Bonjour à toutes. Aujourd'hui, pas de bla bla, juste le chapitre. Bonne lecture!

Merci à : luna – aliecullen4ever – Mariefandetwilight – caro30 – Imaginaire-de-kiki – petitefilledusud – lapiaf83 – linea – Karoll – aude77 – eliloulou – sistabetina – luna – chouchoumag – alinette 74 – bettypoussin

Luna : Ben non, je ne l'ai pas mal pris… Tu mettrais un coup Jacob? … enfin. Lol! Je suis fière de toi. Hi hi. Merci de tes review.

Petitefilledusud : Merci de ta review et merci d'en laisser une à chaque semaine.

Linea : Merci de ta review.

Karoll : Moi non plus je ne l'aime pas vraiment Jacob, c'est pour ça que j'essaie de relativiser… Lol.

Sistabetina : Quel est le chapitre 20? Est-ce celui de la demande en mariage? Si c'est celui-là, moi aussi j'ai très hâte de le lire, mais malheureusement l'auteure n'est pas rendu là, alors, il faudra prendre son mal en patience… Merci de ta review.

Bettypoussin : C'est vrai qu'il n'y a aucun élément manquant… L'auteure fait un travail formidable. Merci de tes review.

Disclamer 1 : Tous les personnages appartiennent à SM.

Disclamer 2 : Ce magnifique POV Edward est écrit par ForksVampireGirl.


Dans le chapitre précédent :

Elle secoua la tête sans jamais arrêtée de me regarder. Je fis deux pas pour fermer la distance qu'il y avait entre nous pour la prendre doucement dans mes bras. Lorsque je m'éloignai, elle murmura « non » avant de se presser contre moi, me serrant plus fort que d'habitude. Avec sa main intacte, elle s'empara de la mienne pour m'entraîner vers ma chambre.

Je ne lui demandai pas ce qui la contrariait. Nous ne prononçâmes pas un mot du reste de la soirée. Nous restâmes simplement dans les bras l'un de l'autre tandis que je me demandais qu'est-ce qu'elle me cachait et ce que je pouvais faire pour enlever la tristesse dans son regard.


CHAPITRE 14 – FIN D'UNE ÉPOQUE

Je n'avais jamais été capable de lire en Bella autant que je l'aurais voulu, mais je me plaisais à penser que plus nous passions du temps ensemble, plus j'y arrivais. Toutefois, les jours suivants mon voyage de chasse obligé, je me sentais aveugle et sans défense. Je n'avais même pas un bref aperçu de ce qui se passait dans sa tête. Tout ce que je savais, c'était qu'elle me regardait avec une étrange lueur de désir qui était à la fois flatteur et inquiétant. J'espérais qu'Alice me donne quelques indices, mais soit elle ne savait rien, soit elle devenait exceptionnellement bonne pour me bloquer ses pensées.

« Tu t'inquiète trop, Edward », me dit-elle avant de partir pour acheter une tenue de graduation pour Bella. Apparemment, tous les vêtements que Bella avait considérés porté étaient une « option inacceptable ».

Alice m'avait informé que je n'étais pas autorisé à voir la tenue de Bella en disant qu'une surprise était plus amusante, ce qui me laissa une après-midi à mijoter. Carlisle vint me rejoindre en bas et posa doucement sa main sur mon épaule.

« Tout le monde va bien », dit-il en voyant mon expression qu'il n'avait pas bien saisit.

« Je sais », dis-je. C'était légèrement surprenant de réaliser ce que cela signifiait vraiment. Curieusement, le combat à venir était la dernière chose à laquelle je pensais. J'avais été tellement préoccupé à trouver qui était entré dans la chambre de Bella, sans oublié de compter les jours jusqu'à la remise des diplômes. Combien de jours après ce jour fatidique voudrait-elle attendre avant d'être transformée? M'accorderait-elle quelques mois, quelques semaines, ou insisterait-elle pour le faire maintenant? Nous avions parlé d'attendre qu'elle soit prétendument à l'université, histoire de ne pas inquiéter Charlie, mais rien n'avait été définitif. Maintenant, avec ses affaires volées par un vampire inconnu et une armée de nouveaux nés prêt à attaquer, j'étais certain qu'elle était inquiète plus que jamais.

Évidemment, le moment n'était pas la seule chose que j'avais en tête. J'avais passé beaucoup de temps à penser à notre ridicule marché. Plus précisément, je pensais à ce que Bella pensait à propos de ça. Il n'y avait pas si longtemps, nous avions parlé si ouvertement de tout ça. Je comprenais son point de vu – ou du moins, j'essayais –, mais curieusement, j'avais l'impression qu'elle commençait à comprendre le mien et pourquoi c'était si important pour moi. Bientôt, elle ferait partie de mon monde, éternelle, toujours jeune… Elle se donnait déjà à moi pour l'éternité, alors pourquoi ne pas devenir ma femme?

Edward? Carlisle m'observait, perplexe. J'étais complètement figé en ne regardant rien de particulier.

