Réponses aux reviews anonymes :

Alysee : Merci beaucoup pour ta review, ta réaction m'a fait rire, oui je suis une grande sadique et vous allez voir que c'est pas encore fini. Les problèmes ne font que commencer ! Bises, a bientôt, Altanais.

Lili-prune : Une adepte du couple Ron/Hermione ! C'est vrai que chez les lectrices de Dramione, c'est plutôt rare. Personnellement, j'aime beaucoup ce couple... dans les livres de Rowling. Sinon, une fois la guerre finie, c'est un gentil couple ordinaire, sans histoires, sans piment. Donc oui, ici, c'était un peu inévitable. Mais j'espère que tu vas aimer la tournure des événements. Bonne lecture, bises, Altanais.

Vasilisa : Merci beaucoup pour ta review, j'aime bien le suspens alors, c'est toujours un plaisir qu'on me le dise ! Bonne lecture, j'espère que ce chapitre te plasira, bises, Altanais.

Voldinette : Pour faire une fausse couche, il faut déjà être enceinte ! Bref, non, ce n'est pas ça, je te laisse découvrir. Merci pour ta review, bises Altanais.

Sally : Une nouvelle ! Très heureuse que ma fiction t'ai plu, je prends beaucoup de plaisir à l'écrire ! Une larme ? Vraiment ? Eh bien ma foi, c'est que j'ai réussi mon coup. Dan ? Tu verras. Et je peux aussi te décerner la palme de l'idée la plus farfelue et le plus incroyable qui soit ! Mais c'était une très bonne idée, je n'y avait pas pensé ! Bises, et bonne lecture. Altanais.

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Je tiens à m'excuser d'avoir mis tant de temps à mettre ce chapitre mais j'ai plein de bonnes raisons.

Premièrement, j'ai été en stage théâtre (oui j'ai une vie xD) avec des répétitions de Roméo et Juliette (oui oui oui) qui finissaient tard et commençaient tôt. Bref, j'ai eu peu de temps à moi. Après un ou deux jours de panne d'inspiration (ça m'arrive quelque fois) je suis restée clouée au lit par une petite grippe. (oui, je sais qu'il fait beau mais ils toussaient tous au théâtre, alors j'ai chopé cette saleté de virus)

Donc, après avoir bravé tout ça, il faut aussi bien se l'avouer, j'ai démarré avec une semaine entre chaque chapitre lorsque je faisais environs 2000 mots. Maintenant, c'est le même délai avec 3000/3500. Comme je n'écris pas à la vitesse de la lumière, bah, je peux pas faire autrement que peut être rallongé mes délais (désolé) et continuer à écrire des chapitres plus longs.

En tout cas, merci pour toutes vos reviews, elle me font vraiment un bien immense, bonne lecture, on se retrouve en bas.

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Le choix

La vie est faite de choix. Oui ou non, continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre. Certains choix comptent plus que d'autres : Aimer ou Haïr. Être un héros ou un lâche. Se battre ou se rendre. Vivre ou mourir.

Vivre ou mourir.

Grey's anatomy, saison 6 épisode 24

- Azélia ! Azélia, si tu m'entends, ouvres les yeux !

Rien, le silence. La jeune fille avait les yeux clos. Depuis plus de dix minutes, Hermione tentait de la réveiller.

- Harry, appelles une ambulance, vite.

Mais Harry ne bougeait pas.

- Harry !

- On peut pas faire ça.

Hermione le regardait sans comprendre.

- Quoi ?

- On peut pas se mettre en danger Hermione, ils nous trouveront à la seconde où l'on sortira d'ici. Ron t'a expliquer pour le délluminateur, sans lui, nous n'aurions pas pu te trouver. Si on sort, nous n'aurons plus aucune protection.

Hermione ouvrit la bouche, frappée de stupeur. Venait-il de lui dire qu'il fallait l'abandonnée, était-elle folle ?

- Il a raison Hermione.

La jeune fille se tourna vers Ron, il évitait son regard, le visage dur et les lèvres pincées.

Azélia poussa un gémissement, Hermione se tourna vers elle.

- Je vais la sauver, c'est avec ou sans vous.

Elle releva la tête vers les deux garçons et tendit une main.

- Seule ou avec vous ?

Harry soupira et posa sa main sur celle d'Hermione.

- Seule ou avec toi Ron ?

