Chapitre 21 :
Affronter la peur
Dans la chambre, Gabriel et Severus attendirent patiemment que le directeur fut loin avant de bouger de nouveau. Le maître des potions sortit sa baguette et vérifia que le vieux fou n'avait laissé aucun sorts quelconque. Lorsqu'il fut satisfait, il reporta son attention sur le jeune prince.
- Tout va bien Gabriel ? Demanda-t-il.
- Ça va Severus ne vous en faîtes pas, il n'a fait que parler.
- Tant mieux, j'étais inquiet quand mes alarmes ce sont déclenchées pour me dire qu'il était là.
- Vous me surveillez ? Demanda Gabriel avec un sourire.
- Bien sûr, Lucius me tuerait s'il vous arrivait quelque chose une nouvelle fois, remarqua le professeur.
Même s'il ne le disait pas, le jeune prince savait et voyait dans son regard qu'il avait été réellement inquiet pour lui. Il appréciait beaucoup le maître des potions. Severus était juste une personne un peu particulière qui avait été éprouvée par la vie, d'où sa froideur, ses sarcasmes et son agressivité. Mais au fond, quand on savait lui parler correctement et qu'on le regardait vraiment, c'était un homme très sympathique. Gabriel aimait les longues discussions qu'ils avaient eu et aurait encore avec lui. Le point de vue du directeur de Serpentard était souvent bien différent de celui des autres. Il avait une façon particulière de voir les choses et Gabriel aimait cela.
De son côté, Severus s'était attaché au jeune homme. Lorsqu'il avait appris ce qui lui était arrivé, il s'en était voulu de n'avoir rien vu. S'il y avait bien une chose qu'il haïssait par dessus tout, c'était la maltraitance sur les enfants. Mais ce qu'il s'était passé au manoir Potter, était bien au delà de la simple maltraitance. C'était de la torture pure. Et il s'en voulait de ne pas avoir vu ce que Lily, James, Abel et Albus avaient fait, alors qu'il savait pertinemment de quoi ils étaient capables. Il s'était repassé des dizaines de fois des images du jeune homme pendant ses deux premières années à l'école. Et maintenant qu'il y repensait, il était flagrant que quelque chose n'allait vraiment pas à l'époque. Il haïssait encore plus ces quatre là désormais et ne se privait pas pour le faire savoir à ses deux collègues et à leur fils. Il avait appris à connaître Gabriel et il avait découvert quelqu'un de très intelligent, responsable et réfléchit. Un jeune homme profondément gentil qui voyait en lui comme dans un livre ouvert. Un sorcier puissant et un chef de confiance. Il avait plusieurs fois assisté à certaines de ses prises de décisions alors qu'il recevait de nouvelles informations et à chaque fois, il avait réagi avec calme et vitesse, toujours de manière réfléchie et prudente. Il avait été impressionné par une telle maîtrise à un si jeune âge et ce qui l'avait profondément touché était aussi le fait qu'il cherchait toujours à mettre tout le monde en sécurité.
- Merci Severus, reprit Gabriel avec reconnaissance.
- Que vous voulait-il ?
Le jeune homme raconta alors leur discussion et intérieurement, le maître des potions s'était mis à bouillir de colère à l'encontre de son cher employeur.
- Je m'occupe de Dumbledore Severus. Il ne m'aura pas. Plus important : êtes vous au courant pour les Serpentard ? Demanda Gabriel.
- Mes élèves ne me font pas vraiment confiance, remarqua-t-il avec un soupir. Mais je peux le supposer. Le Seigneur des ténèbres est après eux n'est-ce pas ?
- Oui. Il veut les marquer à Noël. Ils ont reçu une lettre de leurs parents hier et je voulais justement vous voir à ce propos. Je vais m'occuper de les mettre en sécurité. Je leur ai déjà parlé hier soir avec Feiwan et ils m'ont tous fait un serment inviolable. Ils passeront les vacances dans l'un des manoirs Myrdiaël. Et je vais faire en sorte que l'on ne puisse les approcher. Je voulais savoir si vous iriez passer quelques jours avec eux ?
- Pourquoi pas. Je leur parlerais et j'essaierais de regagner leur confiance pour la rentrée. Que savent-ils exactement sur vous ?
- Que je fais parti d'un nouveau camps dont le chef m'a permis de les aider. Mais une fois qu'ils seront au manoir, ils en apprendront sûrement plus. Vous pourriez peut-être leur en toucher deux mots et leur expliquer ? Je ne suis pas sûr d'avoir le temps nécessaire pour le faire moi même.
- Je peux faire ça. De toute façon je n'avais rien prévu pour les vacances, j'irais avec eux.
Gabriel lui sourit, sachant qu'il était quand même inquiet pour ses élèves et qu'il ne voulait pas qu'ils se retrouvent dans les mêmes situations que lui. Ils discutèrent encore un moment, jusqu'à ce que les elfes amènent le repas, encore une fois très soigné de Gabriel. Le jeune prince se rendormit ensuite pour l'après midi. Ce fut une douce caresse sur sa joue qui le réveilla en fin de journée. Il ouvrit son œil vert pour tomber sur des perles d'orages. Il sourit doucement :
- Salut, tu as passé une bonne journée ? Demanda-t-il d'une voix encore endormie.
- Trop longue. J'étais impatient de revenir ici, répondit Draco. Tu t'es bien reposé j'espère.
- J'ai dormi toute la journée, informa-t-il en se redressant.
Il alla immédiatement se blottir dans les bras de son blond assis au bord du lit et en profita pour lui voler un baiser qui lui fut accordé avec bonheur. Il termina de se réveiller tranquillement alors que de fins doigts jouaient dans ses cheveux.
- Dumbledore est venu tout à l'heure, lâcha-t-il.
Draco se tendit, soudain inquiet.
- Il ne t'a rien fait ? Demanda-t-il alors qu'il resserrait ses bras autour de lui de manière protectrice.
- Il cherchait un moyen de me mettre l'agression sur le dos et il voulait que je me rapproche des Potter. Je l'ai gentiment envoyé se faire voir et Severus est arrivé. Il avait posé des sorts pour savoir si le vieux fou venait. Quand il l'a senti, il est venu toute de suite. Il a encore essayé de tester mes barrières.
- Ce vieux dégénéré. Je me demande bien ce qu'il peut te vouloir.
- Je ne sais pas. Dans tout les cas, il n'aura pas ce qu'il veut.
- Mais j'y compte bien. Tu viens manger avec nous ce soir ?
- Oh oui. J'en ai assez de rester tout seul dans cette chambre, dit-il avec un petit rire.
- Que dirais tu de rejoindre les autres dans la salle commune alors ? Proposa le blond.
- Avec plaisir. Je m'habille et on y va.
Gabriel sortit donc du lit et attrapa ses vêtements qu'il passa rapidement. Draco voulut le prendre dans ses bras mais le jeune prince refusa, lui disant qu'il pouvait bien marcher seul maintenant, surtout depuis qu'il n'avait rien fait de la journée.
- Mais j'adore t'avoir dans les bras, bourgeonna le préfet d'une voix enfantine.
- Et bien tu me prendras dans tes bras ce soir quand on ira dormir, répondit-il.
- Mais si ça ne va pas tu me le dis, d'accord ? Insista plus sérieusement le blond.
