Disclaimer : Pour faire simple, tout appartient à Kurumada.

Previoulsy in Numen Inest :

NdA :

Le générique de cet épisode est Mezzanine de Massive Attack.

Niacy : Non, pour une fois, ce n'est pas pour ça que j'ai coupé ici. Si j'ai coupé sur ce départ, c'est parce que la suite n'était pas du tout claire dans mon esprit. Je me suis retrouvée bloquée. Des quelques scènes que je voyais plus ou moins aucune ne m'entrainait vers la suite des événements. Ce n'était que des idées qui ne menaient nulle part. J'ai donc décidé de terminer le chapitre juste avant ce brouillard.

Blue Kaminari : je te l'ai dit, je pense que tes critiques sont largement justifiées. Ce n'est pas faute de l'avoir répété : NI n'est pas construite. Je vous avais averti au départ. Je vous ai dit que je ne savais pas exactement où j'allais. Que je n'avais pas prévu que Kanon se fasse posséder. Si, dans Résurrection, il m'arrivait de rajouter quelques détails (Sylphide et Pharaon, le grand n'importe quoi du Sanctuaire), ils n'impactaient pas sur la trame. Là, au contraire, je laisse l'histoire se faire – plus ou moins : je garde la vision générale de qui fait quoi et pour quelles raisons - en même temps que j'écris. C'est une autre façon d'aborder l'écriture. Et je souhaitais réellement tenter cette expérience. Me laisser porter par la frénésie des mots aussi longtemps que je le pouvais. Et lâcher prise, dans une certaine mesure. Parce que c'est intéressant, pour mon apprentissage de l'écriture. Maintenant, je comprends tout à fait qu'on puisse ne pas apprécier cette façon de faire ou ce qu'elle engendre. Qu'on préfère Rés. Cela ne me pose aucun problème, et je suis même contente d'avoir différents sons de cloches. Je te remercie d'avoir fait cette review. Poutoux :)

Kalista : Pour le chapitre un peu court, je te donnerai les mêmes explications qu'à Niacy. Quand je m'en suis rendue compte, j'aurais pu tenter d'étoffer un peu les scènes précédentes mais j'ai préféré ne pas le faire. Il y a des passages sur lesquels je n'aime pas, ou je ne sais pas, m'appesantir. Le combat contre Tartare est probablement un peu court. Mais le rallonger, en rajoutant plus de participation de la part des Dieux par exemple, m'aurait paru vraiment artificiel pour le coup.

Caro : Je n'ai jamais envisagé que Tartare se libère pour de vrai. Parce qu'il aurait fallu que je fasse intervenir tout l'Olympe ou peu s'en faut, et que non, de ça, je n'avais pas envie. J'ai déjà trop de personnages que je néglige. Chaos, il est fun. Je ne l'imagine pas du tout comme un vieux bonhomme. Chaos c'est le mouvement, c'est le dynamisme, c'est plein de choses qui font qu'il est très djeuns dans sa tête. Sisi. Quant à Rhada/Kanon… je ne voyais pas le Juge réagir autrement qu'en hurlant sur son Gémeau. Et l'autre tête de mule refusant de reconnaître ses torts, évidemment.

Taïsha : Fais gaffe, parce qu'Erèbe, il est pris. Et je doute que Nyx soit particulièrement prêteuse… Enfin, je dis ça… tu peux toujours voir ça directement avec elle hein :p Et oups, oui, j'ai confondu Perséphone et Poséidon… Oh my…

Cylla : Bon alors déjà, anti-inflammatoires + antidouleurs… mouarf:/ cheer up ! poutoux ! et bon rétablissement surtout ! Pour Shunreï, je m'en voulais de ne pas l'avoir utilisée du tout dans ces deux histoires (je crois qu'elle ne doit pas prononcer une seule phrase entre Résurrection et NI…) et puis je me suis souvenue de la confrontation Shiryu/DM et l'idée m'a semblé relativement évidente. Avec, en plus, Angelo qui vient la trouver pour tracer un ultime trait sur toutes les rancœurs issues des combats précédents.

Et donc, le nouveau chapitre. Assez court, lui aussi. J'aurais pu essayer de le fusionner avec le prochain, mais je crois que c'est mieux ainsi. J'espère qu'il vous plaira.


Dans la chambre de l'infirmerie, Nyx sourit. Erèbe est libre. Ensemble, plus rien ne les arrêtera. Le règne de Zeus et des Olympiens ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir, une anecdote. A peine plus de quelques pages dans l'Histoire de Gaia. Cette perspective la réjouit. Son père sera fier d'elle. Mais elle ne doit pas oublier qu'elle a une tâche à accomplir. Hadès, Poséidon et Athéna vont essayer de trouver refuge ici. Elle doit détruire leur base arrière. De l'autre côté de la porte, Hypnos et Thanatos… Elle va devoir s'en prendre à ses fils. Elle soupire. Elle ne doit pas perdre de temps. Elle ne doit plus avoir d'états d'âme. Elle a tant de choses à faire. Elle joint les mains.

