Disclamer : L'histoire du Cycle de L'Héritage est à Christopher Paolini.
Résumé : Et si Murtagh avait eut une sœur jumelle ? En quoi cela influencera l'histoire ? Ceci en l'histoire d'une femme, fille du premier des parjures et de sa main noire, qui a décidé d'avancer sans renier qui elle était même si elle porta beaucoup de nom durant sa vie.
Note:Me revoilà avec un nouveau chapitre et celui-ci est sur une bataille. Youpi ! Oui, c'était ironique. Je déteste écrire les batailles. C'est une chose que j'ai en horreur. Mais il faut bien que je le fasse, hélas. Je ne peux pas écrire sur cette histoire en zappant les batailles importantes. Ce qui est bien dommage si vous voulez mon avis.
Comment ça j'essaye de gagner des lignes pour écrire moins ? C'est totalement faux. Pour l'instant j'ai déjà écrit une ligne.
De plus, j'ai vraiment de la chance ^^. Pour mesurer la longueur de mon texte, je me sers de combien de pages j'ai écrites. Et devinez quoi ? Je me retrouve à devoir écrire ce chapitre en partant du milieu d'une page. Je vais bien m'amuser pour savoir si mon texte est assez long ou pas :). Entre mon stage et mon rapport, je n'ai que ça à faire, c'est bien connu. Je ronchonne, mais en réalité, j'adore écrire, alors ce n'est pas si grave. Même si ça fait chier.
En tut cas, moi je sais ce qui va se passer ensuite, alors je peux parler de tout et de n'importe quoi, n'est-ce pas ? Et oui, c'est le privilège de l'auteur, il faut bien que j'en profite parfois ^^.
Pour ceux qui avaient encore un doute, oui, je fais un couper/coller des définitions.
Dois-je parler encore un peu ou vous laissez lire le chapitre ? Je sens que je vais être gentille.
Allez, bonne lecture.
Chapitre 21 : Nielle.
L'homme relu le rapport des espions. Le moment était venu de lever les masques. Mais pas encore pour lui. Pourtant, il avait tellement envi d'y aller... pour les tuer. Même si sa mémoire lui faisait défaut, il savait que c'était à cause d'eux qu'il était là. Si seulement le Roi n'avait pas besoin d'eux pour attraper le jeune Dragonnier. Comme si un garçon de ferme allait causer des problèmes à Durza. Ça faisait bien longtemps que l'Ombre n'avait plus besoin d'aide pour semer chaos et désolation. On ne peut pas se fier à des personnes qui trahissent ceux qu'ils ont jurés de protéger. De son avis, il fallait tuer les deux magiciens. À près tout, c'était leur faute si il était ici.
Et ça, c'était une raison suffisante pour vouloir les tuer. Il n'avait pas besoin du prétexte de son amnésie pour leur vouloir du mal. Car par leur faute, il l'avait perdue. Il avait bon ne plus savoir qui Elle était, mais il sentait qu'Elle était plus qu'importante pour lui. Il ne pouvait donc pas leur pardonner de lui avoir tendu un piège pour le conduire à sa perte. De plus, il ne savait pas pourquoi mais il sentait que même avant qu'il ne soit fait prisonnier, il avait envi de les tuer très lentement.
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La jeune femme serra son gantelet. L'heure approchait. Phœbus dormait encore dans leur lit. Elle ne lui avait pas menti, elle était heureuse qu'il soit là près d'elle. Mais il n'était pas Ren. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle pensait de plus en plus à son ancien mari. L'homme aux boucles brunes lui manquait terriblement malgré le temps, malgré le fait qu'elle tente de refaire sa vie avec un autre. Le Blond était gentil, attentionné et il l'aimait. Que pouvait-elle vouloir de plus ? Elle l'ignorait mais elle ne se sentait pas complète. Il y avait beaucoup de non-dit entre son amant et elle. Il connaissait toute son histoire... mais il ne connaissait aucune de ses pensées et encore moins l'état de son cœur. Par dessus son Elcalda (1), elle passa une robe noire fendue jusqu'à la hanche. C'était une robe faite pour les combats qui avait la vertu de cachée son armure. Car après tout, la Peau d'écailles est faite pour être portée sous les vêtements. Elle repensa au nain qui était venu alors que le sommeil la fuyait. Il était paniqué et il y avait de quoi. Elle l'avait suivit et quand elle était revenue, Phœbus dormait encore. Elle mit ses bottes et enfila sa deuxième armure. Oui, elle avait deux armures alors que l'Elcalda était amplement suffisante, mais il y avait surement un Ombre dans les personnes à tuer aujourd'hui et elle tenait à rester en vie car même si c'était très solide, même de véritables écailles de dragons pouvaient être transpercées. Parfois, il fallait mieux être trop prudent et vivant qu'inconscient et légèrement mort. Elle regarda son compagnon toujours endormi. Il faudra qu'elle le réveille. Un coup léger se fit entendre sur la porte. Avant même d'ouvrir, la jeune femme savait qui était son visiteur. Elle soupira et alla ouvrir. Nasuada entra en regardant par dessus son épaule. Sylvie soupira de nouveau, la Vardenne était vraiment décidée à faire ça. La fille d'Ajihad fréquentait trop la fille de Morzan, elle devenait aussi têtue que l'autre.