Son fiancé l'observa d'un air étrange. Il préférait se taire, Hermione n'avait rien remarqué. Il considéra la main d'Hermione puis posa la sienne au dessus de celle d'Harry.

- Il faut transpaner, le voyage pourrait aggraver son cas, murmura Harry, Et le notre... Derrière l'hôpital, il y a une petite cour où ils mettent les poubelles, il n'y a jamais personne, on va là.

- Ne pourrait-on pas la guérir nous même ? demanda Ron.

- C'est une moldue, on ne sait pas ce qu'il faut faire.

Harry enlaça ses doigts autour de ceux d'Azélia, elle grimaça de douleur et s'aggripa à son épaule.

- A trois...

Hermione se prépara, visualisa la cour derrière l'hôpital.

- Un...

Elle ne remarqua pas la larme sur la joue de Ron.

- Deux...

La baguette serrée, elle attendit le signal.

- Trois...

Ils transpanèrent...

oOoO

Sofia courrait aussi vite qu'elle pouvait. Son corps se mouvait, à la vitesse d'un animal. Derrière elle, le pas lourd des Rafleurs.

- Incarcerem !

Elle évita le sort de justesse.

- Merde, merde, merde !

Son cœur battait dans sa poitrine, une douleur vive qui lui transperçait le corps. Mais elle ne devait pas s'arrêter. Depuis deux jours, les Rafleurs la traquaient.

Elle n'avait presque pas dormi, trop terrifiée, et aujourd'hui, ses muscles étaient engourdis.

- Incarcerem !

Le sort la frôla, elle courba la tête et fonça, aussi vite que possible. Son corps commençait à s'épuiser, sur son front, un filet de sang s'écoulait, souvenir de deux jours de cavale.

Deux jours. Il y a deux jours, l'attaque...

Elle avait survécu, mais pour ça, elle avait dut s'enfuir, s'échapper, laisser les autres à la mort. Et dans sa tête, toujours la même question : jusqu'où doit-on aller pour être un héros ? Elle regrettais parfois de ne pas être morte avec les autres mais sa course avec les Rafleurs lui rappelait combien la vie importait. Elle avait fui pour Hermione. Elle se le répétait, comme si ses propos allait influer sa conscience. Or, il n'en était rien. Mais pour Hermione, elle serait aller n'importe où, jusqu'à la mort.

- Allez ma jolie, on veut juste s'amuser un peu...

Elle reconnaît le son de cette voix, amère, rauque. Le ton grondant et dangereux. Fenrir Greyback.

Elle trébucha, manquant de tomber. Elle se souvenait, il y a deux jours, la férocité dans son regard. Elle se souvenait de Millie, cette pauvre petite Millie... Qu'elle age avait-elle ? Cinq ou six ? Le visage déjà lavé par trop de larmes. Ses parents éteint morts, elle n'avait nulle part où aller. Ils l'avaient recueilli, le clan, tous ses membres. Elle se souvenait de Greyback bondissant sur elle. Elle n'avait rien fait pour l'aider. Sofia n'avait rien fait pour l'aider.

Toujours, dans la tête, son cri déchirant

- Sofia ! Sofia je t'en supplie !

Toujours les voix, trop fortes, trop puissantes, et la douleur dans ces voix. La guerre laisse des plaies, des cicatrices. Elle laisse aussi des gens fous, des fantômes, qui hantent à tous jamais. Parce que Sofia ne l'a pas aidée, toute sa vie, elle aura ce fantôme. Elle verra son visage dans ses cauchemars, elle reverra encore, et toujours, cette scène atroce, ce cri. Aucune drogue, aucun alcool ne serra assez puissant pour effacer ces voix. Car elles sont là, elles se vengent.

Sofia courrait toujours. Elle ne s'arrêtait pas, malgré la douleur, de plus en plus violente dans sa poitrine, sa respiration courte et son cœur qui battait trop vite.

Ne pas s'arrêter. Na jamais s'arrêter.

- Elle était délicieuse ta copine ma douce, je peux parier que ton sang ne sera pas aussi sucré. C'est ça les enfants... De vraies friandises.

Sofia trébucha. Elle s'écoula à terre de tout son poids, s'écrasant au sol, la tête dans les feuilles. Le souffle coupé par le choc, elle tenta de se relever quand un bras se referma autour de son cou...

- J'ai gagné ma jolie.

Sofia ne pleura pas. Pas parce qu'elle était forte, non, parce qu'elle n'avait plus de larmes...

oOoO

Hermione, Ron et Harry patientaient nerveusement dans la salle d'attente.