-Midnight's call.

Son cosmos se déverse dans la pièce, se répandant en vagues sombres. Il déborde par les fenêtres, il s'infiltre sous la porte. Les Ténèbres l'entourent, plus noires que jamais, et elle se tient en leur sein, blanche et lumineuse. Pâle et éthérée. Ses yeux et ses lèvres de lave ressortant sur son visage blafard. Hypnos et Thanatos défoncent la porte et se précipitent à l'intérieur.

-Mère !

-Mes enfants…

-Arrêtez ! Libérez Saga !

Elle a gardé un visage de marbre.

-Cette fois-ci, je ne me laisserai pas troubler pas votre comportement. J'en suis désolée pour vous. Première Cloche.

Elle frappe dans ses mains et tend la droite vers Hypnos. Une sphère blanchâtre en sort pour atteindre le Dieu du Sommeil en pleine poitrine. Il s'effondre aussitôt, inconscient.

-HYPNOS !!

Thanatos l'a rattrapé et le tient contre lui. Il se retourne vers Nyx.

-Comment… ? Comment osez-vous vous en prendre à lui ?!

-Vous êtes mes adversaires, Thanatos. Vous vous opposez à moi. Croyais-tu que je vous regarderais m'attaquer sans réagir ? Es-tu devenu à ce point naïf, mon chéri ?

-Vous allez me le payer ! Terrible Providence !

Sous la puissance de l'attaque, Nyx est forcée de reculer. Elle regarde, surprise, son fils dont les yeux argentés brûlent de colère.

-Je ne te connaissais pas cette force, mon trésor…, fait la Déesse en penchant un peu la tête. Le pacte que tu as passé avec Hadès…

Elle se frappe le front.

-Suis-je bête… Tu n'es pas seul en cet instant, n'est-ce-pas ? Mais trois esprits asservis, trois volontés entravées et esclaves, n'ont aucune chance face à moi… Veux-tu vraiment venger ton frère ?

Elle a plongé son regard de lave dans les yeux d'argent de son fils. Elle est parfaitement sérieuse et calme en cet instant. Thanatos, lui, est ivre de rage.

-Je vous détruirai, Mère ! Terrible Providence !

Nyx projette un peu de son cosmos pour contrer la technique du Dieu de la Mort, prévenue, cette fois-ci, de la puissance de son enfant.

-Essaie de me détruire. Essaie donc. Mais pour cela il faudra que tu redeviennes qui tu es vraiment, Thany.

-Ne m'appelez pas comme ça !, rugit le Dieu.

-Si tu veux me tuer, si tu veux gagner, tu dois te libérer. Rompre le Pacte passé avec Hadès. Redeviens mon fils, Thany ! Recouvre ta liberté, et tu pourras venger Hypnos !

-JAMAIS ! TERRIBLE PROVIDENCE !

Nyx secoue la tête, tristement, et pare l'attaque. Les boucles blanches flottent quelques instants dans les airs, avant de retomber mollement sur les épaules de Saga.

-Et bien soit. Puisque tu en as décidé ainsi… Deuxième Cloche.

Elle frappe ses deux mains l'une contre l'autre, et tend la gauche vers son fils. La boule blanche fend l'air et leurs deux cosmos avant de percuter le Dieu qui s'effondre à son tour. Elle s'approche à pas lents des corps inanimés de ses deux enfants. Elle s'accroupit. Elle replace une mèche derrière l'oreille d'Hypnos, caresse tendrement le visage de Thanatos.

-Je suis sincèrement désolée, mes chéris. Pourquoi a-t-il fallu que vous soyez aussi bornés ? Perséphone me le paiera, je vous le jure. Et quand tout sera fini, vous serez à nouveau libres.

-Qu'est-ce que… ?! NYX !!

La Déesse se retourne, toujours accroupie.

-Oh, c'est toi, Chevalier du Bélier. J'ai dû emprunter le corps de ton compagnon. Tu ne m'en voudras pas, n'est-ce-pas ?

Elle sourit et se relève, tandis que Mû, accompagné par plusieurs Chevaliers et Spectres, fait brûler son cosmos. Derrière lui, Angelo, Rune, Shura, Milo, Camus, Valentine, Yvan, Rock font de même.

-Je tiens d'ailleurs à te remercier, Chevalier. Sans ton aide, précieuse, j'aurais éprouvé de grandes diffcultés à contacter l'âme de Saga, lorsqu'il était emprisonné. C'est le problème des techniques trop proches du zéro absolu. Le mouvement est tellement ralenti que l'esprit lui-même est touché. Mais heureusement, l'amour a su surmonter cette difficulté. Que c'est ironique, n'est-ce-pas… que l'Amour ait servi mes plans… Il doit être fou…

Nyx part d'un petit rire.

-Libérez Saga…, gronde Mû.

-Non.

-Libérez Saga !, hurle le Tibétain.

