Marguerite Roxton-Jones : Ianto sait punir où ça fait mal (hi hi hi)
Leulade : Que veux-tu, il faut toujours se méfier des femmes qui vont à leur mariage avec un revolver (oups !)
Chapitre 21
Ianto poussa la porte de la crypte et s'approcha de son collègue. Celui-ci releva la tête en l'entendant arriver et lui fit un sourire en prenant le mug qu'il lui tendait.
– Merci, fit-il.
– C'est un drôle de bestiau, dit le Gallois en détaillant la créature.
– Oui, et agressive avec ça. Si Jack n'avait pas été là, c'est moi qui serais ici. Elle l'a empalé avec une de ses mandibules.
Voyant que son collègue ne relevait pas, il poursuivit son travail.
– Tu sais Ianto, je le comprends. Si Tosh avait ce genre de problème, je la bouclerais aussi pour la protéger.
– Me prendrais-tu pour une femme ? s'énerva le jeune homme. Je suis capable de me défendre.
– Je suis désolé, ce n'est pas ce que je voulais dire. Il s'inquiète et c'est bien normal, crois-moi !
– Peu importe, fit Ianto en faisant brusquement demi-tour pour quitter la pièce.
Avant de remonter, il s'arrêta pour nourrir les pensionnaires et s'installa quelques minutes auprès de Myfanwy. De son antre, il pouvait apercevoir le Capitaine et lorsqu'il le vit se lever, il quitta l'animal pour rejoindre la zone centrale.
À son arrivée, Tosh venait de fermer son ordinateur et enfilait sa veste pendant que le médecin rangeait son matériel.
– À demain Jack, fit la jeune femme en passant devant le leader. Bonne soirée à toi aussi Ianto.
Il répondit d'un geste de la main et regarda ses deux collègues passer la roue de fer.
– Ian, dit l'immortel en s'approchant. Veux-tu que nous rentrions ?
– Pourquoi pas ! J'ai commandé le repas, il ne nous reste qu'à passer le prendre.
Le Gallois ne l'avait même pas regardé et Jack sentait que la soirée n'allait pas être aussi câline qu'il l'aurait souhaité.
Après avoir basculé l'alarme sur son bracelet, il invita son amant à le suivre sur la plate-forme de l'ascenseur invisible. Arrivé à mi-chemin, il libéra le ptérodactyle qui s'envola gracieusement dans la base.
Une demi-heure plus tard, les deux hommes arrivaient à l'appartement et Ianto laissa l'immortel dans le salon pendant qu'il allait préparer le repas.
– Ian…
– Je ne veux pas en parler ! le coupa-t-il.
– Ok ! Tu vas me faire la tête toute la soirée ? s'enquit le leader.
– Je suis fatigué ! répondit le Gallois en lui tendant son assiette.
Il s'assit dans un fauteuil, s'éloignant du Capitaine autant que possible. Il était bien déterminé à ne pas lui céder !
Le repas se déroula dans un silence pesant et lorsqu'ils eurent fini, le jeune homme fit la vaisselle et se dirigea vers sa chambre sans même proposer le café que l'immortel attendait.
Jack soupira, décidément, la soirée ne serait pas vraiment agréable !
Quand il se leva pour aller rejoindre son amant, celui-ci venait de se glisser sous la couette et s'était installé sur le côté, les yeux fermés.
Le leader alla faire sa toilette puis il s'approcha du lit. Sans rien dire, il s'allongea et se rapprocha du jeune homme, passant sa main sur sa hanche pour quémander un câlin.
– Pas ce soir ! fit Ianto en repoussant l'intruse.
– Ian, tu ne vas pas bouder toute la soirée quand même, fit Jack en laissant ses lèvres effleurer le cou découvert.
Sans rien dire, le Gallois se redressa, prit son oreiller et un plaid et quitta la chambre pour aller s'allonger sur le canapé.
Jack le regarda partir et soupira. À trop vouloir bien faire, il venait d'avoir une fin de non-recevoir !