- Hermione, calmes-toi, répéta Harry, peut être pour la centième fois.

- Et si c'était grave ? Et si elle mourrait ?

- Elle ne mourra pas.

Hermione se tourna vers Ron. Le rouquin observait ses pieds en silence, et cette phrase avait été la seule depuis leur arrivée. Mais trop absorbée par l'angoisse du mal qui touchait Azélia, Ron ne remarqua pas le douloureux regard que lui lança son fiancé. Il ne dirait rien. Quoi que lui en coutait cette promesse, il ne parlerait pas de ce qu'il avait entendu. Sinon, tout serait fini. Il ne voulait pas la perdre. Elle était tout.

Un infirmière entra dans la salle, elle regarda Hermione d'un air grave et lui demanda de l'accompagner dehors.

Elle était petite et trapue, ses cheveux bruns tirés en une queue de cheval raide. Hermione sentait son cœur battre lorsqu'elle la regarda avec tristesse.

- J'ai reçu les analyses de votre amie...

oOoO

Sofia sentait les liens dans son dos la bruler. Elle tenta de tirer sur la corde qui la retenait. Greyback et un autre Rafleur dont le nom lui échappait. Ils s'étaient arrêté pour la nuit. Dans sa bouche, le goût amer du bandeau qui l'empêchait de crier. Elle réfléchissait à toute vitesse, il lui fallait un plan. Quelque chose pour s'en sortir.

Elle allait y arriver. Il fallait qu'elle s'en sorte, que tous ses efforts ne soient pas vain. Son bandeau avait un goût amer et elle préférait ignorer dans quoi il avait trainé avant d'arriver dans sa bouche. Elle se mit à le mordre, la mâcher, avalant malgré ses nausées le liquide qui en sortait. Elle tentait d'arrêter de penser à l'horreur de ce goût immonde et continua à la mâchonner jusqu'à ce qu'il réduise. Lorsqu'il ne fut plus qu'une petite boule, elle le cracha. Si sa vie n'était pas aussi menacée, elle aurait vomi.

Elle passa ses liens au dessus d'elle et regarda la corde, peu de chance d'arriver à l'entamer, ils étaient magiques, mais elle n'avait qu'a essayer.

Elle mordilla la corde qui s'effilocha à peine, gardant calme et patience, elle parvint à entamer les liens. Elle sentait pendant son effort, l'odeur de nourriture. Greyback et l'autre Rafleur mangeait autour du feu, ne se doutant pas de l'évasion prochaine de leur capture. La corde lâcha enfin et Sofia pu retrouver sa mobilité. Mais alors qu'elle s'apprêtait à partir, la voix grondante de Greyback résonna.

- Gent, vas surveiller la sang de bourbe, faut pas qu'elle s'échappe. Je vais dormir un peu.

Sofia n'eut que le temps de s'assoir et de croiser les mains dans son dos. Elle avait oublier le bandeau.

Le prénommé Gent s'approcha et regarda la boulette de tissu mouillé.

- Tu as enlever ton bandeau ?

- Il m'empêchait de respirer, souffla Sofia.

Elle sentait son poul s'accélérer. Gent eut un rictus mauvais, s'empara d'un mouchoir dans sa bouche et l'enfonça dans la bouche de Sofia. Elle tenta de crachoter, de se retenir de bondir sur lui, sinon, ce serait fini.

- Tu respires mal hein ! Ricana-t-il en lui tirant les cheveux.

Elle se força à rester en place et retint les larmes qui lui venaient aux yeux.

- Tâches de te tenir tranquille maintenant, tu ne sais pas ce que je pourrais te faire...

Et comme elle ne répondait, il lui tira violemment les cheveux en arrière et approcha son visage du sien.

- Tu as compris ? Hurla-t-il.

Elle sentit son haleine pestilentielle, mélange d'ail de viande pourrie. Ses dents étaient jaunies et ses cheveux sales. Elle hocha la tête et il la lâcha.

Son plan était désormais en marche.

oOoO

- Votre amie souffre d'une glomérulonéphrite. Cette maladie a détruit ses reins. Malheureusement, je crains que la greffe est impérative. D'après les premières analyses, la dialyse de serait pas suffisant et son état pourrait vite devenir grave. A-t-elle de la famille en Angleterre ?

Hermione réfléchit à la question, elle en avait parlé, il y a longtemps.