-Je viens de dire non, Chevalier. Ce n'est pas en le répétant plus fort que tu vas me faire changer d'avis. J'ai besoin de son corps. Vous n'imaginez pas à quel point c'est fatiguant de lancer une attaque tout en restant immatérielle. Et maintenant, si vous voulez bien m'excuser…

Elle intensifie son cosmos, mais les Chevaliers et les Spectres font front et lui barrent toujours la route. C'est beau de les voir ainsi, tous unis, eux qui défendent des Dieux différents. Eux qui se battaient encore les uns contre les autres, il y a deux mois. De voir les protecteurs d'Athéna former un bloc. De voir les Spectres unis. Et de voir ces deux groupes soudés… Elle frappe dans ses mains. Deux fois.

-Troisième et Quatrième Cloches.

Elle a tendu les deux mains devant elle, et deux sphères blanches partent en direction du groupe. Pour atteindre respectivement Shura et Rune. Qui s'effondrent aussitôt au sol. L'horreur se répand dans les auras des Spectres et des Chevaliers, bientôt remplacée par la colère. Leurs cosmos brûlent et ils les déploient contre Nyx. Les sept combattants déclenchent contre elle leur attaque, au même instant. La Déesse passe en position de défense, et croise ses bras devant son visage.

-Velvet Cloak.

Un voile de ténèbres l'entoure à présent, et protège les corps d'Hypnos et Thanatos qui gisent à ses pieds. Et lorsque les deux vagues d'attaques viennent toucher cette barrière, celle-ci se plie, se tord mollement, pour absorber toute leur puissance et finir par les repousser, les renvoyant dans des directions totalement aléatoires.

Un grand fracas. Le couloir n'a pas résisté et les murs ont volé en éclat. Au milieu d'un nuage de poussière, de débris et de gravas, les Chevaliers et les Spectres se relèvent. Deux groupes distincts. Les lèvres de Nyx s'étirent en un sourire satisfait.

-Mais que c'est drôle… Vous ne goûtez certainement pas la saveur de cet instant, aveugles que vous êtes, mais si vous le pouviez, je suis certaine que vous vous rangeriez à mon avis.

Elle étend son cosmos qui s'infiltre entre les deux groupes. Sans le lien créé par les sentiments de Shura et Rune, les deux blocs sont totalement désunis, et ils s'écartent irrémédiablement pour qu'entre eux s'installe l'aura de nuit de Nyx. Alors, elle avance lentement entre eux, sans qu'ils ne puissent rien y faire, écrasés par sa puissance. Ses pas sont élégants et gracieux. Calmes. Dans la salle du trône, il reste des Chevaliers et des Spectres bien sûr. Mais elle ne les craint pas. Elle ne commettra pas de péché d'orgueil. Certains, parmi eux, ont réussi à défaire des Olympiens, et même si elle se sait bien plus puissante que ces Dieux qu'elle déteste, elle ne sous-estimera pas ces combattants. Ils sont trop proches du but, désormais pour qu'ils puissent se permettre la moindre…

Elle se fige, alors qu'elle n'est plus qu'à quelques mètres de la porte derrière laquelle elle sent les cosmos des derniers défenseurs d'Athéna et d'Hadès. Elle ne veut pas croire ce qu'elle ressent… Le cosmos d'Erèbe qu'elle percevait jusqu'à présent assuré s'est troublé. Elle se concentre pour tenter de comprendre ce qu'il se passe sur le territoire de son frère. Et perçoit l'aura du Juge qui s'est opposé à elle… faible et mourante… et… Elle ouvre de grands yeux.

-Erèbe… !

Elle serre les dents et les poings. Elle ne peut pas y aller… Elle ne peut pas se rendre aux Enfers pour tenter d'arrêter son père, pour tenter de calmer son époux et le forcer à s'excuser… De le ramener à la raison. Et c'est la fin. Le cosmos de son frère disparaît. Elle fait exploser son cosmos.

-EREBE !!

Tout est balayé autour d'elle, pulvérisé par la violence de sa douleur et de sa rage. Ses cheveux blancs volent autour de son visage déformé par la haine. Elle s'avance d'un pas décidé vers la salle du trône d'Athéna et frappe dans ses mains. Une fois. Deux fois… huit fois. Des Chevaliers et des Spectres tentent de s'opposer à sa progression. Cinquième, Sixième, Septième Cloche. Pharaon, Queen et Aldébaran s'effondrent aussitôt. Shina, Sylphide et Gordon se jettent sur la Déesse… En pure perte. Elle ne leur a même pas accordé un regard. La puissance de son cosmos a suffi à les repousser. Les cinq Bronzes viennent se placer devant elle. Son regard accroche celui de Shun.

-Huitième cloche !

Ikki s'est jeté devant la sphère blanche et s'effondre aux pieds de son petit frère, qui le regarde sans comprendre.

-Neuvième cloche !

C'est au tour de Hyoga de s'opposer à la Déesse, dans l'espoir de protéger Andromède. Mais le Cygne tombe à son tour.

-IKKI ! HYOGA !

Shun fait brûler son cosmos et déploie sa chaîne.

-TEMPETE NEBULAIRE !