Gabriel acquiesça et déposa un chaste baiser sur ses lèvres en attrapant sa canne. Ils gagnèrent ensuite la salle commune main dans la main. Tous les verts et argents furent heureux de le voir en meilleure forme et lorsqu'ils gagnèrent la grande salle pour le repas, beaucoup de regards soulagés se posèrent sur le jeune prince. Celui-ci sourit à ses amis à travers toutes les maisons, leur confirmant ainsi que tout allait bien. La semaine passa tranquillement et tout reprit son cour normal avec toutefois quelques changements.
Abel se faisait toujours une joie d'attaquer Gabriel et Draco mais désormais, il y avait de plus en plus d'élèves qui lui montraient que ça ne leur plaisait pas et ce dans toutes les maisons. Il y avait les Myrdiaël qui bien sûr, supportaient mal que l'on attaque leur prince. Ils avaient toujours tenu rancune sans savoir pourquoi à ceux qui attaquaient Gabriel et maintenant qu'ils en connaissaient la raison, ce sentiment était encore renforcé. Il y avait aussi les amis du Serpentard parmi lesquels les jumeaux Weasley et évidemment ses propres camarades de maison. Bref, cela commençait à faire pas mal de monde s'opposant au Survivant et à sa clique. Il devait bien y avoir une bonne moitié de l'école qui était du côté du jeune prince désormais.
Le fils Potter qui auparavant été au centre de toutes les attentions et auquel on n'osait pas s'attaquer, commençait tout doucement à être la bête noire des étudiants. Ceux qui, depuis longtemps déjà, n'aimaient pas l'arrogant et orgueilleux Survivant mais qui ne disaient rien commençaient à s'exprimer et des années de ressentiments pouvaient être dangereuses.
Gabriel était bien plus détendu depuis sa petite entrevue avec Dumbledore lundi. Ce face à face lui avait permis de tourner une page de sa vie. En effet pendant ce petit entretient il avait constaté une chose : il avait été dégoûté par le vieux fou, en colère, il avait eu envie de le balancer dans un mur, de le tuer, bref de lui faire toute sorte de choses réjouissantes mais il n'avait pas eu peur. Pas une trace de peur ou de terreur. Rien.
Mitsuaki lui avait expliqué qu'il ne se débarrasserait jamais de ses peurs à moins d'y faire face, ce qu'il avait fait depuis qu'il avait remis le pied à Poudlard. Et maintenant, il savait pertinemment qu'il n'avait plus à avoir peur d'eux. Il était plus fort, il pouvait se défendre, il avait des amis, une famille et quelqu'un pour l'aimer. Il n'était plus tout seul et il y avait des personnes pour le protéger s'il en avait besoin. Les Potter et Dumbledore n'auraient plus jamais le dessus sur lui, personne ne l'aurait plus jamais, il se l'était promis. Sa vie lui appartenait et il était le seul à décider de ce qu'il ferait. Non, il n'avait plus peur d'eux, et c'était un état de fait qui ne changerait plus. Il avait été terrifié à l'idée de les revoir et les premières rencontres avaient été éprouvantes, mais au plus le temps passait, au plus les confrontations s'enchaînaient et au plus il se rendait compte que tout ça c'était du passé. C'était fini, derrière lui, il était libre de leur emprise et désormais c'était lui qui allait jouer avec eux. Il n'avait plus aucune raison d'avoir peur.
Cette constatation le rendit profondément heureux, il avait enfin réussi à vaincre ses démons et il en était très fier. Il était pressé de voir Mitsuaki pour lui dire, ils avaient tellement travaillé ensemble pour qu'il y arrive enfin. Et grâce à cela il allait enfin pouvoir clore son apprentissage avec le directeur de Mahotokoro.
Ce fut donc une excellente semaine pour lui. Il se remettait bien de son agression et s'était repris en main. Tout ses réflexes constamment aux aguets, il ne se laissait plus surprendre. Il s'en voulait encore de s'être fait avoir comme un débutant. Cela ne devait plus arriver et ça n'arriverait plus. Il avait repris sa routine de cour, s'était fortement rapproché des Serpentard mais aussi du reste de ses amis. Il profita de cette semaine pour récupérer complètement, quasiment obligé de le faire par un blond inquiet soutenu à travers des lettres par leurs parents. Il avait donc gentiment obtempéré, sachant qu'il leur avait fait une peur bleue et que leur inquiétude était souvent exacerbée quand il s'agissait de lui. Il n'était pas en porcelaine, loin de là, mais tout le monde semblaient croire qu'il l'était. D'un côté ça lui réchauffait le cœur de savoir qu'ils lui accordaient autant d'importance.
Il s'apprêtait justement à calmer de nouveau des inquiétudes à son égard. On était dans la nuit de vendredi à samedi et il allait enfin regagner la Chambre du Peuple pour la première fois depuis l'attaque qu'il avait subi. Il était heureux de revoir les Fondateurs et le conseil. Il savait que Lucius avait prévenu ces derniers et ils ne devaient pas être heureux. Il avait déjà eu du mal à convaincre Draco de le laisser aller dans la Chambre du Peuple tout seul. Seul l'argument de l'utilisation du portrait donnant directement dans la salle commune des verts et argents l'avait convaincu. C'est donc très tard dans la soirée, alors que la pièce était vide qu'il se posta devant le portrait en question qui s'ouvrit docilement devant lui. Il entra et quelques secondes plus tard il débouchait dans son refuge. Il ne fallut pas deux secondes pour qu'une tornade rouge et or lui saute dessus en lui demandant s'il allait bien, s'il était guéri, si les coupables avaient été taillés en pièces...
- Godric, calme toi et laisses le respirer, intervint Salazar. Il n'a même pas le temps de te répondre, remarqua-t-il en éloignant gentiment le Gryffondor.
- Comment vous sentez-vous altesse ? Demanda Rowena.
- Je vais parfaitement bien maintenant. Vous n'avez plus besoin de vous inquiéter, répondit-il avec un sourire rassurant.
Gabriel alla prendre place dans son trône et les quatre anciens Myrdiaël s'assirent autour de lui.
- Nous avons eu très peur, souffla Helga.
- Nous avons pu voir et ressentir votre agression, informa Salazar.
- Mais nous n'avons pas pu vous aider, constata Rowena avec tristesse.
- Désolé, s'excusa Godric d'une petite voix. Si j'avais pu je les aurais découpé en morceaux et jeté en pâture aux créatures de la forêt interdite ! S'écria-t-il.
- Vous auriez rendu ces pauvres êtres malades, ricana le prince en les faisant ainsi sourire. Vous n'avez pas à vous excuser, ce n'est en rien de votre faute, dit-il d'une voix douce. J'ai été stupide, j'ai baissé ma garde. Je ne peux m'en vouloir qu'à moi même et à ceux qui m'ont attaqué.
- Mais il est du devoir du peuple de protéger son prince, souligna Helga.
- Mais votre cas est un peu particulier. Vous n'y pouviez rien comme tout les autres, remarqua-t-il à son tour.
- Vous ne devriez pas vous déplacer tout seul dans le château. Il y en a encore sûrement qui seraient capables de vouloir s'en prendre à vous, s'inquiéta Rowena.
- Mais je doute qu'ils le fassent avec la punition que fait appliquer mon père.
