Salut !
On change de POV. Ce sera la première et dernière fois que vous lirez ce POV, désolé ^^ Au début, je voulais ajouter un chapitre avec POV Aomine pour compléter ce chapitre (parce que sur la fin de cette fiction, on se penche moins sur Aomine que sur les autres personnages), mais en fait, cela aurait été répétitif par rapport aux sentiments et réflexions apportés dans ce chapitre. Donc j'ai jugé cela inutile. Voilà !
Ajiahdompey : Hum... tu t'inquiète beaucoup pour eux. En même temps, je comprends. On ne sait pas ce qu'il va advenir de Seijuro qui s'est endormis en plein hiver dans un parc et on ne sait pas non plus ce qu'il a fait à Kise en fin de compte. Non, pas de POV de l'autre personnalité (c'est pas dans le scénario et je trouve plus cool de souffrir des pertes de mémoires en même temps que le personnage de Seijuro, ça ajoute du mystère). Et bien, tu vas être contente car ce chapitre se centre plus sur Aomine ^^ j'espère qu'il va te plaire !
Bonne lecture !
Satsuki
Je repassai en boucle les événements de semaine dans ma tête. Qu'est ce que j'aurai pu faire qui aurait changé les choses ? J'ai beau tout revoir, je ne vois rien. Du moins, la seule vraie chose que j'aurai pu faire, c'est me taire quand Ki-chan a pris le portable.
C'est tout.
Mais c'est ce qui fait que maintenant, la vie de mon ami d'enfance est compromise.
Plus je repasses les événements du mois entier, plus je me dis qu'ils ont tous leurs raisons d'agir comme ils le font aujourd'hui. Ki-chan a ses raisons de vouloir se venger, il viens de subir un mensonge affreux. Tetsu-kun a raison de fuir et de ne plus donner signe de vie. Dai-chan a raison de ne pas se rebeller, d'accepter son sort.
Pourtant, je devrais pouvoir faire quelque chose pour que l'un d'entre eux quitte ses positions et raisonne les autres. Ki-chan devrait retirer sa plainte qui ne sert à rien hormis gâcher à jamais la vie de mon ami. Testu-kun devrait aller lui parler.
Il y a pleins de choses que l'on pourrait faire pour améliorer la situation. Moi aussi. Mais je ne sais pas par où commencer.
Enfin, j'ai quand même ma petite idée puisque je suis en route pour la maison de Dai-chan.
Je compte lui parler, lui dire de ne pas plaider coupable, de ne rien dire du tout. Je sais que la police l'a mit en garde à vue, l'a interrogé des heures et qu'il n'est rentré qu'hier soir mais qu'il est sous surveillance. Après tout, il est suspecté d'avoir agressé son petit-ami un mannequin célèbre.
Le pire, c'est sûrement le fait que Ki-chan a montré comme preuve un préservatif usagé. Il a aussi prouvé que Dai-chan avait revu Haizaki dernièrement. Je n'y croyais pas jusqu'à ce que j'apprenne que c'était bien le cas. Dai-chan avait revu Haizaki.
J'avoue en être à un point où je doute d'un peu n'importe qui. Mais Dai-chan n'aurait jamais fait une chose pareil. Cela dit, je sais maintenant que je me trompais sur Ki-chan. Ce n'est pas quelqu'un de bien, ce n'est qu'un gamin qui profite de sa célébrité pour détruire ceux qui lui font du mal. Ce n'est qu'un ados immature.
À cause de ses gamineries, Dai-chan va se retrouver en prison.
Je remontai l'allée du quartier résidentiel où se trouvait la maison de Dai-chan. Je connaissais le chemin par cœur pour l'avoir arpenté pleins de fois quand j'étais petite. J'étais entourée de grandes maisons très modernes. L'une d'entre elle était celle de Dai-chan, il s'agissait d'une un peu en retrait dans le jardin. Une sorte de monolithe de granit rose avec de grande baies vitrées et un intérieur épuré.
