1. Appartenance: Etant une fiction AU/RPF, l'univers global m'appartient MAIS dès qu'il touche à l'oeuvre du Hobbit, l'univers et les personnages appartiennent à J.R.R Tolkien. Les personnages hors univers de Tolkien appartiennent aux acteurs eux-même (gnéhé)
2. Rating: Je la note "T", car dans sa globalité il n'y a rien de choquant, mais certains chapitres risqueraient d'être en "M", pour cause de sexe ou de violence.
3. Autre: Coucou tout le monde ! Je tiens à remercier tous ceux et celles qui m'ont ajouté dans leurs favoris et follow, que ce soit pour moi ou l'histoire, ça me touche beaucoup de voir que du monde lit toujours et s'intéresse à l'histoire de cette fiction ^^ Désolé du retard (décidément, je le suis tout le temps), mais j'ai des devoirs de merde qui me prenne beaucoup de temps, et j'ai la pression ! Sinon, j'espère que vous avez passé une bonne rentrée pour ceux qui font leur rentrée en début septembre, sinon, quelques jours de répit pour les autres et, bon courage à ceux qui bossent ! Ici donc l'avant dernier chapitre de cette fiction !
Chapitre 21
Point de vue de Dean.
Ça ne pouvait tout simplement pas être possible. La mère d'Aidan s'approcha doucement de moi avant de tendre sa main tremblante vers ma joue, mais la retira aussitôt, n'osant pas me toucher.
« Maman, comment.. ?
— Je..fit-elle toujours perturbée. C'est très long à expliquer.
— C-Comment pouvez-vous être.. ? Fis-je dans le même état. Ce n'est pas un hasard.. ! »
Elle inspira profondément et s'assit sur le bord du lit d'Aidan. Elle resta silencieuse pendant de longues secondes, comme si elle cherchait les mots pour nous expliquer.
« Je m'appelle...Diana, dit-elle en me regardant puis son fils. Mais...Mon premier nom est...Dís »
Un frisson me parcourut tout le dos à l'entente de ce nom. C'était tout bonnement impossible.. ! Elle ne pouvait pas être notre Mère et à la fois celle d'Aidan.. ! Ça ne peut pas être le hasard ! Mais je devais l'admettre. Aussi insensée que pouvait être la situation, Diana ressemblait presque trait pour trait à notre Mère.
Je jetai un regard à Aidan qui regardait sa propre mère comme s'il la voyait pour la première fois. Lui aussi semblait avoir du mal à y croire.
« C'est impossible, murmura-t-il comme s'il réalisait enfin. Tu...Tu es Amad.. ? (elle hocha la tête). M-Mais pourquoi je n'ai pas remarqué quand tu as franchis le seuil de la porte ?
— Alors tu es réveillé.. ? Dit-elle dans un large sourire. Je suis heureuse de l'entendre… Je pense que tu ne m'as pas reconnu parce que tu me connais depuis toujours Aidan… Tu n'as vu que...ta mère d'aujourd'hui, parce que c'est ce que je suis vraiment…
— Mais comment est-ce que c'est possible ? Dit-il confus. Les probabilités étaient tellement infinies que ça n'aurait jamais pu se produire !
— Pourtant c'est bien le cas… Et ce n'est pas un hasard. Il y a vingt-quatre ans de ça...commença-t-elle sérieusement, j'ai eu une apparition en pleine nuit. Cette personne s'était adressée à moi sous l'apparence de ma mère, votre grand-mère, et elle m'a dit que j'avais une mission.
— Laquelle ? Fis-je en même temps qu'Aidan.
— Vous réunir. (Aidan me jeta un regard.) De mauvaise choses se préparent sur Terre. Il faut que tout cela cesse, et la seule solution est que la malédiction cesse.
— Ne me dis pas que tu étais au courant que Dean se trouverait en Nouvelle-Zélande.. ? Demanda Aidan comme terrorisé.
— Lors de cette apparition, continua-t-elle, on m'a dit que certaines choses seraient misent en œuvres pour me faciliter la tâche. Que je devais simplement accepter ma mission, parce… j'étais d'une certaine manière coupable de ce qu'il se produit actuellement...
