Je suis décidément impardonnable . J'essaye de poster régulièrement mai en ce moment avec la reprise d'un nouveau travail je fais pas mal d'heures . Même ma bêta s'inquiétait de mon absence ! Lol Je vais donc c'est promis essayé de me faire plus présente .

Bonne lecture !

Bella :

Le voyage en voiture avait été une torture, j'aurais nettement préféré me casser la cheville plutôt que de subir l'interminable journée qui m'attendait. Certes, Alice était adorable, mais nous n'avions pas du tout la même façon de penser. Elle adorait tout ce qui était mode, shopping

Elle pouvait passer la journée à essayer des vêtements sans se départir de son éternel sourire. Il lui était même arrivé en période de solde de passer la nuit devant une boutique de fringues.

Ce qui, bien sûr, n'était pas du tout mon cas ! Certes, je ne m'habillais pas chez Emaüs, mes habits étaient à la mode et j'avais même poussé le vice à me maquiller légèrement, une touche de gloss et un trait de crayon sous les yeux.

Rien de bien compliqué, mais cela me suffisait amplement. Passer deux heures à choisir une teinte de rouge à lèvres, très peu pour moi

- " Déstresse un peu Bella, tu n'as pas ouvert la bouche depuis notre départ, on dirait que je t'emmène à l'abattoir... " me fit-elle remarquer en me fourran son coude dans les côtes

- " Aie ! " grognais-je. " Tu sais bien que les boutiques et moi, çafait deux ! Alors toute une journée..."

- " Je te promets que tu ne verras pas le temps passer... " s'exclama-t-elle en sautillant sur place.

- " Si tu le dis... " soupirais-je, vaincue

A peine étions-nous rentrées dans la boutique sobrement appelée « Le Chic c'est Choc », qu'un type plutôt grand, le teint mat et de beaux yeux verts s'était approché de nous.

- " Bonjour Mesdemoiselles ! " s'exclama-t-il en nous baisant toutes les deux le dessus de la main. Je le regardais faire, vaguement amusée. " Vous aviez un rendez-vous?"

Je priais que non, mais apparemment Alice avait tout prévu.

- " Oui, au nom de Cullen..." lui répondit-elle visiblement conquise

- " Exact ! " approuva le fameux Antoine en nous guidant vers un petit salon privé. " Coupe, couleur, extension... "

- " Juste des tresses..." rétorqua-t-elle en déposant sa veste sur le dos d'une chaise. " Mon amie fête son anniversaire ce soir, il faudrait que ses cheveux aient un côté sauvage et bouclé. Vous croyez que vous saurez faire ? " demanda-t-elle en passant la main dans ma tignasse indisciplinée

. - " Antoine sait tout faire ma chérie ! " s'exclama-t-il en me faisant signe de le suivre.

Légèrement intimidée et vaguement inquiète, je passais l'heure qui suivit à me ronger les ongles, ce qui, je sais, est une très mauvaise habitude. J'avais hâte que cela se termine : ce type était peut-être doué, mais en attendant il avait du m'arracher la moitié de mes cheveux et je n'étais pas certaine qu'il en reste assez pour cacher les trous.

- " Fini ! " approuva-t-il au bout d'une autre demi-heure de torture.

- " Formidable ! " s'exclama Alice folle de joie.

Pour ma part, j'avais un mal de chien et je ne trouvais pas le résultat si génial que ça. J'allais crier au scandale quand cette dernière m'entraîna à sa suite, plus rapidement qu'il ne faut pour le dire ( ou pour l'écrire ! )

- " On n'a pas payé ! " ne pus-je m'empêcher de lui faire remarquer, même si je n'avais pas envie de débourser le moindre centime pour ça !

- " Pas la peine, on y retourne ce soir pour tout te retirer..." me répondit-elle en m'entraînant au pas de course. " Il faut se dépêcher si on ne veut pas être en retard chez l'esthéticienne..."