Shun a déployé toute sa puissance dans cette attaque qui dévaste tout autour de lui et de la Déesse. Tous les présents encore conscients se sont mis en position de défense. Kiki a téléporté Seika et Shunreï à l'extérieur du temple d'Athéna et tout trois se mettent à prier pour un miracle. Mais la technique de Shun reste sans effet sur la Déesse.

-Dixième cloche.

Le jeune homme aux cheveux verts tombe à son tour. Shiryu lance ses dragons contre Nyx, mais elle les pare d'un simple revers de la main.

-Onzième cloche.

Le Dragon s'effondre. Seiya se met à hurler et déchaîne sa puissance. La comète de Pégase fonce sur la Déesse qui ne lui accorde pas la moindre attention.

-Douzième cloche.

La sphère lumineuse vient percuter la comète, et la fait exploser pour continuer sa route jusqu'à la poitrine du Japonais. Pégase regarde Nyx quelques instants, tombe à genoux, puis face contre terre. Dans la salle dévastée, la Déesse semble s'être un peu calmée. Elle regarde Cerbère. Le seul à pouvoir s'opposer encore…

-Eagle Toe Flash.

Nyx attrape la cheville de Marine et la projette violemment contre un des piliers de la salle, sans plus s'intéresser à l'Aigle. Elle reporte son attention sur le chien des Enfers, qui grogne, ses babines retroussées découvrant ses crocs.

-Cela me désole de ne plus voir en toi qu'un animal domestique… Dressé pour obéir à son maître… Qui montre encore ses crocs, mais qui ne sait plus mordre. Cela me réjouit presque que Tartare n'ait pas à te voir, ainsi… Qu'ont-ils fait de toi ? Qu'ont-ils fait de mes fils, Cerbère ?

Elle s'avance doucement vers lui, le visage triste.

-Ne t'oppose pas à moi. Je ne veux pas te faire de mal.

Elle s'agenouille devant lui, tendant la main.

-Souviens-toi. Souviens-toi de ce qu'était le monde avant qu'ils ne s'en emparent. Souviens-toi de la saveur de la liberté. Souviens-toi, Cerbère…

Derrière la Déesse, une grande lumière illumine la salle. Perséphone apparaît, dans une de ses robes de velours vert, ses cheveux attachés en un chignon bas.

-Laisse-le, Nyx !

La Déesse de la Nuit se relève et se retourne vers l'Olympienne, son visage déformé par la haine. Sans autre avertissement, Nyx se relève et attaque la Reine des Enfers.

-Utter Nightmare !

Des dizaines de visages hurlant s'échappent de l'aura de Nyx et fondent sur Perséphone, qui déploie son cosmos pour résister à l'attaque.

-Lovely Shield !

Un mur de plumes blanches et roses se forme devant la Reine des Enfers. Les figures déformées les font voler en éclat, mais Nyx arrête tout de même son attaque. Elle regarde un enfant apparaître de derrière Perséphone et se tenir à ses côtés. Il porte une tunique blanche, et ses boucles blondes lui donne un air angélique.

-Eros... ! Comment oses-tu te présenter devant moi ?!

-J'ose tout qu'est-ce que je veux ! Tu me fais même pas peur !

Nyx regarde le chérubin. Des larmes de rage lui montent aux yeux.

-Eros… Qu'ont-ils fait de toi ?! Comment peux-tu ne pas avoir honte de ce que tu es devenu ?! Te rends-tu compte, Perséphone, de ce que vous avez lui fait?!, se met-elle à hurler à l'adresse de la Reine des Enfers. De ce que vous avez fait à mes enfants ?! De ce que vous faites subir à Gaïa ?! Regarde Cerbère, Perséphone ! Et dis-moi si tu vois encore en lui le petit-fils de Tartare ! Ose me dire qu'il est plus qu'un animal de compagnie ! Tu es monstrueuse, Perséphone ! Vous êtes monstrueux ! Tous ! Tous les Olympiens !

La Reine prend la main d'Eros et affronte la Déesse primordiale du regard.

-Ton Père lui-même ne semble pas de cet avis, puisqu'il vient d'enfermer à nouveau Erèbe, Nyx. Tu sais comme moi que tu n'as plus une chance de l'emporter.

-Tu ne comprends rien ! Tu ne sais rien de Ses motivations! Tu n'as même pas compris pourquoi Il t'a tuée ! Mais Il n'aura pas besoin de le faire une troisième fois !

Un flash doré. Les dix-neuf combattants des Enfers apparaissent entre les adversaires. Dans l'instant qui suit, ils libèrent leur cosmos, afin de protéger Perséphone et Eros.

-Vous ne m'arrêterez pas !, hurle Nyx en déployant son aura de ténèbres. Midnight's Call ! Les Douze Cloches !

Douze sphères lumineuses s'abattent sur le mur formé par les auras des Dieux et de leurs protecteurs. Les vingt-et-unes volontés, tendues dans un même but, les maintiennent à l'écart… et finissent par les pulvériser. Aussitôt, elles fondent sur la Déesse.

