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Chapitre 21
Bella
Me réveiller dans les bras d'Edward était l'une de mes activités préférées. J'étais enveloppée dans un cocon de couvertures et entouré de son étreinte de fer. Mes doigts glissèrent vers lui et s'enfouirent dans ses cheveux. Il sourit et se pencha en avant pour m'embrasser, ignorant mon haleine du matin. La sienne, bien sûr, était toujours miel et soleil.
"Bonjour, mon amour." Je lui souris, je hochai la tête et je tentai de me sortir des couvertures, voulant aller à la salle de bains pour me brosser les dents avant de réellement lui parler. Il rit, connaissant très bien ma routine matinale et m'aida à me libérer. Je pris le polo bleu d'Edward et partis dans notre étourdissante salle de bains pour me rendre pus présentable. De retour dans la chambre, Edward était appuyé contre la tête du lit, sa poitrine nue reflétant la lumière du soleil du matin. Je souris à cette beauté chatoyante et me jetai dans ses bras.
"Bonjour toi!" rit-il et il me donna un baiser plus profond qu'enfin je savourais. Je décidai que je n'avais pas eu assez de lui hier et je grimpai à califourchon sur ses genoux. Edward immobilisa mes mains quand je commençai à retirer ma chemise et je le regardai toute confuse. "Tu ne veux pas de moi?"
Il repoussa mes cheveux de mon visage et caressa ma joue. "Bien sûr, je te veux, mon amour. Je te veux tout le temps. Je veux juste que nous parlions." Je commençai à me lever pour m'asseoir à côté de lui mais il me prit par la taille pour me garder sur ses genoux.
"Qu'est-ce que c'est?" Il avait l'air grave et ça me rendait inexplicablement nerveuse.
Même s'il ne pouvait pas lire mes pensées, il pouvait sentir mes émotions. "Rien de mauvais, Bella, je promets." Je regardai dans ses yeux dorés, vis la vérité et sentis la sincérité dans sa voix et je me détendis. Il sourit à ma réaction et entrelaça mes doigts avec les siens. "Je veux parler de ta transformation." Je recommençai à me crisper mais je me rappelai qu'il avait dit que ce n'était rien de mauvais.
"Quoi à propos de ma transformation?" Assurément, il n'avait pas changé d'avis, je lui avais promis un mois à l'université et je n'avais pas l'intention d'y revenir.
"Je sais que je t'ai demandé un mois mais... " Je l'arrêtai, il n'y avait pas moyen que j'attende plus que cela.
"Edward! Tu as promis de me transformer après un mois d'université. Tu ne peux pas demander plus de temps. Notre accord initial était que je t'épouse, tu te souviens?" dis-je, en montrant l'alliance. "J'ai tenu ma parole maintenant il faut que tu fasses de même! "
Il regarda ma colère naissante avec un regard de pur amusement sur le visage. "As-tu terminé?" Il haussa un sourcil et je lui lançai un regard noir, en essayant de retirer ma main de son emprise mais bien sûr c'était un effort inutile. Je soufflai et je renonçai.
"Non." Je fis la moue. Il sourit, se pencha en avant et tira ma lèvre entre les siennes. Essayer de rester en colère contre lui, était presque impossible et je fondis en lui. Il recula en mettant un doigt sur mes lèvres.
"Ce que j'essayais de dire avant d'être si grossièrement interrompu..." J'ouvris la bouche pour protester mais il m'arrêta en levant ce sourcil à nouveau. "Ce que j'ai pensé, c'est que je ne veux plus te demander ce mois supplémentaire. Tu as raison, notre compromis est plus que rempli." Ma bouche resta grande ouverte, je n'avais pas de mots. Etait-il sérieux?
"Qu ... quoi?" bafouillai-je, c'est tout ce que je pouvais dire.
Le sourire quitta son visage et ses yeux transpercèrent les miens attentivement. "Je veux dire : je ne veux pas te faire attendre plus longtemps. Je ne veux pas attendre plus longtemps."
Je savais que mon expression était troublée mais je ne pouvais pas m'empêcher. "Depuis quand tu ne veux pas attendre? Pourquoi ne veux-tu plus attendre?"
Il rit. "Voilà, je te donne ce que tu veux et tu remets tout en question. Comme toujours, tu me fascines."
Je mis ma main à plat contre sa poitrine. "Ne change pas de sujet, Edward. Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis? "
"Hier, juste avant que nous ayons fait l'amour pour la deuxième fois, quand tu as dit que tu étais à moi pour toujours, ça semblait différent."
"Différent comment?" J'étais complètement perdue. Qui était cet imposteur?
"Habituellement, lorsque nous parlons de l'éternité, quand je pense à prendre ta vie et te transformer comme moi, je me sens coupable." Je fronçai les sourcils à cette révélation, pas que cela me surprenait. "Mais hier, quand tu as dit toujours, je me suis senti bien. Je le voulais... Je le veux. Avec toi. Je ne peux pas vivre sans toi."
Je sentis un sourire venir mais j'essayai de me retenir. "Mais qu'est-ce qui a fait que tu te sens comme ça maintenant? "
Il haussa les épaules. "Je ne sais pas exactement, ça me tracassait depuis longtemps mais si tu veux des trucs spécifiques voilà un exemple, quand Emmett a plaisanté à propos de toi et lui sur un tracteur je n'ai pas m'empêcher de penser que tu pourrais te faire mal." Je soufflai mais il avait probablement raison, Bella + tracteur = recette pour le désastre.
"Je ne veux pas que tu me transformes juste parce que tu crains que je puisse me blesser Edward."