- Pas à ma connaissance, elle est partie de chez elle il y plusieurs années.

- Pas de sœurs ou de frères ?

- Non.

L'infirmière nota sur son calepin.

- Je peux la voir ?

- Bien sûr. Elle est en chambre 308

Hermione courra vers la chambre indiquée. Elle entra après avoir frappé. Azélia était dans son lit, pâle, elle regardait la fenêtre et ne tourna pas la tête lorsqu'Hermione entra.

- Je vais mourir.

Elle lâcha cette phrase, comme on lâche une pierre trop lourde, comme un fardeau. Sur son visage, toute la douleur.

- Tu vois finalement, ce n'est pas à cause de toi que je mourrais.

La jeune fille sentit son cœur se fendre. C'était son amie, là, dans ce lit. C'était son amie qui venait d'apprendre que sa vie ne tenait qu'à un fil.

- Azélia...

- Je suppose que tu vas repartir avec tes amis. Je ne t'en veux pas, seulement, tâche de ne pas m'oublier...

- Azélia...

- Car je n'aime pas être oubliée tu sais (sa voix se brisa), on dit souvent qu'une fois qu'on m'a vu, on ne m'oublier plus. C'est Georges, un ami d'un squat qui me l'a dit. Il me disait toujours « tu vois ces yeux là, je ne les oublierais jamais, parce qu'il ont beaux, ils sont forts, ils reflètent ton courage, ton envie de vivre ». Il avait tord, Hermione, il m'a oublier, comme les autres. Comme tous les autres.

Les larmes coulaient sur ses joues, et elle tentait de les ressuyer du revers de la main mais celles qui tombaient étaient immédiatement relayées par de nouvelles.

Hermione s'avança et elle serra son amie dans ses bras.

- Tout va bien aller, tu verras, on trouvera un donneur. Dis moi ton groupe sanguin. Je vais commencer les recherches moi même.

- A... A+, hoqueta Azélia.

- A+, répéta Hermione.

Elle regarda son amie droit dans les yeux, sentant son cœur battre.

- Azélia... On a le même groupe sanguin...

oOoO

Le soleil était couché lorsque Greyback s'éveilla. Il fit signe à son acolyte de partir se reposer et s'approcha de Sofia. La jeune fille était prête, tout devait se passer comme elle l'avait pensé. Il retira son bâillon et la fixa de ses prunelles animales. Ses yeux brillaient d'une lueur dangereuse, Sofia ne put s'empêcher de frissonner.

- Il est temps de nous dire ce que tu sais.

- J'ai déjà tout dit à votre ami.

Greyback ne put s'empêcher de jeter un œil vers gent qui s'installait confortablement, inconscient du danger, du plan de Sofia.

- Ne mens pas.

- Je ne mens pas. Il m'a promis que si je lui disais la vérité, il ne me ferait pas de mal.

- Hélas, il n'a pas le pouvoir de te promettre ça. Gent ! Héla-t-il.

L'homme se releva et approcha.

- Qu'est ce qui se passe ?

- Qu'est ce qu'elle t'a dit ?

Gent blanchit, Sofia lut la peur sur son visage, il lui jeta un regard et elle lui rendit un sourire féroce.

- Rien du tout.

- Quel dommage que tu souhaites toujours la jouer en solitaire, Gent, nous aurions pu tout les deux en profiter. Et lui promettre de ne pas lui faire de mal, imbécile ! Maintenant, ne te fait pas plus bête que tu ne l'est, dis moi ce qu'elle t'a dit.

- Rien je te répéte !

Sofia voyait son visage changer, lorsqu'il regarda la jeune fille au sol, les mains dans le dos, elle sut qu'il avait compris.

- Tu ne vas pas la croire ? Tu ne vois pas qu'elle ment ? Elle nous joue des tours.

Mais Greyback n'entendait rien.

- Suffit Gent ! Dis moi ce qu'elle t'a dit ! Tu me crois dupe au point de ne pas reconnaitre le mensonge ?

Gent s'aperçut alors des cordes rongées au sol.

- Elle veut s'échapper Fenrir ! Regardes, elle a enlevé ses liens !

Sofia se leva d'un bond, le cœur battant.

- Menteur ! Menteur ! Hurla-t-elle de toute ses forces. Tu m'as dit que si je te disais ce que je savais, tu me libérerais ! C'est toi qui as enlevé les liens.