-Velvet Cloak !

Le voile de ténèbres résiste durant de longues secondes à l'assaut conjugué… avant d'être à son tour déchirer. Mais l'attaque n'atteint pas Nyx. Le cadet des Gémeaux s'est interposé. D'une main, il a étouffé les cosmos de tous les présents. Il tourne le dos à ses vingt compagnons et regarde Nyx.

-Retire-toi, maintenant, fait-il d'une voix qui ne lui appartient pas. Cette bataille, cette guerre est finie. Et vous l'avez perdue, toi et tes frères.

La Déesse de la Nuit semble désespérée.

-Père…

-Si tu continues, ils t'enfermeront. Et tu sais que je ne le souhaite pas. Erèbe et Tartare sont emprisonnés. Gaïa ne peut rester seule… Elle a besoin de toi.

-Mais Erèbe… C'est vous qui avez…

Le Dieu la fait taire en plaçant ses doigts sur ses lèvres de lave.

-Pas de ça, s'il-te-plait. Tu sais qu'il ne m'a pas laissé le choix. Tu as senti, toi aussi, sa volonté de domination.

-J'aurais pu… essayer de le raisonner, si vous m'aviez laissé… Mais vous avez préféré protéger cet humain…!, crache-t-elle.

-Tu me connais mieux que quiconque, ma belle. Tu sais parfaitement qu'il ne s'agissait pas seulement de Kanon.

La Déesse a baissé les yeux.

-Qu'allez-vous faire maintenant ?, demande-t-elle, résignée.

-Qui sait ? Peut-être sont-ils maintenant capables de comprendre si je leur explique ?

-Vous leur accordez trop de crédit…

-Je suis un incorrigible optimiste, ma chérie. Et puis je te l'ai dit, je ne veux pas qu'ils s'en prennent à toi. Je dois trouver une autre solution.

Chaos prend alors sa fille cadette dans ses bras, et la serre tendrement contre lui.

-Va, maintenant. Je m'occupe du reste.

Il lui donne un baiser sur la tempe et le corps de Saga retombe, inerte, dans ses bras. Ses cheveux sont redevenus bleus. Le Dieu ferme les yeux un instant. Derrière lui, personne n'a osé faire le moindre mouvement. Et ils voient les victimes de Nyx ouvrir les yeux, se relever les unes après les autres. Mû et les autres arrivent en courant du couloir dévasté. Tous les Spectres, tous les Chevaliers, tous les Marinas viennent se regrouper autour de leurs dieux. Hadès vient prendre Perséphone dans ses bras, tandis que la Reine lui sourit et attrape la main de Rhadamanthe. Valentine s'est porté lui aussi auprès de son Juge. Poséidon a passé une main autour des épaules de Sorrente et protège son Général. Rune est venu veiller sur Pandore. Tandis que Marine s'est jetée sur Aiolia, qu'Ikki passe un bras autour de la taille de Shaka, que Seiya est venu s'assurer que Saori va bien, que les couples se retrouvent… et que Shura, comme la Wyverne, garde son regard rivé sur Kanon. Kanon qui n'est plus Kanon. Kanon qui tient toujours le corps de son frère contre lui… Saga ouvre enfin les yeux.

-Ka… Kanon ?

Chaos lui sourit.

-Perdu.

L'aîné des Gémeaux a un mouvement de recul. Chaos ne fait rien pour le retenir et, d'un geste de la tête, lui intime l'ordre de retourner auprès de ses pairs. Dès que le Grec a rejoints les bras de Mû, les auras de tous les présents se mettent à brûler. Chaos se retourne et lève les yeux au ciel.

-Que comptez-vous faire ? Vous attaquer à moi ? Et avec quel espoir, je vous le demande… ? Celui de détruire ce corps ? Ou celui de me faire disparaître ? Ce véhicule ne m'est aucunement nécessaire, même si je reconnais que je l'aime beaucoup. Quant à me tuer… voilà qui serait amusant. Essayez donc, juste pour voir. Essayez de détruire le créateur de toute chose. Cela m'étonnerait que vous y parveniez, mais dans le cas contraire, personne n'est jamais à l'abri d'une surprise n'est-ce-pas, le résultat pourrait s'avérer passionnant. Croyez-vous que le monde me survivrait ? Personnellement, j'en doute. Mais je suis faillible, évidemment… Allez ! On tente le coup ? Juste pour voir qui de nous sera encore debout après ma disparition ? Dix contre un que ça ne sera pas vous…

Le Dieu leur sourit de toutes ses dents. Et tous les présents abaissent leurs cosmos.

-Qu'est-ce que tu veux, Chaos ?, demande Athéna, d'une voix dure.