— Alors c'est pour ça que tu as insisté à me virer de la maison ? À me payer toutes mes études en Nouvelle-Zélande ? Tu savais que Dean y serait, et dans mon école en plus ! »
J'avais du mal à croire ce que j'entendais… Pendant toutes ces années, nous nous sommes couru après, et parce qu'une force supérieure le décide finalement, nous nous rencontrons ? Cette idée me faisait froid dans le dos. Le simple fait d'imaginer qu'il n'y avait aucun destin, aucun choix.. ! Que nous n'étions seulement que les marionnettes de quelqu'un de plus grand, de plus puissant et… d'invisible me faisait peur.
« Ta faute.. ? Fit tout à coup Aidan sur un ton plus bas. Dean, quand j'étais inconscient après que tu m'eus remonté du gouffre, j'ai… vu quelqu'un.
— Quelqu'un ? Fis-je en fronçant les sourcils.
— Oui, j'ai vu...Amad. (Diana fronça les sourcils). Elle m'a dit que je me trouvais dans La Halle de l'Attente, mais si maman, tu es notre vrai mère à nous deux, alors… ce n'est pas toi que j'ai vu.
— Tu as vu Mahal...fit-elle songeuse. Que t'a-t-il dit ?
— Que la malédiction était à cause de la Rune que tu m'avais donné à l'époque, tu sais, celle en labradorite.. ?
— O-Oui, mais...en quoi est-ce à cause de ça ? »
Mon coeur se mit à accélérer tout à coup alors qu'un condensé d'images me revint en tête.
« Parce que c'était moi qui l'avais gravé, fis-je le regard dans le vide. Amad m'avait demandé de graver les runes pour elle, car tu n'étais pas très agile de tes doigts pour ça, tu étais plutôt une très bonne tapissière (elle hocha la tête). Je savais que la pierre était destinée à Kili, alors… j'ai souhaité simplement que si jamais il devait nous arriver quelque chose, que nous nous retrouverions toujours. Et ce jour-là, j'ai été séparé de toi...fis-je la gorge serrée en m'adressant à Aidan. Je suis parti en premier, sans toi… Et à cet instant-là, j'ai encore souhaité qu'on se retrouve.
— C'est...C'est vrai.. ? Fit Aidan la gorge serrée.
— Oui… Tout est de ma faute, en fait…
— Les labradorites ont leur propre don des pierres, tu le sais, n'est-ce pas.. ? Fit Diana en me regardant. J'avais choisi cette pierre parce qu'elle protège celui qui la possède, mais ce n'est pas la seule chose qu'elle fait.
— C'est vrai...fis-je en réalisant doucement que tout était à cause de la pierre. C'est une pierre irisée reflétant les cieux, elle s'élève au-dessus du monde, se pare de protection et de secrets divins… Elle renforce les liens, et à celui qui souhaite ne jamais être seul le guidera toujours vers ceux en qui il a vraiment besoin…
— Je me souviens, fit Aidan en me regardant. Balin nous avait donné un cours sur la Parole de la Pierre. Si je me souviens bien, pour la labradorite, ça disait : «Ma flamboyance, mon chatoiement facilite l'accès aux trésors cachés de ton âme. Désires-tu découvrir ta destinée ? Dans ma luminescence, il t'est possible d'être connecté aux énergies évoluées d'autres mondes au-delà du ciel et de recevoir dans ton âme, la lumière d'autres êtres éternels. Ton questionnement doit être cependant sincère et réel. Les éclats fugitifs de ma beauté secrète et mystérieuse te parleront alors des êtres de lumière et te révéleront, au-delà des lois de l'espace et du temps, le reflet du cycle éternel avant ton ascension. » Bon sang, c'est comme se souvenir des paroles d'une chanson en l'écoutant en même temps.. ! Dit-il les yeux grands ouverts.
— Tu penses qu'il faut détruire la pierre ? Fis-je les sourcils froncés.
— Non, continua-t-il. La clé ce n'est pas la pierre, c'est nous. Nous devions nous rencontrer, nous reconnaître pour annuler la malédiction. Nous devons, comme tu l'as souhaité par le passé, nous retrouver et rester ensemble.
— Alors la malédiction est levée ? Demandai-je en même temps que Diana.