"Ce n'est pas tout, mon amour, c'est aussi notre voyage sur la route avec notre famille. Te voir avec nous mais séparée en même temps. Nous avons passé un bon moment grâce à toi mais j'ai aussi remarqué que tu étais laissée un peu de côté, juste comme un observateur. Je voudrais que tu sois en mesure de participer." Je comprenais très bien ce qu'il disait, j'aime être avec la famille mais la plupart du temps je me sens comme une étrangère. "Tu es l'une d'entre nous, Bella, et tu appartiens à cette famille, ne doute jamais de cela."
"Je ne sais pas. Vous les gars, vous me faites sentir comme appartenant à cette famille." Eh bien, sauf Rosalie bien sûr...
"Et puis, hier, ici, dans ce lit, tu as parlé de toujours et cela m'a semblé juste, Bella. Je ne me sens plus comme un prédateur quand je pense à te transformer. Je n'ai plus l'impression d'être égoïste. Je me sens comme si nous étions tous les deux sur la même page, enfin. Je sais que j'étais hésitant mais pas parce que je ne veux pas être avec toi pour toute l'éternité. J'avais peur que prendre ta vie te fasse me haïr."
J'appuyai mes deux mains et l'une de siennes contre son visage. "Edward Cullen, tu vas m'écouter. Je ne pourrai jamais te détester. Je ne pourrai jamais te haïr parce que tu m'as transformée. Tu me donnes exactement ce que je demande. Le fait que tu aies hésité, le fait que tu aies peur, est ce qui te rend si bon pour moi. Tu mets toujours mes besoins avant les tiens mais cette fois nos besoins sont les mêmes. J'ai besoin d'être avec toi pour toujours. C'est moi l'égoïste ici, de te demander de faire quelque chose qui te perturbe."
"Tu ne pourrais pas être égoïste même si tu essayais, Bella. Tu es la personne la plus désintéressée que j'aie jamais rencontrée. Tu ferais tout pour les gens que tu aimes, moi y compris. Je sais que tu veux cela pour moi mais je me suis toujours demandé si tu le voulais pour toi aussi. Tu sais très bien ce que tu vas abandonner."
Ce n'était pas une question mais de toute façon je sentais qu'il avait besoin de l'entendre de nouveau. "Je le sais, Edward. Je vais abandonner beaucoup, plus que je ne croyais possible. Mais je sais aussi ce que je vais gagner et c'est tellement plus, un amour infini, une famille et l'amitié. C'est tout ce que j'ai toujours voulu, une éternité avec toi."
Il m'embrassa, ses lèvres froides enflammées contre les miennes, dans l'un de ces moments de passion effrénée où il se laissait aller. "C'est ce que je veux aussi, Bella. Je suis prêt à te le donner, à nous le donner." Je ris et pressai mes lèvres sur les siennes de nouveau.
Je reculai et observai son visage joyeux. Rien n'était plus beau qu'Edward quand il rayonnait de bonheur. "Quand?"
Je n'eus pas besoin de développer davantage. Il avait deviné ce que je voulais savoir. "Eh bien j'ai besoin de parler à Carlisle, de tout préparer pour être sûr que tu sois en sécurité."
J'acquiesçai, c'était un fait, Carlisle était le seul qui avait déjà mordu une personne sans la tuer. "Je pense qu'Alice voudra quelque temps avec toi avant de te transformer, quelque chose à propos de l'épilation."
Maintenant, j'étais terrifiée, que voulait-elle avec moi maintenant? Il dut voir la panique sur mon visage parce qu'il prit ma main pour m'apaiser. "Détends-toi, Bella, c'est juste puisque tu vas être transformée plus tôt que prévu, elle souhaite que tu sois correctement épilée. N'oublie pas que tu ne seras plus jamais capable de te raser les jambes ou les aisselles une fois que tu seras vampire, notre peau est trop dure." Oh, eh bien cela avait un sens. Je me dis que d'éviter de m'épiler à l'avenir avait ses avantages.
"Très bien, je vais laisser Alice me faire la peau neuve pendant une journée." Je n'eus pas besoin d'avoir une ouïe améliorée pour entendre le cri de joie provenant de la maison principale. "Ils sont tous en train d'écouter tout ce que nous disons, n'est-ce pas? "
Il rit. "Bien sûr. La vie privée dans cette famille n'existe pas, sauf dans ta tête silencieuse." Je me demandai si mes pensées resteraient toujours silencieuses pour lui après ma transformation. Je l'espérais, j'aimais garder mes pensées pour moi.
"J'ai aussi besoin qu'Alice vérifie et revérifie pour que tout soit sûr pour toi. " Ahh, voilà l'homme prudent que je connais et que j'aime. "Ton anniversaire est la semaine prochaine, veux-tu le faire avant ou après? "
Je réfléchis pendant une minute. Ça aurait probablement plus de sens d'attendre après, Charlie et Renée voudraient me parler le jour de mon anniversaire mais la vérité c'était que je ne voulais pas attendre plus longtemps. J'étais sûre de mon choix. "Avant. En fait, j'aimerai m'éveiller et être consciente le jour de mon anniversaire." Je m'attendais à des protestations, de l'hésitation ou de la peur sur son visage mais je ne vis rien de tel.
"D'accord, à condition que Carlisle et Alice soient à bord, que dirais-tu dans trois jours à partir de maintenant? "
"Pour de vrai?" Je ne pouvais pas le croire.
Son visage ne reflétait que de la sincérité. "Oui, Bella. Tu es prête et moi aussi ! Aussi longtemps que c'est sûr, nous le ferons. Je suis prêt à commencer notre éternité avec toi."
J'enveloppai mes bras autour de lui et pressai mon visage à son cou. "Je t'aime."