- Qu'a-t-il fait ? Demanda Salazar visiblement intéressé.
- Et bien, grâce à Amélia Bones, ils vont finir à Azkaban pour quelques années, renseigna-t-il.
- Qui est Amélia Bones ? Demanda Godric.
- Tu ne l'as pas vu dans l'esprit du prince lors de ton éveil ? S'étonna Rowena.
- J'étais trop occupé à concocté une vengeance contre les Potter et Dumbledore, dit-il fièrement.
- Amélia Bones est une Myrdiaël qui travail au ministère de la magie anglais. Elle dirige le département de la justice depuis de longues années. Elle s'est personnellement chargée de mon témoignage cette semaine et fera en sorte que les coupables ne puissent se soustraire à leurs actes Elle est sûrement l'un des seuls éléments non corrompu de cette institution. D'ailleurs, il faut que je pense à lui parler. Elle gêne Voldemort et Dumbledore par son intégrité, j'ai peur qu'ils s'en prennent à elle, s'inquiéta Gabriel l'air soucieux.
- Pourquoi ne pas simplement lui demander de quitter son poste ? Proposa Salazar.
- Je vais le faire mais j'ai encore besoin qu'elle y reste le temps de mettre les Serpentard menacés par Voldemort en sécurité. J'ai besoin de son poste. Ensuite, je lui proposerais d'arrêter mais je doute qu'elle veuille, elle est têtue. Enfin, je verrais bien. C'est bientôt l'heure de la réunion, remarqua-t-il.
- Dans ce cas nous allons disparaître un moment, lança Salazar.
- À tout à l'heure, salua le jeune prince en souriant.
Les quatre fondateurs lui sourirent avec un signe de tête, disparaissant ensuite avec leurs sièges. Gabriel se tourna alors vers le panneau de cristal et y envoya un peu de magie pour l'activer. Bientôt, les visages des chefs de familles apparurent et comme le jeune prince s'y était attendu, ils se mirent à presque tous parler en même temps, créant un véritable brouhaha incompréhensible. Il sourit doucement, un peu amusé et ramena le silence d'un signe de main.
- Je vais bien, assura-t-il. Je vais bien, je suis totalement guéri et les coupables ont été arrêtés. Je suis désolé de vous avoir inquiété. Si je n'avais pas baissé ma garde une telle chose ne serait pas arrivée. Ça n'arrivera plus, j'ai bien retenu la leçon.
Il passa quelques minutes à rassurer tout le monde et à répondre à leurs questions puis ils passèrent à autre chose.
- Pour commencer, reprit sérieusement Gabriel, j'ai des nouvelles du côté des Serpentard. Ça y est, Voldemort a réclamé leur allégeance. Dimanche dernier, ils ont tous reçu des lettres de leurs parents pour leur apprendre qu'ils seraient marqué à Noël. J'ai décidé d'intervenir. Comme vous le savez tous, aucun d'entre eux n'adhère aux idéaux du Seigneurs des ténèbres et surtout à ses façons de faire.
- Mais sont-ils dignes de confiance ? Demanda Mikhaïl.
Mikhaïl Erosva était le chef de la famille Myrdiaël russe. C'était un homme plutôt froid mais très loyal. Il dirigeait l'académie des mages de combat et en était un parmi les meilleurs. Gabriel avait appris beaucoup avec lui.
- Ne vous en faîtes pas, répondit le jeune sorcier. Je les ai tous interrogé avec l'aide de Feiwan et tous sont honnêtes. J'ai déjà obtenu un serment inviolable de la part de chacun d'entre eux. Il n'y a pas de risques.
- Dans ce cas, comment comptez vous procéder ? Demanda avec curiosité Aneesa qui était la chef de famille en Angola.
- Je les amènerai au manoir Idylle pour les vacances. Avec leur aide et celle d'Amélia au ministère anglais nous allons déclarer leurs parents mangemorts et donc irresponsables. Nous prendrons ensuite leur tutelle. Nous ferons les choses rapidement pour ne pas êtres gênés, expliqua Gabriel.
- Je préviendrai Amélia, annonça Lucius. Elle sera là à l'arrivée des Serpentard au manoir Idylle et nous ferons en sorte que tout soit prêt pour régler les procédures aussi vite que possible.
- Merci, répondit son fils avec un sourire. Adrian, interpella-t-il en regardant le directeur de Salem, pourriez vous prévenir le manoir de l'arrivée des Serpentard. Ils arriveront samedi matin, à dix heure, dans deux semaines. Je les enverrai par portauloin avec Draco et Marcus. Moi, je prendrais le Poudlard express avec une illusion des Serpentard. J'aurai ainsi le temps de la peaufiner correctement et de la renforcer. Je m'en servirai pour gagner un peu de temps et transmettre un message à ce très cher Voldemort, dit-il avec un sourire.
- Ça sera fait altesse, répondit l'homme.
- Pourriez vous prévenir Callen de leur faire bon accueil ? Toutes ces histoires les ont pas mal secoué et ils ont vraiment besoin de vacances, continua Gabriel.
- Bien sûr, acquiesça Adrian. Je passerai le message.
- Êtes vous sûr de vouloir prendre le train seul ? Demanda Zahran chef Myrdiaël au Mali.
- Ne vous en faîtes pas, ça ira. Je ne referais pas les même erreurs et de toute façon, avec mes illusions, tout le monde n'y verra que du feu. Je prendrais le train avec d'autres Myrdiaël si cela peu vous rassurer, informa-t-il.
- Et pour ce message à Voldemort, que comptez vous lui dire ? Questionna Helena chez qui vivait Remus et Sirius.
Il leur exposa alors son idée et ils en discutèrent tous ensembles. Vinrent ensuite les nouvelles d'Alexeï qui faisait de l'excellent travail. Ils parlèrent aussi de leurs interventions dans les attaques du Seigneurs des ténèbres qui elles aussi portaient leurs fruits bien qu'ils ne puissent endiguer qu'une partie de ces attentats. Ils avaient fait quelques prisonniers mais leurs interrogatoires n'apportaient que peu de nouvelles informations ceux-ci étant liées à des sortilèges les empêchant de trahir leur maître. Visiblement, le Lord commençait à se faire plus prudent et d'après Alexeï, il était très énervé d'être contré et ne comprenait pas d'où cela pouvait provenir. Cependant, la majorité de ses soupçons semblaient se porter sur Dumbledore et il ne semblait pas soupçonner l'intervention d'un nouveau groupe. Cette constatation fit sourire Gabriel, s'il pouvait continuer à cacher les Myrdiaël un moment et garder le directeur en ligne de mire de Voldemort, cela arrangeait ses affaires.
Ils parlèrent ensuite des réactions du monde sorcier qui se posait toujours des questions sur ces nouvelles interventions qui diminuaient les dégâts provoqués par le Seigneur des ténèbres et qui rassuraient la population. Mais personne ne semblait savoir quoi que ce soit. Le ministère se gardait de toute déclaration à ce sujet, tout comme le respecté directeur de Poudlard et Gabriel était bien décidé à ne pas revendiquer ces interventions avant un moment.
Ils discutèrent également des affaires de leur peuple ainsi que toutes sortes de sujets, certains concernant la guerre d'autres non. Le tout prit plusieurs heures. Et finalement, lorsqu'ils eurent terminé, ils se permirent quelques minutes de discussions plus légères où chacun reprit d'avantage son rôle d'ami du prince plutôt que celui du chef de famille. Gabriel les appréciait beaucoup.