— Eh bien...non...dit-il en baissant les yeux. Si l'un de nous deux part avant l'autre, alors la malédiction continuera. Même si c'est une maladie ou un accident qui nous sépare. Nous sommes toujours vulnérables tant...tant…
— Tant que nous serons encore vivants...fis-je comme achevé. Ne me dis pas que pour que cela cesse, nous devons nous...sacrifier ? Ensemble ? »
Un lourd silence prit place et la vérité m'éclata au visage.
« Il est hors de question que ça se passe ainsi. »
Je bondis sur mes pieds et quittai la chambre en claquant presque la porte. Je longeai les couloirs vide et m'accoudai face à un mur, les yeux clos en expirant lentement mais bruyamment. Mon poing valide s'écrasa avec violence contre le mur en face de moi, et je resserrai aussitôt les dents pour contenir la douleur, alors que j'entendais encore le claquement résonner dans le couloir.
Je venais à peine de le retrouver.. ! Nous pouvions vivre enfin ensemble, enfin conscients de qui nous étions ! Et voilà que finalement, c'est impossible ! Toutes ces années de recherches, de douleurs, de manques, de fins dramatiques, d'ignorance et de souffrance pour au final se séparer par la mort ?! Une mort définitive qui plus est.. !
Je sentis les larmes me monter, mais elles étaient provoquées que par cette violence morale. Si nous nous séparons de la sorte, alors nos enveloppes charnelles mourront, et nos âmes… nos âmes ne se rencontreront plus jamais sur Terre… Ou peut-être que si, mais nous aurons tout oublier…
« J-Je ne veux pas oublier... »
Dès l'instant où j'avais croisé le regard d'Aidan, je savais qu'il y avait quelque chose qui s'était créé entre nous. Certes il s'avérait qu'Aidan était mon frère du Troisième Âge, frère que j'aimais bien plus que de raison, mais Aidan… Aidan.. ! J'aime Aidan comme il est ! A la fois lui-même et Kili.. ! Peu m'importait que Kili soit encore endormi, car je l'aimais quand même.. !
« Je ne veux pas que tout cesse… Je ne veux pas. »
Point de vue d'Aidan.
Le reste du séjour s'était pratiquement entièrement passé à l'hôpital pour moi. Les jours qui avaient suivit notre conversation sur la solution à la malédiction avaient été assez éprouvants. Dean n'avait pas voulu retourner au chalet avec les autres élèves, il avait préféré rester avec moi, mais… il était silencieux. Dès que nous effleurions le sujet, son humeur changeait subitement. Il ne voulait pas en parler, je le savais très bien, car moi non plus cette situation ne m'enchantait pas, mais nous devions au moins en parler afin de savoir quoi faire si jamais la situation devenait alarmante.
Aujourd'hui, était le jour où je sortais enfin de l'hôpital. Je m'étais plutôt rapidement remis de mon opération, et je pouvais aisément me promener en béquilles. Nous nous trouvions à l'accueil, et ma mère me regarda avec un sourire peiné.
« J-Je sais ce que tu penses de moi…
— Qu'est-ce tu vas t'imaginer ? Fis-je en m'approchant d'elle. Je sais que tu ne t'attendais pas à cette fin… J'ai toujours cru que… tu ne voulais plus vraiment de moi à la maison, mais aujourd'hui je comprends bien mieux.
— T-Tu m'en veux.. ?
— Pas du tout, souris-je. Je suis heureux d'avoir pu rencontrer Dean, parce que pour au moins une fois dans toutes mes vies je me sens… au complet. (Elle baissa les yeux). Même si ce n'est que pour un temps, dis-je à demi-mot.
— Je ne veux pas te perdre Aidan… Tu es mon fils quoi qu'il arrive…
— Je le sais… Mais je pense que toi aussi, tu veux pouvoir lâcher prise et oublier, comme les autres.. ? (Elle hocha faiblement la tête). Je t'aime maman, dis-je en l'enlaçant. Je… Je ne veux pas te dire adieu, ni à bientôt parce que le premier est douloureusement vrai et le second serait mentir... »
Je la lâchai et elle me regarda avec les yeux larmoyants. Je l'embrassai sur la joue.