- Que ce soit moi, Phœbus ou Éric, promets-moi que tu resteras près de l'un de nous trois.
- Pourquoi ?
- Parce que nous serons les seuls à savoir que c'est ta première bataille.
- Et que si tu es près de nous, tu seras avec plusieurs Rôdeurs prêts à intervenir si tu es dans une situation que tu ne peux pas gérer seule. Phœbus est du genre prudent, de plus c'est un archer, il va donc rarement en première ligne. Éric et moi sommes des Seigneurs Rôdeurs. Aucune personne de notre peuple nous laissera seuls dans une situation périlleuse sauf si on leur en donne un ordre particulier.
- Comme me conduire à l'écart, comprit la Vardenne.
- En effet, ton père va déjà vouloir me tuer si tu t'en sors sans une égratignure, je n'ai pas envie qu'il t'arrive quoique ce soit, signala la Rôdeuse.
- Mais c'est mon choix.
- Et je t'aide à lui désobéir, je sais qu'il te croit avec les autres femmes vardennes. Avant que je te passe un équipement, j'ai un petit détail à régler.
Le Seigneur prit un seau d'eau et s'avança près du lit. Ensuite, sans prévenir, elle le renversa sur le dormeur. Ce dernier poussa un cri fort peu viril. Il jura également, puis il vit l'expression de sa maitresse et il comprit qu'il était l'heure. Il prit de quoi se préparer et alla voir si Éric voulait bien lui prêter un peu de place. Tranquillement, Sylvie de ouvrit sa malle et commença à en sortir des paquets en tissus.
- J'espère que ça va t'aller. Tu as de la chance, j'ai une épée et par miracle, elle n'est pas à Edoc'sil (2) ou à Edur vakna (3), signala la Rôdeuse.
- Comment ça « par miracle » ? Je ne crois même pas qu'il t'arrive de te laver sans avoir une arme sur toi.
- Je suis plus cimeterre qu'épée. Celle-là, c'est celle que j'avais pour mes premières leçons d'escrime. Et je me lave non-armée, s'indigna Sylvie. Enfin... quand je suis chez moi.
- Tu es un peu paranoïaque, ma pauvre.
- Totalement et c'est ce qui m'a permis de vivre aussi longtemps. Il faut toujours être prête à tout et savoir attendre Et puis, « Cal nadia dïs no fisdal desis find del con si on dalmon, que sus notaficas sil madfa ka don sol erden, cita calmement la brune. En quien dal notaficas (4) », cita-t-elle.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Demanda Nasuada à son amie.
- Ne t'en occupe pas, ma Chérie.
- Ce n'est pour me rassurer.
Pour seule réponse, cette dernière se contenta se sourire. Après tout, elle n'était pas là pour rassurer la fille d'Ajihad mais pour l'empêcher de se faire tuer bêtement.
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Sylvie regarda les visages autour d'elle. Nasuada avait dissimulé ses traits sous un casque et elle avait décidé de se battre avec les archets. C'est donc Phœbus qui gardera un œil sur elle. La brune avait bien insisté que sur la jeune vardenne sortait de la bataille avec une seule égratignure, ça serait la fête du blond et pas dans le bon sens. Lorsqu'elle était allée voir Ajihad avec Éric, elle avait été tentée de lui avouer que sa fille restait, mais elle ne l'avait pas pu. Elle connaissait trop bien son amie, elle ne le lui pardonnera jamais si elle venait à trahir sa confiance.
