Titre Anglais: Go with the tide II

Titre Français : Suivre le courant

Auteur : Tantz

Bêta Traductrice : Remus Lupin James

Bêta correctrice : Daphlanote

Genre : Neutre

Chapitre traduit par : Lys

Rating : k+

État de la fic en anglais : 2 Tome : 1er tome (22) 2ème tome (21)

État de la fic en français : 21; Traduit : FINI

Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.

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Nous avons l'autorisation de traduire cette histoire

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Et voilà le tout dernier chapitre de Go with the tide, nous espérons que vous avez aimé suivre l'histoitre, chap après chap

Bonne lecture et à demain pour "Plus jamais seul plus jamais"

Eni et Onarluca

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Chapitre 21

C'était une Renaissance. Tout sentait bon, les oiseaux gazouillaient leurs chansons et savouraient le grand renouvellement de la Nature même si cela agaçait les gens. C'était aussi le jour d'une sortie à Pré-au-Lard pour les étudiants de l'Ecole de Magie et de Sorcellerie de Poudlard.

Bien que les étudiant y aillent, bien qu'ils fassent un raid sur tous les magasins de bonbons et de cadeaux, ils ne trainaient pas dans les pubs ni dans les salons de thé et ne perdaient pas non plus de temps pour revenir à Poudlard. Une tension étrange, une appréhension planait dans l'air, du plus jeune des premières-années au plus âgé des septièmes. Ils n'étaient pas les seuls d'ailleurs. Les professeurs étaient aussi anxieux. Ils n'avaient pas été aussi nerveux et agités pendant les autres années qui avaient suivies la défaite de Voldemort

Tout montrait que cette semaine était vraiment importante, et tout le monde échouait à prétendre qu'il s'agissait juste d'une semaine comme les autres. C'était un mercredi matin lorsque le professeur Snape entra dans la salle de cours de Potion avec sa cape tourbillonnante autour de lui comme d'habitude et lâchant des remarques coupantes sur 'le bruit incessant' qui enlevait des points à votre maison. C'était les deuxièmes années Gryffondors-Serpentard (la tradition était une chose difficile à perdre, après tout), et ils étaient tous prêts à aller chercher leurs ingrédients.

Snape avança dans sa classe, sa frustration augmenta. Ils n'étaient évidemment pas attentifs à ce qu'ils étaient censés faire – même si les meilleurs élèves de la classe étaient occupés à éplucher leurs racines. Au milieu du cours où il avait déjà dû ensorceler de loin quatre chaudrons fondus et contenir une explosion, il grogna à ses élèves.

« Malgré le fait que provoquer la mort de votre intelligence me fasse bondir de joie, je ne peux pas me résoudre à blâmer la nature pour votre incompétence. Qu'est-ce qui vous arrive aujourd'hui au nom de Merlin ? » Sa voix siffla dans la salle, admonestant les étudiants qui se demandèrent soudainement ce qu'ils avaient fait et le regardèrent comme une petite chouette apeurée. Une seule élève osa lever la main. Bien sûr il s'agissait de la plus jeune des Weasley à Poudlard – Emma Weasley, fille de Ron et Hermione et combinaison cauchemardesque de ses parents.

« Oui Miss Weasley ? » Demanda Snape, en croisant les bras sur sa poitrine pour compléter son effet de grandeur. Bien que son effet terrifiant ait beaucoup diminué au cours de la décennie, il pensait toujours qu'un peu de discipline ne faisait pas de mal. La jeune rousse demanda avec l'audace de sa mère :

« Professeur Snape, c'est aujourd'hui que le professeur Potter arrête d'enseigner la DCFM n'est-ce pas ? Mon petit frère m'a dit que ce matin que le professeur Lupin commençait à enseigner à sa place. »

« C'est très rassurant de voir que votre frère n'empêchera pas les ragots de s'épanouir, Miss Weasley. Non, le professeur Potter n'arrête pas d'enseigner. Il ne quitte même pas le château » dit Snape, et il plissa les yeux vers les étudiants.

« Pourquoi l'endroit où est le professeur Potter vous perturbe ? »

« Est-ce qu'il va finalement être capable de voir à nouveau ? » demanda un autre étudiant.

