Helloooooo les amis!
J'ai réussi à terminer la traduction de ce chapitre avec un jour d'avance! Je n'ai donc pas eu à le terminer en quatrième vitesse aujourd'hui, whouhouuuu! ^^
Un très très grand merci à Luna 78 et Kuchinanao pour leurs commentaires! Ca me fait vraiment plaisir que vous appréciez l'histoire aussi bien que la traduction et que vous soyez toujours aussi fidèles au rendez-vous! ^^
Sur ce, je ne vous embête pas plus et je vous laisse à votre lecture, bisou et bonne semaine!
Disclaimer: sur l'air de "Il était une bergère" :
1er couplet: Tite Kubo a écrit, une longue histoire qui s'appelle Bleach, Tite Kubo l'a écrit, c'est certain'ment pas moi, moi moi, c'est certain'ment pas moi!
2ème couplet: Une fanfic en a suivi, de Ceredwen, de Ceredwen, une fanfic en a suivi, j'fais que la traduction, tion, tion, j'fais que la traduction!
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Chapitre 21 - Songe ou Prophétie?
Comme il l'avait promis, Byakuya se mit à réfléchir au sujet abordé par son zanpakuto. Mais il refusait encore de passer à l'action. Jusqu'à ce que la situation évolue, il était dans l'incapacité de faire quoi que ce soit. Ce n'était pas convenable et personne ne le persuaderait du contraire. Il devait toutefois reconnaître qu'il n'était pas indifférent.
Se nuisait-il vraiment à lui-même en essayant de se distancer de quelque chose d'impossible pour le moment? Etait-il vraiment en train de provoquer le déchirement interne que son zanpakuto lui avait décrit? Il ne s'en rendait pas compte même s'il avait remarqué que quelque chose manquait. Cela ne l'empêcherait pas d'assumer ses responsabilités. Mais il y avait juste l'ombre de quelque chose qui n'avait pas l'air à sa place. Il s'était si longtemps distancé de ses sentiments qu'il n'arrivait pas à déterminer la source exacte de son trouble.
Il décida finalement de remettre cela à plus tard et se résigna à aller dormir. Il ne pouvait se permettre d'être fatigué lorsqu'il se rendrait au travail le lendemain. Il avait rendez-vous avec le capitaine Ukitake dans la matinée et en plus du thème de leur réunion, il souhaitait également aborder le sujet des débouchés d'Erisia à sa sortie de l'Académie. Il aurait besoin d'une tête bien claire afin de ne laisser aucun indice au capitaine fin-limier. Il avait déjà son propre zanpakuto contre lui, il n'avait pas besoin que ses aînés se liguent avec Senbonzakura.
Erisia avait trouvé un sommeil perturbé. Elle avait elle-aussi l'esprit préoccupé. Non seulement par les évènements de la journée mais par d'autres choses également. Lorsque Byakuya l'avait soulevée pour la porter jusqu'au manoir, cela l'avait touché bien plus profondément qu'il ne pourrait s'en douter. Il avait déclaré qu'il s'agissait de la solution la plus logique, juste une meilleure façon de suivre les recommandations d'Unohana. Elle savait qu'il ne voyait rien de plus dans ce geste mais ce qu'elle avait ressenti en se trouvant dans ses bras… Kami lui vienne en aide.
Malgré son austérité et sa froideur, ses bras émettaient de la chaleur. Il était facile de percevoir sa force même s'il l'avait transporté avec douceur, comme si elle était fragile. Il avait fait attention à elle. Mais elle ne pouvait pas se permettre de lire quoi que ce soit de particulier dans sa conduite. Il suivait les ordres du médecin et c'était tout. Un noble comme lui ne verrait jamais rien de tel en elle, elle ne faisait pas partie de sa caste.
Il était à des kilomètres au-dessus d'elle dans ce monde. Elle devrait employer tous ses efforts pour mettre un peu de distance par rapport à ce qu'elle ressentait. Ils n'aboutiraient à rien. Et il n'était pas sain de se complaire dans des pensées futiles. Mais elle s'était sentie… confortable dans ses bras, quand on enlevait la bizarrerie de la situation et sa gêne. Si elle était honnête avec elle-même, elle devait admettre qu'elle aurait été très heureuse de demeurer ainsi si la situation avait été différente. Cette réflexion l'a fit rougir de plus belle.
Kumori et Senbonzakura se tenaient assis côte-à-côte, chacun secouant la tête face à leurs maîtres respectifs. En vivant dans une telle proximité, les esprits avaient tout loisir de faire connaissance et interagir. Il était intéressant d'échanger leurs points de vue quant à leurs possesseurs. Chacun appréciait l'avis extérieur de l'autre. Et c'était également frustrant, sachant ce qu'ils savaient, de ne pouvoir ouvrir les yeux de leurs humains. Toute chose en son temps mais parfois l'attente était une torture.