« Je suis désolé. J'ai beaucoup trop de chose qui me trotte dans la tête. »

« Avec raison. Mais si ce n'est pas les nouveaux nés qui t'inquiète, qu'est-ce que c'est? »

Je le regardai, presque gêné de lui dire. Il y avait probablement des choses plus pressantes que celle-ci.

« Tu sais que tu peux me parler de n'importe quoi? »

« Tu es toujours si gentil et compréhensif, Carlisle. Et j'ai toujours été honnête avec toi, même sur les moments les plus sombres de ma vie. Tu m'as aidé lorsque je ne croyais pas être assez fort pour être avec Bella. Tu m'as encouragé, tu m'as fait confiance et tu l'as accueilli comme ta fille. Ça ne devrait pas être si difficile de te parler de ça, mais j'ai de la difficulté à former les mots. »

« Tu t'inquiète de sa transformation. »

« Bien sûr que je m'inquiète. Parce que je lui ai donné cette absurde condition. Je me demande constamment si elle va accepter de m'épouser ou non. Si elle ne l'accepte pas, cela signifiera qu'elle commencera sa nouvelle vie avec la peur de se marier et j'ai du mal à donner un sens à ça. Et si elle y consent, je suis confronté à la tâche – qui me parait impossible – de la transformé moi-même. Comment puis-je lui avoir promis une telle chose, Carlisle? Je ne sais pas si je suis assez fort pour le faire! »

« Tu es assez fort. Tu as déjà goûté son sang et dans des circonstances beaucoup plus grave que ce à quoi tu devras faire face. Lorsque tu lui as sauvé la vie, tu as pris cette décision en une fraction de seconde. Tu n'as pas eu de temps pour te préparé, luxe que tu auras cette fois. Vous devrez en discuter tous les deux, mais si tu le souhaites, je peux être présent. Peut-être qu'Emmett pourrait être là aussi, pour être prêt à t'arrêter si cela devient nécessaire. Je te promets que nous ne te laisserons pas lui faire du mal. Non pas que je pense que tu en es capable. »

« Merci. Je ne mérite pas ta confiance. Mais je veux te croire. J'ai besoin de te croire. Nous avons traversés tant de chose et maintenant, je ne sais pas quoi faire. »

Un étrange sourire glissa sur son visage et je pus entendre un bref flash d'une conversation qu'il avait eu avec Alice. J'haussai un sourcil et il rit.

« Ce n'est pas à moi de te le dire, mais Alice croit que tu ne devrait pas t'inquiéter. »

« Choisis-tu vraiment ce moment pour être si énigmatique? », demandai-je en essayant de ne pas m'énerver. Son sourire ne fit que s'élargir.

« Tu n'es pas le seul à avoir beaucoup de choses à l'esprit en ce moment. Essaie d'être patient avec Bella. Il s'agit de la plus grosse décision de sa vie, et tu veux qu'elle en soit totalement certaine. »

Je n'étais pas sûr, s'il parlait de sa transformation, du mariage, ou d'autre chose, mais je fus soudainement encore plus dans l'obscurité qu'auparavant. Je soupirai, frustré et l'expression de Carlisle se transforma.

« Vous devez discuter », dit-il d'un ton paternel. « Mais à l'heure actuelle, ne dois-tu pas assister à une remise de diplôme? Ça fait combien maintenant? »

« S'il te plaît, ne m'oblige pas à m'en souvenir. »

« Très bien, mais n'oublie pas que c'est la première fois pour Bella. Tu ne veux certainement pas qu'elle soit en retard, non? »

« Crois-tu qu'après la transformation de Bella nous pourrons arrêter la mascarade du lycée pour un certain temps? Je pense vraiment qu'elle aimerait l'université. »

Ses yeux s'assombrirent et j'entendis les mots qu'il n'aurait certainement pas prononcés à haute voix. Il faudra attendre un certain temps avant que Bella soit prête pour être près des autres étudiants. Son expression se radoucit rapidement et il me fit un sourire rassurant.

« Tu veilleras sur elle. Tu ne la laisseras pas faire quelque chose qu'elle regretterait par la suite. Et lorsqu'elle sera prête, tu pourras l'aider à obtenir le meilleur enseignement universitaire qu'elle puisse rêver. »

Je forçai un sourire avant de courir à l'étage pour me préparer. S'il m'aurait été possible de ressentir mon âge, je l'aurais senti en regardant la pile de toge de graduation niché au fond de mon placard. Qu'elle couleur était celle du lycée de Forks? Bleu? Jaune? Je n'avais vraiment pas fait attention. En levant les yeux au ciel, je pris les deux et me dirigeai vers ma voiture.

Lorsque j'arrivai, Bella semblait radieuse quoiqu'un peu nerveuse. Il y avait toujours un soupçon de l'émotion qui la déroutait depuis quelques jours. Elle était clairement anxieuse à cause des évènements à venir, mais dès que je la pris dans mes bras, son pouls ralentit et elle se détendit. Elle me sourit chaleureusement et je me laissai envahir par son délicieux parfum tandis que je la serrai contre moi un peu plus fort. Lorsqu'à regret elle se détacha, je la regardai plus minutieusement. Alice s'était à nouveau surpassée. Elle savait que j'aimais lorsque Bella était habillée en bleu – un complément fort agréable à ses cheveux chocolats et lorsqu'elle leva les yeux vers moi, ses yeux étaient plus profonds que jamais.