« Est ce l'élément essentiel de ce que nous sommes en train de faire ? » demanda Snape sarcastiquement. Le silence tomba dans la pièce, et Snape soupira. Il n'avait pas non plus envie de faire cette leçon, il n'avait pas pu avoir un maigre refuge où aller, il devait encore faire avaler à Harry une étrange potion et le voir espérer, pour ensuite que la déception revienne, il ne voyait pas de raison de continuer aujourd'hui.

« Je pense qu'il serait mieux pour l'humanité que nous repoussions la partie pratique de ce cours à plus tard. J'attends 6 pieds de parchemin sur les usages de la potion que vous avez honteusement ruiné ainsi qu'une description détaillée de la bonne manière de faire cette potion pour Lundi. Sortez. »

Les étudiants se ruèrent dehors joyeusement, et Snape se demanda si leur inquiétude concernant Harry Potter, le professeur de Défense Contre les Forces du Mal depuis les six ou sept dernières années, n'était pas juste un très bon moyen de le manipuler pour les laisser quitter la classe. Les enfants étaient récemment devenu meilleurs que les Serpentards pour réfléchir, et Snape était fatigué d'être sévère et parfaitement terrifiant en permanence. En effet les années avaient passé, et avec ses visites régulières auprès d'Harry et ses amis, il avait appris à se relâcher un peu, pour s'autoriser à montrer qu'il était capable d'être humain.

Récemment, il s'était même autorisé à rire en public.

En marchant vers l'infirmerie, son cœur s'emballa dans sa poitrine. Cela avait été une très longue et fastidieuse aventure pour découvrir comment Potter recouvrirait la vue. Ensuite tout avait échoué. Il s'était plusieurs fois violemment disputé avec Black pour qui il était la raison de ces défaites et Hermione devait se dépêcher de les séparer. Cette fille - non cette femme, ce n'était plus une fille maintenant – avait été avec eux tout le temps, pour les aider ou, plus souvent, courant après tout le monde dans les escaliers avec des questions et des associations d'idées. Harry lui avait en fait lancé un Silencio, juste pour être un peu tranquille.

Sirius Black, avec ses cheveux plus si noir maintenant, l'attendait à l'entrée de l'infirmerie.

« C'est un meilleur travail cette fois, Snape, » dit-il sèchement,

« Mille deux cent trois » dit Snape avec son humour ironique en dépassant l'animagus. Sirius fronça les sourcils.

« Qu'est-ce que tu veux dire par là, par Merlin ? »

« Rien, Black – je tiens seulement le compte des menaces que tu me fais avant chaque essai. Elles ont vraiment perdu un peu de leur créativité, je dois dire. Qu'est-il arrivé à 'fais ton travail ou fait face à une mort horrible' ? » dit Snape sarcastiquement, faisant fulminer Sirius. Il empoigna le bras de Snape, forçant le Maître des Potions à s'arrêter et à le regarder.

« Je veux dire, Severus. Il commence à être fatigué. Je... J'ai peur que si cette fois ça ne marche pas, il perde tout espoir de recouvrer la vue, et qu'il ne veuille plus entendre parler d'autres expériences. Ça a été très dur de le convaincre de faire celle-là. » chuchota-t'il anxieusement. Snape fronça les sourcils, puis siffla :

« Merlin sait que j'ai fait de mon mieux ! Si tu crois que ça me fait plaisir de le voir avaler toutes les potions connues à ce jour sans même qu'une étincelle de lumière ne lui revienne, alors tu peux sortir de ma vue maintenant ! »

Sirius déglutit et se passa la main dans les cheveux. Il respira en tremblant et se prépara à répondre, mais une voix calme et veloutée et dont le ton léger illuminait toujours les cœurs coupa les deux hommes :

« Hé maintenant – ne parlez pas de moi dans les couloirs. Ça me force à venir et à écouter aux portes. Et vous savez que je maitrise l'art d'écouter aux portes ! »

Snape remercia la Providence pour le commentaire toujours aussi jovial de Potter et il entra brusquement dans l'infirmerie. Ce n'était plus l'infirmerie de l'époque étudiante d'Harry. Sous l'initiative de Dumbledore, l'Ecole de Poudlard s'était étendue, offrant une large variété d'Apprentissage de Médecine Magique, d'Arythmancie, de magie noire et de Potion pour en nommer quelques-uns. Par conséquent l'infirmerie s'était agrandi jusqu'à occuper un étage entier et ressemblait à une version miniature de Sainte Mangouste. Dumbledore s'y était résigné, pour jouir de sa 'dernière année' comme il l'a dit à sa famille et Minerva McGonagall était maintenant la Directrice. Il venait encore souvent les voir et à chaque fois son aide était chèrement appréciée par tous.