Son sommeil fut traversé de rêves étranges. Des yeux effilés et des rictus glaçants. Trop de sable et un ciel impassible et monocorde. Rires et hurlements. Sang et feu. Elle se réveilla en sursaut en plein milieu de la nuit, avec des sueurs froides et la tête qui tourne et essayant désespérément de reprendre son souffle.
"Erisia?" Demanda Kumori, inquiet par rapport aux signaux d'alarme qui émanaient d'elle.
"Quelque chose, quelque chose ne va pas. Quelque chose va arriver, très bientôt." Marmonna-t-elle, encore à moitié dans une sorte de transe, comme si elle était encore endormie.
"Que veux-tu dire?"
"Tu ne le sens pas? Tu n'as pas vu le rêve?"
"C'était juste un rêve, Erisia."
"Non, non, c'était comme les rêves que j'ai fait avec le symbole des Kuchiki avant ma rencontre avec Byakuya. Et celui de la bataille dans le désert avant que j'apprenne qu'il se trouvait dans le comas. C'était comme ces rêves, Kumori." Affirma-t-elle d'un ton affolé.
"Qu'est-ce que cela signifie selon toi?"
"Je ne sais pas, cela ressemble à l'endroit du dernier rêve, avec le sable et le ciel. Mais les yeux et le sourire… argent et sang… je ne sais pas. Je ne comprends pas, Kumori."
"A qui préfères-tu en parler?"
"Qui me croirait?"
"Dit le au capitaine Kuchiki. Il sait que tu as eu un songe au sujet de son emblème avant de le rencontrer."
"Je ne veux pas le réveiller."
"Il l'est déjà. Il se dirige vers nous. Tu as crié avant de te réveiller." Lui révéla gentiment Kumori.
Elle s'assit bien droite en entendant cela. Elle était seulement vêtue d'un yukata pour la nuit, bleu pâle. Elle entendit un léger toc-toc à la porte. "Erisia?" Lui parvint la voix fatiguée et inquiète de Byakuya. Même en ce moment,il arrivait à maintenir un certain calme dans son ton.
Elle attrapa rapidement sa robe de chambre et s'emmitoufla dedans. "Je vais bien." Répondit-elle. La porte s'entrouvrit.
"J'ai entendu des cris."
"C'était un… rêve très … étrange." Expliqua-t-elle, le regard baissé, gênée de l'avoir fait s'inquiéter à son sujet.
"Dites moi ce qu'il s'est passé." Demanda-t-il en gardant une distance respectueuse.
"Je ne suis pas sûre de l'avoir compris moi-même. Il m'a donné la même impression que le songe où je voyais votre emblème, bien avant notre rencontre. Est-ce … normal de faire de tels rêves?"
"Bien que ça ne soit pas très fréquent, cela arrive." Répondit-il diplomatiquement.
"J'ai vu un lieu étrange. Couvert de sable à perte de vue et avec un ciel complètement uniforme. Je ne sais pas de quel endroit il pourrait s'agir. Mais c'est la deuxième fois que je le vois. La première était lors du rêve que j'ai fait juste avant que le capitaine Unohana m'appelle à la 4ème. Lorsque vous étiez dans le coma." Admit-elle. Byakuya fut surpris d'apprendre cela.
"C'est Hueco Mundo. Après m'avoir raconté ce rêve, accepterez-vous de me parler du précédent?" Demanda-t-il.
"D'accord." Accepta Erisia.
"Venez, ce sera plus facile de parler avec une tasse de thé en main." Proposa-t-il en quittant l'embrasure de la porte. C'était bien trop étrange de se tenir là, à l'entrée de sa chambre, alors qu'elle était assise sur son futon et était encore endormie quelques minutes auparavant. Ce n'était certainement pas convenable.
Elle hocha la tête et se leva pour le suivre. Il la mena à la cuisine et se mit à chercher ce qu'il fallait pour préparer le thé. Il devait s'occuper avec tout ce qu'il pouvait, même cette tâche très banale afin d'éviter que son esprit n'emprunte des chemins interdits. "De quoi avez-vous rêvé cette nuit?" Demanda-t-il.
"Il y avait un homme. Il avait les yeux mis-clos et un sourire démesuré. Il y avait du gris, du sang, du feu. Je… je n'arrivais pas à entendre ce qu'il disait. Quelqu'un était blessé et l'homme riait. Et je ressentais toute cette douleur, cette peur. Ça me rendait malade."
Byakuya y réfléchit un court instant. Gin Ichimaru, ex-capitaine de la 3ème division. Pourquoi verrait-elle Gin, un homme qu'elle n'avait jamais rencontré et dont elle n'avait jamais entendu parler non plus? Qui était blessé? Il essaya de faire fonctionner son cerveau encore endormi tout en déposant une tasse de thé en face d'elle. Elle était blanche comme un linge.