Je lui chuchotai qu'elle était magnifique lorsque Charlie se racla la gorge pour nous signalé qu'il était temps d'y aller. Je m'attendais à ce qu'Alice m'attende ici, soucieuse de me montrer le nouvel ensemble de Bella, mais apparemment, elle était partie quelques minutes avant mon arrivé en disant qu'elle nous rejoindrait là-bas. Peut-elle n'avait-elle pas voulu empiéter sur un moment père fille. Il ne l'admettrait jamais, mais il lui était très difficile de laisser Bella voler de ses propres ailes. Cette soirée était très spéciale pour lui et j'étais plus qu'heureux de me retirer et de le laisser remplir son rôle paternel. D'ailleurs, c'est pourquoi j'acceptai de m'asseoir sur le siège arrière de la voiture de Charlie.

J'écoutai l'esprit fascinant de Charlie, qui, curieusement, était plus clair que d'habitude. Plus il était énervée après moi, plus son esprit était cohérent. J'avais toujours eut un aperçu de la teneur de ses pensées, mais ce soir il était clair qu'il souhaitait que la fin du lycée signifie la fin de notre couple à moi et Bella. Il me jetait des regards, trouvant hilarant de me voir à l'arrière de sa voiture de police, quoiqu'il ne m'imagine pas commettre un crime. Je souris, heureux – bien qu'il n'approuve pas ma relation avec Bella – qu'il sache que j'étais une bonne personne.

Même si je savais que ça allait arriver, je me sentis agressé tandis que nous approchâmes du stationnement. Les pensées des gens courraient à travers diverses pensées. Chaque élève et chaque parent faisaient des réflexions sur l'avenir. C'était également un moment de nostalgie et des souvenirs des quatre dernières années. Après tant de décennies, cela n'aurait pas dû m'ennuyer, mais je ne pus lutter contre le pincement de l'amertume. Pour les autres, c'était la fin d'une époque et le début d'une autre. Leur vie allait de l'avant tandis que la mienne resterait à jamais verrouillée.

Cependant, cette fois, j'avais Bella à mes côtés. Elle me rappelait constamment que ma vie allait enfin changer. Je la regardai en souriant, mais lorsque je vis son expression, toute ma joie disparut. Je voulais croire que c'était juste les nerfs, mais j'avais l'impression qu'il y avait autre chose sous la surface. Elle regardait distraitement vers la fenêtre, et de temps en temps, elle semblait essayer de se concentrer sur un point précis.

« Ça va? », lui demandai-je calmement une fois arrivés au lycée.

« Un peu nerveuse », répondit-elle en essayant de sourire. Bien que j'aie soupçonné le contraire, il me fut facile de me convaincre que c'était tout ce qui la dérangeait. L'attention – sous n'importe quelle forme – la mettait mal à l'aise. Cette soirée pour moi ne signifiait que quelques heures d'ennui, mais pour elle c'était bien pire.

« Tu es magnifique », lui dis-je. J'étais sur le point de lui murmurer que si c'était sa dernière graduation, ce serait parfait pour moi. Je ne m'ennuierais pas de cette partie de notre mascarade. Malheureusement, je fus interrompit par Charlie.

Il s'immisça entre nous et je me surpris à penser que d'ici peu, personne, pas même Charlie, ne viendrait se mettre entre nous. Je bannis rapidement ce genre de pensée en me forçant à me rappeler que c'était la soirée de Bella et de Charlie. Ce n'était pas seulement pour Charlie. Je savais que Bella avait besoin d'une sorte d'au revoir avec lui, et par sa nature, cette journée avait déjà un air de finalité. Je me demandais si c'était ça qu'elle avait.

Charlie serra Bella très fort dans ses bras et lui donna une version abrégée de ce qui se passait dans son esprit. Bella sembla légèrement gênée par sa soudaine démonstration d'affection, mais si elle avait entendu ce que j'entendis, son visage serait trois fois plus rouge. Son esprit passait des images comme un vieux film l'aurait fait. Il se passait des souvenirs de familles, des souvenirs de sa petite fille – des moments qu'ils avaient passés ensemble et le moment où il s'était rendu compte qu'il l'avait perdu. J'eus presque envie de pousser Bella dans ses bras, mais il avait déjà remis les murs en place.

« Pas de larmoiements, papa, s'il te plaît! », marmonna-t-elle.

« Personne ne larmoie. Pourquoi n'es-tu pas heureuse? »

« Aucune idée. Je ne réalise pas encore, sûrement. » Je me demandais si j'avais imaginé la lueur de panique dans ses yeux.