"Je t'aime aussi, ma chérie. Je ne peux plus attendre de te montrer à quel point. Bientôt je n'aurai plus besoin de me retenir avec toi." Ces paroles me firent vibrer et je me blottis contre lui, nous étions encore alignés l'un contre l'autre et nous étions prêts tous les deux. Je poussai un peu et je le pris à l'intérieur de moi.
"Montre-moi maintenant, autant que tu peux." Il m'embrassa et me montra, se déplaçant à l'intérieur de moi lentement et sûrement. Nous tombâmes dans le lit et fîmes de nouveau l'amour, la décision que nous venions juste de prendre nous faisant nous sentir encore plus proches, chose que je n'aurai pas crue possible.
…
Edward
C'était incroyable de voir combien je me sentais libre depuis que Bella et moi avions eu notre discussion sur sa transformation. Tous les doutes, toutes les craintes avaient disparu. J'étais toujours nerveux, nul doute que je le serai jusqu'à ce qu'elle soit en sécurité et forte à mes côtés. Je savais que sa transformation serait le moment le plus terrifiant et douloureux de ma vie mais je savais que c'était bien pour nous.
Pendant que Bella allait explorer Hanovre avec Alice, Emmett et Rose, je voulais discuter avec Carlisle de la transformation à venir. Alice m'avait à nouveau rassuré que je me contrôlerai et que pour Bella ça se passerait très bien mais si je pouvais je voulais essayer de lui épargner la douleur. Il devait y avoir quelque chose que nous pourrions faire pour l'aider à traverser la transformation.
Je trouvai Carlisle dans son nouveau bureau, qui était une réplique de celui de Forks.
Nous avions laissé beaucoup de meubles derrière nous mais certaines pièces avaient suivi et son bureau en faisait partie. Je n'étais pas vraiment surpris, c'était là où il était le plus à l'aise. Il leva les yeux avec un sourire quand j'entrai.
"Edward, j'attendais que tu viennes me parler. Nous avons entendu la bonne nouvelle."
"Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle mais c'est certainement la nouvelle."
Il me donna un regard indulgent. "Notre famille sera enfin vraiment complète. C'est une très bonne nouvelle et nous sommes tous très heureux pour toi et Bella."
Je ne pouvais pas masquer ma surprise. "Je sais que tu l'acceptes mais je ne pensais pas que tu serais heureux à ce sujet. Je prends une vie humaine et nous avons juré ... "
Il me coupa.
"Edward, oui, je suis contre le fait de prendre une vie dans la plupart des cas mais là l'humaine en question est ta compagne. Je ne voudrai jamais te priver de l'amour de ta vie. Nous avons passé de nombreuses années ensemble et tu n'as jamais été aussi heureux que depuis que Bella est rentrée dans ta vie. Tu es mon fils et je veux ton bonheur avant toute autre chose." Je ressens toujours un grand sentiment d'humilité face à lui. "Je me sentirai de cette façon, même si Alice n'avait pas vu ..."
"Quoi? Qu'a vu Alice?" Je ne pouvais pas endiguer la panique en moi. "Fils, tout va bien se passer. Pendant que vous deux étiez ... occupés, faute d'un meilleur mot…" Je souris en pensant à notre occupation, "Alice a eu une vision. " Il n'avait pas besoin de me dire ce qu'elle avait vu, je vis dans ses pensées qu'Aro voulait venir ici pour voir si nous avions tenu parole et transformé Bella.
Je pinçai mon nez. "Quand?"
"Pas tout de suite, dans quelques mois, il y a de la neige dans sa vision." Je soupirai de soulagement. Elle sera un nouveau-né mais espérons qu'elle aurait un certain contrôle. Je savais que Jasper nous aiderait à traverser cette visite.
"Est-ce qu'Alice a vu autre chose?"
Carlisle eu l'air confus. "Pas que je sache, pourquoi?"
"Je me demandais, si elle a vu quel genre de pouvoir Bella allait avoir?"
Ahhh oui, quel genre de pouvoir aura-t-elle? Je me le demande aussi depuis un certain temps. Ma meilleure estimation serait qu'elle ait une sorte de bouclier, une défense. Aro aimerait avoir quelqu'un avec ce talent, même s'il a déjà Renata, tous les boucliers sont différents.
"Non, elle n'a pas vu et elle a essayé. Elle peut juste dire qu'elle a quelque chose mais ne peut pas déchiffrer ce que c'est. "Très bien, rien n'avait changé alors. Je dois avouer que je suis très curieux de voir ce que l'esprit silencieux de ma femme révélera une fois qu'elle sera comme nous. Nous avions tous discuté à ce propos et bien sûr, Emmett et Jasper prenaient des paris. Jasper penchait pour la théorie du bouclier, alors qu'Emmett pensait qu'elle aurait un don offensif un peu comme Jane. J'imaginais qu'il voulait juste la voir zapper des gens.
"Je suppose que le temps nous le dira, je suis sûr qu'Aro est curieux. Il n'a jamais vu un être humain qui est l'abri de nos pouvoirs comme elle." L'intérêt d'Aro pour Bella me rendait très nerveux. Ce n'était pas que le pouvoir de Bella qui l'amènerait ici. Je devais essayer de freiner mon tempérament, pas de doute. Ma Bella n'avait aucune idée de l'effet qu'elle avait sur les hommes de toutes espèces et entendre leurs pensées pas du tout chastes était un véritable défi pour moi. "Je voulais te parler de sa transformation, Carlisle. "
"Oui, mon fils, je sais. As-tu peur de perdre le contrôle? Alice ne le voit pas mais j'imagine que tu es nerveux."
"Pas vraiment. Je suis tellement habitué à son odeur maintenant que je ne pense pas que ça m'affecte trop. Si je ne l'ai pas tuée il y a deux ans, quand j'avais beaucoup moins de contrôle, alors je ne pense pas le faire maintenant."
