'était bien ce qu'elle pensait.
Tashigi eut une moue boudeuse et regarda avec dédain Zoro qui eut un rictus.
- Pour vous qui voyez les femmes comme des êtres faibles, qui vous retenez en combat et ne donnez même pas le coup de grâce, quand bien même vous ne perdez pas, vous n'avez pas la moindre chance de gagner ! C'est pour ça que je suis restée derrière.
Elle rapporta son attention sur la femme.
- Parce que si mes subordonnés sont poursuivis par elle, les dégâts seront énormes.
Et elle commença à avancer.
- T'es pas en train de me sous-estimer, là ?! grommela Zoro.
- Hai, répondit sans pitié Tashigi sans même lui accorder l'honneur d'un regard.
Nouvelle blessure dans l'ego de Roronoa Zoro. Il se retourna et rangea ses armes, allant s'asseoir contre un mur.
- Fais ce que tu veux.
Tashigi le regarda sans comprendre.
- Tu fais mon boulot à ma place. Je devais empêcher cette femme de poursuivre Nami, Robin et Chopper. Tant que ce passage est protégé, ça me va.
- Qu'est-ce que vous chantez, là ? lui demanda Tashigi. On manque de temps ! Vous aussi, vous devez fuir !
Monet se demanda un instant s'ils avaient conscience d'être en combat ou pas. Elle se fondit dans la neige.
- Ne te relâche pas, l'ennemie à l'intention de te tuer, sourit narquoisement Zoro.
Et pour lui donner raison, Monet réapparut derrière elle dans sa monstrueuse forme de neige, la remerciant de lui avoir confirmé le point faible de Zoro. Elle fonça sur Tashigi qui para de sa lame. Monet poussa en dégageant un souffle hivernal, faisant reculer la brunette. Elle avait peut-être le Haki, mais elle n'avait pas la vitesse nécessaire pour l'atteindre. La logia tournoyait à pleine vitesse autour de Tashigi, parfois en haut, au-dessus de sa tête, parfois en bas, au ras du sol. Elle lui décocha un coup de serre qui l'envoya balader sans que la marine ne puisse faire quoi que ce soit. Elle en perdit une épaulette de son manteau, et fit couler du sang.
- Ora ! Toi aussi tu es un homme froid, commenta Monet en se détournant de Tashigi qui était à terre.
- Je veux pas en entendre parler de la part d'une Yuki-Onna, marmonna Zoro, les bras croisés sur sa poitrine.
Tashigi revint à l'assaut, et cette fois, Monet ne put pas l'avoir.
C'était le bras droit de Smoker, elle l'avait peut-être sous-estimée...
- Je me demande ce qu'il en est de Smoker en ce moment... il doit passer un sale moment, face à Vergo-san...
- Il n'est pas nécessaire de s'inquiéter pour Smoker-san ! fit Tashigi. Vous ne pouvez même pas rivaliser avec lui, je le sais mieux que quiconque !
Elle avait crié sa foi en Smoker.
- Ma, quel visage bien effrayant, se moqua Monet.
Elle emprisonna Tashigi dans une tornade de neige, avant de foncer à l'attaque. Comme pour Zoro, ce fut d'abord avec ses serres, bien que la brune avait nettement plus de difficulté que le vert. Ensuite, toujours comme pour Zoro, elle passa à son aile de glace.
Le marimo se redressa en voyant le katana de Tashigi voler jusqu'à lui et il le rattrapa machinalement.
Monet sortit les crocs et mordit profondément le bras de Tashigi, la faisant hurler de douleur.
Le sang coula et la chair commença à geler.
Difficilement, infusant ses bras avec autant de Haki qu'elle pouvait, elle entoura le cou de Monet qui mordit un peu plus dans sa chair. C'était sa seule solution pour ne pas se faire arracher l'épaule. Mais cela ne dérangea pas son adversaire qui mordit encore et encore le bras, jusqu'à ce que la jeunette s'effondre de douleur, à genoux dans la neige.
Elle allait se faire arracher l'épaule, ça y est.
Pourtant, il n'en fut rien.
Un éclair bleuté trancha la neige et fit reculer Monet. Juste sous son œil, son sang coula.
- Deux à zéro, décompta Zoro. Enfin. C'est bien beau de faire la grande gueule et de se la couler douce, mais le temps imparti est écoulé.