Pendant une bonne partie de la nuit, il resta à écouter les bruits de l'appartement, il espérait que son amant finirait par revenir, mais il dut se rendre à l'évidence, il ne changerait pas d'avis. Il ferma les yeux et se laissa sombrer dans le sommeil, souhaitant que le lendemain, Ianto lui aurait pardonné d'avoir voulu le protéger contre sa volonté.
Quand il s'éveilla, il tourna la tête et soupira, Ianto ne l'avait pas rejoint. Il rejeta la couette et se leva puis enfila son boxer avant de quitter la chambre. Sur le canapé, il vit le plaid abandonné et entendit du bruit dans la cuisine.
Lorsqu'il s'approcha, le Gallois ne se retourna pas, continuant de préparer la machine pour faire le café tandis que des toasts grillaient sur le plan de travail.
– Ian, souffla Jack sans bouger.
Le jeune homme ne répondit rien et continua sans broncher.
– Ian, pourquoi réagis-tu ainsi ?
– Pourquoi ? fit son amant en se tournant vivement. Que crois-tu que j'ai ressenti quand je me suis rendu compte que tu m'avais bouclé à la base ! Je ne suis plus un enfant Jack ! Il serait temps que tu t'en aperçoives !
– Mais je le sais, je te signale que si tu en étais un, je ne coucherais pas avec toi et je ne t'aimerais pas au point de vouloir te protéger contre ta volonté. Je sais que ce n'est pas évident, mais tu es un mortel, et j'ai un très mauvais pressentiment. Je ne veux pas qu'elle t'enlève à moi, tu pourrais le comprendre quand même.
– Qu'elle m'enlève ? Tu crois que je pourrais retourner vers elle ? Tu me fais bien peu confiance alors !
– Non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire ! Elle était comme enragée quand je vous ai interrompus à la mairie et je ne voudrais pas…
Sa voix se cassa et il fit brusquement demi-tour. Il se dirigea vers la chambre et commença à s'habiller. Quand il voulut remonter ses bretelles, il en fut empêché par le Gallois qui venait de passer ses bras autour de sa taille, se collant à son dos. Il soupira, mais garda le silence.
– Tu crois vraiment qu'elle irait jusqu'à me tuer ?
– Je n'en doute pas un seul instant, lâcha l'immortel, et je ne veux pas que ça arrive ! Je ne le supporterais pas !
– Jack, je pourrais tout aussi bien être tué en intervention, tu le sais pourtant.
– Oui, mais…
– Jack ? fit le Gallois en le faisant se tourner vers lui. Si je dois mourir, tu ne pourras rien y faire et tu devras continuer, tu le sais bien.
– Je…
Le Capitaine ne put ajouter un mot, il savait que le jeune homme avait raison, mais il ne pouvait se résoudre à laisser le destin décider du moment où son amant lui serait arraché.
Ianto glissa ses mains sur la chemise, commençant à défaire doucement les boutons tandis que sa bouche cherchait celle de l'immortel. Quand leurs lèvres se rencontrèrent, Jack gémit et serra son amant contre lui. Le baiser fut long et langoureux et le Gallois le poussa vers le lit, l'obligeant à s'allonger. À califourchon sur le leader, il embrassa le torse qu'il venait de dénuder et pinça les tétons d'une main tandis que l'autre ouvrait le pantalon et se glissait à l'intérieur, faisant râler son amant.
Le jeune homme empoigna le sexe qui s'éveillait et le massa quelque peu avant de retirer complètement le vêtement, exposant la virilité dressée. Il se pencha et donna un coup de langue puis il la prit en bouche et s'appliqua à faire monter le plaisir dans le corps de son compagnon.
– Ian… hum…
– J'ai envie de toi, souffla le Gallois sans cesser de le masturber.
– Viens…
Le leader écarta les jambes pour laisser son compagnon s'installer entre elles. Le jeune homme glissa un doigt dans l'anneau exposé et le fit coulisser doucement, ajoutant deux autres phalanges pour préparer sa venue. Il ne quittait pas des yeux le visage de son amant et le vit chercher de l'air quand il toucha sa prostate.