"Je suis entièrement d'accord. De toute ma vie je n'ai jamais vu quelqu'un avec ton niveau de contrôle. "
Je ricanai. "S'il te plaît, Carlisle, et toi? Tu es près du sang humain tous les jours."
Il rit et croisa ses doigts. "Oui, mais j'ai quelques siècles de plus que toi. Et, je n'ai jamais rencontré ma cantante. J'aime à penser que si je la rencontrais maintenant je pourrai résister mais il y a deux cents ans? Je ne sais pas si j'en aurais eu la force. Tu as eu non seulement la force de résister mais tu es tombé amoureux de ta ta cantate. Je n'ai jamais vu ou entendu parler de quelque chose comme ça."
Je me sentais un peu gêné de la fierté évidente dans sa voix. "J'ai résisté pour toi et notre famille. Si tu ne m'as pas appris la maîtrise de soi, il y a toutes ces années, elle ne serait pas ici avec moi aujourd'hui. Je te serai toujours reconnaissant pour cela."
Il rayonnait absolument à mes paroles. "Je pense que peut-être nous pouvons être tous d'accord : nous sommes tous responsable d'avoir Bella ici avec nous aujourd'hui. Et nous sommes tous heureux. Honnêtement, je pensais que Rosalie l'accepterait un peu maintenant. Peut-être après la transformation... "
"Je l'espère. Je me dis qu'une fois qu'elle considérera Bella comme faisant vraiment partie de la famille elle mettra son ressentiment pour ses choix de côté."
"C'est difficile pour elle, Edward. Plus difficile pour elle que pour le reste d'entre nous. C'est difficile de vivre une très longue vie sans jamais vraiment obtenir ce que tu voulais."
"Je peux m'identifier à ce qu'elle ressent. Avant de trouver Bella, j'étais comme Rose, plus que je ne veux l'admettre."
"Je sais. C'était difficile pour toi de rester seul pendant si longtemps. Tu as trouvé ton bonheur, peut-être qu'elle va trouver le sien aussi. Emmett peut tellement lui donner."
C'était difficile pour moi de comprendre, avec Bella qui était tout pour moi, mais nous avons tous des désirs différents et Emmett ne pouvait pas lui donner ce qu'elle désirait le plus.
"Je suppose. Je sais que je ferais tout ce que je peux pour donner à Bella ce qu'elle veut."
Il sourit avec indulgence. "Tu es ce qu'elle veut, c'est donc assez facile pour toi de le lui donner."
Je ris. "Je sais que je souhaite qu'elle veuille plus, j'aimerai lui donner le monde."
"Tu le fais. Tu lui donnes la vie éternelle au cours de laquelle elle pourra voir le monde et faire tout ce qu'elle veut." C'était beaucoup mais je me sentais encore imparfait et insignifiant.
"Peut-être mais je souhaiterai avoir plus à lui donner."
"Fils, tu as l'éternité, elle trouvera déjà quelques choses, je n'ai aucun doute là dessus! Maintenant, tu voulais discuter du processus de transformation, n'est-ce pas? "
"Oui, je sais comment cela fonctionne bien sûr, mais je me demande s'il n'y a pas quelque chose qui pourrait le rendre plus facile pour elle? "
"Comme tu le sais, j'ai pensé à la morphine mais on ne peut pas savoir comment ça réagira jusqu'à ce que nous l'essayons, malheureusement. Je n'ai jamais fait cela avec quelqu'un qui n'était pas mourant."
"Je voudrai vraiment lui épargner autant de douleur que possible. La pensée qu'elle sera dans les flammes pendant trois jours est une torture pour moi. C'est aussi l'une des raisons pour laquelle je j'ai mis si longtemps à me décider."
"Je sais, fils. J'ai passé quelques coups de fil pour voir si quelqu'un sait quelque chose qui pourrait nous aider mais je n'ai rien trouvé. Je suis le seul médecin vampire et personne d'autre n'a essayé d'épargner la douleur à quelqu'un, ils les ont juste transformés."
Je soupirai. "Je suppose que nous devrons simplement essayer la morphine ou peut-être une autre méthode? Pourrions-nous l'induire en coma? Peut-être que si elle prend quelque chose avant que je ne la mor ... "
"Non, nous ne pouvons pas lui donner quelque chose qui ralentirait la propagation du venin. Cela rendrait simplement le processus de changement plus long." Cette pensée me fit horreur, trois jours étaient déjà trop.
"D'accord, la morphine seule alors. Nous devrons simplement espérer que cela marche."
"Ça ne marchera pas." C'était Jasper. J'étais trop pris dans ma discussion avec Carlisle pour l'avoir entendu approcher.
"Comment cela?"
"Alice dit que la morphine ne fera rien à Bella. Elle dit qu'avec la morphine elle brûlera en silence. Elle ne ne l'admettra jamais, bien sûr mais Alice a réussi à lui tirer les vers du nez quand elle étaient seules".
"Merde, pourquoi ne m'a-t-elle rien dit avant?"
"Elle vient d'appeler, c'est la première fois que toi et Bella discutez et décidez quelque chose."
"Oh." Je ne savais pas quoi dire ou faire maintenant.
"Vraiment, la seule chose que la morphine ferait, serait de te donner un faux sentiment que cela l'aide. Alice ne voulait rien te dire mais si j'étais à ta place, je voudrais savoir. "
"Oui, merci, Jasper, je ne veux pas m'asseoir à côté d'elle et être joyeusement ignorant de sa douleur." Ses cris me tourmenteraient mais j'en avais presque besoin. Si je ressentais la douleur avec elle, ce serait une sorte de pénitence pour ce que je lui faisais.