- Nielle ? Tu as de la visite, lui annonça Éric en la sortant de ses pensées.
La brune releva la tête et regarda son visiteur rentrer. Elle eut un sourire amical, Murtagh était venu la voir. Elle sentait qu'il voulait lui poser une question mais qu'il attendait de l'avoir saluée.
- Nielle ? Et, est-ce normal qu'il ne connaisse pas ton véritable non ?
- Nielle est mon nom pour cette bataille. Et il connait mon nom de naissance, même si c'est normal que ce ne soit pas le cas de tous les Rôdeurs, nous venons d'un peuple bizarre.
- Tu as réussi à monter haut. Je suis...
- Rien du tout, j'ai pris la place que j'aurai eue si notre père n'avait pas trahi et failli. Je n'ai pas gagné mon titre, je l'ai eu par héritage, corrigea-t-elle son frère. C'est le même résultat, mais pas la même chose.
- Mais es-tu heureuse ? Fit-il d'un ton qui montrait qu'il savait déjà la réponse qui était dans le cœur de sa sœur. Dis-le-moi franchement, s'il te plait. J'ai envi d'être le frère que je n'ai pas pu être.
La jeune fille ne pouvait pas répondre immédiatement. Heureuse... elle avait tout pour l'être. Mais ce n'était pas le cas. Elle savait qu'elle n'était pas la plus à plaindre. Elle avait tout ce qu'elle avait toujours voulu... Sauf Ren. Elle ne s'endormait pas près de l'homme qu'elle aimait mais aux côtés d'un autre. Certes, elle s'entendait bien avec Le Blond, mais il n'était pas le brun. Alors, comme seule réponse, elle bougea doucement la tête de gauche à droite. Non, elle n'était pas heureuse. Mais elle ne pouvait pas le dire, elle perdrait Phœbus. Jamais il ne lui pardonnera de ne pas être autant heureuse avec lui que lorsqu'elle était avec Ren. Et elle ne voulait pas lui faire de la peine, il était si gentille. Mais il lui manquait quelque chose. Elle ne savait pas quoi. Juste qu'elle ne pouvait pas être heureuse sans, même si elle faisait semblant. Elle avait bon appelé Phœbus « mon amour », ça sonnait faux lorsque son cœur écoutait ce surnom.
- J'aurai voulu n'avoir pas raison, lui confia Murtagh.
- Nombreuse son des choses qu'on aurait voulu différentes. Le problème, c'est qu'elles ne le sont pas. Et toi, es-tu heureux ? Lui demanda-t-elle à son tour.
- Non, mais je pense avoir enfin trouvé la paix.
Elle lui sourit amicalement mais tristement. Elle savait que lui aussi vivait avec le poids de leur héritage sur les épaules, mais dans le fond, elle aurait aimé que l'un d'entre eux deux échappent à leur destin d'enfants de parjures.
- Tu vas te battre... murmura-t-elle. Eragon le sait-il ?
En guise de réponse, il haussa les épaules ce qui la fit rire. Pas d'un rire qui s'entend à des kilomètres, mais un petit rire discret et amusé, un rire qui sort du cœur. À la place de son frère, elle aurait sans doute eut la même réponse. Il la regarda sans comprendre mais juste rassuré qu'elle sache encore rire de cette façon... même si il percevait dans ce rire une discrète pointe de souffrance. La même que lorsqu'elle avait trois ans. Une douleur qu'elle cachait et qu'on ne pouvait découvrir que si on savait où la chercher.
- Sois prudent, mon frère. Nous venons à peine de nous retrouver.
- Moi aussi je ne veux pas te perdre à nouveau. Ne t'inquiète pas, nous survivrons et nous raconterons nos vies, la rassura son jumeau. Je te fais la promesse que plus rien ne nous séparera.
- Tu m'expliqueras la vie dans l'Empire... commença la brune.
- ... tu m'apprendras celle de notre peuple, termina le jeune homme.
Cette promesse leur fit du bien car elle leur prouva qu'ils avaient encore des choses à se dire et à vivre ensemble. C'était un espoir qui les poussait à croire qu'ils pourraient retrouver l'amitié et la confiance aveugle qu'ils avaient il y tant d'année, dans une autre vie. Ils n'étaient plus des enfants, ils se connaissaient très mal, mais ils n'avaient jamais été des étrangers l'un pour l'autre. Non, jamais ils ne s'étaient perdus à ce point. Ceux que la vie avait séparés avait enfin été réunit par le destin.