Hormis Lucius et Mitsuaki, il y avait Acsa Edinaldo. C'était une femme d'un âge déjà assez avancé. D'apparence stricte, elle était la parfaite représentation de la grand mère de bonne famille. Elle était pourtant très gentille et protectrice. Chef Myrdiaël de la famille Edinaldo au Brésil, elle dirigeait aussi une l'école magique Aaron.
Il y avait ensuite Shanti Tséring. Chef Myrdiaël au Népal il dirigeait aussi une école de magie : Yongden. C'était un homme sage et posé, à l'esprit ouvert. Aneesa Harun, une femme très belle et douce, directrice de l'école de Ghalyela et chef de la famille Harun en Angola. En Afrique et plus précisément au Mali, il y avait aussi Zahran Yahya. C'était un colosse au cœur tendre. En Égypte, il y avait la ravissante Bastet Enkès, directrice de l'école magique Ahmès. Au Quatar, c'était Riath Nassredine qui dirigeait les Myrdiaël en plus d'être un mage de combat de renom à un jeune âge. En Alaska, là où vivait Sirius et Rémus, c'était Helena Edge qui menait les opérations. C'était une femme qui aurait pu se faire respecter de n'importe qui et qui avait un sacré caractère. En Russie, il y avait Mikhaïl Erosva dirigeant de l'académie des mages de combats. Edelmiro Iisidro, que Gabriel appelait toujours Edel, dirigeait au Mexique et était un maître en espionnage. Le directeur de Salem, aux États-Unis, se nommait Adrian Damoclès. Au Chili, dans la Cordière des Andes, il y avait Odilion Onofre. À Singapour, c'était Lin Cholang et enfin, en Nouvelles Zélande, c'était Smiria Etalia qui dirigeait les Myrdiaël.
Finalement, ils s'éclipsèrent un à un et il ne resta plus que Helena, Lucius et Mitsuaki. Gabriel se tourna d'abord vers la femme :
- Je suppose que Sirius et Rémus sont au courant de ce qui m'est arrivé, dit-il avec un petit sourire.
- Oui et j'ai eu du mal à calmer Sirius. Il voulait débarquer à Poudlard, dit-elle en riant. Mais il s'est calmé après avoir passé quelques heures à l'infirmerie après une malencontreuse rencontre avec mon poing.
- Dîtes leur que je vais bien et qu'ils ne doivent pas s'en faire. Dîtes leur que je les embrasse et que je les verrai dans deux semaines, dit-il en ayant du mal à réprimer son fou rire face aux précédentes paroles d'Helena.
- Je passe le message, répondit-elle avec enthousiasme. Prenez soin de vous votre Altesse et à la semaine prochaine.
- À la semaine prochaine Helena, salua-t-il alors qu'elle disparaissait.
Il se tourna ensuite vers son père adoptif :
- Est-ce que tout va bien à la maison ? Demanda-t-il.
- Tout va bien, même si Narcissa s'inquiète pour vous deux. Tu es sûr que tout vas bien maintenant ? Questionna Lucius.
- Oui, ne vous en faîtes pas père. Dray m'a forcé à ne quasiment rien faire cette semaine et donc je suis en pleine forme maintenant, affirma-t-il avec un sourire.
- Tant mieux. Fait attention à toi mon fils, passe le bonjour à Draco pour moi et ta mère et à la semaine prochaine.
- À la semaine prochaine père. Embrassez mère pour moi s'il vous plaît, pria-t-il alors que le blond acquiesçait en disparaissant.
Il se retrouva alors seul avec Mitsuaki. Il le regarda quelques secondes alors que celui-ci en faisait de même. Il lui offrit un immense sourire :
- Ça y est, j'ai réussi, annonça-t-il.
- C'est ce que j'avais cru sentir en effet, répondit le japonais qui souriait aussi. Toute mes félicitations. Nous profiterons des vacances pour valider votre maîtrise.
- Oui, je viendrais à Mahotokoro dés que possible, j'en profiterais pour rendre visite aux autres, cela fait longtemps que je ne les ai vu.
- Ils seront heureux de vous voir, constata le directeur de l'école japonaise. Voulez vous que je les prévienne ?
- Non, je vais leur faire la surprise.
- Très bien, approuva Mitsuaki. Je suis très fier de vous, ajouta-t-il. Je suis très heureux de vous avoir pris pour élève il y a un peu plus de deux ans de cela.
- Merci beaucoup, Mitsuaki-sensei (« sensei » est un mot japonais qui signifie « professeur », il peut-être utilisé en temps que mot ou comme ici en temps que suffixe derrière un nom), répondit le jeune homme en inclinant la tête très touché par ces paroles. Je suis moi aussi très fier d'avoir été votre élève.
Ils discutèrent encore un peu puis Mitsuaki s'en alla à son tour. Rapidement, les quatre fondateurs réapparurent autour de lui.
- Vous appréciez beaucoup cet homme n'est-ce pas ? Demanda Salazar.
- Oui, répondit le jeune homme. C'est grâce à lui que j'ai réussi à rapidement refaire le point il y a deux ans. Il m'a aidé à me découvrir, à contrôler mes peurs, mes émotions. Il est mon confident, je sais que je peux tout lui dire et qu'il pourra me conseiller. Mis à part vous qui avez vu mes souvenirs, il est le seul à connaître toute ma vie en détail. Il m'a aidé à organiser mon esprit et m'a appris beaucoup de choses. Je ne pense pas que je serais devenu ce que je suis sans lui.
Il discuta un peu avec eux puis il se dirigea vers la salle de méditation derrière la panneau de cristal. Comme après chaque réunion, il s'y installait pour réfléchir sur les nouvelles informations qu'il apprenait et en tirer les déductions qui s'imposaient. Lorsqu'il rouvrit les yeux à peine une demi-heure plus tard, il trouva Merlin, assis en tailleur devant lui. Il lui sourit et le salua alors que l'illustre mage en faisait de même.
- Comment te sens-tu ? Demanda le précédent prince des Myrdiaël.
- Bien, je vais bien, dit-il.
- Vraiment ? Redemanda-t-il comme s'il n'était pas convaincu. J'ai vu l'attaque, signala-t-il.
Il y eut un court silence puis Gabriel répondit :
- Ridicule n'est-ce pas ? Je me suis fait avoir comme le pire des débutants. Nikolaï aurait eu honte s'il m'avait vu, dit-il en baissant le regard.
Attrapant délicatement son menton, son ancêtre l'obligea à relever le visage, le regardant dans les yeux :
- Tu n'as pas à avoir honte de quoi que ce soit. À ce moment là, ton esprit était occupé à s'inquiéter et à réfléchir pour protéger des vies, pour protéger les tiens et tous ceux que tu aimes. Tu ne peux penser à tout en permanence. Et puis, c'est la sensation familière de la magie du château qui a endormi tes réflexes en te faisant ressentir un sentiment de protection. Cela, plus la guerre et tout ce que tu as à penser pour notre peuple occupent tes pensées, c'est normal. Tes agresseurs en ont profité, tu n'as pas à avoir honte. Honte de quoi d'ailleurs ? De penser à sauver des vies ?