Je retins un grognement de dépit quand le souffle court, nous arrivâmes finalement à 12h02 chez « Le poil se fait la malle ».

Une grande rousse nous accueillit le sourire jusqu'aux oreilles.

- " Bonjour ! " Le ton était jovial et plein d'entrain, celui d'Alice également, moi par contre j'avais l'impression que mon cœur venait de se faire la malle.

Cette fameuse rouquine, je l'avais déjà vu quelque part, pas plus tard qu'hier matin dans le lit de Jasper.

- " Bella, Bella ! " La voix d'Alice sembla venir de très loin, elle me jeta un regard inquiet. Je devais avoir l'air débile à rester là, sans bouger, sans rien dire.

Mais bon sang ce que j'avais mal, une douleur sournoise et intense. Cette pouffiasse avait couché avec Jasper, mon Jasper ! Elle l'avait embrassé, touché, caressé.

- " Oui..." balbutiais-je en tentant de me concentrer sur ce qu'elle me disait. " Excuse-moi j'avais la tête ailleurs..."

- " Tu es sure que ça va ? " me demanda-t-elle inquiète.

- " Oui ! " la rassurais-je. La fameuse Victoria - son prénom était écrit sur la broche accrochée à sa poitrine - continuait de me fixer avec son air niais et son sourire de façade.

- " Je suis désolée, il faut que je sorte..." balbutiais-je en quittant le magasin sans me retourner. Il était hors de question que je reste une minute de plus dans cette boutique, c'était au-dessus de mes forces.

Je n'avais qu'une envie : pleurer, pleurer sur mon triste sort et mon amour pour Jasper. Pourquoi, alors que j'essayais d'oublier tout me rappelait à lui.

- " Bella, tu sais que tu peux te confier à moi ? " Alice m'avait rattrapée, nouant son bras avec le mien .

Nous marchions du même pas, sans but.

- " Je sais..." murmurais-je en retenant avec difficulté une irrésistible envie de pleurer. " C'est juste... je ne sais pas par où commencer..."

- " Et si tu me parlais de ce qui s'est passé dans le magasin pour que tu en partes si vite ! " me proposa-t-elle simplement. " Tu la connais cette fille ? "

- " On peut dire ça comme ça ! " maugréais-je en soupirant de lassitude. " Jazz a couché avec le soir où on a été à la boite de nuit..."

- " Oh ! " s'exclama-t-elle. Juste « Oh ! » et rien d'autre, rien : pas de remarque, ni de question. Cela lui ressemblait si peu que cela m'alarma. Je lui jetai un vague regard inquiet, avant de me rendre compte que quelque chose clochait. Elle semblait mal-à-l'aise, hésitante.

- " Alice ? " son prénom sonna comme une question muette, elle savait quelque chose, et soudain j'eus la trouille de savoir quoi.

- " Il y a une autre boutique un peu plus loin dans cette rue, on pourrait y aller ? " me proposa-t-elle comme si de rien n'était. Mais je n'étais pas folle tout de même.

- " Tu peux me dire ce qu'il t'arrive ? " la questionnais-je, cessant de marcher.

- " Mais rien ! " rétorqua-t-elle un peu trop rapidement. " Tout va très bien ! "

- " Ouais, à d'autres..." grognais-je devant l'énormité de son mensonge.

-" Dis-moi tout ou je rentre à l'hôtel ! "

Elle sembla réfléchir, pesant le pour et le contre. Elle me connaissait suffisamment pour savoir que je ne renoncerais pas, je pouvais me montrer aussi butée qu'elle quand je voulais. Et là je voulais savoir ce qu'elle me cachait.

- " Il se pourrait... " commença-t-elle en se mordillant nerveusement le coin de sa lèvre inférieure.

-" Il se pourrait que j'ai entendu une conversation que je n'étais pas censée entendre..."

- " Quel genre de conversation ? " lui demandais-je en sentant mes mains devenir moites. J'avais soudain un terrible pressentiment.