-Ce que je veux ?, répète le Dieu avec une petite moue. Beaucoup, beaucoup de choses… Trop peut-être. Je ne sais pas. Voir disparaître une bonne partie des Olympiens déjà… ce serait un bon début. Ou un café. Oh oui ! Allez ! Café pour tout le monde, on sera mieux pour discuter, non ? Mais avant ça… il vaudrait mieux que je me trouve un corps vraiment à moi, hein… Ce serait quand même plus sympa pour Kanon. Et puis ce serait plus convivial aussi, non ? Qu'on se voit vraiment, je veux dire. Que vous n'ayez pas les blocages inhérents au fait que j'ai investi ce corps… Oui, je pense aussi que ce serait mieux. Rhadamanthe ?

L'Anglais se raidit instantanément.

-Tu veux bien lâcher la main de ton imbécile de Reine et venir réceptionner Kanon dans tes bras?

La Wyverne est devenue blême. Ses yeux brûlent de rage et il tremble.

-Quoi ? C'est le terme imbécile qui te dérange ?

Perséphone darde ses yeux sur Chaos.

-Je peux savoir ce que vous me reprochez ?, gronde-t-elle.

-Tout ou peu s'en faut, répond le Dieu en haussant les épaules. Bon allez ! Tu ne veux pas qu'il se ramasse la tête la première sur le carrelage, si ? Alors tu viens ici, et tu le rattrapes. Tu sais bien qu'il lui faut un peu de temps pour récupérer ses esprits. A moins que tu ne préfères que Saga s'en charge ? Ou Shura peut-être ?

Rhadamanthe lâche la main de sa Reine, se précipite, serre Kanon contre lui. Chaos sourit et vient poser sa tête sur son épaule.

-Au fait, murmure-t-il à l'oreille du Juge, Shura a embrassé Kanon. Et je veux pas cafter, tu me connais, c'est pas mon genre, mais c'est leur faute... Allez, à tout de suite, mon chou !

L'Anglais tressaille et ouvre de grands yeux. Non content de lui avoir fait cette révélation, Chaos vient de le saluer par un léger baiser dans le cou. Il ne sait pas quoi penser… Quand il a dit à Kanon qu'il ne voulait pas qu'un autre que lui l'embrasse, son Gémeau l'a rassuré… Chaos aurait-il menti ? Ce ne serait pas la première fois… Il se retourne, serrant toujours Kanon contre lui. Il voit les yeux inquiets de Shura qui caressent tendrement, amoureusement le corps de son Gémeau. Ses doigts se crispent autour de New Gemini. Il resserre son étreinte. Personne, non personne, ne lui prendra Kanon. Il fait même deux pas en arrière, s'éloignant du groupe, les yeux hallucinés.

-Rhada ? Ça ne va pas ?

La voix de Perséphone.

-Majesté… Je suis désolé, mais… vous ne me le prendrez pas…, balbutie la Wyverne, reculant encore.

-De quoi parles-tu ?, demande la Reine, le plus doucement possible.

Elle sent l'effroi de son Juge et ne veut pas rajouter à son trouble grandissant.

-Vous voulez me prendre Kanon…

-Rhada, voyons, tu sais bien que je ne ferai jamais une chose pareille… Personne ne veut que vous soyez séparés…

Aux pieds de la Déesse, un cosmos se met à brûler. Une colère enfantine.

-Si ! Moi !, trépigne Eros. Vous devez pas être ensemble ! C'est pas ça que j'avais prévu !!

Les yeux du Juge tombent sur le chérubin. Il libère son cosmos.

-Je me fous de ce que vous aviez prévu !, rugit l'Anglais.

-Tu aimeras qui j'ai décidé, d'abord !, piaffe l'Enfant-Dieu.

-Non ! J'aimerai Kanon !! J'aime Kanon, un point c'est tout ! J'aime Kanon !, scande la Wyverne.

-Moi aussi, je t'aime…, murmure le Gémeau en ouvrant les yeux. Mon amour… ? Qu'est-ce que… ?

-Ne t'inquiète pas, fait le Juge d'une voix rauque en le serrant encore davantage si cela est possible. Je m'en occupe.

-T'occuper de quoi, Rhadamanthe ?, demande le Grec qui a encore un peu de mal.

-De lui…

Kanon se retourne. Il voit Eros bouillir de rage. Le petit Dieu les regarde avec des éclairs dans les yeux.

-Tu devais tomber amoureux de Valentine, toi !, crie-t-il à l'adresse du Juge. En vous réveillant, tu devais réaliser que c'était lui que tu aimais ! Tout ça c'est de ta faute ! Ta faute ! Ta faute ! Ta fauteuh ! Lovely Arrow !

Une partie du cosmos d'Eros prend la forme d'une flèche et fond sur Kanon. Rhadamanthe s'interpose… mais Kanon le repousse violemment. Ils échangent un regard, alors que le Juge est au sol, et que le Gémeau lui sourit. Et que la flèche disparaît.

-Mais que vais-je bien pouvoir faire de toi, espèce de fils indigne ?