Gent palissait à vue d'œil, il regardait, tour à tour Fenrir et Sofia et sentait dans son dos, les sueurs de la peur.

- Tu as dit que si tu avais la récompense tu me laisserais partir !

Greyback plaqua son acolyte contre un arbre, dans sa ruée, son canif tomba au sol. Gent lâcha une plainte suraiguë et se débattit.

- Tu ne vas pas la croire ! Elle te fait marcher !

- Menteur ! Menteur ! Hurlait-Sofia.

- Crétin, siffla Greyback, dis moi ce que tu sais !

Sofia s'empara de l'arme et s'approcha des deux Rafleurs. Elle sentait son cœur battre, tambouriner.

Pour Millie. Pour Hermione.

- Merlin ! Fenrir ! Derrière toi !

- Ce jeu ne marche pas avec moi !

Pour Ron, Harry. Pour Ginny et Neville.

- Je t'en supplie, Fenrir !

- Dis moi ce que tu sais !

Pour tout son camp. Pour toutes ces personnes qu'elle aimait.

- Pour ma famille ! Pour mes amis ! Pour les nés-moldus ! Hurla Sofia.

Elle se jeta sur Greyback, le poignard se planta dans son cou. Le sang gicla, éclaboussa Gent et Sofia. Elle frappa plusieurs fois, Gent poussa un hurlement et Greyback tomba au sol.

Sofia le regarda se vider de son sang, sentant toute sa haine à travers ce liquide. Le loup garou poussa un long râle, les mains plaquée sur son cou. Elle se tourna vers Gent, le Rafleur, recroquevillé contre l'arbre suppliait, le visage baigné de larmes.

- Je t'en supplie, ne me tues pas. J'ai trente ans, j'ai une femme, j'ai un enfant.

Sofia s'agenouilla près de lui, il suppliait, ressemblait à un enfant. Chétif, à sa merci. Quel plaisir, quelle vengeance. Le sang devait couler, car il n'y a pas de victimes sans vengeance.

- Approches, murmura-t-elle d'un voix douce.

Il s'avança. Elle s'approcha de son oreille, laissant son souffle le faire frémir. Elle aimait cette peur qui semblait émaner du corps du Rafleur. Elle voulait savourer, ce moment.

- Je te retrouverais en enfer.

Et elle planta son arme dans le cœur du Rafleur. Il gémit, regarda, les yeux écarquillés, la trainée rouge sur sa chemise sale.

- Sorcière, murmura-t-il.

Elle le frappa au visage avec le manche du couteau, et ressentit une satisfaction immense en sentant la mâchoire de Gent se briser.

- Crève Mangemort !

Il expira, en un souffle, le dernier. Et sur son corps, Sofia admira le sang. S'il n'était pas si sale, elle l'aurait gouté...

oOoO

Le salon bleu était presque vide. Il était tôt, l'aurore pointait à peine et le seigneur de ténèbres espérait pouvoir être tranquille. Mais les pensées de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom furent interrompue par l'arrivée d'Alecto Carrow dans le salon.

- En quoi puis-je, t'être utile, Alecto, demanda-t-il de sa voix sifflante sans daigner lever les yeux.

- Maitre, Fenrir Greyback et Gent sont morts.

- Vraiment ?

Il ne semblait pas du tout choquer, ni même troublé par cette nouvelle, tout juste y feignait-il un intérêt.

- Ils étaient tous les deux sur la trace de la sang de bourbe, et nous avons de forte raisons de penser que c'est elle qui les a tué.

- J'ai toujours su que Greyback et Gent était des imbéciles. Tué par une sang de bourbe dis-tu ? Une fille en plus ? Je suis entouré d'incapables ! Hurla-t-il soudain.

Alecto Carrow sursauta et la vase sur la table où il avait posé sa main tomba au sol et se brisa.

- Vous êtes tous des incapables ! Qu'on aille chercher le sang de bourbe qui s'est rendu ! Bellatrix se chargera de l'interroger.

oOoO

Drago portait les marques de son insomnie sur son visage. De grandes cernes violacées soulignaient ses yeux. Assis sur le toit, il regardait les paons faire la roue dans le jardin. L'aube perçait à peine et une brume matinale enveloppait la nature. Sur le toit, il réfléchissait. N'aurait-il pas pu sauver Dan Tarleton ? Laisser la porte ouverte comme par inadvertance ? Toute la nuit, cette question lui revenait sans cesse.