"Savez-vous qui était le blessé?"
"J'essaye de m'en rappeler mais la douleur était telle que j'avais du mal à me concentrer sur quoi que ce soit d'autre. Kumori m'a dit que j'avais crié mais je ne m'en rappelle pas. Je suis désolée. C'est juste… ça avait l'air si réel."
"Peut-être devrions-nous impliquer Uruhara. C'est un scientifique, il pourra peut-être vous aider à retrouver l'intégralité du souvenir. À moins que vous pensiez que Kumori puisse vous aider."
Erisia y réfléchit un instant. "Kumori, sais-tu ce qu'il s'est passé?"
"J'ai une image claire de ce que tu as vu."
"Kumori dit qu'il a une image claire de mon rêve."
"Est-ce ce que vous vous sentez suffisamment d'aplomb pour la revoir, Erisia? Sinon, peut-être que Kumori pourrait la relayer à Senbonzakura. Les esprits de zanpakuto peuvent communiquer entre eux." Expliqua-t-il.
Elle redoutait son rêve et en même temps, elle considérait comme étant son devoir de comprendre enfin ce qu'il se passait. Ces rêves étranges visitaient son sommeil, pas celui des autres. Elle soupira, se retirant en elle-même pour mieux se préparer à faire face à la douleur. "Je vais essayer."
Byakuya hocha la tête. Il pouvait facilement deviner sa peur rien qu'à la regarder. Les ondes de reiatsu qui émanaient d'elle étaient des signes encore plus évidents. Et pourtant, elle ne reculait pas. Elle avait fait d'énormes progrès.
Erisia ferma les yeux. "Montre moi, Kumori." Demanda-t-elle avec une petite voix à son esprit. La panthère hocha la tête et le souvenir du rêve envahit sa tête. Cette fois-ci, elle ne ressentait plus la douleur qui l'avait tant affecté la dernière fois. Et elle remarqua le changement du paysage, d'abord le désert de Hueco Mundo puis la ville de Karakura. Elle ne s'en était même pas rendu compte auparavant. Elle essaya de garder son calme pour observer avec toute son attention, prenant de grandes inspirations.
Elle vit du sang sur le sable puis une rue familière. Les bâtiments avaient l'air à moitié détruit et des débris encombraient les rues. Elle vit des touffes de cheveux blond-roux. Elle ne reconnut pas la personne mais sa mémoire lui apporta la vision d'un petit garçon, encore tout jeune à l'époque, avec des cheveux exactement de la même teinte. Elle reprit pied avec la réalité, étourdie par l'expérience.
"Qu'avez-vous vu?" L'interrogea Byakuya.
"La personne a des cheveux blond-roux. J'ai l'impression de l'avoir déjà vu quelque part mais je ne suis pas sûre." Commenta Erisia.
"Kurosaki Ichigo." Répondit simplement Byakuya.
"Ichigo?"
"Vous le connaissez?"
"Je ne l'ai pas vu depuis très longtemps. Nos mères étaient amies. Je me souviens d'un moment, je devais avoir 5 ans à l'époque, avec le bébé de Masaki sur les genoux. ELle souriait et prenait des photos. Elle m'a dit que je serai une merveilleuse grande soeur pour Ichigo. C'était… il y a très longtemps." Répondit-elle calmement. "Pourquoi est-ce que la personne aux yeux de serpent en veut à Ichigo?"
"Ichigo nous a rejoint dans notre combat. Il est dans une situation similaire à la votre bien qu'il n'ait pas besoin d'un gigai lorsqu'il se trouve dans le monde réel. C'est une histoire longue et compliquée. Disons simplement qu'Ichigo a prêté serment pour protéger la ville de Karakura des ennemis de la Soul Society." Expliqua Byakuya de la façon la plus diplomatique possible.
"Masaki serait fière de lui. Mais il devra faire attention. Cet homme… il y avait tellement de dégats… partout. Pas seulement Ichigo mais… les bâtiments aussi dans Karakura." Elle était terrifiée, ce qui était parfaitement compréhensible.
"Savez-vous quand ces événements se dérouleront?"
Erisia put simplement secouer la tête en signe de dénégation. "Je ne sais pas. Cela pourrait arriver à l'instant ou à n'importe quel moment dans le futur. Je n'ai jamais… tout cela est encore très nouveau pour moi. La première fois que j'ai fait un tel rêve, c'était avec votre emblème, une semaine avant de vous rencontrer." Expliqua-t-elle.