« Si tu n'as plus de nouvelles de moi, dit toi simplement que je mène ma vie. Je serais photographe professionnel à mon compte, fis-je en souriant, je partagerai cette passion avec Dean et on s'amusera à parcourir le monde pour faire de magnifiques photos. Son chien Batman viendra même avec nous… Et je penserais souvent à toi, qui sauvera de nombreuses vies. Je me demanderai même si tu n'as pas refait ta vie avec quelqu'un… Et dans tous les cas, j'irais bien. Très bien... »
Elle se mit à pleurer tout en souriant, pour rester fière et confiante. Elle hocha vivement la tête avant de m'enlacer une dernière fois. Elle s'approcha alors de Dean, qui était un peu à l'écart pour nous laisser un peu d'intimité, mais surtout pour ne pas trop écouter la tournure de la conversation.
« Dean...fit-elle chaleureusement. J'aurais tellement voulu te rencontrer plus tôt, dans d'autres circonstances… Apprendre à te connaître,… et te redécouvrir en tant que fils également…
— Je regrette aussi… Tu nous as été d'un grand soutien ces derniers jours. J'ai été content d'avoir fait ta connaissance et… de t'avoir revu, Amad. »
Elle se permit de l'enlacer et, à contre cœur, nous laissa quitter l'hôpital. Une ambulance nous attendait à l'entrée, et nous retournâmes, dans le plus total des silences, vers le chalet.
A peine un pied mit à l'intérieur du bâtiment que deux bras s'accrochèrent à mon cou, qui manqua de me faire tomber à la renverse.
« Eva ! Attention.. !
— Comment tu vas ? Est-ce que tu vas mieux ? Tu peux toujours marcher ?
— Hey, doucement.. ! Une chose à la fois ! Ris-je. Je vais bien, et oui je peux marcher, mais temporairement avec les béquilles. Et toi ?
— C'était horrible ici, Blanchett est devenue complètement folle ! Pendant ces quatre jours, elle a préférée rester enfermée dans sa chambre, et laisser Kircher et McTavish s'occuper de nous.
— Valait peut-être mieux, fit Dean qui regarda Eva. Des nouvelles concernant ce que je t'ai demandé de regarder ?
— Euh...E-Eh bien, dit-elle en me regardant hésitante.
— Tu peux parler Tauriel, fis-je en la regardant.
— K-Kili.. ?
— Pas trop fort, si jamais Blanchett nous entend, il se pourrait que les choses se passent mal. (Elle acquiesça). Alors ?
— J'ai bien observé son comportement, et je me suis même immiscé dans un de ses rêves. Elle est complètement tourmentée, comme si elle était possédée.. ! C'est comme si les ténèbres la consommaient à petit feu.
— Tu as réussi à voir l'anneau ? Demanda Dean.
— Oui, mais je crois que c'est l'original. Je sens que quelque chose de maléfique s'en dégage, comme l'anneau unique de l'ancien temps.
— Comment tu expliques une telle chose ? Martin m'a dit que son neveu d'époque l'a jeté dans la Montagne du Destin.
— Je pense qu'un résidu de Sauron s'est réincarné. Mais en ce qui concerne le pourquoi du comment l'anneau unique existerait encore après son voyage dans les entrailles du volcan du Mordor, je ne l'explique pas.
— Tu penses, commençai-je, que Blanchett en souffre.. ?
— Certainement, dit Eva, Galadriel est un être de lumière et de sagesse… La corruption va la mener à la mort. Elle est immortelle, pas invulnérable... »
Nous entendîmes des pas dans les escaliers, et nous nous précipitâmes à la réception pour nous cacher derrière l'accueil. Je vis passer Galadriel, qui s'arrêta au beau milieu de la pièce, comme si elle savait que nous étions revenus. Elle scruta l'endroit avec les yeux à demi-clos.
« Je sais que vous êtes ici, dit-elle d'une voix calme et grave. Il est inutile de vous cacher. Je sais également que vous avez survécu, Turner. Mais ça n'entrave toujours pas mes plans... »
Elle pivota sur elle-même, dans ma direction, je me replaçai aussitôt derrière la banque, le cœur battant. Est-ce qu'elle m'avait vu ?