Mais avait-il le choix ? Pouvait-il changer le destin de ce garçon ? Oui. On a toujours le choix. Seulement, Drago était bien trop lâche pour y arriver. Chaque fois qu'il s'était dirigé vers la porte, décidé à le sauver, le souvenir du doloris de son père rejaillissait. Cette douleur qu'il ne voulait plus connaître.

C'est un cri qui le tira de ses pensées. Pas seulement le fait que quelqu'un crie, non, il entendait ça régulièrement. Ce qu'il l'avait poussé à descendre du toit, ce matin brumeux, c'est le fait que cette voix, il la connaissait. C'était celle de Dan Tarleton.

oOoO

- Hermione, tu es folle !

Ron bondit de sa chaise, renversant une pile de magasine, il tenta d'empêcher Hermione de fouiller dans son sac, à la recherche d'un guide de médicomagie. Ce qu'elle venait de lui dire ne lui plaisait absolument pas.

- Trouvé ! Annonça-t-elle

Elle feuilleta rapidement le livre épais, à la couverture noire.

Test de compatibilité

Elle lut rapidement, s'empara de sa baguette sous le regard éberlué de Ron et fit quelques moulinets avec son poignet. Elle avait la bouche sèche, les mains tremblantes. Et si elle pouvait la sauver ? Et si elle pourrait donner son rein ? Dans sa vie, au moins quelque chose de bien. Quelque chose d'important. Enfin une décision d'elle. Pas un ordre, pas l'envie de quelqu'un. Juste elle, elle et cette décision.

On a toujours le choix. Le tout est de savoir faire le bon.

Elle garda sa baguette, sentant ses mains moites glisser. Elle était prête, décidée. Ron la regardait, d'un air si attristé, les yeux humides. Elle aurait dut comprendre. Elle aurait dut savoir. Deux vies pour une. Le prix à payer. Si seulement Hermione savait.

- Helium Compatibility.

Une lumière blanche l'enveloppa, si forte qu'elle dut fermer les yeux. Lorsqu'elle les ouvrit, le bout de sa baguette était éclairé d'une lumière verte.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? Demanda Harry qui s'était approché.

Hermione avala sa salive et regarda Harry et Ron.

- Que je suis compatible.

oOoO

Drago dévala les escaliers à toute vitesse, il entra précipitamment dans la salle à manger. Là, recroquevillé dans un coin de la pièce, Dan Tarleton était terrifié.

- Vas-tu enfin me dire ce que tu sais, vermine ! Hurlait Bellatrix.

Dan aperçut Drago derrière la Mangemorte et lui lança un regard implorant. Drago sentit son estomac se retourner à la vue du garçon, si faible.

Il aurait pu faire quelque chose. Il aurait dut faire quelque chose. Mais Drago est trop faible, trop lâche.

- Parles !

Il est trop tard maintenant, pour faire machine arrière. Dan va mourir, et lui, Drago Malefoy, il lui reste la possibilité d'abréger ses souffrances. Il pourrait s'opposer à sa tante. Il pourrait arrêter les souffrances. Il a le choix. On a toujours le choix.

- Vas-tu parler !

On a toujours le choix.

- Endo...

- Non !

Bellatrix se retournant, jaugeant d'un regard étrange son neveux. Venait-il de s'opposer à elle ? Alors que toute sa famille était au bord de la ruine, que les problèmes ne faisaient que s'accumuler, Drago trouvait encore le moyen de mettre en déroute les plans.

- Sors d'ici, siffle-t-elle.

- Ce n'est pas la bonne méthode.

- Elle a pourtant toujours fait ses preuves, rétorqua-t-elle.

- Laisse moi essayer.

Drago s'approcha de Dan.

- Parles.

Et tout en murmurant ce mot, il pria pour que Dan Tarleton eut pitié de lui, qu'il se taise. Le regard du garçon croisa un instant celui de Drago. Il resta ancré dans les prunelles grises puis murmura :

- Je vais tout vous dire.

A cet instant, Drago Malefoy crut chuter en enfer.

oOoO

- Hermione, je dois te parler.

Hermione regarda Ron. Il fit signe à Harry de sortir. Elle regarda son ami sortir. Ron s'empara sa baguette.

- Assurdito.

- Ron, je ne changerais pas d'avis.

Il la vrilla d'un regard si fort, si doux qu'Hermione se sentit vaciller. Elle aurait tant aimé avoir ce regard d'un autre. Pourquoi fallait-il qu'elle ne soit pas tombée amoureuse de la bonne personne ?