« Nous sommes loin d'oublier l'espièglerie qui court dans votre sang, Potter. Même votre travail ne l'a pas étouffé » dit-il d'une voix trainante au bénéfice du jeune homme.

Durant l'année passé Harry Potter était devenu l'un des diplômés les plus populaires et aimés du monde sorcier. Le fait qu'il soit aveugle et qu'il avait pourtant une vie très active était comme un exemple pour les autres personnes qui avaient un quelconque handicap. Dans son début de trentaine, Harry Potter était un adulte mince et sportif avec des cheveux noirs comme jamais, jamais coiffés et une paire de sensationnels yeux verts hypnotisants malgré leur immobilité à cause du rare mélange de tristesse et d'optimisme qui les caractérisait. En effet Harry était plein d'enthousiasme et s'amusait, bien que certains moments puisse lui rappeler sa lutte incessante contre ses propres démons, contre lesquels Sirius tentait en vain de s'opposer et dont Snape ne l'avait jamais pressé à parler.

Harry avait trouvé un réconfort dans les cours – il serait toujours redevable à Dumbledore et Rémus pour l'avoir presque forcé à accepter ce travail, sous prétexte que Rémus serait submergé par les Apprentissages. Il avait été très satisfait de voir que les étudiants apprenaient de lui, qu'ils le cherchaient pour obtenir des conseils et être rassurés et qu'il était devenu important dans leurs vies. Il transmettait ses connaissances et les soutenait sans compter, et prétendait commodément que les devoirs et les autres activités qu'il faisait prenaient trop de temps pour avoir une petite amie - il n'en avait pas eu et n'en avait jamais senti le besoin, sauf lors d'un bref sentiment de remord lorsque Ron et Hermione s'étaient mariés 13 ans auparavant.

Mais cela changea lorsqu'elle arriva dans sa vie, et qu'elle l'obligea à la remarquer.

Elle était plus qu'un simple objet d'affection. Elle était quelqu'un qui le soutenait, qui l'empêchait de tomber dans le gouffre de la dépression – une tâche que Snape ne pouvait pas toujours faire efficacement. Au début il pensait à elle comme une amie ; comme Hermione au mieux. Puis il se mit à la considérer comme sa meilleure amie. Ensuite, peu de temps auparavant, il admit qu'elle était devenu son âme-sœur, qui savait tout ce qu'il y avait à savoir à propos de lui – même la réelle façon dont il était devenu aveugle. Pour Harry, le fait de lui avoir raconté ça était la plus grande déclaration d'amour et preuve de confiance, parce qu'en rapportant cette histoire il avait rejeté le dernier problème qu'il y avait entre eux. Elle avait prouvé qu'il ne s'était pas trompé en faisant cela, et ils en avaient discuté jusqu'à ce que Harry se sente assez fort pour se risquer à aller dans le Surrey – un endroit où il n'avait plus mit les pieds depuis 10 ans.

Il découvrit que Vernon était mort, et Pétunia lui sembla fatiguée, stridente et âgée. Il ne lui toucha pas le visage – il était trop dégouté pour le faire. Elle avait toujours peur de lui, surtout maintenant qu'il était un adulte et qu'elle était vieille. Dudley avait depuis longtemps quitté la maison pour partir en Amérique, et Harry ne voulu pas savoir ce qu'il y faisait. Pourtant, avec elle à ses côté il se sentait assez fort, supérieur et confiant pour que les cauchemars qu'il avait depuis l'été de ses 15 ans disparaissent pour toujours. Ils étaient maintenant en couple et c'était à cause d'elle que Harry était actuellement pas assis sur un lit de l'infirmerie, prêt à faire un nouvel essais pour que son parrain et ses amis lui rende ce qu'on lui avait volé pendant toutes ces années.

« Potter, je vous ai posé une question. Soyez gentil de me donner une réponse » la voix de Snape sortit Harry de ses pensées.

« Je suis désolé, Severus ; je ne l'ai pas entendue. »

« Quelle surprise » se moqua Snape. Sirius gloussa.