Alors que Murtagh allait partir, sa sœur lui offrir un poignard. Son premier poignard. Il ne pouvait pas savoir ce que ça voulait dire, il aurait fallu qu'il soit un Rôdeur pour comprendre l'étendue de ce geste, mais il en fût touché. Il ne savait pas que cette lame avait été la première arme de se sœur et qu'elle l'avait accompagnée dans toutes ses batailles, mais il comprit que cet objet avait une grande valeur pour elle. Alors il voulu la refuser, mais il lut dans les yeux de celle qui, aujourd'hui, s'appelait Nielle, que c'était important pour elle. À la place de lui dire non, il la remercia de tout son cœur. C'était le premier cadeau venant du fond du cœur qu'on lui faisait.
- Comment dit-on « merci » ? lui demanda-t-il.
- Mirgla, répondit la jeune fille.
- Mirgla répéta le jeune homme.
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Son petit frère allait bientôt connaître sa véritable bataille. Mais pour l'instant, il connaissait l'attente. Elle trouvait qu'il n'y avait rien de pire que ça. Attendre. Attendre encore et toujours. Attendre que ça commence. Attendre en sachant que c'est inévitable. Ce n'est pas pendant la bataille que les lâches se montraient, c'était pendant l'attente que la volonté se minait. Pas après en milieu d'un champ de bataille. Elle aurait aimé avoir plus de temps pour qu'il y ait plus de Rôdeurs, mais c'était le temps qu'il manquait justement. Les renforts, pouvant venir, les plus proches étaient à une journée d'ici. Il n'y avait pas de secourt à attendre. Enfin, trop tard pour se battre. Karmal dar (5) et cardlad (6). Elle avait toujours eu beaucoup de chance. Elle sortit de sa chambre et marcha jusqu'à ses hommes. Dix-neuf personnes sous sa responsabilité. Et elle détesterait devoir écrire à la famille de l'un d'eux. Elle le regarda commencer à se préparer à se déployer. Elle leur fit signe de venir et elle les dévisagea longuement avec ses graves yeux noirs. Elle sentait leur peur et leur doute, mais elle savait d'expérience qu'une fois la bataille commencée, c'est deux choses disparaitront. C'est d'une voix claire et calme qu'elle leur parla.
- Rôdeurs ! Toute ma vie, j'ai respecté un code. Et ce code est simple : honore les Étoiles (7), aime ta famille et défends ton pays. Les Vardens sont comme des frères pour nous. Défendez-les !
Éric suivit, ils y en avaient qui avait de la chance, ils n'avaient pas besoin de grand discours pour être suivi. Et Sylvie en faisait partie qu'elle le veille ou non. Il savait que son amie détestait être obéie parce que c'était elle qui parlait, mais elle ne pouvait rien y faire. Alors elle faisait un court, ou long, discours pour faire comme si qu'on la suit pour une autre raison que parce que c'est elle. Ce qu'elle ne semblait pas comprendre, c'est que l'écouter était dangereux. Il était sure qu'elle serait capable de convaincre Lord Barst de devenir fermier, de manger que des fruits et des légumes.
- Prenez vos positions, Rôdeurs. Et n'ayez aucun doute ou aucune pitié car Ils n'en n'auront pas, continua-t-elle en les regardant tous. Que les étoiles veillent sur vous tous.
- Et qu'elles illuminent ta route, Seigneur d'Imladris, lui répondit-on.
Elle les salua d'un mouvement de tête et ses hommes allèrent se mettre en position. Le moment approchait à grands pas.
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Durant combien de temps elle avait attendu à côté d'Éric ? Elle l'ignorait. Trop longtemps en tout cas, elle avait envi de voir autre chose que les mêmes pierres que l'instant d'avant. Mais si elle partait, ça serait une catastrophe pour le moral des combattants, alors elle restait là à attendre. C'est tout ce qu'elle pouvait faire. Attendre. Attendre encore et toujours attendre la prochaine bataille. Parfois, elle avait l'impression que sa vie se résumée à attendre de mettre sa vie en jeu pour une petite victoire au goût plus qu'amer. Elle entendait encore Wedge lui dire « il n'y a pas de petites victoires, toutes les victoires comptent. Et si, pour toi, elles ont un coup amère, c'est parce que tu n'es pas une machine à tuer mais une humaine ». Il lui manquait. Il était parti comme ça, à un moment, il était là et l'instant d'après... plus personne. Comme Ren. Parfois, elle détestait ceux qui étaient morts et qui comptaient pour elle. Après, elle se haïssait de les avoir détestés. Ils lui manquaient tellement.