- Il faut choisir Hermione, moi ou elle ?

Hermione sentit son cœur retomber lourdement dans sa poitrine. Ce n'était pas possible, elle avait mal entendu.

- Ron, si je ne le fais pas, elle va mourir.

- Et si tu le fais, je pars.

Hermione s'assit sur une chaise, lentement. Ce n'était pas possible.

- Alors au revoir.

Elle le vu vaciller légèrement, puis il se reprit. Il la regarda et elle sentit toute la force de ce regard la submerger.

- Pourquoi Hermione ? Pourquoi tout sacrifier ? Tu pourrais mourir avec cette opération, c'est une moldue, tu n'es pas de son monde.

- Ce n'est pas qu'une moldue. C'est mon amie. Mes parents sont moldus Ron, tu ne peux pas dire que je ne fais pas parti de leur monde.

Ron s'approcha et effleura du bout de ses doigts le visage d'Hermione. Quel était belle avec ses longs cheveux bruns, indisciplinés. Arriverait-il à l'aimer comme ça, ce sale petit sang pur ? A l'aimer comme il l'aimait, de toute sa force. L'aimer à s'en briser ?

Il s'écarta d'elle.

- Tu as pris ta décision.

- Comment peux tu être aussi ignoble Ron ?

Il fit volte face, le visage rouge de colère, si fort qu'Hermione en trembla.

- Et toi ? Comment peux tu encore te regarder dans un miroir ? Je suis sûr que si c'était Malefoy qui t'avais demandé de partir, tu l'aurais suivi. Parce que tu ne l'oublieras jamais, n'est ce pas ? J'ai été bien bête de croire que ma seule personne pourrait te faire changer d'avis, de toute évidence, j'arrive trop tard.

Hermione sentit le poids de ses paroles la terrasser, ainsi il savait. Peut être depuis le début. Pourquoi était-elle si bête ? Pourquoi avait-elle accepté ?

- Il ne t'aimera jamais comme moi je peux t'aimer. Il ne saura jamais voir en toi comme je le fais. Où était-il lorsque tu avais besoin de lui ? Sera-t-il capable de te soutenir ? Ou sera-t-il trop lâche pour te sauver ?

- Arrêtes.

Elle sentait les larmes couler, brulantes. Pourquoi tout était-il toujours gâché ? Pourquoi fallait-il qu'elle fasse du mal à ses amis ? Elle regarda sa bague, petit anneau doré à son doigt et fut englouti par la tristesse. Elle avait tout perdu. Jusqu'à ses amis. Que lui restait-il maintenant ? Une illusion, Anna, sa propre imagination. Si Azélia mourrait maintenant, il n'y aurait plus personne pour se soucier d'elle, personne pour se rappeler d'Hermione Granger.

Je peux jurer que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour te protéger, quel qu'en soit le prix...

Elle lui avait promis, qu'elle genre d'amie serait-elle à rompre cette promesse, à la laisser là, seule, prête à mourir.

La vie est faite de choix. Oui ou non, continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre.

Elle regarda sa bague, la fit tourner, puis l'ôta sous les yeux de Ron.

- Je ne peux pas l'abandonner.

Elle vit son visage se décomposer, cette lueur dans ses yeux bleus. Elle aurait aimé lui dire qu'elle était désolée, qu'elle aurait aimé tomber amoureuse de lui. Mais elle n'y arriva pas. Elle le regarda partir, silencieuse.

oOoO

Drago ferma les yeux, sentant le poids de ses actes sur sur sa conscience. Il n'aurait jamais dut venir dans les cachots pour parler à Dan Tarleton. Il avait signé son arrêt de mort. Il aurait dut être plus intelligent, se souvenir que le petit sang de bourbe venait de perdre sa famille et ses amis. Il aurait dut se douter qu'il se vengerait. Si seulement il était resté dans sa chambre. Si seulement il avait fermé les yeux, comme les autres soirs.

- Tout à commencé avec cette fille, Kiara Leòn, elle affirmait qu'on pourrait tuer Vous-savez-qui. Pour cela, il suffisait d'entrer dans le manoir des Malefoy. On devait le faire dans une semaine, seulement, les Rafleurs nous ont attrapés.

Drago ouvrit les yeux. Dans le fixait de ses yeux verts.

- Nous avions espéré mais je regrette aujourd'hui d'y avoir cru. Ça ne sert à rien d'espérer lorsque la cause pour laquelle on se bat est vouée à l'échec.