"Je suppose qu'il n'y a rien que nous puissions faire alors." Je me sentis mal. Je voulais tellement trouver quelque chose qui rendrait cela plus facile sur elle.
"Ce n'est pas vrai." De quoi parle-t-il ?
"Que veux-tu dire, fils?" demanda Carlisle. Comme moi, il était en colère que la morphine soit inutile.
"Eh bien, c'est vrai qu'il n'y a rien que vous puissiez faire mais il y a quelque chose que… je peux faire." Je vis ce dont il parlait et j'en restai bouche bée.
"Tu ferais ça?"
Il me regarda calmement. "Oui, je ferais ce que je peux."
Carlisle s'agaçait de notre conversation cryptique. "De quoi parlez-vous tous les deux?"
Jasper le regarda avant de me regarder. "Je peux l'aider. Je vais essayer de prendre autant de sa douleur que je peux. " J'essayai de contenir mon excitation à l'idée, car ce qu'il voulait faire lui causerait beaucoup de stress et de douleur.
"Jasper, es-tu sûr que tu pourras faire face?"
"Eh bien, je ne serai pas capable de le faire tout le temps. Je devrais partir pour me nourrir car cela va me vider. Et évidemment, je ne peux pas être là quand tu la mordras ou juste après. Je devrai attendre que ses plaies guérissent pour ne pas être tenté. Alice m'a dit que je serai d'une grande aide."
Je ne savais pas quoi dire. Le fait qu'il envisagerait de le faire pour Bella était touchant. Je voulais lui demander pourquoi. "Je peux sentir ta curiosité, Edward, si tu veux savoir pourquoi, il suffit de me le demander. "
Je regardai Carlisle qui était tout aussi curieux que moi. "Très bien, pourquoi le ferais-tu ? Tu sais très bien de quel genre de douleur nous parlons."
"Je ne le sais que trop bien. L'une des raisons, est ce fait que Bella est ma sœur à présent. Je ne laisserais jamais quelqu'un dans ma famille souffrir si je peux faire quelque chose pour le soulager. " C'était la deuxième fois qu'il parlait d'elle comme sa sœur et cela continuait à me toucher.
"Par le passé j'ai créé des centaines de nouveau-nés et je les ai laissés souffrir seuls. Ils ne valaient rien pour moi à ce moment-là… alors je suppose que je considère cela comme une pénitence maintenant." Je pouvais le comprendre, j'étais encore tourmenté par les vies que j'avais prises, même si j'avais sauvé des personnes en le faisant.
Il y avait plus, je vis un éclair dans son esprit. "Jasper, tu sais que..."
Il me coupa. "Je sais, Edward mais cela ne change rien à ce que je ressens."
Carlisle, de nouveau irrité, demanda. "De quoi parlez-vous?"
"Il se sent toujours coupable pour l'anniversaire de Bella."
"Jasper, fils, cet incident est loin derrière nous et tu n'as rien à te reprocher. Nous nous étions tous affectés et... "
"Je sais exactement où c'était, Carlisle, et je sais exactement combien de temps nous avons tous souffert à cause de cela."
"Jasper, j'ai fait pire que toi, j'ai réagi de manière excessive, je l'ai jeté vers la table. Je suis le seul qui ait décidé de partir, tout est de ma faute."
"Mais je suis le seul à être allé vers elle quand elle s'est coupée, Edward. Chacun d'entre vous a réussi à résister sauf moi. Si j'avais eu le contrôle, il ne ce serait jamais rien passé, nous ne serions jamais partis." Il se sentait coupable depuis plus d'un an et il ne nous l'avait jamais laissé voir. Je me sentis très mal.
"Jas, si nous n'étions pas partis, peut-être que Bella et moi ne serions pas ensemble aujourd'hui. Il n'y a aucun moyen de savoir où nous serions en ce moment."
"Non, on ne peut pas le savoir mais je sais que tous les deux, vous avez terriblement souffert pendant le temps où vous étiez séparés. Et vous n'étiez pas les seuls, mon Alice était presque aussi mal que vous deux. Elle tenait pour moi mais j'ai senti ce qu'elle traversait, même si elle n'en a jamais parlé. Je vous le dois à elle et à vous. J'ai besoin de le faire. S'il te plaît."
Sa voix était suppliante et je pus l'entendre dans ses pensées, son besoin y résonnait. Je n'allais pas lui dire non mais je n'aimais pas ce que ça lui ferait.
"Je ne sais pas quoi dire. Une partie de moi est heureuse que son tourment soit amoindri mais je n'aime pas du tout ce que tu vas traverser."
"J'ai vécu pire." Les mages de son temps dans le sud flashèrent dans ses pensées, attaques sur les nouveau-nés, parties du corps déchirées, incendies ... J'en frémis avec lui. "Je dois le faire, pour nous tous."
Carlisle contourna le bureau et posa une main sur l'épaule de Jasper. "Très bien, fils, si tu es sûr de pouvoir le gérer."
"Je peux. J'irai chasser pendant qu'Edward la transformera et je reviendrai une ou deux heures après. Je ne sais pas pendant combien de temps je vais pouvoir rester à côté d'elle mais je resterai jusqu'à ce que je n'en puisse plus, puis je partirai pour revenir plus tard quand je pourrais gérer de nouveau." Il semblait sûr de lui-même.
"Jasper, je ne sais même pas comment te remercier. Il n'y a pas de mots pour ce que tu vas faire." Je l'attirai dans une accolade, reconnaissant au-delà des mots et en espérant que mes actions suffiraient à lui faire voir le réconfort qu'il m'apportait.
