Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. L'histoire appartient à wmr1601 (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.

Hello world! Comment vous allez?

Merci beaucoup pour vos reviews et les nouvelles mises en alerte.

lilison: Coucou! Merci pour ta review :). C'est clair qu'Alice est très vite pardonnée, mais elles sont meilleures amies et puis Bella déménage donc elle a voulu régler les choses avant de partir^^. A bientôt!

Frakade, aussidagility: Coucou les filles, merci pour vos reviews :) Contente que ce chapitre vous ait plu. Je vous dit à très vite ;) xoxo

Et merci à ma super bêta, Missleez :)


CHAPITRE 21 : Rentrer à la maison

Edward

A la fin de la première journée, après douze heures de route une fois que nous nous fûmes arrêtés pour déjeuner, dîner et pour quelques arrêts toilette, nous l'avions fait dans une petite ville à environ un tiers du chemin vers le Montana. Nous aurions pu aller dans un fast-food et perdre deux heures, mais c'était assez mauvais que nous l'ayons fait pour déjeuner, je ne voulais pas que Bella mange cette saloperie plus que nécessaire. C'était calorique, mais pas nourrissant, et elle avait besoin de nourriture de qualité. Même si elle n'avait pas été enceinte, j'aurais voulu qu'elle mange sainement, donc j'évitais tout type de nourriture emballée. Mon vœux silencieux pendant ce voyage était que toute la nourriture que nous avions consommée devait être servie sur un plateau d'argent.

Aussi loin que je pouvais le dire, cette ville était plus petite que Forks, ce qui était vraiment quelque chose. Ayant grandi dans une grande ville, la seule fois où j'avais passé du temps dans une petite ville c'était les dimanche après-midi et pendant les vacances dans la maison des parents de ma mère, et Stone Park, avec sa population d'environ cinq mille habitants, était considérablement plus grande que ce que je pouvais voir de cet endroit. La seule raison pour laquelle je m'étais arrêté était parce que c'était remarquablement près de l'autoroute. Ça serait facile de repartir dans la matinée. En plus, j'étais fatigué et je supposais que Bella l'était aussi. Franchement, j'étais content que nous ayons trouver un motel dans toute la ville. Il y en avait en fait eu quelques uns, et j'avais choisi celui qui avait l'air le plus sympa. L'un deux qui se trouvait à la périphérie de la ville avait effectivement de bon tarifs. Je suggérai en plaisantant, que nous y restions.

« Vraiment ? Tu veux rester là ? » demanda Bella avec dégoût.

« Je parie qu'ils ont des lits vibrants, » dis-je sérieusement, essayant de ne pas rire pendant quelques minutes supplémentaires. « J'ai toujours voulu en essayer un. »

« Tu plaisantes, » dit-elle en me regardant dans le confinement du pick-up. « C'est dégoûtant. » Elle se tortillait mal à l'aise dans son siège alors qu'elle me regardait.

Je ne pus garder la plaisanterie plus longtemps et un sourire s'étala sur mon visage. J'avais aimé la regarder se tortiller, mais je ne voulais pas qu'elle pense que j'étais une boule visqueuse. « Oui, je plaisante. Tu n'as pas vraiment cru que j'allais t'emmener dans un motel minable avec des lits vibrants, pas vrai ? »

Elle souffla bruyamment. « Je suis tellement contente que tu dise ça, » répondit-elle. « Je ne voulais pas rester dans un endroit où tu payes à l'heure. » Elle riait maintenant, et j'étais content qu'elle ne semblait pas énervée par ma petite blague.

« Tu es bien trop précieuse pour moi pour que je t'emmène là, » lui assurai-je en prenant son visage en coupe dans une main et caressant sa joue avec mon pouce.

Lorsque nous trouvâmes un endroit de qualité dans lequel rester, nous entrâmes et je marchai avec notre sac dans une main et mon autre bras enroulé autour de la taille de Bella vers la chambre qui nous avait été attribuée par le réceptionniste de nuit. C'était une chambre standard avec deux grands lits, des rideaux qui suivaient avec les couvres-lits et un chauffage sous l'une des fenêtres de la chambre. La petite salle de bain comprenait une douche, pas de baignoire, et un toilette, le lavabo était juste derrière la porte. Et bien sûr, le porte-serviette obligatoire avec trois tailles de serviettes blanche en double.