Il avait mentit, il l'avait sauvé... Lui, Drago Malefoy, un Mangemort. Il l'avait sauvé, lui avait donné une chance.

- Très bien, maintenant, il ne nous servira plus à rien, tues-le Drago.

oOoO

Arriver à obtenir une opération avait été si simple. Quelques sorts de confusion et Hermione n'eut pas besoin de passer de test, elle était prête.

La vie est faite de choix. Oui ou non, continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre.

oOoO

Drago se releva, sortit sa baguette et la pointa sur Dan. Il sentait le poids de l'arme dans sa main, trop lourde, trop pesante.

La vie est faite de choix. Oui ou non, continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre.

- Allez Drago.

Il regarda Dan qui ne bougeait plus, immobile, le regard ancré dans les yeux orages. Drago essayait de se concentrer. S'il craquait, s'il refusait de le faire, il savait que Bellatrix ne serait pas aussi douce. Il savait ce que Dan endurerait. Il ne voulait pas lui faire subir ça.

Certains choix comptent plus que d'autres : Aimer ou Haïr.

Il ne parvenait pas à cesser de voir son visage. Et il pensait, a cette discussion, avec Anna. Lorsqu'elle lui avait dit qu'il n'avait jamais vu la mort. C'était vrai, si vrai, il aurait tant aimé ne jamais la voir.

- Drago ! Ne fais pas ça.

Il détourna rapidement les yeux. Pansy le regardait, apeurée.

- Parkinson, vas-t-en, siffla Bellatrix, allez Drago, tu peux le faire.

- C'est un gosse Bellatrix !

- C'est un sang de bourbe, Drago, si tu ne le fais pas, c'est moi qui le ferait.

oOoO

- Vous allez compter jusqu'à dix, miss Granger, et vous vous endormirez.

oOoO

- Drago, ne fais pas ça, tu le regretteras.

- Tais-toi Pansy.

Il devait prendre son choix seul.

La vie est faite de choix. Oui ou non, continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre. Certains choix comptent plus que d'autres : Aimer ou Haïr. Être un héros ou un lâche. Se battre ou se rendre. Vivre ou mourir.

Il pointa sa baguette sur Dan. Le garçon ne parlait pas, mais dans ses yeux, il voyait de la reconnaissance. Ou était-ce le fruit de son imagination.

Être un héros ou un lâche...

On se souvient toujours du visage de la première personne qu'on a tué. Il reste gravé, à jamais, dans la mémoire. Jamais il ne vous abandonnera.

Se battre ou se rendre...

On a toujours le choix, toujours.

- Avada Kedavra.

Une lumière verte, aveuglante. Dan n'eut pas le temps d'être surpris, pas le temps de s'apercevoir qu'il allait mourir. Drago le regarda s'effondrer

Vivre ou mourir...

On se souvient toujours de la première personne qu'on a tué. Son visage vous hante, vous hantera toujours. Drago reverra toujours ce visage, se rappellera de cette voix. Ce moment restera à jamais gravé dans sa mémoire. Sauf qu'il ne l'avait pas tué.

Derrière lui, Pansy lâcha sa baguette et s'évanouit. Elle venait de tuer quelqu'un.

Vivre ou mourir.

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Je vois déjà d'ici vos tragiques réclamations. Oui, Dan est mort, non, il ne va pas revivre et je ne modifierais pas ce chapitre.

Mais ce n'est pas Drago qui l'a tué. Vous aurez les explications de Pansy dans le prochain chapitre.

Alors, vos impressions. Je sais que la plupart sont contents de voir que notre chère et tendre Hermione a plaqué Ron. Comme l'a dit Lili-prune, c'était inévitable, donc peu surprenant.

Pour la maladie d'Azélia, n'étant pas médecin, je ne peux pas vous confirmer les symptômes. J'ai fait pas mal de recherches sur les greffes, les maladies du rein avant de vous présenter ça mais je ne suis sûre de rien.

Hermione compatible, c'est tout à fait possible, y aura-t-il des complications ? Vous me connaissez, j'en suis bien capable !

Ce qui m'intéresse, c'est vos avis, faites vos réclamations, critiquez, j'ai besoin d'avancer. J'écoute toujours vos remarques, et essai d'arranger ce qui ne va pas dans la mesure du possible.

J'espère avoir vos impressions,

Bises

Altanais