Il s'arrêta un moment, voyant ses paroles faire leur chemin dans les yeux de son descendant. Puis il reprit :
- Ne te sens pas ridicule pour ce qu'il s'est passé. Même les plus grands ont leurs instants de faiblesses et tu fais parti des plus grands, tu n'es pas à l'abri comme je ne l'ai pas été non plus par le passé. C'est aussi pour ça que tout le conseil insiste souvent pour que tu ais un autre Myrdiaël avec toi, un protecteur qui veille sur toi pendant que tu veilles sur les autres. J'ai mis longtemps moi même à me rendre compte de l'utilité d'un garde du corps mais tu devrais y penser. Et tu as vraiment joué de malchance ce jour là. Si tu n'avais pas été sonné au premier choc, ce serait tes agresseurs qui s'en seraient mordus les doigts. Laisse cela derrière toi à présent et cesses de t'en vouloir. Et si tu veux mon avis, Nikolaï ne sera jamais déçu de toi. Il t'aime beaucoup et il est très fier de ce que tu as accomplis. Regarde toi, en deux ans à peine, tu t'es élevé au niveau du meilleur mage de combat de ton époque, tu tiens tête à Godric pendant vos entraînements et tu es en passe de surpasser tout le monde, comment pourrait-il avoir honte de son élève ? Non, si tu veux mon avis, quand il l'a su, il a juste eu une petite envie de meurtre en vers ceux qui t'ont attaqué.
- Oui, sûrement, remarqua Gabriel avec un sourire.
Il savait que Nikolaï serait bien capable d'aller jusqu'à Azkaban pour voir ses agresseurs et avoir une petite discussion avec eux en toute amitié bien entendu.
- Mon seul regret, continua Merlin, c'est de n'avoir rien pu faire pour te venir en aide. En théorie, je peux me matérialiser où je veux dans le château mais sa magie n'est pas encore assez éveillée pour me le permettre. Je suis désolé.
- Tu ne vas pas t'y mettre aussi, s'écria l'adolescent, tu n'as aucune raison de t'excuser. De toute façon, ça ne se reproduira plus. Désormais, je ne laisserais plus mes réflexes s'endormir.
- Très bien, dans ce cas, si tu vas bien, nous pouvons oublier cet épisode, sourit l'illustre magicien.
- Je vais bien, alors oublions cela.
Ils prirent encore une demi heure ensemble pendant laquelle Merlin lui donna un petit cour puis Gabriel retourna dans la salle du trône. Il salua les fondateurs et l'adolescent regagna la salle commune des Serpentard à près de six heure du matin. C'était le week-end, aussi tout le monde dormait encore. Il se dirigea vers la chambre de son blond d'amour. Il entra dans l'obscurité et se débarrassa rapidement des robes luxueuses qu'il mettait pour les réunions du conseil. Il attrapa son pyjama et l'enfila précipitamment pour couper court à la sensation très désagréable pour lui de son dos nu. Il détestait laisser ses cicatrices à l'air. Il avança ensuite vers le lit et en écarta les rideaux. Il découvrit alors Draco, éclairé par la lumière de Méli. Il était bien réveillé. Avec un sourire, le blond leva les couvertures, invitant son petit ami à le rejoindre. Celui-ci ne se fit pas prier et vint se blottir contre lui. Le préfet rabattit les draps sur lui avant de l'entourer de ses bras telle une pieuvre.
- Ça s'est bien passé ? Demanda-t-il alors.
- Très bien. J'ai tout réglé. Tout le monde sera à l'abri pour Noël. Le manoir Idylle est prévenu et ils vont tout préparer pour leur arrivée. Je leur ai demandé de faire en sorte qu'ils se sentent bien. J'espère qu'ils passeront de bonnes vacances quand même. Ça ne va pas être facile pour eux.
- Ne t'inquiètes pas. Leurs vacances seront toujours bien meilleures que s'ils avaient dû se faire marquer. Sans compter que le manoir Idylle est un endroit extraordinaire et puis ils passeront les fêtes avec leurs amis alors ça ira.
- C'est vrai, soupira-t-il. Père s'occupe de prévenir Amélia pour que nous puissions tout régler dés leur arrivée.
- C'est très bien tout ça, dit-il en déposant ses lèvres dans son cou. Dort un peu mon ange.
- Tu m'as attendu ? Demanda-t-il d'une voix basse.
- Je n'arrivais pas à dormir, répondit le blond. J'étais inquiet pour toi.
- Je ne risque rien dans les chambres, personne ne peut entrer sans mon autorisation, rappela-t-il.
- Je sais, mais... tu sais quand j'ai entendu l'appel à l'aide du château et que plus tard, je t'ai vu par terre en sang je..., il inspira un grand coup pour calmer ses émotions qui montaient et resserra son étreinte sur Gabriel. À ce moment là, j'ai eu l'impression de te revoir il y a plus de deux ans, quand tu ne pouvais plus bouger, que tu étais couvert de pansements et que le moindre mouvement te faisait mal. Quand tu étais au bord de la mort. Je ne veux plus voir ça, te voir souffrir sans pouvoir rien faire. Je veux te protéger.
- Et tu le fais déjà. Quand je me suis réveillé au manoir après que père m'ait sauvé, c'est ta voix qui m'a rassuré, qui m'a tenu hors de l'eau. Toi et ta merveilleuse voix. Tu m'as aidé à reconstruire mon cœur, tu m'as appris la douceur et tu m'as offert ton amour. Tu as été le premier à faire tout ça et tu as été le premier à me prendre dans tes bras. Tu as fait pour moi ce que jamais personne n'avait fait et tu continues chaque jour. Tu me protèges déjà bien plus que tu ne le penses. Tu protèges mon cœur et mon âme. Je suis désolé de t'avoir rappelé de mauvais souvenirs mais ça va maintenant et je ferais plus attention à l'avenir. Je t'aime Dray.
- Je t'aime aussi Gaby, dit-il en venant lui ravir ses lèvres avec tendresse. Dormons un peu maintenant.
Et c'est ce qu'ils firent. Ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre pour plusieurs heures. Ils passèrent un week-end tranquille pendant lequel ils tinrent cependant une réunion avec les Myrdiaël de l'école. Pendant celle-ci, Gabriel répondit aux questions qu'ils pouvaient se poser sans toutefois entrer dans les détails. Il les informa également du fait que les Serpentard passeraient les vacances au manoir Idylle. Il fut agréablement surpris lorsque Hermione, suivi plus tard par tout les autres, demanda si elle pourrait venir au manoir pour leur tenir compagnie. C'est avec plaisir que le jeune prince accepta, se disant que cela changerait les idées des verts et argents.
Une nouvelle semaine s'entama alors dans la bonne humeur. Pendant celle-ci, Lily Potter décida de refaire un cour sur les épouvantard à ses cinquièmes années.
- Comme vous le savez déjà si vous vous souvenez de vos cours de troisième année, commença-t-elle en marchand devant sa classe, les épouvantar se servent de vos peurs pour vous attaquer. Ils sont capables de dénicher la moindre de vos frayeurs pour les retourner contre vous. Ce sont des créatures des ténèbres à l'intelligence plus animal qu'humaine, aussi ne cherchez pas à négocier avec eux, c'est inutile. La peur est une arme puissante puisque tout le monde à peur de quelque chose et se retrouve déstabilisé lorsqu'il y est confronté. Il n'existe qu'un seul moyen de les contrer : le sortilège « ridiculus ».
