Coucou ! je vous informe juste que je ne serais pas là la semaine prochaine, donc il va falloir prendre votre mal en patience ! biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiz, et merci pour vos reviews !
Vous avez déjà essayé d'attraper une savonnette ? Ce n'est pas si facile qu'il n'y paraît. On croit l'avoir, mais elle s'échappe au dernier moment et va glisser quelques mètres plus loin. Et bien moi, je fais pareil.
Oups, non pas par là ! Demi-tour à la vitesse de l'éclair ! Situation d'urgence, Maraudeurs en vue ! J'ai justement une lettre à envoyer… et la volière est à l'opposé des Maraudeurs. Dommage pour eux ! C'est fou ce que le hasard peut bien faire les choses parfois.
- Ambry, reviens s'il te plaît !
Et non, il ne me plaît pas. J'en ai plus qu'assez de les croiser à chaque détour de couloir. Depuis qu'il sait que je suis sa sœur, James n'a eu de cesse de vouloir me parler. Je ne vois pas pourquoi j'aurais accepté. Lorsque j'étais Ambre Ponny, il me haïssait, chaque fois pour une raison plus stupide que la précédente. J'étais méchante. Je ne riais pas à leurs blagues. Quoi d'autre ? Ah oui, j'avais mis Remus dans un état plus que lamentable après notre rupture. Minute, le bouc ! Il ne m'avait pas vue, moi, lorsque je restais enfermée dans mon dortoir avec pour seule compagnie la gentille mais abrutissante Lily. Tiens, mais tant que j'y pense, il doit m'en vouloir de reprendre ma vieille stratégie de la savonnette. Qu'il n'aille pas culpabiliser maintenant, il s'est très bien passé de moi pendant plus de dix ans, je peux bien disparaître à nouveau sans faire le moindre mal.
C'est lui qui a crié. James Potter. Mon frère. Mon jumeau. J'ai beau être une des rares Furies à vivre par l'élément Eau, je n'en ai pas moins échappé à ce cher principe de gémellité. Mon problème est d'être dirigée par un pouvoir dépassant l'entendement. Remus, avec qui j'avais je vous le rappelle rédigé un dossier sur les Furiens Eau (très bien noté, d'ailleurs, grâce à moi nous avons eu O, et cela malgré le nombre impressionnant de bêtises que j'ai pu raconter), devrait le savoir. Mes sens sont plus affûtés que ceux de mes congénères, et cela spécialement lorsque je suis en colère. Tel n'est pas le cas actuellement, mais mon état de stress permanent contribue je le crains à me rendre d'encore plus mauvaise humeur que lorsque j'étais sous mon apparence humaine.
- James, arrête, tu oublies qu'elle a les oreilles fragiles.
Parfaitement, et mon frère m'a déchiré les tympans ! Mais…un instant ! Ce ne serait pas Remus qui viendrait de dire ça par hasard ? Que Merlin prenne le thé avec le calamar géant, ce n'est pas possible, je refuse d'y croire ! Heureusement qu'aucun ne peut voir mon visage en cet instant, car je crois bien prendre la couleur d'une tomate. Mon rythme cardiaque s'accélère brutalement, et je dois recourir à quelques exercices de respiration pour reprendre toute ma contenance. Impossible. Je crois que j'ai rêvé. Remus a pris ma défense ! Que quelqu'un me pince ! C'est aussi improbable que Rogue devenu beau.
- Désolé Ambry, reprend-t-il en accélérant le pas pour pouvoir me suivre, j'avais oublié. (Je doute qu'il ait jamais su ! Enfin, bref…) Ecoute au moins ce que Remus a à te dire !
Pardon ? Quoi quoi quoi quoi quoi ? Reprenons tout mot par mot. Remus veut quoi ? Remus me veut quoi ? Remus veut me parler ? Me parler de quoi ? Il n'y a rien à dire ! Les multiples douches dont Grace a eu à souffrir étaient parfaitement justifiées. Tiens, mais d'ailleurs, c'est ce que je vais répondre… Oui, il est temps pour moi de mettre les choses au clair.