- " Hier Edward a voulu aller faire une randonnée organisée par un guide de l'hôtel. J'étais fatiguée alors je suis restée dans notre chambre... à un moment donné, j'ai voulu aller sur la plage, j'ai nagé et puis..."

Son monologue semblait interminable, je m'accrochais à chaque mot espérant qu'elle mettrait fin au suspense rapidement. Mais non.

- " Abrège ! " soupirais-je un peu plus sèchement que je ne l'aurais voulu, mais j'étais sur des charbons ardents, prête à exploser à tout instant.

- " Jetaientendueavoueratesamisquetuavaisdessentiments pourjasper..." débita-t-elle trop rapidement pour que je comprenne quoi que ce soit.

- " Quoi ?! " m'exclamais-je perplexe.

" Je t'ai entendue avouer à tes amis que tu avais des sentiments pour Jasper..." répéta-t-elle dans un murmure, les yeux baissés sur le bitume du trottoir.

- " Oh ! " murmurais-je à mon tour, sans savoir quoi dire d'autre. J'aurais pu tenter de lui dire que ce n'était qu'un jeu, que rien n'était vrai. Mais j'étais lasse, extrêmement lasse et je n'avais plus assez de force pour trouver quelque excuse que ce soit.- " Oh ! " répétais-je en faisant deux pas en arrière.

Ôtant son bras de sur le mien.

-" Bella..." commença-t-elle, mais je ne lui laissai pas le temps de placer le moindre mot.

- " On devrait aller voir cet institut, ce n'est pas dit qu'il nous prenne sans rendez-vous..." débitais-je en accélérant le pas.

- " Bella... " répéta-t-elle, mais à nouveau je l'empêchai d'aller plus loin.

- " Je n'ai pas envie d'en parler, on pourrait juste profiter de cette journée entre filles, passer un bon moment..." j'avais la voix cassée de retenir mes larmes, mais je ne voulais pas m'effondrer devant elle.

- " Il faudra pourtant bien qu'on en parle ! " murmura-t-elle en me regardant d'un air désolé.

- " Pourquoi faire ? " rétorquais-je. " Il ne s'est rien passé, il ne se passera jamais rien, point final, il n'y a rien d'autre à dire... "

- " Vous vous êtes embrassés..."

Un instant, je la fixai comme si un troisième œil venait de lui pousser au milieu du front. Comment pouvait-elle savoir ça ? La plage était déserte, personne ne nous avait vus. J'en étais certaine. A moins que...

- " C'est lui qui te l'a dit ? " m'écriais-je interdite qu'il ait osé révéler notre secret à qui que ce soit. Elle hocha la tête d'un vague signe, elle osait à peine me regarder

Elle dansait nerveusement d'un pied sur l'autre. Je me demandais ce qu'il lui avait dit d'autre ? Jusqu'où était-il allé avec les confidences ?

- " Et si on remplaçait l'esthéticienne par un cappuccino ? " proposa-t-elle d'une toute petite voix.

J'hésitai à accepter, je n'avais pas envie de discuter de Jasper. Il m'était déjà assez difficile de l'oublier, d'oublier que chaque minute, chaque seconde qui passait il me manquait davantage. A quoi cela aurait-il servi qu'elle le sache ? J'avais retourné le problème dans tous les sens, et je n'avais trouvé aucune solution.

- " Je ne crois pas que cela soit une bonne idée ! " lui fis-je remarquer.

- " Elle est excellente, au contraire ! " rétorqua-t-elle en me tirant vers un petit café local. " Tu as besoin de te confier à quelqu'un, et rien de tel qu'un bon cappuccino pour accompagner le récit d'une peine de cœur... "

Une peine de cœur ? C'était bien pire que ça : j'avais l'impression que l'on me l'avait littéralement arraché, mon cœur. Chaque battement était comme une déchirure.

- " Tu sais que tu peux tout me dire ! " dit-elle en s'asseyant à une petite table à l'écart des quelques habitués.