Retirant sa main, il enduisit son sexe de lubrifiant avant de se poser contre la barrière de chair. Se penchant pour aller embrasser l'immortel, il pénétra doucement, s'enchâssant lentement. Il releva les jambes de son compagnon et appuya derrière ses genoux pour le prendre plus profondément, donnant des petits coups. Quand il fut totalement entré, il ne bougea plus, répondant au baiser qui s'enflamma très vite et il se remit à onduler, faisant gémir le Capitaine qui s'accrocha à la couette tout en avançant son bassin.
Les mouvements devenaient plus profonds, plus brutaux aussi, amenant lentement les deux hommes au bord de l'extase. Lorsque Jack se répandit entre leurs ventres, Ianto se déversa dans l'antre accueillant, un cri de pure jouissance passant la barrière de ses lèvres. Il baissa les yeux et regarda son compagnon, les paupières fermées, la bouche ouverte, le visage détendu. Il continua des petits mouvements pendant quelques instants avant de se retirer doucement et de s'allonger, le corps en sueur.
– Cela veut-il dire que je suis pardonné ? souffla l'immortel en se mettant sur le côté.
– J'ai compris la raison de ton geste, répondit le Gallois en fixant le plafond, je suis désolé, mais…
– Chut… le coupa Jack. Tu m'es plus précieux que ma propre vie et je sais qu'un amour déçu peut rendre fou. Je ne voulais pas qu'il t'arrive quelque chose.
– Vous ne pouvez quand même pas assurer toutes les interventions à trois. Owen ne veut pas que Tosh s'expose sur le terrain et les binômes ne sont plus formés. Tu as besoin de moi, quoi que tu en penses ! tenta le jeune homme.
– Sans doute, répondit le Capitaine, mais pour le moment, nous nous débrouillons. Si le besoin s'en fait vraiment sentir, tu viendras, mais nous prendrons des précautions. En attendant, je préfère que tu restes à la base.
– Bien, c'est toi le patron ! lâcha l'agent en se levant. Il faudrait quand même se préparer, dit-il pour changer de sujet, ils vont se demander si nous allons venir.
– Je serais bien resté au lit, souffla l'immortel en enlaçant son amant avant qu'il n'entre dans la salle de bain. Je ne suis pas encore rassasié de ton corps.
– Juste de mon corps ? s'enquit le Gallois un brin taquin.
– Non, je l'avoue, je te veux tout entier corps et âme.
– Tu sais très bien que c'est déjà le cas, maintenant pour la bagatelle, il te faudra attendre ce soir, fit-il en se dégageant.
– Je suis brimé, murmura le Capitaine. Tu n'as aucune idée de ce que tu me fais endurer.
– Mais si, fit Ianto avec un grand sourire, et ce soir, au lieu de traîner, tu seras le premier à quitter le Hub, j'en suis persuadé.
– Aurais-tu dans l'idée de me proposer une soirée câline ?
– Câline et plus si c'est ce que tu veux, fit le Gallois en vrillant son regard dans le sien.
Pendant quelques minutes, ils ne bougèrent plus, se noyant dans les yeux de l'autre, puis l'immortel s'écarta et lui claqua la fesse tendrement.
– Allons prendre notre douche, sinon, nous allons rester ici.
Une demi-heure plus tard, les deux hommes passaient la porte de l'office et s'engageaient dans le couloir menant au Hub.
À l'extérieur, l'homme qui les avait observés quitta la place et se dirigea vers le centre-ville, il devait poursuivre la surveillance pour décider du meilleur moment pour remplir sa mission, mais il devait être prudent. Il connaissait la réputation du Capitaine Harkness et ne voulait pas risquer de tomber entre ses mains ! Si cela venait à arriver, il ne s'en sortirait pas vivant et il le savait.
Lorsqu'ils passèrent le sas, Garrett remontait des voûtes où il avait été vérifier que tout était en ordre. Le Gallois le salua et se dirigea vers la cuisine, tandis que le militaire s'arrêtait pour discuter avec le leader.
Quelques minutes plus tard, Tosh et Owen arrivaient à leur tour et Ianto vint leur proposer une tasse de café. La jeune femme le remercia et alla s'installer à son poste. Le médecin resta près de son collègue, hésitant à lui parler, puis finalement, il se lança.
