Bonjour à tous !
Voici le nouveau chapitre, en retard à cause du manque de temps pour écrire à cause des examens.
Merci des review et des encouragements.
Au fait, pas de chapitre ce week-end.
Bonne lecture.
Disclaimer : Harry Potter est à JKR, Audrey à moi.
Chapitre 21 : La coupe du monde de Quidditch
- Je les ai ! hurla Sirius. Je les ai ! répéta t-il en rentrant, avec une telle excitation que Harry resta figé.
Il mit quelques secondes à comprendre que si son parrain était dans un tel état, il ne pouvait que parler de Quidditch.
D'accord, son irresponsable tuteur avait définitivement perdu le contrôle.
Comment en était-il arrivé là, déjà ?
Harry était rentré de Poudlard après ses examens de fin d'année, ou il avait selon les propos de Seamus Finnigan, "assuré comme un pro".
Il s'était retrouvé seul avec son parrain, sa domestique ayant préféré s'aventurer à explorer Londres, visitant les nombreux bâtiments touristiques et profitant du patrimoine de la ville. Elle avait aussi choisi de socialiser avec les moldus, s'évertuant à visiter les galeries marchandes.
Harry se retrouvait donc tout seul, avec son parrain fou, plongé dans une étrange extase passablement effrayante.
- Qu'est-ce que tu as ? finit-il par demander, après avoir conclu qu'il valait mieux qu'il ne laisse pas Sirius dans un tel état plus longtemps.
- Trois billets pour la finale de la coupe du monde de Quidditch ! hurla t-il, surexcité. Dans la tribune officielle, en première place ! Pour mieux voir, il faudrait être avec les joueurs, je vois que ça !
Harry ne retint pas une exclamation de contentement. Il allait enfin voir des professionnels avec leurs tactiques et leur jeu en pleine action.
- Ce sera qui contre qui ? demanda Harry, curieux.
- J'en sais rien, avoua Sirius. Ca dépendra de la demi-finale. D'un coté ce sera Irlande-Luxembourg et de l'autre ce sera France-Bulgarie. Tout ce que je peux te dire, c'est que cette année, il y aura du sport. Le Luxembourg a laminé la Grande Bretagne 310-10, la Bulgarie à presque fait jeu égal avec la Russie, 190-180, la France a fait ça vite fait bien fait, finissant le match en 35 secondes, sans que l'Allemagne n'ait pu mettre le moindre but. Mais les favoris, ce sont les Irlandais. Ils ont balayé la défense italienne et Merlin sait qu'ils sont bons pour simuler les fautes, ceux-là.
Harry avait hâte d'y être et s'était mis à compter les jours avec impatience. Cela ne l'empêchait de ne pas voir le temps passer, à cause des multiples sorties avec son parrain.
Le matin même de la finale entre l'Irlande et la Bulgarie, Sirius et Harry se rendirent directement au grand stade, en transplanant.
L'endroit était cent fois plus impressionnant que ce que Harry avait imaginé.
Des milliers de sorciers s'activaient autour de l'immense stade. Des supporters de toutes les nations européennes étaient réunis, tandis que des dizaines d'aurors renforçaient les sorts repousse Moldus, afin de maintenir le secret autour de la compétition.
Sirius et Harry avaient pris leurs quartiers d'assaut, ils s'étaient installés dans une grande tente, commandée spécialement pour eux.
Ils avaient âprement lutté pour savoir qui serait le premier à choisir son lit et le résultat était en faveur de Sirius. Un chien court plus vite qu'un homme.
- Allez, souffla Sirius après avoir jeté ses bagages sur le lit, on dépose les affaires et on va se gaver de Patacitrouilles, autour d'une Bierraubeurre. On a le temps, le coup d'envoi n'est que dans cinq heures.
Ainsi, les deux adolescents, même si Harry était plus mature que Sirius, passèrent la journée à s'amuser, voire à siffler les jolies filles pour le plus grand désespoir de Harry.
- Sirius, soupira Harry avec un ton blasé, il est vraiment temps que tu te trouves une petite amie. On ne peut plus continuer ainsi.
Sirius adressa un regard surpris à son filleul, avant de rire en produisant un son semblable à un aboiement.
- Non, ajouta Harry qui avait parfaitement compris ce à quoi Sirius pensait, Mme Rosmerta ne compte pas. Audrey non plus.
- Tu sais, ajouta t-il en prenant un ton mielleux qui ne lui allait pas du tout, je suis sur que si tu lui demandait, elle accepterait. Mais j'ai l'impression que tu n'aimes pas prêter tes jouets.