« Heureusement qu'Alice a organisé cette fête », lui dit Charlie. « Ça te mettra de meilleure humeur. »

« Tu as raison, tiens! Une bringue est exactement ce qu'il me faut pour me remonter le moral. »

Je voulus parler avec Bella, voir si elle était prête à parler de ce qui l'ennuyait et après lui avoir pressé l'épaule en lui murmurant un « bonne chance », j'essayai de la tirée sur le côté, mais le chaos s'intensifia et je n'eus pas la chance de le faire. Elle me regarda avec lassitude tandis que nous étions séparés pour nous placer par ordre alphabétique. Je cherchai frénétiquement Alice, dans l'espoir de voir si elle avait vu quelque chose qui pourrait m'être utile. Et s'il y avait quelque chose, même si les nerfs de Bella étaient sur le point de lâcher, j'étais certain qu'elle ferait tout me le cacher.

Alice ne se présenta qu'à la dernière minute, avançant en ligne droite juste avant que nos noms ne soient prononcés avec un sourire sur le visage. Elle ne voulait pas croiser mon regard et elle ne voulait pas non plus me parler. Elle ne pensait même pas en français. Puis aussitôt descendu de la scène, elle partit. Je ne sus pas comment elle fit pour disparaître aussi rapidement parmi tous ces humains, mais comme j'avais eu moi-même de la difficulté à m'apercevoir qu'elle était parti, je supposai que personne ne s'en était rendu compte.

Je m'agitai, souhaitant pouvoir disparaître comme Alice, mais je voulais voir Bella recevoir son diplôme. Elle avait travaillée tellement dur pour obtenir de bonnes notes, malgré la folie de mon monde qui la menaçait. En plus des bonnes notes, elle avait un merveilleux cercle d'amis qui se souciait d'elle. Dire que Charlie s'inquiétait parce qu'elle passait tout son temps avec moi. Aussi désagréable qu'il était, même Mike voulait le meilleur pour elle, même si cela signifiait qu'elle parte avec moi après.

Je souris en écoutant les pensées qui tourbillonnaient autour de moi, les appréciant d'une nouvelle façon. Je n'irais pas jusqu'à dire que je me sentais nostalgique car rien ne me manquerait ici – Bella était la seule partie de Forks qui m'importait. Pourtant, Forks m'avait apporté Bella, et pour ça, je serais toujours reconnaissant envers cette ville. Peu importe où nous nous rentrouvrions après sa transformation, cette ville serait toujours la ville où j'étais tombé amoureux d'elle, où nous nous étions battu envers et contre tous, où l'humaine était tombée amoureuse du vampire.

Lorsque Bella marcha sur la scène, les joues rougit tout en regardant vers le sol, je ressentis monter un élan de fierté. Avec tout ce qui s'était passé, elle avait au moins vécu cette expérience humaine. J'entendis Charlie, Jacob et Billy l'applaudir et la vis sourire avant qu'elle ne jette un regard vers moi, réunissant nos yeux durant un bref instant, avant de jeter un autre regard vers le sol. Elle semblait préoccupée. Peut-être qu'elle cherchait Alice et qu'elle se demandait si elle était parti pour finaliser les derniers détails de la fête.

Lorsque la cérémonie se termina, je marchai vers Bella pour l'enlacer par derrière.

« Félicitation », dis-je doucement en effleurant son oreille de mes lèvres.

« Merci. » Elle regarda toujours distraitement autour de nous.

« J'ai l'impression que tu es toujours aussi nerveuse. »

« C'est vrai. »

« Tu n'as plus à te soucier de rien, pourtant. C'est la fête? Ce ne sera pas si terrible. »

« Sans doute. » Lorsque je vis son petit sourire, je commençai à me demander si la disparition d'Alice et l'humeur de Bella n'étaient pas liés. Alice avait travaillée extrêmement fort pour m'empêcher d'entendre ses pensées, mais comment Bella pouvait-elle le savoir?

« Qui cherches-tu? », demandai-je en espérant que mes craintes soient injustifiées. Je préfèrerais qu'elle me dise qu'elle cherche Mike Newton si ça voulait dire que j'avais tout faux.

« Alice », dit-elle timidement. « Où est-elle? »

« Elle a filé dès qu'elle a eu reçu son diplôme. »

Qu'est-ce qu'Alice savait qu'elle ne voulait pas que je sache? Ça devait être à propos des nouveaux nés – quelque chose avait dû se passer. Mais comment Bella pouvait savoir quelque chose que je ne savais pas? Je regardai autour de moi, planifiant de partir en en me souciant pas des apparences. J'étais sur le point de m'enfuir lorsque Bella m'arrêta.

« Tu t'inquiète pour elle? », me demanda-t-elle en essayant de paraître détendue, mais en échouant lamentablement.

« Hum… » La dernière chose que je voulais, c'était que Bella croit que j'étais inquiet. J'étais presque certain que son aptitude à faire face aux situations extrêmes était en grande parti dû au fait que j'arrivais à tenir mes nerfs à distance.

« Comment s'y est-elle prise. Pour t'empêcher de lire ses pensées, s'entend. »

Cela me stoppa dans mon élan. Étant habitué à avoir un aperçu presque illimité de ce que les gens pensaient, avoir été mis dans l'obscurité exprès était légèrement troublant.