Elle vit un guetteur sortir des tunnels. Il était l'heure. Elle transmit l'information et monta sur son cheval. Elle ne le connaissait pas très bien et espérait qu'il soit aussi calme dans les batailles que sa défunte jument. Elle aussi lui manquait, mais ce n'était pas le moment d'être nostalgique. Il ne lui fallut pas attendre longtemps avant de sentir les Urgals approcher. Alors, elle sût ce qu'elle devait faire.
- Humains et Nains ! Mes frères ! Le moment est venu. Nous savons tous ce qui va sortir de ces tunnels. Et je sens la même peur. Cette peur qui pourrait conquérir nos cœurs et nous faire lâcher nos armes. Cette peur qui pourrait nous rendre plus lâche que des tueurs d'enfants. Je ne peux pas vous promettre la victoire, mais aujourd'hui, nous ne nous battrons pas pour survivre ou vivre. Nous nous battrons pour nos familles et ce qui nous est cher. C'est en leur noms que je vous ordonne de tenir !
Une clameur lui répondit et elle sût qu'elle avait gagné, aucun de faiblirait durant les combats. Seule la mort les empêcherait de se battre. Cette victoire était macabre, mais elle était nécessaire. Elle se détestait d'avoir fait ça, mais comme toujours, les besoins des Rôdeurs passaient avant ceux de son âme.
Six entrées, six groupes, six batailles en une. Et elle n'était pas dans la même que ses frères. Elle ne savait pas si c'était un bien ou un mal, tout ce qu'elle savait était que si il en avait été autrement, elle n'aurait pas pût s'empêcher de les surveiller du coin de l'œil aussi stupide que ce soit. Elle connaissait mal son ainé et n'avait eu que deux conversation avec son benjamin. Pourtant, elle avait envi de les protéger et d'être là pour eux. C'était si stupide, si... si humain. Elle secoua la tête et s'obligea à penser calmement. Ce n'était pas le moment d'être distraite. Vraiment pas.
Le bruit d'une armée en marche se fit entendre et la jeune fille dégaina ses cimeterres. Comme à chaque fois, le chant qu'ils firent lui paru sinistre et comme à chaque fois, elle se mit en garde.
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Elle ne pouvait pas dire depuis combien de temps elle se battait, mais en tout cas, une chose était sure, trop longtemps. Elle commençait à sentir les effets de la fatigue. À chaque fois qu'elle tuait un ennemi, deux autres prenaient sa place. Au bout d'un moment, ça pouvait refroidir les ardeurs du plus combatif des combattants. Son cheval était tombé depuis quelques minutes ? Heures ? Impossible à dire. Maintenant, elle était à pied et désavantager par sa « petite » taille par rapport aux Urgals. Au moins ce n'était pas des Kulls, c'était déjà ça de positif. Le point négatif était qu'elle n'avait plus de potion à jeter sur ses adversaires, que sa réserve de poignard était vide et qu'elle avait cassé l'un de ses cimeterres. Bref, il ne lui restait plus que de quoi faire pousser des champignons sur des Urgals et l'arme de sa défunte tante. Les Elfes savaient vraiment bien forger les armes, c'étaient résistant ces trucs quand ils passaient entre les mains de leurs forgerons. Dommage que ce ne soit pas le cas pour tout son arsenal.
Une explosion se fit entendre et la secousse la fit tomber par terre. Un Urgal allait l'achever quand un cri se fit entendre. Elle regarda son bourreau reculer, elle avait l'impression qu'il était désorienté. Sans lui laisser le temps de comprendre de nouveau la situation, et sans savoir ce qui se passait elle-même, elle lui planta Maela dans le ventre. Il y avait des moments pour tout. Des moments pour hésiter et des moments pour agir. Et là, c'était un moment pour agir .Et elle ne voulait pas mettre à l'épreuve la solidité de ses protections. Difficilement, elle le releva et regarda autour d'elle.