Je n'aimais pas cette maison de l'extérieur. Et de l'intérieur, elle était très jolie et bien agencée. Mais elle paraissait froide. Ce qu'elle était.
Je rentrai par le petit portillon toujours ouvert quand il y avait quelqu'un à la maison. J'entrai sans frapper car je savais que Dai-chan était là. Je le voyais assis sur le canapé, devant la télévision. Sur la table basse en verre, un bol de chips et une canette de coca. Raoul me regardait avec pitié depuis son vivarium trop grand. Je le saluai gentiment.
Je m'assois à côté de Dai-chan et regardai les dégâts d'un chagrin amoureux sur un ados. Une étude sociologique et psychologique en somme.
-Salut.
-Yo.
Dai-chan baissa le son de la télévision et me fixa.
-Qu'est ce que tu fais ici ? Tu n'as pas peur que je te sautes dessus ?
-Ne dis pas ce genre de choses.
-Ouais... Mais ça va pas me tuer de faire un peu d'autodérision.
Il avait la voix plus traînante encore que d'habitude.
-Je n'ai pas de nouvelle de Tetsu. Et toi ? Me demandât-il.
-Non plus. Comment tu te sens ?
-Je survis.
C'était ça, c'était parfaitement ça. Il survivait.
-Pourquoi tu as fais ça ? lui demandais-je.
-Ça quoi ?
-Tu as avoué, abruti ! Ce n'est pourtant pas toi, Ki-chan a inventé de toute pièce cette histoire, alors pourquoi as-tu avoué ?
-Satsu... Je ne pense pas que tu puisses comprendre... Mais il arrive qu'on fasse des choses insensées, par amour. Ryota voulais que je porte le chapeau, je porterai le chapeau. J'ai avoué parce que c'est ce qu'il voulait. C'est tout.
-Mais...
-Ne pleures pas, OK ? Les femmes qui pleurent, ça les rends faibles et moches. Et puis c'est bruyant, j'aime pas ça.
Je riais, sans trop savoir pourquoi. Dai-chan me prit dans ses bras, me consola. C'était sa vie qui allait s'effondrer, et c'était moi qui pleurait...
-Tout vas bien se passer... Mes parents savent que je n'ai rien fait, ils m'ont trouvé un super avocat, je vais m'en sortir. Et puis, sinon, je disparaîtrai pendant quelques années, et ça fera du bien à tous le monde. Tu ne crois pas ?
-Je n'en sais rien.
J'aimerai lui dire que je ne voulais pas qu'il disparaisse. Parce qu'il était mon seul vrai ami dans le lycée, parce qu'il était l'espoir de Tôo. Parce que c'était mon Prince Charmant. Il ne pourra pas le nier.
Sans lui, je raterai peut-être mes études pas manque de motivation. On ne sait pas ce qui pourrait arriver.
-Qui me donnera son avis sur mes prochains mecs si tu n'es pas là ?
-Tu m'enverra des photos. Et tu les emmènera au parloirs.
-Je ne veux pas que ça se finisse comme ça, que je ne te vois plus qu'à travers une vitre.
-Tu sais, j'ai encore une chance. Quand j'ai avoué, les policiers m'ont demandé de raconter ce qu'il c'était passé. J'ai raconté un truc au hasard, et à chaque fois que je disais un truc, ils me disaient que Ryota n'avais pas dit ça. Du coups, ils doivent savoir que l'un de nous deux mens.
-Mais ils ne savent pas forcement que c'est lui.
-Bien sûr que si ! Quel genre de violeur prend le temps de mettre une capote ? Personne ! Pourquoi j'aurai fait cet effort ? Et pourquoi Ryota aurait-il gardé la capote ? Si ce n'était pas pour m'envoyer croupir en prison quatre jours après qu'on ait fait l'amour.
-Il s'est dis que c'était une preuve concrète.
-Mais c'est con.