- Me dire ? je crie brusquement en me retournant avec un air féroce (ce qui a pour effet de les faire reculer de quelques pas. Peter tombe même par terre. Marrant.) Me dire quoi ? Aussi loin que peuvent remonter mes souvenirs, il m'a toujours paru que nous n'avons plus rien à nous dire. Tu t'es amusé, tu as pris du bon temps, c'est parfait. Moi, j'ai encaissé. J'ai souffert. Sais-tu combien de nuits j'ai passé sans dormir ? Sais-tu combien de fois je devais me retenir de hurler pour ne pas ameuter toute l'école ? Sais-tu ce que j'ai ressenti en te voyant vivre comme avant lorsque je suis redescendue ? Sais-tu combien de temps j'ai passé à pleurer sur l'épaule de Galadriel ? Sais-tu comment je me sens en ce moment ? Non ! Tu ne sais rien, rien de ce que j'ai pu vivre ! C'est vrai, la vie doit être facile pour toi ! Tu es un Maraudeur, tu es intelligent, tu as l'école à tes pieds. D'accord, tu es un loup-garou. Mais ce n'est pas une raison ! Je suis une Furie, gouvernée par le pire des éléments ! Chaque seconde que je passais ici était un calvaire. Je devais supporter de voir tous ces groupes s'amuser entre eux, rire, alors que j'avais abandonné mes amis ! Sans cesse je devais me contrôler, de crainte de tous vous mettre en danger ! Et pire encore, je devais supporter la vue de mon propre frère, heureux comme si je n'avais jamais existé, entouré d'amis, adulé, tout ce qui m'était refusé ! J'ai toujours eu sur mes épaules le poids de la magie. Je n'existe pas pour moi, je suis une arme, qui pourrait tous vous détruire si elle le voulait ! Vous vous êtes bien amusés avec moi, c'est parfait. Mais alors ne vous étonnez pas si je refuse après tout signe se rapportant à vous !
Je tourne les talons et m'en vais, les laissant bouche bée. Tout ce que j'ai dit était la vérité. Si je ne suis pas entièrement sortie de mes gonds, j'ai suffisamment perdu mon sang-froid pour vider le sac que je traîne derrière moi comme un boulet.
La vérité. J'étais et suis morte de jalousie. Ma situation, le danger que je représentais et représente encore, m'obligeaient à rester seule, pour ma sécurité et celle des autres. Je m'y étais faite. C'est sans doute pour cela que le rejet dont j'ai été l'objet après ma séparation d'avec Remus m'a deux fois plus marquée. C'est sans doute pour cela que, maintenant, je considère les Maraudeurs avec une méfiance redoublée. Je m'avère être une puissante Furie et ils se repentissent ? Non, trop facile. J'ai beau être la sœur de James, je doute que ce gang ait déjà eu des états d'âme. Je les hais !
Il me reste cependant un endroit…Quoique non, il me sera bientôt retiré, je n'ai que peu de chance de rester jusqu'à juin. Je sais de source sûre qu'on s'occupe en ce moment-même de mon retour à Brocéliande. Mes professeurs s'inquiètent – avec raison certes – de l'impact que Poudlard peut avoir sur moi.
Même la meilleure des Pensines ne pourrait m'empêcher de revoir, en boucle, chacun des instants que je passais avec Remus. Je sais, je me contredis. J'ai beau haïr les Maraudeurs, Remus m'a volé mon cœur, et je n'ai aucun espoir de le reprendre.
Mais pour l'instant, il me reste au moins cela. Ce sanctuaire de la paix, où Remus et moi avons passé tant de moments, à parler ou nous embrasser. Je m'y suis même endormie, un soir, dans ses bras. La tour d'Astronomie…
Je n'y étais plus revenue depuis…depuis la veille de ce jour que je voudrais oublier. Je n'ai pas osé. Trop de souvenirs…
J'y suis. L'odeur qui parvient à mes narines n'est que celle de la poussière. Remus non plus n'a pas osé revenir…et je suis tranquille.
Par Merlin, je crois bien que Galadriel avait raison. Ma blessure est de celle dont on ne se remet jamais. Je suis obligée d'éviter Grace entre les repas – elle ne coupe jamais à son arrosage, malgré tous les sorts de protections qu'elle peut lancer. Elle croit qu'elle me fait peur ou que je crains les représailles, mais c'est pour son propre bien. Il me suffit de ne serais-ce que la sentir pour aussitôt éprouver des envies de meurtre. C'est cela, de meurtre. Violent, au point que même lorsque je la douche je dois me retenir de ne pas la noyer. Hier encore, tandis que je déambulais dans les couloirs, j'ai senti son odeur. Deux secondes plus tard, celle de Remus a touché mes narines. Par Merlin, je crois bien que j'ai failli devenir folle. Heureusement que Gal était là, et que Maël ne se trouvait pas loin. Aucun n'a été de trop pour m'aider à recouvrer mon sang-froid, et par là même arrêter l'inondation que je commençais à produire.
Comment vais-je faire ? Tout mon être me crie d'aller vers lui, tout mon être sauf mon esprit. Remus ne peut m'aimer, sinon pourquoi m'aurait-il abandonnée ?
Il est vrai que je le sens…différent, depuis notre séparation, mais peut-être n'est-ce dû qu'à mon changement de regard. Quoique…il n'était pas ainsi avant qu'on soit ensemble. Je ne lui prêtais qu'une attention minimale, mais j'en suis presque certaine. Est-ce donc moi qui l'ai mis dans cet état ? Je ne sais plus rien, j'ai la tête vide. Oh Merlin, que faire ?