- " On dirait ma mère... " rétorquais-je en lui souriant

- " Elle a raison ! " approuva-t-elle en serrant mes mains contre les siennes. J'avais les doigts gelés et la désagréable impression de ne plus jamais pouvoir ressentir la moindre chaleur. " Ce n'est pas bon de tout garder pour soi... "

- " J'ai bien peur qu'une bonne conversation ne suffise pas à me faire me sentir mieux..." soupirais-je.

- " Sans doute ! " acquiesça-t-elle. " Mais cela sera déjà un début... "

- " Je l'aime Alice... " murmurais-je en baissant les yeux sur nos deux mains entrelacées. " Je l'aime depuis presque 4 ans ! Ce n'est ni une amourette d'adolescente, ni un léger coup de cœur qui va s'effacer comme par enchantement. Quand on s'est embrassé sur la plage, c'était... magique ! Je n'avais jamais ressenti ça, avec personne. Et maintenant de devoir garder mes distances, c'est une douleur atroce de chaque instant..."

Une larme silencieuse coula le long de ma joue, mais je ne pris pas la peine de l'essuyer. J'avais besoin de ça, besoin de me libérer de cette tension perpétuelle. Le silence d'Alice me mettait mal-à-l'aise, j'avais besoin qu'elle parle, qu'elle dise quelque chose, n'importe quoi.

- " Alors je croyais que tu aurais quelque chose à dire sur le sujet, rien, même pas une mono-syllabe ?! " m'écriais-je irritée.

- " J'ai parlé avec Jasper... Lui aussi quand il parle de toi... il a... cette intensité dans la voix, cette lueur dans les yeux... " balbutia-t-elle en butant sur les mots. " Je me rends bien compte que ce n'est pas qu'une amourette

- " Bonjour Mesdames, que désirez-vous ? " nous demanda le serveur, en arrivant comme un cheveu sur la soupe.

- " Deux cappuccinos ! " commandais-je sans même lui accorder le moindre regard, je continuais à fixer Alice, certaine d'avoir mal compris ?

- " Je n'ai pas de solution miracle Bella ..." s'exclama Alice en laissant échapper un soupir de résignation . " Je ne sais pas ou tout cela va vous menez .."

- " En gros tu en es arrivés a la même conclusion que moi ! " lui fis je remarquer . " Pourquoi crois tu que j'essaie de garder mes distances avec lui ? Rien que l'idée que mon père l'apprenne me rend malade ... Je n'ai aucune envie de briser notre amitié ... "

- " Il faudra pourtant bien que tu lui en parles ! "

- " Pour quoi faire ? " lui demandais je perplexe . " je n'ai pas envie de tout gâcher ! si je lui parle il va tuer Jazz , il ... comment pourrais t-il accepter que sa fille sois amoureuse de son meilleur ami de 16 ans de plus qu'elle ? c'est impossible ..."

- " Alors c'est tout ? Tu arrêtes la ? " m'interrogea t-elle avant de boire une gorgée de son café .

Je la regarda surprise par sa question , que voulait-elle que je fasse ? Il n'y avais aucune solution , j'avais 18 ans , dans quelques heures , mais bon on va pas chipoter et lui 34 ans . Même si a ce soir minuit nous ne risquions plus rien au yeux de la loi , il n'en était rien pour ma famille . Comment pourrait-il accepter notre amour ?

- " J'avais prévu de lui demander de m'épouser a la petite fête de ce soir ! " répliquais je acide .

- " Avant de parler mariage , tu pourrais peut-être en parler a tes parents! " proposa t-elle d'un air amusé .

Comme si la situation avait quelque chose de comique .

- " J'ai peur ! " lui avouais je en baissant les yeux sur mon café que je n'avais même pas toucher .

- " Je sais ! " approuva t-elle . " Franchement a ta place j'en menerais pas large non plus ! "

Je la regarda s'esclaffer , comme une gamine . Et une chose soudain me sauta au yeux .