Sur le trône d'Athéna, sa jambe droite négligemment passée par-dessus un des accoudoirs, un homme est assis, la tête reposant dans sa main gauche. Il porte un long manteau de cuir noir, des NewRocks, un pantalon de cuir noir moulant, officiellement retenu par une large ceinture cloutée entourant deux fois ses hanches. Ses poignets sont enserrés, l'un par un bracelet de force, également noir, l'autre par une kyrielle de bracelets argentés. Trois bagues ornent ses doigts. Deux à sa main gauche, deux anneaux, d'argent ou de platine, et une chevalière à la main droite, main qui repose nonchalamment sur une longue canne d'ébène à pommeau d'argent. Ses cheveux noirs et raides, coupés court, retombent mollement sur son visage, cachant à moitié ses yeux gris, si clairs qu'ils en deviennent presque blancs. Il porte quelques boucles d'oreilles et plusieurs chaînes auxquelles sont accrochés de nombreux pendentifs. Des pentacles, des croix, des symboles cabalistiques et d'autres, encore, d'un ésotérisme quelconque. Et pour compléter sa tenue, il porte un tee-shirt noir, à moitié déchiré sur lequel on peut lire I'm not just a theory.

-Tu n'es plus mon papa ! J'en ai choisi un autre !, hurle le chérubin.

Chaos grimace.

-Sais-tu à quel point tu me blesses en disant cela ?, gémit-il outrageusement.

-C'est bien fait pour toi !

-Cela ne me blesse pas le moins du monde, Eros. Cela ne me cause pas la moindre peine. Car que tu le veuilles ou non, tu es et resteras mon fils. Non, ce qui m'attriste, c'est que mon fils préféré soit devenu rien de plus qu'un bébé pleurnicheur et névrosé. Et tout ça pourquoi, tu peux me le dire ?

Chaos s'est redressé. Il a posé ses deux mains sur le pommeau de canne, qu'il tient entre ses jambes écartées et il regarde son troisième enfant. Le second de ses fils.

-Je voulais une maman !

-Je sais. Et je n'ai jamais été contre le fait que tu deviennes l'enfant d'Aphrodite et d'Arès, tu le sais parfaitement. Mais ce n'était pas une raison pour me trahir, Eros. Sérieusement, faire de l'amour et du désir un jeu d'éveil pour enfant de moins de 6 ans… tu devrais avoir honte.

-Je fais ce que je veux ! et maman trouve que c'est très bien ce que je fais ! et tout le monde trouve que c'est très bien ! et ils sont tous fiers de moi !

-ASSEZ EROS !

Un vacarme assourdissant. Chaos a frappé le sol de sa canne. La terre a tremblé. Il ferme les yeux, en se calmant un peu.

-Désolé, ma Puce…

Il regarde son fils.

-Regarde ce que tu me fais faire… Donne-moi ton carnet.

Le Dieu de l'Amour baisse la tête, tandis que Chaos se lève et vient se planter devant lui.

-Donne-moi ton carnet, Eros, ordonne-t-il.

Le chérubin sort un petit cahier de sa tunique et le tend à son père. Qui l'attrape et feuillette d'un air dégouté. Chaos lève les yeux au ciel, avant de s'intéresser à tous les présents.

-Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi la personne qui faisait battre votre cœur, votre âme sœur, était systématiquement libre et éprouvait systématiquement les mêmes doux sentiments à votre égard ? Cela ne vous a jamais semblé étrange qu'il n'y ait pas quelqu'un d'autre qui convoite votre moitié ? Croyez-vous vraiment que l'amour soit une chose aussi simple ? Camus et Milo ! Sylphide et Pharaon ! Baian et Io ! Thétis et Isaac ! Saga et Mû ! Shion et Dohko ! Queen et Gordon ! Shaka et Ikki ! Vous êtes tous là… tous bien rangés, ordonnés… Tous bien classés, casés. C'est pitoyable. Les Chevaliers avec les Chevaliers. Les Spectres avec les Spectres. Les Marinas avec les Marinas… Et quand une histoire ne rentre pas dans ton petit programme, quand l'amour trouve sa place en dehors de tes plans, Eros… loin de te réjouir, face à la nouveauté et à ce qu'elle peut apporter, tu as tout fait pour les séparer. Kanon et Rhadamanthe. Poséidon et Pandore. Valentine et Sorrente. Shura et Rune… Tu me désespères, mon fils.

Parmi les rangs des présents, un sentiment de malaise grandit. Rune regarde sa main qui tient celle de Pandore. Il la lâche avec effroi, et lance un regard désespéré à Shura. Poséidon et Sorrente s'écartent précipitamment l'un de l'autre, tandis que Valentine semble effrayé. Et parmi les autres couples, on s'observe, désemparé. Les sentiments qui les unissent sont-ils réels ? n'ont-ils été que les jouets d'un Dieu ?

-Non ! J'aime mon Camus !! Vous ne me ferez pas croire que je ne l'aime pas ! Que ce que j'éprouve n'est pas vrai !

Chaos sourit à Milo.

