Coucou tout le monde, désolé pour le retard, j'étais de mariage hier ;)
Réponse à Lily : Merci beaucoup ! Je ne voyais pas Narcissa tuer son mari, elle l'aime malgré tout ;)
Chapitre 21
La cohabitation se passait plutôt bien. Bien sûr, les deux garçons s'envoyaient des pics à longueur de journée. Hermione intervenait à chaque fois que la rancœur entre les deux se faisait trop forte et que les choses risquaient de dégénérer. Ce qui était le cas à cet instant. Hermione n'avait jamais eu autant l'impression de marcher sur un fil !
- Et à part compter les plis de la tente, qu'est-ce qu'on fait ? demanda Drago.
Harry, qui était assez susceptible sur le sujet puisqu'il portait le médaillon depuis presque vingt-quatre heures, démarra au quart de tour. Alors, même si la réflexion de Drago n'était pas très sympa, elle avait été faite sans grande méchanceté, comparé à ce qu'il lui arrivait de dire à d'autres moments.
- Si tu n'es pas content, tu peux toujours retourner d'où tu viens ! s'énerva Harry.
- Les garçons…, tenta Hermione.
- Mais je ne suis certainement pas là pour toi ! Si Granger ne tenait pas autant à ta vie, j'aurais plutôt opté pour un endroit sûr… et plus confortable, répondit Drago en s'énervant à son tour.
- Les garçons ! s'exclama Hermione un peu plus fort.
- Pourquoi ça ne m'étonne même pas ?! Comme si Drago Malefoy pouvait devenir courageux ! se moqua Harry.
- Je préfère ne pas être courageux et avoir mon intelligence que ta cervelle de…
- Et quoi ?! Vas-y, dis que je suis idiot ! le coupa Harry en se rapprochant de Malefoy qui s'était levé.
- Tu me traites bien de lâche alors que je suis ici, j'ai le droit de te traiter d'idiot ! Le fait que j'aurais préféré me cacher ne fait pas de moi un lâche, puisqu'au bout du compte, je suis là ! J'ai fait des erreurs, j'en regrette certaines, mais je ne suis certainement pas ici pour me faire insulter ou pour que tu passes tes nerfs sur moi ! Avec tes sautes d'humeur, je commence à comprendre pourquoi Weasmoche a décampé ! s'énerva encore plus Drago.
- Je vais le…, hurla Harry en se rapprochant dangereusement.
- Stop ! hurla Hermione en se mettant au milieu.
- Hermione, pousses-toi de là, demanda Harry.
- Certainement pas ! Vous ne vous aimez peut-être pas mais vous m'aimez, moi ! Alors par Merlin, faites un effort pour vous entendre ! Je ne te laisserais pas tomber Harry, tu es mon meilleur ami, mon tout, mon âme sœur, je t'aime de tout mon cœur, dit Hermione en prenant la main d'Harry.
Celui-ci esquissa un petit sourire, il se calmait.
- Je peux vous laisser si vous voulez, ronchonna Drago.
Hermione se retourna vers lui et de son autre main, elle attrapa la sienne.
- Toi Drago, tu as pris tellement de risques par amour pour moi… Jamais je n'aurais cru possible de t'aimer autant. Maintenant, je ne me vois plus vivre sans toi. Je ne peux plus vivre sans toi.
Le blond se détendit légèrement.
- Donc je vous aime tous les deux de manière différente, mais vous êtes aussi important pour moi, tous les deux. Alors, par pitié, faites un effort… sinon, on ne s'en sortira jamais, supplia-t-elle.
- Je crois que j'ai besoin d'air, dit Harry.
Voyant qu'il n'y avait plus de danger, Hermione lui tendit sa baguette, car depuis Godric's Hollow, celle d'Harry était brisée. Le brun sortit et Malefoy entoura ses bras autour de la brunette et la serra contre lui.
- Avec vous deux, j'ai vraiment l'impression de devenir arbitre, ça me fatigue, dit-elle en se détendant contre Drago.
- S'il n'était pas autant sur les nerfs…
- Cet horcruxe a un mauvais effet sur lui et ça s'accentue s'il le porte trop longtemps… Mince, j'ai oublié de le lui reprendre, dit Hermione.
Elle embrassa Drago puis se dirigea vers la sortie, mais il lui attrapa la main.
- C'est bon, j'y vais, repose-toi, dit-il en sortant.
Drago sortit de la tente et commença à suivre les traces de pas laissées dans la neige. La nuit était tombée et ils se trouvaient en pleine forêt. Le blond n'était pas tranquille, plein de bestioles faisaient des bruits étranges. Il se demanda un instant ce qui pouvait bien habiter la forêt. Des loups ? Des ours ? Des acromentules ? Des trolls ? Il secoua la tête et tenta de faire abstraction des bruits. Après tout, la plupart des forêts ne contenait pas autant d'horreurs que la forêt interdite. Il marcha un moment, dans le froid et la neige, suivant les traces de Potter qui étaient toujours bien visibles. Il arriva devant une espèce de petit lac minuscule dont la surface était brisée et le fait que les pas le mènent là sans aller plus loin lui donnait une idée précise d'où Harry se trouvait.
- Par Salazar ! Qu'est-ce qu'il fout encore cet imbécile, râla Drago.
Il attendit quelques secondes, mais ne le voyant pas remonter, il plongea et ne tarda pas à le trouver. Une main sur une épée et l'autre qui luttait contre le médaillon qui semblait avoir décidé de l'étrangler. Drago le remonta à la surface et se débrouilla pour le hisser.
- Les épées au fond des lacs gelées, le médaillon tueur… tu te rends compte qu'il n'y a qu'à toi que des trucs pareils arrivent ? se moqua le blond, essouflé, une fois sur la terre ferme.