Il me serra au retour. "Pas besoin de me remercier. Si la situation était inversée tu le ferais pour moi, nous le ferions tous. C'est cela qui fait de nous une famille. J'ai peut être pris plus du temps que le reste d'être vous pour le comprendre mais vous êtes tous ma famille." Sa conviction calme fit disparaitre toutes les craintes que j'avais.
"Je suppose que nous avons décidé. Merci, Jasper, je n'oublierai jamais cela."
Il me repoussa et me sourit. "Eh bien, bien sûr que tu ne vas pas l'oublier, c'est la beauté d'être un vampire tu sais." Nous rîmes tous. "Tu m'as aidé beaucoup de fois quand j'ai tenté de prendre la vie de quelqu'un. Je n'aurais pas pu vivre avec moi-même si je l'avais fait et le mal que cela aurait fait à Alice, serait encore pire pour moi. Alors, honnêtement, nous sommes plus que quittes."
"J'étais juste ..."
"Tu as fait la bonne chose. Moi aussi," il avait raison.
"Tu es le meilleur, Jas."
Il rit. "Je sais." Je lui jetai un coussin du canapé et il l'attrapa avec un sourire.
"Il suffit de dire les choses comme elles sont, frérot," dit-il dans une imitation parfaite Emmett. "Je pense que nous devenons tous un peu trop émotifs à mon goût. Qui veut chasser?" Je me levai et me dirigeai vers la porte, Jasper et Carlisle sur mes talons.
…
Bella
Les deux derniers jours de ma vie humaine furent un tourbillon d'activités. Ma famille voulait s'assurer que je vive toutes les choses que j'aime une fois de plus avant ma transformation. Emmett avait pris sur lui de me faire manger tous mes plats préférés. Je me sentais comme un criminel condamné à mort, alors qu'il empilait les assiettes devant moi. Je lui demandai en rigolant s'il voulait me faire grossir, comme ça il avait trouvé un nouveau moyen de se moquer de moi, vu que je ne pourrai plus ni rougir ni trébucher mais ça ne l'amusa pas.
Avec Alice, bien sûr, c'était le shopping, surtout qu'il va se passer un certain temps avant que je sois en mesure d'en refaire. Vous voyez? Une autre bonne raison de devenir un vampire pour moi!
Jasper m'emmena à la Bibliothèque de l'université de Dartmouth et nous nous perdîmes tous les deux dans les livres pendant des heures. Esmée m'amena dans un magasin de jardinage et nous passâmes du temps ensemble, à choisir des fleurs et des plantes à installer autour de à la maison. C'était merveilleux de passer du temps avec chacun d'entre eux, avant que nous n'ayons à nouveau cette opportunité.
Bien sûr, j'avais envie de solitude quand Alice me traîna au spa. "Maintenant, Bella, c'est la dernière chance que tu aies pour te pomponner correctement."
"Alice, je ne me suis jamais souciée de me pomponner correctement! Je pensais que ces quelques derniers jours étaient censés être à moi! "
"Tu as accepté Le jour de beauté pour Bella!"
"C'était dans un moment de faiblesse. Je ne le veux plus maintenant."
"Si tu ne le fais pas pour le plaisir, fais-le au moins pour le côté pratique."
"Comment cela?" Le mot pratique dit par Alice semblait très étrange.
"Je veux dire, nous autres, les filles n'avons pas eu la possibilité de nous épiler, de nous coiffer ou d'avoir une manucure avant la transformation. Toi tu peux être lisse et fabuleuse. "
Oh, eh bien cela avait un sens. Un autre bonus, ne jamais avoir à s'épiler à nouveau.
"D'accord, mais pour quoi ne pas le faire à la maison, ne puis-je pas juste me raser?"
"L'épilation est plus efficace, cela ne loupe aucun endroit et ça ne repoussera pas avant demain".
"Epilation? Tu as dit épilation? Pas du tout, Alice! Ça va faire mal." J'essayai de passer devant elle alors qu'elle me guidait vers la porte mais c'était un effort inutile. Sa prise ferme me maintint en place. J'étais comme une gamine de cinq ans qui luttait contre un mec de plus de cent kilos. Soupirant j'abandonnai l'idée de courir, j'allais trébucher de toute façon. "Ecoute, Alice, tu sais que c'est dangereux. Je vais probablement me brûler, je vais tomber et me renverser de la cire dessus et me brûler un peu plus. Ou alors, je vais essayer de courir puis trébucher et me briser la jambe."
"As-tu oublié à qui tu parles? Rien de tout cela ne va arriver." Stupide sœur qui voit tout. "Maintenant, imagine la réaction d'Edward quand il va sentir ta peau tout soyeuse. " Ça me fit me sentir un peu mieux." Nous allons commencer par manucure et pédicure, ce qui va te donner du temps pour t'habituer à l'idée."
Je supposai que je pourrais gérer cela, donc je la laissai me conduire dans un spa luxueux. Je me demandai brièvement combien ça allait coûter mais je savais mieux qu'il était inutile de discuter avec elle. Alice donna mon nom à la dame à la réception qui sourit calmement et me dirigea vers la pédicure. Alice s'occupa en sélectionnant la couleur parfaite pour moi pendant que je glissai mes pieds dans la bassine. C'était fabuleux. Je fermai les yeux et je me laissai dériver quand je sentis la pédicure s'occuper de mes pieds. Parfois, faire des trucs très féminins n'était pas une si mauvaise chose, pas que j'allais l'admettre. Un coup d'œil sur le visage d'Alice, me montra qu'elle savait exactement comment je me sentais, elle avait l'air assez comblée. Je ravalai un gémissement quand on commença à masser mes pieds. Alice prit une télécommande et tout d'un coup ma chaise vibra et me massa. Pourquoi exactement avais-je évité les endroits comme celui-ci?