- " Toi ça n'a pas l'air de te poser de probléme ! Pourquoi ? " lui demandais je curieuse .

Elle hésita un instant , fixant un point au loin , avant de reposer son regard sur moi .

- " C'est une histoire qui remonte a une dizaine d'année ... " commença t-elle . " J'étais en train de finir mes études de mode . Je sortais officiellement avec Edward depuis 1 an ... j'étais heureuse , j'étais amoureuse et j'allais décrocher mon diplôme dans quelques jours . J'étais en train de préparer mon dernier examen quand je les rencontré pour la première fois . Il s'appelait James , il était beau comme un dieu , blond au yeux bleu . Il avait 40 ans . Et c'étais mon examinateur

Ses yeux brillaient d'une étrange lueur que je ne lui connaissais pas , elle semblait plongée dans de lointain souvenir . Des souvenirs dont je ne savais rien .

- " Je suis tombée sous le charme a l'instant ou je les vus , le coup de foudre , le vrai qui balaie tout sur son passage ... et il m'aimait aussi ! C'était intense , merveilleux , j'étais heureuse , tu ne peux pas savoir a quel point ... " continua t-elle avec des trémolos dans la voix .

- " Qu'est-ce qui c'est passais ? " ne pus je m'empêcher de lui demander .

- " J'ai écouter les bons conseils de gens attentionnées , j'ai eu peur du scandale , du quand dira t-on , de la réaction de mes parents ... j'ai refuser d'écouter mon coeur ... j'ai fais ce que l'on attendait de moi et non ce que je voulais vraiment ..." me répondit-elle simplement .

- " Est-ce qu'Edward est au courant ? " Ce dernier avait du être anéantis , même moi j'avais du mal a concevoir qu'Alice ai pu aimer quelqu'un d'autre que lui . Ils semblaient si parfait , si amoureux .

- " Sans doute ! " avoua t-elle . " Je ne lui en ai jamais parlais , mais il y a eu des rumeurs ..."

- " Vous n'en avez jamais discutais ? " la questionnais je avide d'en savoir plus .

- " A quoi cela aurais servi , il ai partis deux jours aprés notre rupture et je ne les plus jamais revu ..." répondit-elle . " Avouer officiellement ma faute , aurais sans doute détruit notre couple et malgré tout j'aimais encore Edward .

- " Et maintenant ? " ne pus je m'empêchais de lui demander d'une voix incertaine .

- " Il ne ce passe pas un jour sans que je me demande ce que serais ma vie , si j'avais suivi mon cœur ... " murmura t-elle les yeux voiles de larme .

- " Tu l'aimes encore ! " balbutiais je légèrement choquer par son aveu .

- " Comme au premier jour ! " répliqua t-elle . " Mais j'ai fais un choix il y a 10 ans , j'ai choisi la sécurité , j'ai choisi Edward ... "

- " Mais tu ne l'aimes pas ! " m'offusquais je

- " Bien sur que si ! " s'exclama t-elle . " Mais j'aime également James ..."

Je dévisagea Alice un long moment , comme si après toute ces années a la côtoyait je la découvrait pour la première fois . Tout ce qui avais un sens pour moi , venait de brutalement s'écrouler .

Puis je réalisa que je n'avais pas envie de faire la même bêtise qu'elle . Vivre toute sa vie dans les regrets , ce n'est pas vraiment vivre . Et moi je voulais vivre pleinement , être heureuse sans aucun regret , aucun remord .

- " Je parlerais a mon pére ! " déclarais je d'un ton décidé . Peut importes les cris , les menaces ou les larmes . Je me battrais pour mon amour pour Jasper

Tant pis si je devais faire éclater ma petite vie si parfaite , je ne céderais pas mon bonheur pour la normalité .

Alice me regarda et je pus voir au fond de ses yeux une intense fierté ! Elle me souris et murmura un vague " Merci " , qui me réchauffa le cœur .