« Vous ne m'éviterez pas bien longtemps, nous prenons l'avions demain pour rentrer en Nouvelle-Zélande... »
Elle finit par repartir à l'étage, certainement pour aller s'enfermer encore dans sa chambre.
Je regardai Dean et Eva à tour de rôle, avant de nous relever et de réfléchir.
« Nous ne pouvons pas prendre l'avion avec elle demain, fit Eva.
— Et comment veux-tu faire ? Nous n'avons pas d'autre solution. Je pense que la seule chose a faire, est de faire comme si de rien était, et lorsque nous serons en meilleure position, nous attaquerons, fit Dean. Elle sait que je suis réveillé, toi aussi Eva, mais pas encore Aidan.
— Dean, c'est trop risqué. Il s'agit de Galadriel.. ! Imagine qu'elle décide d'attaquer alors que nous ne sommes pas prêts ?
— Il ne se passera rien, fit-il en me fixant droit dans les yeux.
— Et si jamais il se passait tout de même quelque chose ? Quelque chose de grave ?
— Ca n'arrivera pas !
— Dean, arrête de t'obstiner à penser qu'il y a une échappatoire parce qu'il n'y en a pas !
— Si ! Il suffit de combattre Galadriel et nous serons tranquilles !
— Non ! M'énervai-je. Non, Dean ! Parce que même si le danger est écarté, si je dois mourir sans toi, quoi qu'en soi la raison, ça ne fonctionnera pas !
— Je refuse d'en parler ! »
Il me bouscula légèrement en passant son chemin et disparu de la réception. Eva me regarda avec incompréhension.
« C'est quoi l'histoire ?
— L'histoire c'est que même si je me suis réveillé, la malédiction n'est toujours pas levé. Initialement, elle a commencé parce que Fili et moi ne sommes pas mort en même temps, ensemble, plus précisément. Aujourd'hui c'est toujours là même histoire. Si l'un de nous meurt sans l'autre, la malédiction continuera encore et encore jusqu'à ce que quelqu'un décide de nous faire rencontrer de nouveau pour y mettre un terme.
— Tu veux donc dire que, pour éviter de prendre trop de risques, vous devriez mourir en même temps ? Et ce bientôt ?
— Oui…
— Mais… Tu te rends compte de ce que ça implique ? Vos âmes vont être réunis et satisfaites, on va dire, mais vous deux, Dean et Aidan, allez mourir.. ! Je sais que c'est cette étrange attirance qui vous a fait tomber dans les bras de l'un et de l'autre, mais je sais que vous vous aimez réellement, toi et Dean, pas forcément Kili et Fili. Vous ne vivrez jamais cette histoire d'amour, vous ne vieillirez jamais ensemble.. ! Et si jamais vos âmes se recroisent, la malédiction sera terminée, et vous ne vous reconnaîtrez plus ! Tout sera fini à partir du moment où vous rendrez votre dernier souffle.. !
— J-Je le sais… Je n'ai pas envie de mourir, je n'ai pas envie de quitter Dean, de l'oublier… Mais… Je ne veux pas non plus revivre tout ça, encore une fois. Vous condamner vous tous encore, qui nous avez connu de près ou de loin, à vous réincarner sans cesse. J'ai peur de ce qu'il peut se passer, mais je pense que c'est égoïste et masochiste de ne pas vouloir que ça s'arrête.
— Dean ne semble pas vouloir…
— Bien évidemment qu'il ne veut pas, qui voudrait.. ? Mais il faut savoir se sacrifier pour les autres… Il faut savoir donner sa vie pour les autres. Il faut savoir se battre et gagner, quitte à mourir.
J'empoignai mes béquilles et quittai la salle de réception pour me diriger vers l'ascenseur. Je n'aimais vraiment pas cette idée, mais elle semblait être la seule solution. Je ne pense pas que ce soit défaitiste de penser ainsi, parce que nous libérerons tous les autres, et nous aurons vaincu cette malédiction. C'est une bataille comme une autre, il faut simplement rester humble, même si la mort est quelque chose de terrifiant.
Arrivé à l'étage, en même temps que les portes s'étaient ouvertes, j'entendis un bruit sourd provenir de la chambre en face de moi. C'était celle de Blanchett !
J'ouvris la porte à la volée et vis la professeur de Français au sol, comme si elle venait tout juste de tomber. Dean se tenait à l'autre bout de la pièce, un ouvre-lettre à la main.