– Alors, fit-il, vous avez pu discuter ?
– Oui, répondit le jeune homme laconiquement.
– Et ?
– Et rien, j'ai compris, mais je n'accepte toujours pas. Cependant, je ferai ce qu'il me demandera, mais j'espère que nous mettrons la main sur Hannah le plus rapidement possible, je ne veux pas rester cloîtré ici pendant que vous sortez sur les interventions.
– Je m'en doute bien, mais Tosh fait ce qu'elle peut. Ton amie semble avoir disparu de la surface de la Terre et c'est bien ce qui nous inquiète.
– Elle a des ressources, mais sans Gwen ça sera plus difficile.
– En parlant d'elle, tu sais ce que Jack a décidé ?
– Non, nous n'en avons pas vraiment discuté, mais je suppose qu'il va lui réserver un sort que je ne lui envierai pas.
– À ce point ? s'enquit Owen.
– Tu connais Jack !
– Oui, effectivement, j'espère simplement que ce ne sera pas trop excessif.
– Moi aussi.
Une fois son café terminé, le jeune homme descendit aux archives. Le travail s'était accumulé et puisqu'il ne pouvait aller avec l'équipe, autant faire du classement. La matinée passa rapidement sans aucune alerte et quand il quitta la salle, il était satisfait de constater qu'une grande partie des artefacts avaient trouvé leur place sur les étagères. Il ferma soigneusement et se dirigea vers la zone centrale avec l'intention de faire livrer le repas.
Il venait de raccrocher le téléphone après avoir commandé les plats, lorsque l'alarme se mit à hurler. Vivement, il s'approcha de Tosh qui notait les informations et regarda les lignes s'afficher sur l'écran. Une main dans son dos le fit sursauter et il tourna la tête pour croiser le regard du Capitaine.
– Ok, Garrett avec moi. Vous trois, fit-il en fixant son compagnon, restez ici, nous ne devrions pas en avoir pour bien longtemps.
Ianto était déçu, mais il ne dit rien et les vit partir vers le garage. Le militaire lui jeta un coup d'œil désolé et suivit le leader.
Les deux hommes arrivèrent rapidement sur le lieu indiqué par l'informaticienne et ils repoussèrent les deux Weevils qui se délectaient des restes trouvés dans les poubelles d'un restaurant italien. Alors qu'ils allaient remonter en voiture, Garrett fut violemment agrippé par un alien qui était resté caché dans l'ombre et avant que l'immortel ait pu intervenir, il fut balancé contre un mur de la ruelle. Le choc lui fit perdre connaissance et il glissa au sol.
À la base, le cri du militaire fut entendu dans la zone, se répercutant jusqu'à la cuisine, faisant précipitamment sortir le Gallois. Avec Owen, il s'approcha de la jeune femme qui tentait d'entrer en contact avec le Capitaine, mais les trois membres ne percevaient que des bruits de lutte.
Après quelques minutes, il y eut un grésillement puis des paroles incompréhensibles prononcées à mi-voix. Tosh tenta une nouvelle fois d'appeler.
– Jack, Garrett ! Que se passe-t-il ?
Rien, pas de réponse, il n'y avait que le silence entrecoupé de friture.
– Jack, réponds ! insista Ianto.
Après quelques secondes, la voix du leader se fit entendre.
– Owen, Garrett est blessé, nous rentrons ! Je vais bien Ian, mais le Weevil était coriace.
– Je descends au parking, fit le médecin en voyant le Gallois détourner le regard et s'éloigner.
– Ok, répondit l'immortel avant de couper la communication.
Une dizaine de minutes plus tard, le SUV se garait dans le sous-sol et le Capitaine aida Owen à installer le blessé sur le transbordeur. Ianto, sans un mot, s'occupa de l'alien et le conduisit dans les voûtes. Jack le regarda partir et allait l'arrêter quand le praticien l'en empêcha.
– Tu devrais le laisser, fit-il.
Le leader hocha la tête et suivit son collègue jusqu'à l'infirmerie. Le médecin commença les examens sur son collègue et soigna la blessure qu'il avait à la tête. Le militaire était toujours sans connaissance, mais ses constantes étaient bonnes, ce qui rassura l'immortel.