Il avança en marchant, le regard planté droit sur la femme, son Shuusui au clair. Il ne se pressa pas, mais Monet recula. Elle ne comprenait pas. Elle pensait que la coupure du début n'était qu'un accident et qu'il ne levait pas la main sur les femmes. Mais là, il l'avait coupée plus que volontairement.
- On dirait que j'ai été sous-estimé, hein, Yuki-Onna, sourit Zoro comme un fauve.
Monet recula de deux autres pas.
- Quand tu as remarqué que tu ne pouvais pas rivaliser avec moi, tu aurais dû fuir. Pour sûr, il existe des choses que même moi je ne veux pas et ne peux pas trancher. Cependant...
Il s'arrêta, l'air totalement déjanté. Il n'avait pas besoin de faire appel à Ashura à ce niveau.
Il pouvait agir tel qu'il le faisait avant... en animal sauvage.
- As-tu déjà rencontré un animal sauvage qui ne mordra jamais les gens ?
Le temps se figea sous la soif de sang de Zoro. Un fauve était devant les femmes, et il était affamé.
- Moi, pas encore, sourit Zoro.
Et il fonça vers Monet. Elle avait beau lutté, son corps refusait de bouger. Elle allait se faire trancher... !
Tashigi resta la bouche grande ouverte devant ce spectacle.
Zoro avait coupé en deux Monet, en passant pile au niveau du nez. Les deux parties s'effondrèrent à terre, chacune d'un côté. L'onde de choc perça la neige et fissura même le sol, jusqu'au mur juste en face. Tashigi s'était jetée sur le côté pour ne pas être prise dans l'attaque, les mains sur la tête, avant de se redresser. Avec calme, Zoro remit à son fourreau son arme et dit :
- J'espère que vous êtes satisfaite, toutes les deux.
Et il jeta le katana de Tashigi pour qu'il se plante dans la neige, pas loin de sa proprio. Tashigi se releva et ramassa son arme, partant à la poursuite de Zoro.
Monet se redressa de son mieux, avec de faibles battements d'ailes.
Tashigi se retourna avec ébahissement pour voir la lutte de la femme, incapable de reformer son corps, tremblante d'effroi. Zoro n'avait donc pas usé de Haki ? Elle était simplement... paralysée... ?
Avec le Haki, il l'aurait tuée, cela ne faisait aucun doute. Et là, il avait gagné en montrant sa claire supériorité en puissance, écrasant son esprit. Smoker avait appris que les Mugiwara s'entraînaient, pendant leur disparition... mais jamais, Tashigi n'aurait cru que cela donne un tel résultat... où étaient-ils donc pour qu'ils parviennent à ce niveau ? Jusqu'à quel point avaient-ils progressé ?
Elle se rappelait des étranges progrès de Smoker, de son niveau si étrange et de sa volonté à les entraîner tous avec lui.
Elle fut coupée de ses pensées par Monet qui parvint à briser le sortilège. Elle se reforma au-dessus de Zoro, une pique dans ses serres, prête à l'achever.
Tashigi n'eut pas l'indulgence de Zoro.
Elle la trancha au Haki.
Monet s'effondra en arrière et ne se releva pas.
Tashigi rengaina et rejoignit Zoro.
- Qu'est-ce que ça signifie ! s'indigna la brune. Au final, vous ne lui avez pas donné le coup de grâce ! Ora ! Comme je disais, vous êtes bel et bien...
- Dis pas de conneries après être intervenue comme ça te chantait. Si tu ne l'avais pas tranchée, je l'aurais fait.
- Mensonge ! C'est déloyal ! Vous dîtes ça après que je l'ai tranchée !
- C'est pas nécessaire... en attendant...
Il posa une main sur l'épaule de Tashigi.
- Bon travail, Taisa à Lunette, tu l'as empêchée de poursuivre qui que ce soit. Le mérite te revient.
Zoro qui la félicite ? C'est le monde à l'envers !
- Pourquoi vous dîtes les choses ainsi en me prenant de haut !
- Parce que tu me restes inférieure.
Et Zoro reprit sa route.
Tashigi voulu le rattraper de nouveau, mais la douleur de son épaule la fit fondre à genoux dans la neige. Zoro la regarda en soupirant.
Pourquoi est-ce que ça tombait toujours sur lui les demoiselles en détresse ?