« DEAN ! NON ! Ne fais pas ça !
— Et pourquoi pas ?! Elle le mériterait tellement ! Elle a essayé de te tuer, Aidan !
— Je sais mais imagine qu'elle ne soit pas consciente de ce qu'elle fait ! »
Il ne répondit rien. Je jetai un regard à Blanchett qui, elle, me regardait froidement avec un large sourire.
« Alors tu penses que je ne suis pas consciente.. ? Se releva-t-elle difficilement. Eh bien tu as tort. J'ai fait croire à Martin et Graham que ce serait une bonne chose que vous ne vous réveilleriez pas ! Et que pour cela, l'un de vous deux aurait dû mourir ! Et de ce fait, la malédiction aurait continué de sévir ! Et j'aurais pu mettre mon plan à exécution, plan que je travaille depuis des années pour contrôler toutes les espèces vivantes de cette planète ! Malheureusement, si la malédiction est levée, je ne serais plus immortelle, les années me rattraperaient en un instant, et je n'aurais plus de pouvoir pour régner sur ce monde comme une reine ! Alors vous comprendrez bien que l'un de vous doit mourir ! »
Elle tendit sa main dans ma direction et tout se mit à s'envoler à travers la pièce comme dans une tornade. Son teint commença à virer au gris et ses yeux devinrent noir comme de l'encre. Instinctivement, je lui lançai une béquille tel un javelot en plein dans le ventre, et elle se plia sous la douleur. Le vent cessa, mais Blanchett me jeta un regard de haine avant de tourner la tête vers Dean.
« Que c'est drôle à voir, fit-elle en riant cyniquement en s'adressant toujours à moi. Vous êtes réveillés tous les deux, et vous allez revivre la mort de l'autre comme il y a 9594 ans. »
Elle pointa son bras vers Dean, et l'ouvre-lettre s'envola de sa main pour rejoindre celle de Blanchett. Dean, maintenant désarmé, me regarda paniqué quand Galadriel s'approcha doucement de moi. Je tentai de reculer, mais elle referma la porte derrière moi dans un simple mouvement de poignet.
« Inutile de te sauver, tu n'iras pas bien loin dans ton état… (Elle se colla à moi et mit la pointe argentée contre la peau de mon cou). Tu veux entendre une histoire avant de t'endormir.. ?
— Ne lui fais pas de mal ! Hurla Dean.
— Silence ! Dit-elle en regardant Dean et en le plaquant contre le mur d'un simple geste. Ce n'est pas à toi que je parlais ! (Elle me regarda à nouveau.) Alors.. ? »
Je vis que sa main, qui tenait l'ouvre-lettre, portait ce fameux anneau d'or dont m'avait parlé Dean à l'hôpital. Une idée commença alors à germer dans ma tête, et j'acquiesçai doucement.
« Après la chute de Sauron, les plus grands Elfes Ñoldor, les Istaris et quelques Maiar s'occupèrent de chasser les fidèles de Morgoth et de Gorthaur. Nous avons fait cela pendant près d'un Âge entier ! Nous voulions que les hommes qui hériteraient de la Terre du Milieu soient en sécurité. Beaucoup sont mort lors de cette mission. Puis il ne restait plus que moi. J'avais entendu des rumeurs dans les Terres de l'Est, qui disaient qu'un Balrog avait réussi à passer entre les mailles de notre filet, et avait pointé le bout de ses cornes près de la Porte Noire. C'était ce même démon que Gandalf n'avait pas réussi à tuer dans les Mines de la Moria, bien des années plus tôt. Et tu sais ce qu'il a fait ? (Je secouai rapidement la tête de droite à gauche). Il a fait un plongeon dans la lave de la Montagne du Destin pour récupérer quelque chose qui contenait encore une infime partie de son Maître, et qui de par sa puissance, n'avait pas pu être complètement détruit...(Je jetai un regard à l'anneau). Je vois que tu comprends très vite.. ! Je ne pouvais laisser une telle chose se produire, alors j'ai tué le dernier fidèle de Sauron ! J'ai alors regardé l'anneau, et je me suis dit...que si même le volcan n'avait pas pu le tuer, alors personne ne le pourrait. Je devais donc veiller à ce que personne de malveillant ne mette la main dessus.