Elle continua son cour théorique pendant un long moment, expliquant qu'elle revoyait cette créature en vus des BUSE où ils risquaient d'être choisi comme sujet. Gabriel, ne fit que semblant d'écouter. Les cours de défenses de Lily Potter lui semblaient bien ternes en comparaison de ceux auxquels il avait eu droit avec Nikolaï, Mikhaïl de Russie, Edel du Mexique, Riath au Qatar et Mitsuaki. Sans compter le fait qu'ils étaient souvent incomplets ou inexacts. Le jeune prince maîtrisait déjà depuis longtemps tout les sujets qu'elle leur faisait étudier en cour et il s'ennuyait même si généralement, personne ne le remarquait. Il en profitait souvent pour réfléchir à d'autres choses, faisant semblant d'être attentif. Finalement, Lily fit se lever tout les élèves et les tables furent écartées d'un coup de baguette pour libérer l'espace de la salle. Elle fit apparaître une grande et veille malle. Les élèves se tenaient debout devant elle ou pour quelques uns comme Gabriel et Draco, étaient assis sur les tables longeant désormais les murs.
- Bien, nous allons nous exercer. J'espère cependant que cela ne nous prendra pas trop de temps étant donné qu'il s'agit là de quelque chose que vous connaissez déjà. Il s'agit juste de révisions. Un à la fois s'il vous plaît.
Les élèves se mirent donc à défiler alors que Lily avait ouvert le coffre renfermant un magnifique épouvantar. Gabriel observa avec attention les peurs des élèves et leurs réactions. Lorsque ce fut le tour d'Abel, il se pencha un peu plus en avant, attentif. Peu de personnes eurent le temps de voir de quoi il s'agissait, Abel lançant son sort précipitamment pour endiguer le pouvoir de l'épouvantar rapidement. Cependant l'œil avisé du jeune prince eut le temps de parfaitement voir quelle forme avait pris la créature et il en resta complètement abasourdi. C'était lui, lui à l'époque où il était encore Harry Potter. Ainsi, la plus grande peur du Survivant était son frère mort. Gabriel ne put s'empêcher d'être satisfait d'une telle chose, il sourit, très amusé par la situation mais resta quand même très étonné.
Quelques autres élèves passèrent ensuite puis ce fut au tour de Draco. Le blond s'avança devant la créature qui se changea rapidement. Toute la salle tomba dans un silence lourd en découvrant la plus grande peur du prince des Serpentard. À ses pieds, l'épouvantar avait pris la forme de Gabriel, grièvement blessé, il agonisait, baignant dans son sang. Tout le monde pâli à cette vision plus qu'horrible. Les membres du jeune homme au visage à moitié caché par son bandeau avaient pris des angles étranges, son corps était lacéré en tout sens et il ne faisait aucun doute qu'il était sur le point de mourir.
Le véritable Gabriel se leva avec un sourire triste et s'approcha du blond en s'appuyant sur sa canne. Le préfet des verts et argents avait les larmes aux yeux alors que son regard ne pouvait quitter la vision à ses pieds. Serrant les dents, il lança son sortilège et se détourna sans plus tarder pour se diriger vers son ange. Gabriel qui arrivait vers lui lâcha sa canne pour enrouler ses bras autour de son cou alors que Draco plongeait dans le siens. Il prit une profonde inspiration tremblante, se calmant grâce à l'odeur de son amour qu'il serra désespérément dans ses bras. Le jeune prince se mit à caresser ses cheveux.
- Calme-toi, je vais bien, murmura-t-il à son oreille.
Il lança un regard à Lily alors que celle-ci demeurait immobile, comme toute la classe qui observait la scène. Son œil acéré sembla la réveiller et elle relança la leçon en les laissant tranquille et celle-ci reprit son cour dans une ambiance plus tendue. Gabriel tira Draco dans un coin de la pièce, au milieu de leurs amis et le laissa se reprendre alors qu'il le tenait dans ses bras. Pansy avait eu la gentillesse d'aller ramasser sa canne alors qu'il calmait un Draco un peu chamboulé. Il savait ce qui allait apparaître lorsque le blond s'était avancé. Ils en avaient déjà parlé et le préfet lui avait confié sa plus grande peur. Gabriel lui aussi était terrifié à l'idée de voir la même chose avec le blond à sa place mais lui avait appris à contrôler ce qui l'effrayait, ce n'était pas le cas du blond comme de la plus part des gens. Finalement, le prince des Serpentard se recula et lui sourit en excuse.
- Désolé, dit-il doucement.
- Ce n'est rien, le rassura Gabriel en caressant sa joue. Ça va maintenant ?
- Ça va. C'est bon, répondit-il. Je t'aime, murmura-t-il à son oreille.
Il s'assit à côté de lui et reprit rapidement son attitude habituelle, défiant quiconque du regard de faire une remarque alors que Gabriel avait entrelacé leurs doigts. Les élèves continuèrent à défiler et finalement, il ne resta plus qu'une seule personne à passer.
- Monsieur Malfoy, dit Lily en se tournant vers Gabriel. Il ne reste plus que que vous. Montrez nous donc ce que vous avez appris pendant vos précédentes années.
Gabriel se redressa alors et s'approcha de l'épouvantar sans le moindre signe de trouble. Ce n'était sûrement pas sa première fois face à ces créatures et il les connaissait bien alors qu'il s'en était régulièrement suivi dans le passé pour ses cours avec Mitsuaki. Touts les regards se tournèrent vers lui, avides de savoir de quoi il pouvait bien avoir peur. À la surprise générale, il ne sortit pas sa baguette et n'avait visiblement pas l'intention de le faire.
- Monsieur Malfoy. Il vous faut votre baguette si vous voulez lancer le sort, interpella la professeur un peu moqueuse.
- Qui a dit que je voulais jeter ce sort ? Répondit l'élève avec calme alors qu'il se dirigeait toujours vers la malle.
- Ne vous moquez pas de moi jeune homme, reprit la rousse avec dureté. Sortez votre baguette que je puisse vous évaluer. Tout vos camarades y sont passés, il n'y a pas de raison que vous ne participiez pas.
- Mais je n'ai pas l'intention de me dérober à l'exercice, signala-t-il. Vous m'avez demandé de vous montrer ce que j'avais appris. Sauf votre respect professeur, il existe plus d'un moyen pour contrer le pouvoir d'un épouvantar. Je sais exécuter le « ridiculus » depuis longtemps déjà mais je préfère une autre méthode.
- Il n'existe aucune autre méthode, se défendit Lily.
- Ce n'est pas ce que j'ai appris, annonça-t-il calmement.
- Dans ce cas et puisque que vous croyez être le plus fort, montrez nous ça, dit-elle avec défiance.