« Elle a traduit l'hymne national en arabe. Puis en coréen. »

Bella rit les yeux grands ouverts, concentrés sur n'importe quoi excepté moi. Je ne l'avais jamais vu avoir peur de me parler, ce qui ne fit que croître ma panique.

« J'imagine que ça à en effet brouillé les choses. »

« Tu sais ce qu'elle me cache, toi », lui dis-je carrément. Ce n'était pas une question.

« Oui », dit-elle en feignant la nonchalance. « Parce que c'est moi la responsable. »

Être pris par surprise n'était pas une chose à laquelle j'étais habitué et j'attendis, confus et frustré. Je plaidai en silence avec mes yeux pour qu'elle m'explique ce mystère. Qu'est-ce que Bella avait confiée à Alice et pas à moi? Cela devait être terrible car elles semblaient croire que j'étais incapable de gérer ça de façon rationnelle.

Durant un moment, je paniquai, craignant que l'armée de nouveaux nés ait décidé que nous étions une menace. Peut-être qu'Alice avait vu qu'ils se dirigeaient vers nous pour nous détruire et lorsque Bella avait réalisée ce qu'il se passait, elle avait insisté pour être transformée sur le champ. Je voyais déjà Bella s'en aller car Alice lui avait promis de la transformer elle-même. Cela pourrait expliquer la détermination d'Alice à me garder hors de sa tête, ainsi que la nervosité évidente de Bella.

Bella regardait toujours n'importe où excepté vers moi et cela me mit encore plus mal à l'aise.

« La connaissant », dit-elle calmement en refusant toujours de me regarder. « Elle va tenter de garder ça pour elle jusqu'à la fin de la soirée. Comme je n'aime pas les fêtes, je vais tout te dire. Mais ne t'énerve pas, compris? »

Elle babillait, évitant clairement le sujet. « Crache le morceau. »

« Pas de crise, juré? » Rien de bon n'allait suivre ces mots. J'hochai la tête, non pas parce que je voulais qu'elle continue, mais parce que j'en avais besoin. Peu importe les évènements futurs, elle devait savoir que je la protégerais. Il n'était pas nécessaire qu'elle ait peur.

« À mon avis, le danger n'a qu'une origine, et c'est moi qui suis visée. Tout se tient. L'intrus vérifiait qu'il était possible de tromper Alice. C'est forcément la même personne que celle qui ne cesse de changer d'avis pour brouiller les visions de ta sœur, la même qui a fabriqué ces nouveaux nés et volé mes fringues pour leur donner mon odeur. »

Non. Tout en moi se prononça contre l'idée que ces vampires – peu importe leur nombre – en avaient après ma Bella. Puis, je réalisai que ça pouvait être possible. Elle avait déjà réussi à enrager un groupe de nomades et être sur la liste des Volturi. Alors, pourquoi une armée ne pouvait pas être créée pour la détruire?

« Mais ce n'est pas vous la cible. Super, non? Esmé, Alice, Carlisle, personne ne leur veut de mal. » Elle parlait frénétiquement et elle semblait essayée de me faire voir ça comme une bonne chose. Mon esprit courait au travers diverses pensées si rapidement que pour un moment, il me fut difficile de me concentré sur elle.

Je ne voulais pas l'admettre, mais d'une certaine manière, cela faisait du sens. Le timing était trop parfait. Le fait qu'Alice manque à la fois l'intrus dans sa chambre et la création d'une armée de nouveaux nés semblait presque impossible. Et maintenant, tout était clair. Évidemment que tout était lié et j'avais été un imbécile de ne pas le réaliser plus tôt.

Vu ma soudaine terreur, Bella me toucha la joue en murmurant « calme-toi » doucement. Je forçai mes yeux à rencontrer les siens. Elle sembla vouloir dire autre chose, mais Charlie arriva derrière nous.

« Bella », cria-t-il. « Félicitations, chérie! » Il me repoussa. Je frissonnai en pensant à l'expression que je devais avoir sur le visage. Heureusement, personne ne me regardait – personne excepté Bella, évidemment. Elle me regardait prudemment tandis que Charlie tentait toujours de m'exclure.

Tandis que j'observai Bella avec Charlie, sa tentative désespérée de paraître normal, peu importe à quel point elle devait effrayée, je me sentis furieux. Sa nervosité, tous les regards qu'elle avait jetée autour d'elle et tout ce que j'avais été incapable de lire sur son visage avaient maintenant un sens. Peu importe qui avait réussi à ruiner cette journée –qui était peut-être ses derniers moments en tant qu'humaine, j'étais plus que déterminé à le ou les détruire.

« Tu nous accompagne », entendis-je Charlie murmurer. Je n'avais pas entendu un traitre mot de ce qu'il avait dit avant ça, mais je supposai qu'il m'invitait – à contre cœur – à aller célébrer la graduation de Bella.

« Non merci », dis-je en essayant d'avoir une voix normale.