— Finalement, vous vous êtes faite avoir ! »
Elle appuya davantage la pointe contre ma gorge et fronça les sourcils de colère.
« Non ! J'ai porté l'anneau parce que je n'ai aucune mauvaise intention ! Je suis Galadriel, fille de Finfarin, Fils de Finwë ! Il n'y a rien de plus pure et noble que moi en ce bas monde !
— Sauf que l'anneau vous a corrompu, et maintenant, vous êtes à deux doigts de me tuer par égoïsme, tout comme Morgoth et Ungoliant tuèrent Finwë pour les Silmarils !
— NON ! Hurla-t-elle de rage. Je dois faire ça pour continuer de vivre et protéger l'anneau !
— Je ne crois pas, non. »
J'attrapai subitement sa main, mais elle se débattit violemment et manqua de me percer la gorge avec l'ouvre-lettre. Je lui mordis l'avant-bras et elle hurla de douleur. Je pus, de mon autre main, attraper ses doigts et lui retirer l'anneau d'un coup sec en même temps qu'elle me donna un coup de genou, qui me fit lâcher l'anneau par terre.
Dean, enfin libre de l'emprise de Galadriel, se jeta sur elle pour la pousser loin de moi, mais elle se tourna pas réflexe dans sa direction, l'ouvre-lettre dans la main.
Dean s'arrêta net dans son élan et se laissa lentement aller contre Cate, les yeux écarquillés et le souffle coupé. Mon cœur loupa un battement quand je compris ce qu'il venait de se passer.
Galadriel, sous le choc, s'agenouilla avec Dean encore dans les bras et s'écarta de lui pour le regarder, horrifiée. L'ouvre-lettre était planté dans le ventre de Dean, et une tache de sang commença à brunir son T-shirt autour du manche argenté.
« DEAN ! »
Je me laissai tomber à genoux à côté de lui, et l'attrapai contre moi. Il étouffa un gémissement de douleur et s'effondra, comme si ses muscles venaient de le lâcher.
« DEAN ! NON ! JE T'EN PRIE ! »
Il essayait de parler, mais aucuns mots n'arrivaient à franchir la barrière de ses lèvres, sauf des sons étranglés et son souffle irrégulier le pouvaient.
La panique me submergeait. Je ne savais pas quoi faire ! Je voulais l'allonger, mais son visage grimaçait de douleur, et retirer la lame ne le fera saigner que davantage !
« J-Je suis là, Dean… dis-je en prenant son visage entre mes mains. Tiens bon, je vais trouver un moyen de te sauver, je te le promets ! »
Il réussit à faire un léger non de la tête, avant qu'il ne se mette à tousser violemment du sang.
« Je ne voulais pas.. ! Fit soudainement la voix de Blanchett.
— Pardon ?! Fis-je tout à coup énervé. Je ne vous crois pas !
— Je le jure ! S'empressa-t-elle de dire. Ce-C'était l'anneau ! Je n'ai jamais souhaité faire le mal autour de moi ! Jamais ! Je n'ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit.. ! »
Ses yeux brillaient de tristesse et de regrets. Je regardai Dean, qui me fixait, les yeux presque hagards.
« Aidan...fit-il difficilement.
— Shhhht...fis-je en lui caressant la joue. Shhht, ne t'embête pas à parler, d'accord.. ?
— Tu avais raison…
— Quoi ?
— Tu avais raison, il f-faut en fini…
— Non, j'ai eu tort, je ne vais pas te laisser mourir, tu as comprit ? On a encore beaucoup de choses à vivre ensemble.
— O-Ouais...fit-il dans un faible sourire. Je me sens p-partir...Ai-dan…
— Non ! Tu ne vas pas mourir !
— Amrâlimê...fit-il le regard tendre. C'est...le moment, je crois...Nous n'aurons… pas d'autre chance…
— On va mourir Dean… On perdra tout… Cette chance de vivre ensemble aujourd'hui… Nos souvenirs… Nous…
— J-Je sais...mais la machine est lancée, Aidan… O-On ne peut pas faire m-marche arrière... »
Ma gorge se serra. Il avait raison, mais je ne voulais pas l'admettre. Les yeux commencèrent à me piquer, et quand je vis les yeux de Dean rouler, le sang pulsa violemment dans ma poitrine.