Elle faillit retomber par terre devant ce qu'elle voyait. Impossible. Alors, là, elle devait rêver. Au moins que le monde soit tombé à la renverse et que toutes les lois de la nature aient été changées quand elle ne regardait pas. Les Urgals ne pouvaient pas battre en retraite. Ça n'était encore jamais arrivé durant une bataille où ils allaient gagner. Que s'était-il passé ? Pour une fois, elle était capable de croire n'importe qu'elle explication tirée par les cheveux que lui ferait Tom.
Je déteste écrire les chapitres de bataille. À chaque fois je me retrouve au milieu de ma page sans savoir quoi mettre ensuite donc j'improvise. Au moins j'ai réussi à caser un autre nom pour Sylvie, ça commence à être compliquer de le faire de façon originale. Le bon côté, c'est que ma première question n'est pas « qu'est-ce que je vais bien pouvoir mettre dans mon chapitre », mais « quel nom je vais bien pouvoir trouver dans mes livres sur les fleurs ? ». C'est bien. Ça change. Et puis c'est un jeu de le caser dans le chapitre après. Pour ceux qui s'inquiètent, il me reste encore une vingtaine de noms de fleurs sur la petite liste que je me suis faite.
Il me reste encore une page et demi à écrire pour faire un chapitre d'une taille raisonnable. Ce n'est pas facile, vraiment. Surtout que je ne suis pas vraie ment inspirée. Oui, je sais, je parle de truc qui peuvent aller dans les commentaires du haut, mais j'ai la flemme de remonter world de trois pages. J'ai une excuse, il est 23 heures passées. Je peux bien être flemmarde à partir d'une certaine heure.
Et oui, j'ai regardé Troie il y a quelques jours, que voulez-vous ? Je n'ai pas que l'écriture dans la vie. Personne n'est parfait... pas même moi.
Et oui, je me suis plainte d'écrire un chapitre une bataille et il est majoritaire sur ce qu'il y a avant. Tout le monde a lu cette bataille, je crois n'avoir pas besoin de beaucoup la développer. Mais bon, je peux toujours me tromper. Je reconnais que ça peut m'arriver. Mais je ne pense pas que ce soit le cas, avoir je n'ai pas besoin de développer cette bataille, je ne vais pas recopier le livre quand même.
A la revoilure.
(1) Il s'agit d'armures intégrales légères faites sur mesure aussi épaisses et légères qu'une tenue en coton. Les forgerons Rôdeurs sont les seuls à savoir les forger. Elles sont également appelées des « peaux d'écailles » à cause de leur apparence rappelant des écailles de dragon. Elles sont très résistantes et peu de choses parviennent à les abimer. Même les épées des Dragonniers ont du mal à passer en travers. Leurs seuls problèmes avec, c'est que même si on peut les plier, elles ne changent pas de forment et ne suivent pas l'évolution du corps de son propriétaires, sans oublier qu'il s'agit de vêtements en métal donc pas très présentables dans la vie de tous les jours. Chez les Rôdeurs, la majorité des personnes préfèrent donc des protections moins complètes, mais plus adaptable à leur besoin.
(2) Celle qu'on ne peut conquérir Terme elfique. C'est dans cette ville que vivent principalement les Seigneurs des Rôdeurs et c'est la capitale du peuple des Rôdeurs, le cœur de leur pouvoir. A noté, la capital des Rôdeurs, Edoc'sil, se trouve au cœur des Terres de la Maison d'Imladris.
(3) La colline éveillée. Ville sur les Terres d'Imladris à côté d'un lac où le temps est plus doux qu'à Edoc'sil durant l'été. Sylvie y passe l'été quand elle est sur ses Terres.
(4) « Seul les proies sont pressées de combattre, les chasseurs préfèrent qu'il soit l'heure. Et nous sommes des chasseurs », citation d'une lettre écrite par le premier Roi des Rôdeurs aux elfes (cette lettre a été entièrement écrite dans la langue des Rôdeurs ce qui a été moyennement apprécier par le Roi elfique de cette époque).
(5) Juron rôdeur. La traduction polie est « punaise », la véritable traduction est « putain de bordel de merde ».
(6) Juron rôdeur qui dit que la situation ne sera pas pire même si il se mettait à pleuvoir de la bouse.
(7) Les Rôdeurs ne croient pas vraiment aux Dieux. Pour eux, les Étoiles sont les Grands qui ont marqués le monde en bien qui observent et guident les êtres pensants.