Tout le monde les observaient, se demandant ce qu'allait faire le Serpentard. Habituellement, Gabriel ne contrait pas Lily quand il savait qu'elle avait tord et il se contentait de suivre ces instructions mais aujourd'hui, il n'avait aucune envie de le faire et Abel qui l'insultait en ce moment même dans son dos pour avoir répondu à sa mère le poussait encore plus à s'opposer à elle. Celle-ci ne semblait d'ailleurs ne pas croire un seul de ses mots et avait sorti sa baguette pour intervenir car même si elle détestait Gabriel, elle ne pouvait se permettre un élève blessé dans son cour surtout Gabriel après l'agression de la semaine précédente et qu'elle savait venir de son fils. Non pas qu'elle désapprouve, elle détestait cette famille de mangemort et plus particulièrement leur fils adoptif mais elle avait une réputation à tenir.
Le jeune prince s'avança, confiant, et se posta devant l'épouvantar. Tout le monde était très attentif, curieux de comprendre ce qu'avait dit précédemment le jeune homme. La créature, qui avait été transformée en clown par le dernier sort lancé contre lui, observa l'élève face à lui une longue minute, penchant la tête sur le côté. Il commença ensuite à se transformer mais le tourbillon étrange qu'il produisait perdura. Il semblait ne pas savoir quelle forme prendre. Il continua ce manège un moment alors que tout les présents observaient ce phénomène étrange. Soudain, il prit la forme d'une gigantesque silhouette noire et brumeuse, montant jusqu'au plafond. Elle n'avait pas de traits distincts mais l'on voyait ses yeux rouges sang fixant le jeune homme face à lui. La majorité de la classe recula à cette manifestation soudaine et Lily leva sa baguette mais Gabriel l'arrêta d'un signe de main :
- C'est normal, signala-t-il totalement calme.
- Enfin monsieur Malfoy, il est évident que vous ne savez pas ce que vous faîtes, s'écria-t-elle alors qu'un grognement sonore s'élevait de la silhouette.
- Je sais parfaitement ce que je fais, dit-il en la fusillant du regard.
Elle trembla et recula un peu sans s'en rendre compte. Gabriel reporta son attention sur l'épouvantar dont la tête se baissait vers lui. Le silence était lourd dans la salle de classe et chacun observait la scène avec fascination. Tous avaient peur mais le Serpentard, lui, ne semblait pas gêné le moins du monde par la créature face à lui. Celle-ci stoppa son visage sans trait juste en face de celui de Gabriel. Il n'y avait que deux ou trois centimètres entre la grande tête brumeuse et la sienne. Les yeux rouges le scrutèrent encore. Au bout de quelques secondes, le jeune homme pencha la tête sur le côté avec un sourire :
- Alors, que vois tu ? Demanda-t-il doucement.
- Pas peur, répondit une voix grave et caverneuse. Pas peur, répéta-t-elle.
Après un long moment à l'observer encore, elle rétrécit jusqu'à former une boule noire d'une quarantaine de centimètres de diamètre. Un œil rouge se dessina sur elle et elle lévita jusqu'à Gabriel laissant une traînée de fumée noire derrière elle. L'épouvantar tourna autour de lui avant de le coller littéralement, continuant à se déplacer en tournant autour de son torse et de son dos. Le jeune prince sourit et leva les bras pour le laisser faire. Sous les yeux ébahis de toute l'assistance, la boule noire se mit à émettre un son étrange.
- On dirait qu'il ronronne, lâcha quelqu'un.
- C'est parce que c'est le cas, répondit Gabriel.
Ronronnant de plus en plus fort, l'épouvantar continua à se frotter à lui, son œil mi-clos.
- Pas peur, dit-il en roucoulant. Pas peur, répéta-t-il dans une litanie.
Tout le monde, Lily compris, regardaient ébahis, l'épouvantar transformé en boule ronronnante, tourner au tour de lui tel un chaton à la recherche de câlins. Finalement, Gabriel releva une paume vers le ciel :
- Viens là, ordonna-t-il.
Docilement, la boule noire vint se poser dans sa main et le regarda de son œil rouge, se penchant un peu sur le côté. Le jeune homme la grattouilla gentiment, provoquant une nouvelle vague de ronronnement et prit la parole.
- Vous voyez professeur, je sais ce que je fais, dit-il en fixant Lily. Inutile de ridiculiser cette pauvre créature.
- Comment avez vous fait ça ? Demanda-t-elle visiblement en colère.
- Retourne dans la malle, ordonna-t-il à la créature qui obéit sans protester. C'est vous le professeur, continua-t-il en se tournant vers elle, à vous de le dire, termina-t-il alors que la cloche annonçant la fin du cour résonnait.
Plantant là une rousse furieuse, il se détourna et alla rejoindre ses amis pour récupérer ses affaires. Tout le monde le regardait bizarrement mais il s'en fichait. Il plaça son sac de cuir sur l'une de ses épaules, saisi sa canne d'une main et les doigts de Draco de l'autre.
- Allons manger, déclara le blond, c'est l'heure du déjeuné.
Ils quittèrent alors la classe et ce qui était à prévoir se passa bien évidemment. Dès qu'ils furent assis à table, Pansy se mit à raconter ce qu'il s'était passé à tout le monde. L'histoire fit rapidement le tour de la salle et quelques uns des amis de Gabriel se joignirent à la table des verts et argents. Cela arrivait de plus en plus souvent ces derniers temps, aussi, personne ne s'étonna de voir débarquer les jumeaux Weasley. Puis vint Hermione, Alexander, Jordan, Orphée, Ryan et Adolphia, qui étaient des Myrdiaël, ainsi que quelques autres.
- C'est vrai cette histoire..., commença George.
- D'épouvantar qu'Hermione nous a raconté ? Termina Fred.
- Tout à fait vrai, confirma Blaise.
- Comment tu as fait ça ? Demanda Hermione très curieuse.
- Je suis sûr que vous pouvez trouver comment j'ai fait tout seul, annonça Gabriel. Et Draco tais toi, laisse les chercher, dit-il en posant un doigts sur les lèvres de son blond qui sourit doucement.
Il y eut un moment de silence alors que tous semblaient réfléchir.
- Oh allé Gabriel. Dis nous ! Demanda George qui n'y tenait plus.
- Oui, dis nous, renchérit son frère.
- D'accord, je vous aide un peu, concéda-t-il avec un sourire. De quoi se sert un épouvantar contre vous ? Commença-t-il.
- Et bien, nos plus grandes peurs, répondit Adolphia.
- Et en quoi cela est-il efficace ? Demanda le prince.
- En utilisant nos peurs, ils nous déstabilisent, avança Ryan.
- Ils font plus que ça, reprit Gabriel. Ils vous mettent face à une chose qui vous fait hésiter, qui vous perturbe et qui vous prive de vos réflexes. Vous n'arrivez plus à réfléchir, vous êtes paralysé, vous avez envie de fuir sans pouvoir le faire parce que vos jambes refusent de vous obéir. Vous n'arrivez plus à penser, vous perdez progressivement touts vos moyens et la seule chose qui vous occupe l'esprit c'est ce que vous avez en face de vous. Vous transpirez, vous tremblez, vous ne contrôlez plus votre corps. Les seules issues qui vous viennent à l'esprit sont loin d'être positives et vous pensez que vous ne pouvez pas vous défendre parce que vous ne contrôlez plus ni votre corps, ni votre esprit. Vous n'avez même plus conscience de ce qui vous entoure.
Tous autour de lui gardaient le silence. Il avait parlé d'une voix qui faisait penser qu'il connaissait vraiment très bien la peur.