« Ne t'inquiète pas ; elle va arriver. »

« Je lui ai demandé de ne pas le faire. Au moins... au moins pour maintenant. » dit Harry calmement.

Le silence gênant, où beaucoup de chose étaient tacites à propos de l'extrême agitation de Harry sur ce qui était peut-être encore un autre échec, fut rapidement brisé lorsque Snape demanda en fait :

« Vous avez sauté le petit déjeuner comme prévu, n'est-ce pas ? »

« Oui. Je suis complètement affamé et prêt à être votre rat de laboratoire, » dit Harry avec un petit sourire contraint.

« Courage, Potter. Au moins vous n'avez pas été empoisonné... trop souvent, » Snape étira son propre moyen sordide pour faire une plaisanterie.

« OK, Harry. Poppy arriva avec le matériel. Installez-vous confortablement. »

« Je ne vais pas me déshabiller devant vous, » dit Harry d'un air incrédule.

« Quel dommage ; mais je pense que tout ce que votre parrain demande est que vous vous mettiez sur le lit. La potion va vous faire perdre conscience, heureusement pour vous, ce qui nous permettra de lancer les sorts requis. »

« Je pense qu'on peut y aller, Harry ! » dit Poppy en revenant vers le groupe.

« Espérons que vous avez raison, Poppy, » dit Harry en tremblant et en s'assoyant sur le lit au dessus des couvertures.

« Ma devise est de croire aux intuitions féminines » dit Sirius pendant que Poppy donnait à Harry la potion complexe qui avait nécessité trois mois pour la brasser et plus de 18 mois pour la concevoir. Snape souhaita que son énergie et son travail finisse par payer.

La potion était incolore et parfumée, mais dès que Harry la but, il se sentit comme si sa tête était en feu. Il grogna, saisit ses tempes et sentit des mains remettre les siennes sur le lit avant de s'évanouir complètement.

« Il va sans aucun doute reprendre conscience. Éteins les lumière, Sirius, » entendit-il Snape chuchoter.

« Nox, » fit immédiatement la voix de Sirius. Il y eut un silence, et il avait l'impression que sa tête était prise de soubresaut. Il ne voulait pas se réveiller, il ne voulait pas savoir si cela avait marché ou si il était toujours confiné dans les ténèbres avec seulement Sasha pour voir pendant un petit moment. Tout à coup cette frasque lui sembla ridicule. Pourquoi s'empressait-il de faire revenir sa vue ? Ne se gérait-il pas admirablement bien sans ? Il ne manquait de rien, vraiment ; pourquoi se donnait-il tous ses problèmes et désarrois ? S'il oubliait quelle couleur était la bonne, il y remédiait seulement quand les yeux de Sasha travaillaient pour lui. En fait, il n'avait jamais regardé le soleil se lever ou se coucher pas même quand il était enfant. Alors pourquoi ?

« Je sais que tu es réveillé, Harry. Pourrais-tu finir ton cinéma » fit la voix de Snape, cela lui rappelait les autres fois où cette phrase avait été prononcée, avec considérablement moins de chaleur, bien sûr. Son coeur fit un bon. Peut-être, tout comme lui, ces mots marquaient le passage d'un état à un autre ?

« Ouvre les yeux, Harry, » demanda la voix de Sirius, pourtant Harry déglutit à nouveau et refusa de bouger, étrangement anxieux et agité comme si il était revenu à ses 15 ans.

« Je... Je veux dire... vous êtes sûrs ? Peut-être que nous n'avons pas fait ça, vous savez. » dit-il piteusement, sentant son corps trembler légèrement. Bien que cela semble humiliant, Harry sentit qu'il avait plus peur d'ouvrir les yeux que lorsqu'il avait affronté Voldemort à Stonhenge.

Mais alors, une gentille main se glissa dans la sienne, caressant doucement selon sa manière à elle, faisant en sorte qu'il se calme seulement par réflexe.

« Tu es venue... même si... ? » Harry laissa sa phrase en suspens. Son rire chaud était une musique pour ses oreilles.

« Je n'aurai manqué ça pour rien au monde. Voir le célèbre Harry Potter trembler comme au bon vieux temps, » dit-elle d'un ton taquin à ses oreilles.