Harry rougit, ne s'attendant pas à une telle réponse. Pendant qu'il tentait de se calmer, Sirius rit de nouveau. En plus, il était content de sa blague cet idiot ! Mais qu'avait-il fait pour avoir un irresponsable pareil comme tuteur ?
- Je ne vais rien dire, conclut Harry, dépité.
Bientôt vint le temps de gagner le stade et de s'installer dans la tribune officielle. Quel plaisir d'exhiber ses billets dorés, avec un grand sourire et de passer devant tout le monde.
Ils montèrent à la tribune, accessible après avoir franchi une soixantaine de marches. Heureusement, ils étaient dans une bonne forme physique et s'étaient même lancé un nouveau défi, à savoir lequel arrivera en haut le premier.
Cette fois ci, Harry avait gagné de peu, ne se privant pas de faire une remarque au sujet d'un cabot empoté.
Le ministre Fudge les avait accueilli, délaissant son homologue hongrois, le temps de saluer Harry. Il était en compagnie de Percy Weasley, qui se tenait là en tant que secrétaire de Mr Croupton.
- C'est une joie de te revoir, Harry, salua Percy en lui tendant la main.
- Pour moi aussi, répondit sincèrement Harry.
Percy était peut être pompeux et attaché aux règles, mais Harry l'appréciait tout de même, comme la plupart des Weasley. Ils avaient été ce qu'il y avait de plus proche à une famille pendant quelques années. Il espérait le meilleur pour eux et si Percy s'épanouissait au Ministère, tant mieux pour lui.
- Qu'est-ce que tu deviens ? demanda Harry, intéressé, tandis que Sirius adressait quelques mots à Fudge car il ne tenait pas à être assommé par un bla-bla insipide sur l'épaisseur des fonds de chaudrons.
- Je travaille pour Mr Croupton. Mes rapports sur l'épaisseur des fonds de chaudron ne sont peut être pas très passionnants pour la majorité des sorciers, mais il faut bien commencer quelque part. Chaque chose à son utilité, affirma t-il a qui voulait l'entendre, c'est à dire personne. Si je continue à travailler au ministère, je pourrais avoir une belle carrière.
Harry savait qu'une belle carrière signifiait gagner pas mal d'argent et que Percy pourrait soutenir sa famille, qui n'était pas connue pour sa richesse.
- D'ailleurs, je me demande ce qu'il fait, ajouta Percy en consultant sa montre. Son elfe de maison lui garde une place, dit-il en montrant la créature dans les gradins, mais il est en retard. Ca ne lui ressemble pas.
Harry eut la surprise de voir débarquer deux familles de sang-pur, arrivées en même temps. Etant donné l'animosité existant entre les deux patriarches, l'ambiance serait très tendue.
- Bonjour Harry, salua Mr Weasley qui était accompagné de ses fils, fans de ce sport. Je ne savais pas que tu venais assister au match.
- Nous parlons de Quidditch, répliqua Harry en souriant. Pensiez vous vraiment que mon parrain raterait une telle occasion ? dit-il en montrant Sirius qui essayait désespérément d'apercevoir les joueurs de l'équipe adverse, à deux doigt d'escalader la glissière de sécurité..
- Qu'est ce que tu fais ici, Potter ? coupa glacialement Drago.
Harry commençait à en avoir assez de ce petit prétentieux qui pensait être au dessus des autres.
- Je suis à la chasse aux champignons, si tu veux le savoir.
- Tu te moques de moi ?
- C'est bien, fit Harry avec un air impressionné, tu commences à réfléchir. Continues comme ça et tu sauras que je suis ici pour assister au match.
Drago bouillonna, mais se contint tant bien que mal, ne voulant pas faire d'esclandre devant son paternel. En plus, il savait que Audrey, Ron ou Sirius n'attendaient qu'une occasion pour lui sauter dessus.
La cérémonie d'ouverture de la grande finale les coupa dans leur dispute silencieuse, les incitant à s'asseoir et à reporter leur querelle.
Le match dura plus de deux heures, pendant lesquelles Harry put baver d'envie devant les techniques mises en œuvre par les joueurs des deux équipes. Jamais il n'avait vu tant de talent et d'audace. Il avait hâte de retourner à Poudlard, afin de mettre en application ces acquis.
La fête qui suivit la fin du match fut également incroyable. Les Irlandais faisaient rouler les tonneaux de bière, avant de chanter et de faire le maximum de bruit.
Les milliers de tentes reprenaient à tue tête les chants victorieux, tandis que des fans en extase déployaient de grandes banderoles, ou imitaient avec plus ou moins d'élégance les meilleurs moments du match.
Malheureusement, les Mangemorts s'étaient invités à la fête et leurs conceptions de l'amusement n'était pas partagées par tous.