« Tes parents et toi avez des projets? »

« Oui. Si vous voulez m'excuser. » Je décollai tout de suite après et réalisai immédiatement que j'étais parti beaucoup trop rapidement. Je ralentis en espérant que personne ne m'avait remarqué. J'aurais dû rester pour écouter les réflexions autour de moi, mais rendu à ce point, qu'est-ce que ça pouvait bien faire? Nous allions bientôt quitter Forks.

Au moment où la porte se referma derrière moi, j'écoutai les alentours. Je savais qu'Alice leur avait déjà dit et il ne me fallut pas longtemps avant d'entendre Emmett élaborer des stratégies de combat tandis qu'il faisait le tour du lycée pour s'assurer que Bella soit en sécurité. Je commençai à courir vers la maison, mon téléphone cellulaire en main. Il sonna avant que j'aie eu le temps de composer le numéro.

« Pourquoi ne me l'as-tu pas dit, Alice », criai-je.

« Elle ne voulait pas t'énerver et j'ai figurée que quelques heures de plus ne ferait pas de mal. Je voulais te le dire avant la fête. »

« Ben oui », murmurai-je, indigné.

« Le reste de la famille est déjà au courant et ils sont en train d'élaborer une nouvelle stratégie. Bella est en sécurité. Quel mal y a-t-il de t'avoir permis de profiter de l'obtention de ton diplôme? »

« Ce n'est pas à propos de moi. Bella est très nerveuse. Si j'avais su, j'aurais pu la réconforter en lui assurant que nous ne laisserons quiconque lui faire du mal. »

« Elle le sait ça, Edward! Elle n'est pas nerveuse à cause de la personne qui est à ses trousses. Elle avait peur que tu sois en colère. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle est soulagée. Elle était terrifiée par l'idée que les nouveaux nés en avaient après nous. Elle avait peur qu'ils nous arrivent quelque chose. Je sais que tu n'aimes pas entendre parler de son manque complet de préservation, mais pour cette fois, peux-tu me croire lorsque je te dis qu'elle va très bien! » Il y eut un silence à l'autre bout de la ligne tandis que j'essayai de gérer ce qu'Alice me disait. « Elle est nerveuse, mais elle va bien », ajouta-t-elle vu que je ne dis rien et j'entendis le sourire dans sa voix.

Comme j'approchai de la maison, je ralentis ma course, déterminé à me ressaisir avant d'arriver. Tout le monde était ok avec cette nouvelle découverte. Une fois arrivé à l'intérieur, je dus lutter pour essayer de paraître calme.

Tu sembles aller mieux, pensa Alice. Mais je te connais mieux que ça. Par contre, c'est bien que tu essaie.

Je soupirai en mimant un : « merci ». J'entendis Carlisle, qui était dans le salon, réfléchir à ce que ça signifiait pour nous.

« En supposant qu'ils sont vraiment intéressés par Bella, le mieux que nous pouvons faire pour nous assurer qu'ils viennent à nous est de garder Bella ici. »

« Ça devrait être assez facile », dit ironiquement Rosalie. « Ce n'est pas comme s'il va la laissée quitter la maison maintenant qu'il sait qu'ils en ont après elle. Et dire que nous pensions qu'il était surprotecteur avant… »

« Rose, soit gentille. Ton cynisme n'aide personne. »

Ce n'est pas du cynisme, c'est la vérité…

« Edward, tu es rentré », dit Esmé en m'empêchant de dire quelque chose que j'aurais probablement regretté plus tard.

« Oui, j'ai pensé que je devais venir avant la fête. Je voudrais suggérer que nous l'annulions, mais j'imagine qu'Alice insiste pour que tout se passe comme prévu. » Cette dernière me sourit malicieusement avant de se diriger vers l'étage pour aller chercher d'autres décorations. Si une chose avait changée dans ses plans, c'était qu'Alice était encore plus sûre que Bella ait besoin d'une distraction.

« Alice m'a dit que tu étais énervé », me dit Carlisle. « Mais je pense que je suis d'accord avec Bella. C'est une bonne chose. »

« Une armée entière de nouveaux nés en a après Bella – qui soit dit en passant à été créée par un vampire et que nous ne savons toujours pas qui est ce vampire – est une bonne chose? »

« Nous avons planifiés de combattre cette armée sur leur territoire, au milieu de milliers de gens. Les nouveaux nés n'ont aucun respect pour les humains. Maintenant que nous savons ce qu'ils cherchent, nous savons qu'ils viendront à nous. »

« Alors, Bella va rester ici et être notre appât? »

Je regrettai aussitôt mes mots. Le flash d'agonie que je vis dans les yeux de Carlisle me fit sentir extrêmement coupable. Évidemment, il ne mettrait jamais Bella en danger. Il l'aimait comme un père aime sa fille.