"Comment vas-tu, Bella?"
"Je suis au paradis, Alice et toi?" Elle fit la moue, probablement parce qu'elle ne pouvait pas participer. Son visage s'éclaira après une minute.
"Je vais commander quatre de ces fauteuils, aucune raison de ne pas connaitre l'expérience d'un spa à la maison, non? Nous avons deux chambres qui sont libres. "
Je ris mais j'aimai l'idée d'un spa à domicile. "Je ne pense pas que quelqu'un s'en plaindra." Alice commença à demander au propriétaire où il avait acquis les chaises et moi je m'assoupis. Trente minutes plus tard mes ongles de pieds étaient d'une couleur rose tendre et on répéta le processus sur mes mains. J'adorai le massage. Je demanderai à Edward de m'en faire une fois qu'il n'aurait plus peur de me faire mal.
"Alors, quelle est la prochaine étape Alice?" Elle sourit, regardant son portable, ayant reçu un message.
"Les cheveux," répondit-elle distraitement.
"Que se passe-t-il?"
Elle me sourit brillamment. "Il semble que ton mari veuille te sortir en ville pour une soirée après que tu te sois faite pomponner et choyer." Un dernier rendez-vous pendant que je suis encore humaine? Je souris à son intention. "Une fois qu'on en aura fini ici, il faudra te trouver une robe." Mon sourire tomba. "Oh allez, Bella, ça ne sera pas si mal que ça, je sais déjà ce qu'il te faut."
"Alors, pourquoi ne vas-tu pas la chercher pendant qu'on s'occupe de mes cheveux? De toute façon tu ne vas pas me laisser choisir, alors vas-y." Elle me lança un regard noir pendant une minute puis haussa les épaules.
"Je suppose que ça serait le plus facile. Coupe juste un peu tes cheveux, aucun changement majeur à moins que tu n'en aies vraiment envie, n'oublie pas que tu vas rester comme ça pour toujours." Je grinçai des dents à la pensée de me couper les cheveux. Juste les raccourcir un peu serait bien.
Alice partit et j'eus mes cheveux lavés et coupés, juste les fourches. Avant qu'Alice soit de retour, je fus amenée vers une pièce isolée pour mon épilation. Je ne pouvais pas croire qu'elle n'était pas ici pour me tenir la main pendant l'épilation. La connaissant elle l'avait fait exprès. J'eus des sueurs froides quand je vis la pièce, la table ressemblait trop une table d'examen médical. Il y avait une espèce de casserole de laquelle sortait de la fumée, ce qui me fit penser à un chaudron de sorcière de quelques vieux dessins animés que j'avais vus quand j'étais gamine. La musique trop joyeuse était sans doute destinée à apaiser la victime involontaire mais ça n'allait pas marcher sur moi.
Je sursautai quand une voix enjouée retentit derrière moi. "Salut, je suis Becky et je suis ici pour vous épiler. Cela dit que faisons-nous? Jambes, aisselles, maillot?" Maillot? Est-ce que ça veut dire ce que je pense que ça veut dire? Qui était cette sadique, prête à me torturer avec un sourire? Est-ce qu'on été allée la chercher à Guantanamo?
J'ouvris la bouche pour informer Becky-la-Hache que je partais, mais avant que je puisse dire un mot Alice était là. "Oui c'est vrai." Becky hocha la tête et puis elle alla se mettre en place. Je la regardai découper un tas de bandes de tissu, me demandant si elle allait les utiliser pour m'attacher au lit. Elle allait en avoir besoin pour me garder si elle essayait de me toucher aux endroits qui n'étaient accessibles qu'aux seules mains de mon mari.
"Alice," sifflai-je. "Qu'est-ce qu'elle veut dire par maillot?"
"Tes jambes, Bella, essentiellement les zones qui ne seront pas couvertes par un maillot de bain."
Je soupirai, au moins ce n'était pas aussi mauvais que je le pensais. "Alors, elle ne va pas, tu sais, m'épiler en bas?"
Alice commença à rire hystériquement. "Bella," elle s'étouffa entre deux rires. "Est-ce que tu penses honnêtement que je vais te demander de faire quelque chose comme ça? Ce n'est pas ton style!" Hum, je ne savais pas s'il fallait que je sois offensée par ce commentaire ou que je sois contente qu'elle me connaisse si bien. Avant que je puisse répondre, Becky revint et me dit d'enlever mes vêtements et de mettre la robe courte du spa. Je le fis et je regardai avec appréhension quand elle badigeonna une substance collante sur mes jambes. Alice arriva et elle prit ma main. "Tout ira bien, Bella."
Bien? Bordel mais ça fait mal. Je mordis ma lèvre pour ne pas crier quand elle tira sur la première bandelette mais un cri de douleur m'échappa. Alice me serra la main et murmura, "Je déteste dire cela, Bella, mais cette douleur n'est rien par rapport à ce que tu es prête à supporter demain. Si tu ne peux pas le supporter... " Je la foudroyai du regard alors que les bandelettes continuaient à être arrachées.
"Je peux le supporter, Alice." Et je le fis. Je m'assis silencieusement alors que Becky-la-Tortionnaire m'arrachait poil après poil. J'allais montrer à Alice et à toute ma famille que j'étais suffisamment forte pour gérer la transformation. Alice me fixa avec un regard de fierté sur son joli visage.