- Maintenant, continua-t-il, réfléchissez. Qu'est-ce que vous pouvez faire pour évitez que tout ceci arrive. On ne parle pas forcément d'épouvantar, vous pouvez vous retrouver face à vos peurs n'importe quand et dans n'importe quelle situation. Qu'est ce que vous pouvez faire pour ne pas vous retrouver paralysé et vulnérable ?
- Il faudrait n'avoir peur de rien, remarqua Théodore.
- Ça serait pratique en effet, répondit Gabriel. Mais tout le monde a peur de quelques chose et moi aussi, je ne fais pas exception. J'ai peur de beaucoup de choses. Sauf que moi, je domine mes peurs et non l'inverse.
Il marqua une pause et sourit avec amusement en voyant que tous avaient du mal à comprendre.
- Je m'explique, dit-il, vous devez contrôler vos peurs. Les comprendre pour savoir pourquoi elles vous effraient, d'où elles viennent et pourquoi elles sont nées. Si c'est une peur naturelle comme celle des serpents par exemple, remarqua-t-il avec un petit rire. Et lorsque vous savez cela, vous pouvez travailler pour contrer cette peur et la dominer. Si vous arrivez à faire ça, vous ne vous laisserez plus contrôler par elle et elle n'aura plus d'emprise sur vous. Vous aurez toujours de l'appréhension, une légère angoisse et peut-être d'autres choses comme du dégoût mais plus de terreur et en fin de compte, il se peut que votre peur disparaisse totalement. En sa présence, vous garderez alors tout vos moyens et elle n'aura pratiquement aucune influence sur vous. Et qui sait, vous pourriez devenir ami avec les serpents, termina-t-il légèrement.
Tout le monde sourit autour de lui, amusé par la référence à la maison des verts et argents et à leurs relations qui avaient fortement évoluées avec les autres maisons. Après tout, à ce moment précis, il y avait bien des Gryffondor, des Serdaigle et des Poufsouffle assis avec eux.
- Mais comment ça te permet de vaincre un épouvantar ? Demanda Blaise.
- Vous avez vu comment il a hésité devant moi ? Commença alors Gabriel.
- Oui, confirma Ryan qui était dans la même classe que lui.
- En faîte, il a parfaitement vu mes peurs mais il a parfaitement vu aussi qu'elles n'avaient aucune emprise sur moi. Il en a déduis que s'en servir pour m'affronter n'avait aucun sens et ne m'affaiblirait en rien. Il a donc cherché et cherché encore, sans rien trouver. Ça l'a énervé et comme aucune de mes peurs ne lui était utile, il a décidé d'essayer de m'effrayer lui même.
- C'était pour ça qu'il s'est transformé en cette silhouette géante, remarqua Hermione.
- Tout à fait, confirma-t-il. Seulement, il n'a pas réussi à m'impressionner, il s'est donc avoué vaincu.
- Mais pourquoi s'est-il comporté comme un véritable chaton ? Demanda Pansy.
- Les épouvantar font peur à tout le monde à cause de leur pouvoir. Ils apprécient énormément les gens qui ne manifestent aucune peur en leur présence et sur lesquels leurs capacités ne fonctionnent pas. Si vous arrivez à faire ce que j'ai fait, ils vous obéiront et deviendront de véritables petites peluches. Et très sincèrement, ils n'aiment pas se faire ridiculiser avec ce sort stupide.
- Faire d'une créature des ténèbres un chaton ronronnant. C'est une idée plutôt plaisante, remarqua Marcus.
- Les créatures dites des « ténèbres », reprit sérieusement Gabriel, ne sont pas plus mauvaises que les créatures dites de la « lumière ». Leurs pouvoirs, leurs besoins et leurs modes de vies sont seulement différents. Il suffit juste de savoir comment les prendre pour en faire des alliés de poids. Généralement, il ne faut pas grand chose pour vous attirer leurs bonnes faveurs.
- Donc pour faire ce que tu as fait, il suffit juste de contrôler ses peurs ? Demanda Pansy.
- Je serais toi, répondit gentiment Draco, j'enlèverai le « juste » de ma phrase. Très peu de gens arrivent à faire ce que Gabriel vous a montré. C'est une chose très compliquée que de contrôler entièrement toutes ses peurs.
- Dray a raison, renchérit Gabriel, ça peut paraître simple mais c'est une chose très complexe qui nécessite un gros travail mental. Vous avez même sûrement des peurs dont vous n'avez pas conscience. Maîtriser vos peurs, je parle de toutes les maîtriser, de la plus importante à la plus insignifiante, demande beaucoup de temps et de la volonté.
- Pourquoi ? Une chose qui ne nous effraie pas beaucoup ne peut pas servir contre nous. Si ? Demanda Jordan intrigué.
- Imaginez, reprit le jeune prince en levant un index, vous êtes en plein combat contre Vous-savez-qui et ses mangemorts. Vous ne pouvez pas vous permettre d'être déconcentré. Et là une grosse araignée tombe sur votre épaule. D'un côté, il y a ceux que ça ne gênerait pas et qui s'en fiche totalement et d'un autre, il y a vous qui avez une toute petite peur des araignées. Cette peur suffira amplement à vous déstabiliser pendant quelques secondes, secondes suffisantes à un vilain mangemort pour vous envoyer un Avada Kedavra. Pour prendre des cas moins extrêmes, continua-t-il. Prenez un potionniste qui fait une erreur à un moment crucial de la préparation d'une potion importante, de soin par exemple, à cause d'une déconcentration dû à la peur et il tue quelqu'un au lieu de le sauver. Pareil pour les sorciers posant les sorts de la vie quotidienne. Il y a pleins d'exemples dans lesquels vos peurs peuvent vous faire commettre des erreurs graves.
- Et comment il faut faire pour arriver à ton résultat ? Demanda Alexander.
- Beaucoup de travail sur soi même, de réflexions et d'analyse. Vous pouvez en parler avec d'autres pour qu'ils vous aident à trouver le pourquoi du comment et qu'ils vous aident à avancer. Il faut vaincre vos peurs et les affronter. C'est un travail difficile et pour ne pas vous mentir, les gens dans le monde qui arrivent à faire ce que j'ai fais tout à l'heure, se comptent sur les doigts d'une main. Mais tout le monde peut arriver à plus ou moins se désensibiliser de ses peurs, ce qui est déjà beaucoup et remarquable.
- Gabriel ? Interpella doucement Pansy.
- Oui ? Répondit-il en se tournant vers elle.
- Je peux te demander pourquoi tu en es venu à devoir apprendre à faire ça ?
Tout le monde reporta son attention sur Gabriel, curieux de connaître la réponse.
- Et bien parce que mes peurs me gâchaient la vie, avoua-t-il d'une voix plus basse, et j'avais un excellent professeur pour cela, j'en ai profité et comme je m'intéressais aux créatures magiques et donc aux épouvantar, je voulais connaître cette solution, dit-il pour détourner leur attention.
Tous purent sentir qu'il y avait autre chose sous ces paroles mais personne ne poussa la curiosité. La discussion se poursuivit alors que tous mangeaient à la table des verts et argents. Pendant le repas, Gabriel sentit le regard brûlant du directeur sur lui, tout comme celui colérique des Potter. Mais il s'en fichait. Il n'avait plus peur d'eux et faire face à l'épouvantar avec succès lui confirmait cela.
À suivre...
Audragon