« Je suis désolé », dis-je calmement. « Pardonne-moi pour avoir parlé si sottement. J'essaie seulement de voir les choses comme toi, mais c'est difficile. »

« Je comprend. Moi aussi j'ai peur pour elle, mais je sais que nous sommes prêts. Ils croient avoir une avance sur nous parce qu'ils sont arrivés jusqu'ici sans qu'Alice les voit. Nous pouvons espérer qu'ils ne connaissent pas le don que tu as, mais en réalité, c'est sans importance. Qu'ils le sachent ou non, tu les entendras arriver. »

Au moins, c'était vrai. Et j'y pensais aussi rationnellement que le reste de ma famille. Je voyais les avantages à combattre sur notre territoire. En supposant que je les entende à temps, nous pourrions sans doute les empêcher d'entrer dans la ville. Un combat dans la forêt que nous connaissions si bien me semblait une bien meilleur option que de combattre dans une ville où nous devrions nous soucier d'éventuelles victimes et témoins.

Mais où serait Bella? Carlisle dû comprendre mon expression ou peut-être était-il aussi effrayé que moi?

Les loups peuvent la protéger. Mes yeux lui lancèrent des éclairs. La colère montait en moi, bien que quelque part, au fond de mon esprit, je savais que j'y avais pensé aussi. Edward, soit raisonnable, poursuivit-il. Nous avons besoin de toi. Nous sommes déjà trop peu. Il n'y a pas d'autres options auxquelles je puisse penser. Ils l'ont déjà protégée auparavant. Mis à part tes sentiments envers Jacob, tu sais qu'ils sont dignes de confiance lorsque la sécurité de Bella est concernée.

J'en avais envie, mais je ne pouvais par argumenter, bien que je me demande si Bella serait d'accord pour aller à La Push. Je pouvais presque la voir bouder sur le divan de Jacob, aussi malheureuse que moi avec cet arrangement. Mais si cela signifiait qu'elle était hors de danger…

« Pensez-vous pouvoir terminer cette discussion plus tard? Nous avons une fête à préparer. » Moi et Carlisle levâmes nos yeux au ciel. Il n'y avait qu'Alice pour penser à faire la fête dans un moment comme celui-là.

« Ne crois-tu pas que planifier une nouvelle stratégie est légèrement plus important qu'une fête? », lui demandai-je.

« Peu importe. Il est trop tard pour annuler. Les gens arriveront bientôt. D'ailleurs, ne devrais-tu pas aller chercher Bella? Ils ont bientôt fini de dîner et elle t'attend. » Je soupirai. Il était inutile de discuter avec elle, et je savais qu'il n'y avait plus d'espoir d'annuler, donc je me précipitai au restaurant où Bella et Charlie mangeaient pour attendre qu'ils aient fini. Emmett arpentait les alentours. Son esprit était un étrange mélange d'ennui et de concentration. Il était le seul à ne pas être enthousiasme à notre nouveau plan : attendre qu'ils viennent.

« Quelque chose d'inhabituelle », lui demandai-je.

Rien. Pas une seule brindille n'a bougé. Il m'était difficile de ne pas être énervé du fait qu'il semble déçu. Il dû lire la frustration sur mon visage, car il fut instantanément plein de remords. Je suis désolé. Ce n'est pas ce que tu penses. Je veux juste que tout ça soit terminé.

« Eh bien, je suis totalement d'accord avec toi. »

Je mentirais si je te disais que je ne suis pas excité par l'idée de combattre. Ce sera agréable d'enfin pouvoir faire quelque chose. Chasser l'élan dans le parc devient très ennuyeux.

« Heureux d'entendre que le fait que Bella soit traquée met fin à ta vie ennuyeuse », dis-je sarcastiquement.

Peux-tu juste m'écouter s'il te plaît? Oui, je suis excité. Oui je suis impatient de montrer à ces nouveaux nés à qui appartient ce territoire. Mais est-ce que tu sais ce qui m'excite le plus? J'haussai les épaules avant d'être surpris par ce qui traversa son esprit.

Notre famille debout, triomphante et encerclant Bella qui nous remerciait tous avant de me prendre la main pour partir avec moi. La prochaine pensée, fut Bella transformée – indestructible et magnifique. L'image était encore plus claire que les visions d'Alice, comme si d'une façon ou d'une autre, Emmett avait un don de prémonition.

« Je ne comprends pas », murmurai-je en le regardant, les yeux écarquillés. Il s'assit à côté de moi avant de me dire à voix haute.

« En supposant que tu ne trouves pas un autre moyen de la convaincre de rester humaine, je suis sûr que ce sera la dernière fois que nous devrons la protéger. Je sais que tu ne veux pas qu'elle fasse ce choix par peur, et je comprends pourquoi tu ne veux pas la transformée avant le combat – nous n'avons pas besoin d'avoir à gérer un autre nouveau né. Mais quand tout cela sera fini, plus rien ne l'empêchera d'obtenir ce qu'elle veut. Ensuite, tu pourras enfin arrêter de toujours t'inquiéter pour elle et elle pourra cesser d'avoir peur.

Cela n'arrivait pas souvent qu'Emmett arrive à me surprendre, mais sur ce coup, j'étais sans voix.