Lorsque les cris se multiplièrent, Sirius prévint Harry pour qu'il puisse fuir et se mettre à l'abri dans la forêt environnante. Il lui ordonna de courir, de se cacher et d'attendre que tout soit calme pour ressortir.
- Ou tu vas ? s'inquiéta le brun.
- Me faire quelques uns de ces fils de putes, grogna Sirius, la baguette prête à l'emploi.
- Pour retourner à Azkaban ? hoqueta t-il en tentant de retenir son parrain. C'est hors de question !
Harry insista pour lui faire entendre raison. Il voulait lui montrer quelque chose, une autre façon de faire la guerre. Il contourna les tentes brûlées en évitant soigneusement les sorts perdus et réussit à se glisser dans les bois pour arriver sur le flanc droit du petit groupe formé par les sorciers encapuchonnés.
Sirius tremblait, se retenant de foncer dans le tas. Il savait que s'il faisait ça, il ne parviendrait qu'à mourir stupidement, laissant une nouvelle fois son filleul orphelin.
Cependant, la vue des moldus terrifiés que ces fanatiques faisaient léviter avant de les lâcher et de les renvoyer tournoyer en l'air, emplissait les trois sorciers de rage.
- C'est bon, analysa Harry en regardant autour de lui, personne du ministère à proximité et ces bâtards ne nous ont pas vus. Audrey, je vais les attirer. Toi, montres leur ton regard !
La garde du corps acquiesça, avant de se transformer en l'immense serpent aux écailles vertes que Harry avait combattu dans la Chambre des Secrets.
Sirius eut le souffle coupé, à mesure que la longue créature aux yeux clos s'allongeait. Terrifié, il n'osa bouger, sachant quel péril il courrait désormais. Il ne tenterait pas le diable en la regardant dans les yeux. Audrey se mit tranquillement en place, sa tête triangulaire dépassant discrètement des fourrés.
- Ne bouge plus, dit Harry et ouvre les yeux. J'y vais.
Elle siffla pour lui signaler qu'elle venait d'écarter ses yeux d'or, qui se révélaient désormais mortels. Harry évita de croiser son regard et se montra aux Mangemorts.
- Eh vous ! appela t-il, joignant ses paroles d'un geste obscène avec son médius dressé. Bande de consanguins dégénérés ! hurla t-il, parvenant à attirer l'attention des sorciers masqués.
Il se replia immédiatement, alors que les criminels masqués regardaient dans sa direction. Ceux qui s'étaient retournés et qui croisèrent le regard d'Audrey moururent sur le champ. Il n'eurent pas le temps de comprendre, qu'ils glissaient déjà dans l'autre monde. Il devait bien en avoir une vingtaine.
- Maintenant, cria Harry, on dégage ! Je veux pas être la quand les aurors arriveront, car je n'aime pas les questions indiscrètes et je ne tiens pas à courir le risque d'avoir des ennuis avec les idiots du Ministère.
Le petit groupe s'enfuit discrètement dans les buissons. Ce n'est que lorsqu'ils se retrouvèrent au milieu du bois, que Harry heurta Ron et ses frères, ainsi que Drago. Eux aussi attendaient que tout se calme, puisque Arthur Weasley était parti donner un coup de main aux aurors. L'arrogant petit crétin blond attendait tranquillement que son père ait fini de s'amuser.
Harry ne put s'empêcher d'approcher discrètement Malefoy et de chuchoter dans son oreille. Le blond devint livide, après que Harry lui ait adressé ses sincères condoléances.
- Qu'est-ce que tu racontes ? demanda t-il avec un faux air assuré.
Le brun ne lui répondit pas, puisque Arthur Weasley fit son apparition, en compagnie d'Amos Diggory et de deux autres sorciers. Il trouva enfin Croupton, qui était parti dans l'autre direction, pour tout lui raconter.
- Il y a une vingtaine de Mangemorts là-bas, annonça t-il. Ils sont tous morts. Lucius Malefoy est parmi eux.
Le visage de Drago se décomposa instantanément, tandis que les larmes commençaient à couler. De rage, il pointa Harry en un geste accusateur.
- C'est lui ! hurla t-il, empli de rage. Je suis sûr que c'est lui !
Harry tendit calmement sa baguette, laissant Croupton utiliser le Priori Incantatum. Bien entendu, il ne vit que quelques sorts mineurs basiques, qui étaient fréquemment utilisés à Poudlard. Bref, rien de répréhensible et le vieil homme à la moustache grisonnante conseilla à Malefoy de modérer ses propos, s'il ne tenait pas à aller au procès.
A cet instant, une voix plus grave retentit dans les buissons éloignés. Tous tournèrent la tête et blêmirent lorsqu'ils reconnurent le sort lancé.
- Morsmordre !