« C'est juste... que je ne sais pas... ce qui se passera si je les ouvre. »

« Que peut-il se passer de si terrible ? » demanda-t-elle en caressant ses cheveux. Harry soupira, les yeux humides mais il refusait encore de les ouvrir.

« Je... »

« Tu n'as rien à perdre, Harry. Tout se passera comme ça doit se passer. Je serai toujours là... Sirius sera là... »

« Mais bon sang, Potter, vous êtes un adulte. Tout le monde vous aime déjà, » dit sèchement Snape avec un sourire méprisant. Harry frémit mais fit un mince sourire.

« Y compris vous, Severus ? »

« Tu n'es pas l'amour de sa vie, Harry, et il est plus remuant que toi, alors fait une faveur à cet homme avant qu'il ne fasse un anévrisme, » plaisanta Sirius, faisant en sorte que Snape le fixe avec un de ses regards qui tuent datant de sa période Mangemort.

« Nous sommes tous là Harry. Si ce n'était pas un jour de pleine lune, Rémus serai aussi là en personne, mais il est là en pensée, » ajouta Poppy.

Subitement Harry se sentit stupide et en même temps incroyablement flatté et heureux d'avoir toutes ces personnes autour de lui, qui le comprenaient. J'ai dit à la fin de ma première année à Poudlard – ma maison est ici... et ma famille aussi.

Il entrebailla ses yeux, et cela lui fit coupa presque le souffle - pour la première fois depuis ces vingt dernière année, il voyait avec ses propres yeux une forme éblouissante, floue et entourée de lumière.

« Et bien ? » demanda tout le monde en même temps, à différents niveaux de curiosité. Harry laissa sortir un sanglot, et resserra la prise de ses mains. Elle resserra aussi les siennes.

« Harry ? »

« Je... » dit-il, et sa voix se brisa. Ses yeux lui faisaient mal et pleuraient.

« Tout va bien, Harry, » dit Sirius d'une voix calme, avec un sentiment d'angoisse. Harry rit et pleura en même temps, il cligna des yeux pour éloigner les larmes. Il avait eu peur que son esprit ait oublié commentvoir, mais Snape l'avait corrigé quand il avait dit qu'à cause de Sasha il n'avait pas pu oublier cela.

« Non, non, » dit Harry, lui résistant toujours comme si elle était sa bouée de secours dans une envahissante mer de joie. « J'ai... juste besoin de mes lunettes, » dit-il et il éclata de rire, et avec lui tout ceux qui était dans l'infirmerie.

« Nous t'en donnerons une nouvelle paire demain, » dit Sirius entre deux cris de joie et de triomphe, pendant qu'il étreignait son filleul et dégustait dans ses yeux qui remuaient le fait que Harry louche à cause de sa myopie.

« Voilà, elles iront jusqu'à demain, » fit la voix calme du Maître des Potion, toujours dépourvu d'un quelconque sentiment dramatique, et ce qu'il tendit à Harry surprit et impressionna tout le monde :

Severus Snape avait gardé les vieilles lunettes rondes et bordées de noir de Harry ; celles qu'il avait mis dans sa poche un jour d'été lorsqu'il avait été envoyé aider le Garçon-Qui-A-Survécu.

« J'ai toujours cru qu'elles n'étaient pas dignes de vous, » dit-il pour briser le silence. Harry sourit et les prit délicatement des mains du Maître des Potions, sa main tremblant à peine.

« Vous les avez gardé toutes ces années ? » chuchota-t-il, les yeux à nouveau mouillés.

« Je savais qu'un jour viendrai où vous en aurez à nouveau besoin. Que Merlin nous aide si vous les gardez bien que – elles vous donnent l'air d'un hibou idiot, » dit Snape et il sourit d'un air méprisant, et Harry rit, se sentant comblé et complet pour la première fois de sa vie. Il la serra dans ses bras et elle se blottit contre lui comme un chat heureux. Il soupira profondément, entouré par tous ceux qu'il pouvait appeler sa famille.

Maintenant il pouvait finalement commencer à vivre.

Fin

Nous espérons, que vous avez apprécier ce deuxième et dernier tome.

Nous vous remercions de nous avoir suivi pendant toute cette histoire !

N'oubliez pas de reviewver pour nous dire se que vous avez pensé de la fic.

Eni et Onarluca