-Je n'ai jamais dit cela, Chevalier. Les sentiments que tu éprouves, que vous éprouvez tous pour vos compagnons respectifs, existent par eux-mêmes et n'ont plus grand-chose à voir avec les étincelles de désir qu'Eros a instillé dans vos cœurs. Vos relations sont réelles. D'autant plus qu'elles durent. C'est ce que vous avez construit chaque jour, en échangeant, en partageant, en vivant, qui font d'elles ce qu'elles sont, désormais. Et ceci vaut également pour celles dont Eros ne veut pas.

Poséidon regarde le Dieu de l'Amour.

-Est-ce que tu peux m'expliquer pourquoi tu voulais me jeter dans les bras de Sorrente, alors que c'est Pandore que j'aime ?!, gronde le Dieu des Océans.

-Ça aurait été mieux comme j'ai prévu… Plus simple pour que je vous protège de Nyx et des autres !, se justifie le chérubin.

-Tu mens, Eros. Mais je ne suis même pas certain que tu en aies conscience. Tiens, reprends-le. Mais laisse-les aimer qui ils veulent.

Chaos lui tend son carnet et Eros hoche la tête, non sans jeter un regard noir à Kanon.

-Eros…

-C'est sa faute…, murmure le petit Dieu.

-Ce n'est pas exact, et tu le sais.

-Si ! C'est sa faute ! Il a fait en sorte que le Juge tombe amoureux de lui et ça a tout flanqué par terre !

-Eros. Cela suffit maintenant. Kanon n'est pas conscient de cela. Tu ne peux pas le rendre responsable.

-Vous le protégez toujours…, grommelle le Dieu de la l'amour.

-Evidemment. Il est pratiquement le seul ici à être vivant. Je ne vois aucun intérêt à protéger des morts. Et je ne parle pas de défunts, ajoute-t-il en se retournant vers Hadès et Perséphone. Non. Les défunts ne sont pas forcément morts… mais tous les Olympiens le sont, eux.

Tous les cosmos se sont libérés. Les paroles du Dieu inquiètent. Il soupire, amusé.

-Détendez-vous. Ce n'est pas une menace. C'est une simple constatation. Kanon ? Eros ? Rhadamanthe ? Si vous voulez bien vous écarter… Je suis venu ici pour boire et vous offrir un café. Nous serons plus à l'aise pour discuter.

Le Juge, le Gémeau et le Dieu sont retournés auprès du reste du groupe. Chaos agite sa canne dans l'air. Et dans un grand nuage de fumée, la salle du trône retrouve son aspect normal et un banquet gigantesque apparaît. Un banquet des mille et une nuits. Une table basse et des coussins. Des sucreries, des gâteaux, des fruits… de grandes cafetières et théières orientales. Chaos leur sourit.

-Je n'étais pas vraiment obligé de rajouter la fumée mais ça rajoute un petit quelque chose de spectaculaire, non ? Ça le fait, hein ! J'aime bien, moi.

-Ça fait tout de même un peu m'as-tu-vu…, constate Kanon.

-Je trouve aussi, murmure Rhadamanthe.

-Et c'est vous qui me dites ça ?!, se plaint le Dieu, parfaitement outré. Alors que vous passez votre temps à vous la jouer ?!

-C'est dire si leurs avis sur ce sujet sont pertinents. Presque autant que le mien. Vous avez affaire à des experts dans ce domaine.

Chaos se retourne et regarde le Garuda, qui sourit, malicieux.

-Eaque… Je t'adore, toi… Allez ! Installez-vous ! Nous serons plus à l'aise pour bavarder !

Mais personne, en dehors des trois hommes qui viennent de parler ne fait le moindre pas en avant, Minos retenant même son compagnon.

-Rhaaa ! Mais quoi, à la fin ! Vous ne m'avez pas entendu parler à Nyx, tout à l'heure ?!

-Tu as dit que tu cherchais une autre solution que le combat, contre Athéna. Puis tu as ajouté que tu souhaitais voir disparaître tous les Olympiens… Un empoisonnement…c'est une méthode comme une autre.

-Tsss… J'ai enfermé Erèbe sans avoir à transpirer. Crois-tu vraiment que je suis du genre à vous empoisonner ?

-Je te crois capable de tout.

-Même de renoncer à vous tuer ?

La Déesse tique.

-Ecoute Athéna. Ecoutez-tous. L'attaque de Nyx était ma troisième tentative pour… vous faire comprendre les choses. Les deux premières ont été les morts de Perséphone. Malheureusement, vous êtes complètement bouchés. Alors, j'ai décidé de tenter autre chose. L'honneur en revient à Kanon, d'ailleurs.

-Moi ?, demande timidement le cadet des Gémeaux.

-Oui, toi. Tu papotes tout le temps. Blablabla… Qu'est-ce que tu ressens ? Pourquoi t'as fait ça ? Blablabla. Tu as dû finir par me contaminer. Enfin… toujours est-il que je ne veux pas vous attaquer. La guerre est finie. Vous avez gagné. Mais ce n'est pas pour ça que je ne renoncerai à Gaïa.

-Que vient faire ta fille là-dedans ?, demande le Dieu des Enfers.

-Vous la faites souffrir. Et je veux que cela s'arrête, Hadès.