- J'adore ma vie, s'amusa Harry.
Ils se regardèrent en grelottant puis Drago porta son attention sur l'épée.
- Alors, j'espère que cette épée te servira à autre chose qu'à décorer ton salon, histoire de ne pas avoir risqué ta vie pour rien, railla le blond.
- C'est l'épée de Gryffondor, répondit Harry.
- Et je suppose que cela vaut que tu prennes autant de risques, dit Drago en se levant.
Il se sécha et sans vraiment y penser, il en fit autant pour Harry.
- Merci. J'ai tué le basilic avec cette épée et, selon Hermione, elle s'est imprégnée de son venin. Du coup, l'épée devrait nous permettre de détruire le médaillon, expliqua patiemment Harry.
- Ah. Et qu'est-ce que tu attends pour vérifier la théorie ?
Harry se leva, posa le médaillon contre un tronc à terre puis s'éloigna. Sauf qu'au lieu de revenir pour fendre le médaillon, il tendit l'épée à Drago.
- Est-ce que tu pourrais le faire… ? Ce médaillon va se défendre et il a trop d'influence sur moi…
Harry semblait mal à l'aise de demander quelque chose à Malefoy. Mais ce dernier s'empara de l'épée et se dirigea vers le médaillon en la brandissant. Une ombre de Voldemort surgit au-dessus de l'horcruxe, à l'instant où il le frappa du plat de la lame.
- Drago Malefoy, crois-tu vraiment que tu es à ta place parmi eux ? demanda l'ombre.
Le blond resta sans voix, l'épée en l'air, comme hypnotisé.
- Je lis en toi Drago Malefoy. Tu sais qu'elle est trop bien pour toi. Bien trop intelligente, bien trop courageuse, bien trop désintéressée, bien trop admirable…
- Malefoy, ne l'écoute pas…
- Mais tu l'as toujours su. C'est pour ça que tu la détestais davantage que les autres Sang-de-Bourbe. Parce que tu détestais convoiter quelque chose que tu ne pourrais pas avoir ou du moins, que tu ne pourrais pas garder. Puis tu as détesté Ronald Weasley aussi, parce que tu savais qu'aussi minable qu'il soit, lui pourrait être aimé d'elle. Comment une fille aussi pure qu'Hermione Granger pourrait réellement faire sa vie avec un Malefoy ? Un nom imprégné de magie noire quand il y a un Weasley à côté. Ou encore mieux, un Potter, railla l'ombre.
- Tais-toi ! hurla Drago en s'approchant encore plus du médaillon.
L'ombre changea, prenant l'apparence d'une Hermione à l'air malveillant.
- Comment peux-tu me croire une seule seconde quand je dis t'aimer ? Je te suis seulement reconnaissante d'avoir été assez idiot pour développer des sentiments envers moi. Des sentiments qui m'ont aidé à survivre. Tu veux me croire lorsque je le dis mais tu redoutes le retour de Ronald, car tu sais que plus rien ne sera pareil à son retour et tu sais qu'il reviendra.
Puis une autre ombre s'ajouta, celle de Ron qui prit l'ombre d'Hermione dans ses bras et l'embrassa avec passion avant de se retourner avec un sourire moqueur vers un Drago tétanisé.
- Tu le sais bien, les méchants ne vivent pas heureux avec la princesse. Pas de fin heureuse pour toi, Drago Malefoy. Sauf si tu retournes d'où tu viens et que tu donnes ce médaillon au Seigneur des Ténèbres…
Drago sembla enfin réagir et il abattit l'épée sur le médaillon. Les ombres hurlèrent, avant de se dissiper. Le blond lâcha alors l'arme et se laissa aller, tombant les genoux au sol, complétement chamboulé. Il sursauta légèrement quand la main d'Harry se posa sur son épaule.
- Tu ne dois pas écouter ce que cette chose a dit… Il s'inspire de tes doutes mais pas de la réalité, dit Harry avec sagesse.
- Je sais, mais…
- Mais tu le penses aussi. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que l'âme s'en est servi. Peu importe ce que tu as été. C'est ce que tu es aujourd'hui qui compte pour Hermione. Elle t'aime, je le vois…
- Je ne sais pas, je ne peux pas m'empêcher de penser que tôt ou tard, elle se rendra compte qu'elle a fait une erreur…
- Fais-lui confiance. Vous deux, ça ne durera peut-être pas toute la vie. Personne ne peut être sûr de ça. Mais elle t'aime aujourd'hui, et c'est ce qui compte. Essayons de survivre à demain et on verra le reste.
- Vivre au jour le jour, dit Drago doucement.
- C'est ça. Pourquoi se poser des questions sur ce que sera ta vie dans un an quand tu ne sais même pas si tu seras en vie dans une semaine ?
- Potter, tu es un vrai rayon de soleil ! Par Merlin, avant de discuter avec toi, j'allais juste mal, maintenant, je voudrais me pendre, railla Drago en se relevant le sourire aux lèvres.
- Ravi d'avoir pu t'aider, s'amusa Harry.
Ils reprirent le chemin de la tente en s'envoyant des pics. Hermione, alertée par le bruit de leurs pas, se plaça devant la tente. Elle les regarda arriver ensemble, en chahutant, et elle ne put s'empêcher de sourire face à ce spectacle.
- Ah les garçons ! s'amusa-t-elle.
Puis elle ouvrit de grands yeux en voyant l'épée que portait Harry. Les deux se lancèrent donc dans les explications, tout en passant sous silence ce qu'avait révélé l'horcruxe sur les doutes de Drago. Elle les félicita puis remarqua, avec beaucoup de plaisir, qu'une sorte de complicité s'était instaurée entre son petit-ami et son meilleur ami.