"Vous m'avez dit que vous aviez déjà rêvé d'Hueco Mundo juste avant d'être appelée à la 4ème. Quand est-ce que ce rêve-là a commencé et qu'avez-vous vu?" Byakuya était particulièrement curieux. S'ils arrivaient à déterminer une durée récurrente, peut-être arriveraient-ils à deviner quand est-ce que ce nouveau rêve se réaliserait.
"Ce rêve là a commencé environ une semaine avant que je reçoive le message de la 4ème. Au départ, c'était très vague. Juste du sable et des cris. Puis, de plus en plus de détails sont apparus. Je vous ai vu avec Renji, entourés par d'autres. La dernière fois que je l'ai eu, Renji mentionnait un plan C et vous avez acquiescé. Il a invoqué son bankai qui a entouré tout votre groupe. Vous parliez de créer une sortie pour rejoindre le…garganta, je crois pendant que vous alliez gagner du temps pour eux. Puis vous avez invoqué vous aussi votre bankai pour affronter les ennemis. Après cela, il y a eu une déflagration rouge et tou s'est estompé." Raconta-t-elle.
Byakuya était abasourdi. Elle avait rêvé point par point tout ce qu'il s'était passé. Qu'est-ce que cela signifiait? C'était peut-être bien la première fois de sa vie qu'il ne savait pas quoi penser.
"Quelque chose ne va pas?" Lui demanda Erisia. Elle était en train de l'observer, remarquant que, comme lors de son séjour à la 4ème, il ne portait ni kenseikan dans ses cheveux, ni tekkou sur ses mains.
"Vous avez décrit la réalité dans tous ses détails. Vous avez vu la raison de mon comas qui a incité Unohana à vous convoquer à la 4ème." Expliqua-t-il, presque hébété. Ce fut au tour d'Erisia d'être choquée.
"Pourquoi est-ce que je vois ces choses? Comment?" Sa voix tremblait.
"Je l'ignore. C'est une situation sans précédent."
"Qu'est-ce que cela veut dire?"
"Pour l'instant, c'est un avertissement. Je vais avertit ma soeur et m'assurer qu'elle prévienne Ichigo. Elle travaille avec lui dans le monde réel. Il faudra nous contenter de cela pour le moment. Je vais également contacter Uruhara et voir s'il est au courant de quoi que ce soit. En attendant, vous devrez vous comporter comme d'habitude. Ne révélez à personne ces rêves, Erisia. Si vous en faites un autre qui paraisse aussi réel que celui-là, dites le moi immédiatement et nous agirons en conséquence. Avec cette guerre, tout avertissement que l'on peut obtenir pourrait faire pencher la balance de notre côté. Et en même temps, il nous faut garder précieusement le secret. Si jamais une telle information tombait dans les mauvaises mains, je ne pense pas avoir besoin de vous détailler les conséquences possibles." Il était fatigué et cela dépassait ce que son cerveau pouvait accepter d'appréhender en ce moment mais la situation devait être adressée d'une façon ou d'une autre.
Erisia hocha la tête. "Si jamais l'autre côté l'apprend, je serais en danger. Même si je ne fais aucun autre rêve, le risque restera… Je garderai le silence. Si seulement je n'avais jamais eu ces rêves!" Elle poussa un gros soupir.
Byakuya pouvait comprendre sa réaction. "Peut-être êtes-vous tout simplement plus sensible à ce type d'énergies. Votre nature calme et posée vous permet d'entendre des messages que nous autres ne percevrons jamais. Quelle que soit la raison, Erisia, c'est un don. La dernière fois, vous ne compreniez pas vos visions mais maintenant, nous en savons plus. D'une certaine manière, vous avez obtenu l'accès à ces choses, ou peut-être ces choses ont obtenu accès à votre esprit. De toute façon, cette fois-ci nous avons pu faire sens de ce que vous avez vu. Nous allons prendre les meilleures décisions possibles en connaissance de cause. Pour l'instant, chassez le de votre esprit. Je vais m'occuper de la suite des événements. Essayez de vous reposer et si jamais vous avez encore ce genre de rêve, même si vous êtes à l'Académie, contactez moi immédiatement." Ordonna-t-il, ayant repris son rôle de capitaine.
Erisia acquiesca. "Je vous contacterai immédiatement, capitaine."
"Bien, maintenant, allez-vous reposer s'il vous plaît." Continua-t-il avec un ton plus doux.
"Merci encore… pour tout, Byakuya." Elle lui offrit un petit sourire fatigué avant de se lever et de se diriger vers sa chambre.
"Les choses deviennent de plus en plus intéressantes chaque jour, il semblerait." Commenta Senbonzakura.
"Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'une bonne chose." Répondit Byakuya avec un soupir de lassitude.
"Seul le temps nous le dira." Répliqua le samurai.
"C'est bien ce qui me fait peur."