"Je savais que tu pouvais le faire, Bella, tu es plus forte que tu ne le penses." J'acquiesçai, je n'avais pas encore suffisamment confiance en moi-même pour parler. Une fois l'épilation finie je partis à la douche pour me nettoyer. Je mis mon jeans et mon t-shirt bleu, le frottement du jeans contre ma peau encore sensible n'était pas vraiment agréable mais je pouvais le gérer. On me remit de nouveau sur un fauteuil, cette fois pour le visage et le maquillage. Alice avait rajouté cela après le message d'Edward à propos de notre rendez-vous. Une heure plus tard tout était fait à la satisfaction d'Alice et nous sortîmes dans l'air déjà plus frais. J'eus le sentiment que l'hiver serait extrêmement froid, pas que cela soit important pour moi une fois que je serai transformée.
Nous passâmes devant une boutique de piercing, je m'arrêtai et je regardai Alice. "Alice, est-ce que les vampires ont les oreilles percées?" Ses yeux devinrent vitreux quand elle entra dans une vision. Quand ce fut fini, elle me sourit.
"Oui, aussi longtemps que tu portes les boucles d'oreilles pendant la transformation. Tu as vraiment envie de le faire? " Le doute dans sa voix était suffisant pour me propulser dans la boutique.
"Bonjour Mesdames, puis-je vous aider?" Une dame, la quarantaine avec des cheveux châtain clair et des yeux bleus nous sourit.
"J'aimerai me faire percer les oreilles." Elle me montra les boucles que je devrais porter au début.
"Nous commençons avec des petits clous en or, en général. Vous les portez pendant six semaines, puis vous pouvez les changer." Je pris une paire de jolies boucles en or et je restai assise pendant qu'elle marquait mes oreilles. Alice était en train d'écumer toute la boutique et avait déjà des tas de boucles d'oreilles, ravie d'avoir des achats à faire.
"Bella, regarde ces créoles! Elles vont être si jolies avec tes cheveux tirés en arrière! Awww, des papillons! Et des petites fleurs. Nous devons avoir ceci." J'étais tellement occupée à la regarder que je ne remarquai même pas que la dame alignait le pistolet et perçait mon oreille. Je sentis une piqûre rapide et un éclair de chaleur mais ce fut très vite fini. Puis elle me fit l'autre oreille tout aussi rapidement. Je poussai un soupir de soulagement à la simplicité du processus.
"Qu'est-ce que c'est?" demanda Alice à la vendeuse, en regardant des boucles qui avaient une forme étrange.
"Ce sont des anneaux de nombril". Je ris nerveusement et je commençai à la tirer de là quand j'en vis un qui avait une note de musique et au-dessus un joli saphir bleu. C'était adorable. Avant que je puisse m'en empêcher, je demandai s'ils faisaient des piercings aussi. "Oh oui, ma chère, nous le faisons." Alice me regarda, ses yeux si écarquillés que j'eus peur qu'ils puissent sortir de sa tête. Soudain, elle poussa un cri.
"Tu vas le faire! Tu vas avoir un piercing au nombril! Edward va mourir! Eh bien, pas mourir mais tu sais ce que je veux dire." Je savais ce qu'elle voulait dire mais je voulais plus de détails.
"Pouvez-vous nous donner une minute?" La dame prit la pile de boucles d'oreilles qu'Alice avait sélectionnées et se dirigea vers la caisse. "Qu'est-ce que tu as vu?"
Elle sourit. "Je vois mon frère très heureux. Plus excité mais honnêtement je ne veux pas savoir, mais je pensai que tu serais heureuse de l'entendre." Je l'étais et ça me décida.
"Je voudrais faire le piercing au nombril et prendre le bijou avec la note de musique."
"Excellent, ma chère." Elle me conduisit vers une chaise dans la pièce arrière et déboutonna mon jeans. Je tenais fort la main d'Alice de nouveau et je me demandai quel genre de folie j'allais encore faire dans les prochaines vingt-quatre heures. L'épilation à la cire, le piercing et devenir un vampire.
Je suis sûre que personne d'autre n'avait jamais eu une combinaison de ce genre. Je sentis un picotement dans mon ventre mais je gardai mes yeux bien fermés. J'entendis un petit clic et c'était fait. J'ouvris les yeux et souris en voyant la note de musique, c'était vraiment mignon.
"Bella, c'est adorable!" Alice m'embrassa et partit vers la vitrine des bijoux. "Nous avons besoin du papillon, le symbole de la paix, de la guitare ..." Elle s'arrêta et rigola. "La clé, les menottes, l'étoile en rouge, les trois cœurs et ce joli truc ondulé," La dame n'essaya même pas de contenir son sourire voyant tous ces achats. J'essayai de protester mais Alice me coupa. "Je ne peux pas acheter ce genre de choses tous les jours, alors permets-moi de m'amuser!" J'acquiesçai tristement. Il n'y avait pas à discuter avec elle. Elle paya nos achats et me conduisit à l'extérieur.
"Alice, peux-tu me rendre un service ?"
"Mais oui!" La sincérité résonna dans son ton.
"Peux-tu ne pas penser au piercing près d'Edward? Je veux lui faire une surprise."
Elle me fit un sourire malicieux. "Je ne veux pas gâcher ta surprise, t'inquiète pas. Je vais juste montrer à Esmée et Rose tout ce que nous avons acheté aujourd'hui. Elles vont adorer!" Elle s'arrêta une seconde et se mit à rire. "Je pense qu'Emmett et Jasper vont avoir des réactions très intéressantes aussi." Je ne voulais pas en savoir plus, cela faisait peur, nous prîmes la voiture et rentrâmes à la maison pour que je puisse me préparer pour ma soirée avec mon mari.
Jasper va aider Bella, Rosalie reste Rosalie et Bella a un piercing … vos pensées ?
Merci de nous lire et de commenter
On se retrouve courant janvier sur cette fic
Et à bientôt sur les autres…