« D-Dean.. !
— Prenez ça ! Dit Galadriel en retirant la baguette de bois qui retenait ses cheveux attachés. Je crois que c'est la seule solution... »
Je ne réfléchis pas plus longtemps et attrapai la baguette pointue qu'elle me tendait. Je pris Dean contre moi et cherchai son regard.
« Fee, regarde-moi… je t'en pris, ne part pas avant moi… Pas comme la dernière fois. »
Sa tête dodelina légèrement, mais je le secouai doucement pour le faire revenir à lui. Il me regarda, comme s'il émergeait d'un lourd sommeil.
« Ensemble, fis-je en empoignant le manche de l'ouvre-lettre. Ça va piquer un peu, Sannadad... »
J'hésitai un instant, mais je ne devais pas. Je resserrai mes doigts sur le manche argenté, inspirai profondément, et tirai. Son cri raisonna dans tout le chalet et un étrange sifflement se fit entendre de la blessure. Bordel, il avait un poumon perforé ! Il me regarda, le visage contracté par la douleur. Je pouvais presque entendre les battements de son cœur accélérer sous l'adrénaline et qui, de ce fait, maculait sa blessure de plus en plus de sang. Les larmes dévalaient sur mes joues. Je ne m'en sentais pas capable.. ! Mais c'était la seule chose à faire.
« Je t'aime Dean...fis-je la gorge nouée.
— J-Je t'a-aime...Ai-dan... »
Il esquissa un faible sourire et une larme roula sur sa tempe. Je positionnai l'ouvre-lettre contre son cœur et fis de même avec la baguette de bois contre le mien. J'avais peur...peur qu'il n'y ai plus rien à l'avenir… Peur qu'il n'y ai que le vide… Peur qu'il n'y ai plus Dean.
« P-Pardonne-moi.. »
Mes mots avaient été entrecoupés par ma respiration saccadée, et je donnai un dernier regard rassurant à Dean.
J'inspirai profondément, et enfonçai d'une traite la lame et la pointe dans nos poitrines. Une vive douleur se piqua au plus profond de mon torse, et un cri s'arracha de ma gorge. Mon souffle se coupa, et alors que je sentais ma vu s'assombrir, je jetai un dernier regard à Dean, qui me fixait… Sans aucune autre expression sur le visage que celle de la tendresse…
Tout bascula alors, et ma tête sembla lentement cogner le sol. Le goût du sang se propagea dans ma bouche, alors que je sentais mes battements de cœur ralentir. Mes yeux s'accrochèrent une dernière fois à ceux de Dean…
Dean… De toutes mes vies avec ou sans toi...tu as été celui que…
Je sais que vous me détestez après ce genre de fin x)
(Amralime = mon amour)
MAIS ce n'est pas le dernier chapitre, heureusement, je pense que je serais déjà morte et enterré sinon ! ^^
J'ai eu un peu de mal à décrire la scène d'action qui s'est déroulée dans la chambre, alors j'espère que le rythme n'était pas trop lent ou saccadé, ce n'est pas toujours évident.
J'espère que l'histoire que raconte Galadriel, sur la façon dont l'anneau est entré en sa possession et pourquoi, est assez plausible. J'ai mis du temps à la construire, bien avant d'écrire cette fiction, bien qu'elle se soit étayé un peu au fil des chapitres. J'espère que ça vous convient comme version :)
Bon, c'est moi qui l'ai écrit, mais le passage avec Diana m'a ému, quand Aidan lui dit au revoir en lui disant que si elle n'a pas de nouvelle, c'est qu'il va bien, et pas l'inverse (bien que comme termine ce chapitre, on pourrait croire le contraire).
Petit détail que vous ne remarquerez pas si je ne vous le dis pas : AIDAN = DIANA ! En gros, la meuf a pas eu d'inspiration quand elle a nommé son gamin xD, mais c'est fait exprès, comme tout. Tout est lié, héhé !
BREF, sur ce, on se retrouve au dernier chapitre, le 22ème !
( Où il faudra dire au-revoir)
Bybye ! :D