-Peut-être.
Dai-chan soupira lourdement. Je sentais que cette situation le tuait de l'intérieur mais qu'il avait décidé de faire face quoi qu'il en coûte. Je n'ai jamais connu de garçon près à faire ça pour moi. Mais j'aimerai bien.
Je crois au grand Amour, j'ai une preuve qu'il existe juste à coté de moi. Dai-chan est la preuve vivante que le vrai Amour existe encore. Il aime Ryota. Il aime Tetsu-kun, enfin, je pense.
Je crois en ça.
Et je le trouverai, le grand Amour.
-Dai-chan... est-ce que tu aimes Tetsu-kun ?
Je vis pour la première fois ses yeux s'humidifier. Dai-chan détournât le regard quelques instants.
-J'ai beaucoup réfléchis à ça ces derniers temps... Je lui ais fait beaucoup de mal. Je donnerai tout pour pouvoir le revoir et lui expliquer. Il n'a pas eu ma version des faits. Je l'ai toujours beaucoup aimé. J'avais parfois le cœur qui palpitait en le voyant alors je... je pense que si je ne suis pas vraiment tombé amoureux de lui les premiers temps, c'est parce que j'avais Ryota. Je me refusai à aimer Tetsu. Mais maintenant... je pense tout le temps à lui, je n'aime pas savoir qu'il souffre, je n'aime pas me dire que son demi-frère bizarre doit être en train de lui remonter le moral, que ce n'est pas moi qui éponge ses larmes. Mais la meilleur chose que je puisse faire pour lui, c'est le laisser tranquille. Je dois disparaître. Je vais le faire pour Tetsu et aussi pour Ryota.
Je suis restée muette. C'était très clair, pas besoin d'épiloguer. Je souris malgré moi face à une telle preuve d'amour.
Dai-chan et moi avons regardé en silence les téléfilms de l'après-midi. Nous sommes restés silencieux. Il ne me demanda pas de nouvelles de l'équipe, je pensais que cela ne l'intéressait pas vraiment, qu'il avait autre chose en tête. Ou bien parce qu'il se disait qu'il sera banni du club peut-importe ce qui va se passer après le procès. Il sera mis à l'écart, comme tout les autres dont on a découvert qu'ils aimaient les hommes.
Certains essayent de leurs parler, font des effort, mais ils se retrouvent à l'écart à leur tour. Je serai à l'écart si c'est pour rester avec Dai-chan.
Les parents de Dai-chan sont rentrés tard dans la soirée, nous avions déjà mangé et dormions sur le canapé, des bols de nouilles instantanées sur la table basse, des canettes de sprite et de coca sur le sol.
Nous avions ris, nous étions balancés des nouilles à la figure, il en restait quelques unes sur le sol. J'avais retrouvé, pendant quelques temps, l'ancien Dai-chan, celui qui déterrait les fourmis et me taquinait quand je parlais du grand Amour. Le Dai-chan avant qu'on ne le brise.
J'étais heureuse.
J'espérai juste que ce ne sera pas le dernier moment de bonheur avec lui.
Je gardais secrètement l'espoir que la prison ne le changera pas trop. Et qu'il se reconstruira quoi qu'il arrive.
Ce n'est pas de l'Amour.
C'est mon Amitié.
Je suis ton amie, Dai-chan, je le resterai peut-importe sur quelle voie tu ira, où te mènerons chacun de tes pas. Moi, je serai derrière.
Voilà, pas mal d'émotion. Je trouve la relation entre Momoi et Aomine vraiment trop mignonne. Leur amitié est belle. Dans le prochain chapitre, on retournera sur un POV plus classique.
PS : Le week-end dernier, j'ai publié le prologue de ma nouvelle histoire : Disparu. Une histoire de kidnapping d'Akashi Seijuro avec secrets familiaux et course à la montre. Bref, que du bonheur ^^ Je vous invite à aller la lire si cela vous intéresse.
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