« Quoi qu'il en soit », reprit-il sur un ton désinvolte en se relevant. « Bella est en train de dîner à l'intérieur et depuis une demie heure, elle regarde – et pas subtilement – à l'extérieur. Et lorsqu'elle sortira, je pense qu'elle préférera voir que c'est toi qui l'attends. On se voit à la maison. » En souriant, il commença à courir et il fut hors de vu avant que je puisse lui répondre.

L'effet que cela me faisait de voir l'avenir de Bella à travers les yeux de ma famille était incroyable. Savoir à quel point ils l'acceptaient, de voir à quel point ils étaient certains qu'une fois toute cette folie terminée, elle fera à jamais partie de notre famille, rendait tout ça très clair. Très certain.

Quelques minutes s'écroulèrent avant que je ne vois ma Bella à l'extérieur, les cheveux dans le vent. Son parfum dériva jusqu'à moi, mélangeant plaisir et souffrance, comme c'était toujours le cas. Lorsque je pensai que bientôt il ne me torturerait plus, je ressentis le familier pincement de tristesse. Cependant, mon désespoir fut réduit au silence par l'appel de sa beauté, sa voix, sa gentillesse, son amour pour moi – tout cela restera, elle sera mienne pour toujours et je pourrai la chérir pour l'éternité.

Je fus surpris par l'urgent besoin d'être près d'elle. Sans faire attention, je sortis de l'obscurité pour la prendre dans mes bras. Durant un instant, j'eus peur de l'avoir prise par surprise, mais rapidement elle se détendit dans mes bras. Je l'embrassai peut-être un peu trop fort, oubliant ma force – et pour être honnête tout – pour un instant. Lorsque je la libérai, je me rappelai qu'elle était toujours fragile et qu'il y avait toujours du danger.

« Comme va? », souffla-t-elle.

« Pas terrible », admis-je. « Même si je me contrôle. Désolé pour tout à l'heure. »

« Je regrette de t'en avoir parlé si tôt. »

« Non. Il fallait que je sois au courant. Je n'en reviens pas de ne pas avoir deviné avant. »

« Tu étais préoccupé. »

« Pas toi? »

Après avoir réalisée que quelque chose d'épouvantable la traquait, elle était encore une fois, préoccupée par mes sentiments. Elle ne voulait pas que j'aie des remords ou que je me sente coupable de ne pas avoir vu ce qui était évident. Je ne méritais pas son éternelle patience. Je l'embrassai à nouveau – plus doucement cette fois – et n'eus qu'un bref instant pour me délecter de sa perfection.

« Charlie rapplique », lui dis-je.

« Je vais lui demander de me déposer chez toi. »

« Je vous y suivrai », lui promis-je avant de disparaître dans l'ombre.

« Inutile », commença-t-elle à dire, mais elle devait savoir que je ne serais jamais bien loin.

Je courus derrière la voiture en écoutant avec amusement leur conversation. Charlie montra légèrement ses émotions et j'étais certain que Bella savait que c'était seulement l'ombre de ce qu'il ressentait. Il l'aimait, il était fier d'elle et serait toujours heureux qu'elle ait choisi de passer cette période avec lui. Elle lui exprima sa gratitude et j'essayai de ne pas entendre la tristesse derrière les mots que je reconnus comme une sorte d'adieu. Quelques minutes après que j'eus commencé à voir les lumières qui menaient à ma porte, Bella murmura à contre cœur : « Cette Alice », lorsqu'elle les vit elle aussi.

« Superbe. Elle n'est pas du genre à faire les choses à moitié, hein? », lui dit Charlie, essayant de cacher le fait qu'il trouvait tout cela impressionnant.

« Tu es sûr de ne pas vouloir entrer? », lui demanda-t-elle.

« Oh oui! Amuse-toi bien, chérie. »

« Merci, espèce de lâcheur. »

Je regardai Bella prendre une profonde inspiration tandis qu'elle débarqua de la voiture en perdant clairement de la détermination à mesure qu'elle approchait de la porte. Comme Charlie s'éloignait, un large éventail d'émotions flottaient dans son esprit tandis qu'il réfléchissait à cette journée. Il ne l'avait jamais dit à haute voix, mais au milieu de sa persistante aversion envers moi, lorsqu'il regarda dans le rétroviseur, je sentis sa gratitude envers ma famille. Il était heureux de savoir que nous prenions soin d'elle et même s'il n'arrivait pas à le comprendre entièrement, il sentait à qu'elle point elle était bien avec nous. Peu importe ce qui faisait le bonheur de Bella, il voulait qu'elle l'ait et en ce moment, il réalisait que nous étions exactement ce qu'elle voulait.

Même sans la découverte que Bella avait fait aujourd'hui, je savais que cette nuit allait être difficile pour elle et compte tenu des circonstances, je ne savais pas du tout comment j'allais faire pour passer à travers sans devenir fou. Pourtant, tandis que je regardai les lumières se refléter dans les yeux de Bella et ses cheveux danser au clair de lune, tout ce que je désirais, c'était de tout oublier pour la nuit. Je voulais célébrer la fin qui allait nous conduire à un nouveau départ.


Je vous souhaite un bon week end.

Bisous xoxo

Miss Lunatik