– Bien, je vais le suspendre quelques jours, il faut qu'il se remette et que je m'assure qu'il n'aura pas de souci. Le choc a été violent, il a une fêlure ici, fit-il en montrant la radio du crâne.
– Ok. Je vais aller voir Ianto.
Owen le regarda sans rien dire et termina de remplir la fiche de son patient.
Le Capitaine se dirigea vers les cellules et arriva à la zone de détention au moment où le Gallois en sortait. Un bref regard à son visage lui fit comprendre que le jeune homme avait craint pour sa vie. Il s'approcha doucement et le prit dans ses bras avant de glisser ses lèvres dans son cou, tirant un soupir de son compagnon.
– Garrett a été amoché, fit Ianto après quelques minutes, il ne peut plus sortir en intervention. Comment vas-tu faire ?
– Tu ne perds pas le nord ! lâcha l'immortel en souriant. Écoute, pour le moment, on va voir avec Owen et si nous ne pouvons pas faire autrement, eh bien… tu viendras avec nous !
Le visage du Gallois s'éclaira brusquement, mais il ne répondit pas. Il se contenta de fixer son amant avant de s'emparer de ses lèvres pour un tendre baiser.
– Tu sais, fit le leader lorsqu'ils se séparèrent, ce soir, j'aimerais bien que nous sortions. Ça te dirait d'aller au restaurant ?
– Pourquoi pas ?
Ils remontèrent dans la zone principale et le Capitaine se rendit à l'infirmerie. Au moment où il descendait les marches, le militaire ouvrait les yeux. Le médecin l'examina rapidement puis laissa les deux hommes en tête à tête.
– Alors Garrett, ça a été mouvementé, n'est-ce pas ?
– Oui, effectivement. Ces sales bêtes se cachent vraiment bien, je ne l'avais pas vue.
– Owen a décidé de te suspendre pendant quelques jours, il t'expliquera. Le mieux que tu aies à faire, c'est de te reposer.
– Mais je ne peux pas ! Comment vas-tu faire pour les alertes ?
– Ce n'est pas ton problème. Pour le moment, il te faudra te plier aux ordres du médecin, tu n'as pas le choix ! Pour le reste, on verra en temps utiles.
– Jack ! fit-il en voyant le leader s'éloigner. Il vaut mieux éviter que Ianto sorte en ce moment, tu le sais aussi bien que moi !
– Oui, je le sais, mais ta santé passe avant ton boulot, alors repos ! Reste ici pour cette nuit, c'est préférable. Si tu as un malaise, nous serons plus à même d'intervenir. Tu rentreras chez toi demain si Owen est satisfait de ton état.
Le militaire maugréa quelques paroles incompréhensibles puis ferma les yeux. Le Capitaine quitta l'infirmerie et s'approcha du médecin qui discutait avec l'informaticienne.
– Comment va-t-il ? s'enquit Tosh.
– Il n'apprécie pas de devoir être mis sur la touche, mais je crois que c'est une des spécialités de Torchwood, fit-il avec un grand sourire.
– Effectivement, il n'y a que lorsque vous êtes inconscients que je peux vous garder couchés ! répondit le praticien avec une petite moue.
– Il est solide, il va vite se remettre.
– Oui, Jack, j'en suis convaincu, mais il faut surveiller sa fêlure, il ne faudrait pas qu'il ait un souci en intervention. Bien, je vais aller le voir.
Il s'éloigna et Jack leva les yeux en voyant Ianto sortir de la cuisine avec son plateau. Le jeune homme distribua les tasses et prit place sur le canapé sans rien dire. Avec un soupir, l'immortel s'installa à côté de lui.
– Je vais téléphoner à mon contact pour savoir s'il a du nouveau. Ça ne me plaît pas plus qu'à toi de te garder enfermé ici, mais je n'ai pas le choix, tu le comprends j'espère ?
– Oui, mais…
– Ian, laisse-moi un peu de temps, c'est tout ce que je te demande.
À suivre…