Nous nous étions arrêtés pour dîner quelques heures avant, alors aucun de nous n'avait faim. Nous choisîmes le lit le plus éloigné de la porte et nous câlinâmes en regardant quelques vieux épisodes des Experts : Las Vegas sur le câble. Après le deuxième, Bella prit la télécommande sur la table de mon côté du lit et éteignis la télévision. « Alors, j'ai une question, » commença-t-elle.

Je me tournai légèrement pour lui faire face. « Laquelle ? »

« Quelques trucs, en fait, » dit-elle. « Tu as parlé à ta famille de... ce qui se passe ? Je veux dire, je ne les ai pas revus depuis avant qu'on le découvre. » Elle semblait nerveuse.

Je lui répondis honnêtement. « Non, je ne leur ai rien dit, et laisse-moi t'expliquer. Le première fois que tu as évoqué la possibilité, j'étais frustré par moi-même de ne pas m'être assuré qu'on s'était protégé. Puis quand tu m'as envoyé la photo ce lundi soir là, je n'arrêtais pas de penser que c'était un mauvais calcul, une erreur, » je m'arrêtai rapidement quand je vis l'expression sur son visage. Elle avait l'air fragile, comme si je la blessais avec chaque mot que je disais, donc je décidai de dire rapidement ce que j'allais dire parce que c'était honnête. Je pensais vraiment qu'elle devait connaître l'évolution à où j'en étais maintenant, j'étais heureux d'avoir ce bébé, était un processus, que quelque chose avait changé en moi pour me mettre à bord. Elle devait savoir que je n'étais pas parfait, mais que j'étais prêt à essayer de l'être pour elle.

« Mais ensuite, le lendemain, » continuai-je, « le jour où mon grand-père est mort, tout a changé pour moi. C'était comme si un interrupteur s'était enclenché dans mon cerveau. Tout a pris un sens, bien sûr, ce qui s'était passé, ne relevait pas du hasard ou n'était pas une erreur, » je continuai à la regarder dans les yeux, lui faisant comprendre qu'elle devait croire en mes paroles. « J'avais l'impression qu'en quelque sorte notre bébé était... il ne prenait pas la place de mon grand-père, mais plus que ça, tout a soudainement pris un sens pour moi. Je ne suis pas sûr de bien l'expliquer, mais je ne peux pas le décrire avec de meilleurs mots, » je pouvais voir qu'une partie de la peine était toujours dans ses yeux, mais on aurait dit qu'elle essayait de comprendre et d'accepter ce que je lui disais.

« Tu as pensé que c'était une erreur ? » murmura-t-elle, plaçant ma main gauche sur son ventre et la sienne par-dessus.

Je fermai les yeux fortement et sentis une sorte de chagrin traverser mon torse. J'en avais trop dit. Je devais faire mieux. J'espérais que je n'avais pas gâché tout ce que j'avais eu du mal à construire ces six dernières semaines, avec ma grande bouche. « Je n'aurais pas dû dire ça. J'étais juste paniqué, Bella, et je pense qu'il est important que tu le comprennes. Erreur est le mauvais mot, tu as raison, erreur implique le regret. Je ne regrette pas le moins du monde, je te le jure. Tout ce que je t'ai dit, je le pensais, de mes déclarations d'amour au commentaire 'morbide' que j'ai dit à ton père, sur le truc biologique, ce que je t'ai dit dans la douche sur le fait que je ne voulais pas que tu aies honte car ce n'était pas le cas pour moi. Chaque mot était vrai.

Mais, je ne veux pas te mentir et te dire que j'étais bien dès le début, parce que ce n'est pas vrai. J'étais... nerveux quand tu m'as montré tes pilules, et choqué et, oui, déçu de moi lorsque le test s'est révélé positif. Hey, regarde-moi, » dis-je en soulevant doucement son menton, qu'elle avait baissé quand le mot 'déçu' avait franchi mes lèvres. « J'étais déçu de moi, pas de toi. »

« Mais si je m'étais souvenue pour les pilules, tu n'aurais pas été déçu de toi, » chuchota-t-elle alors que les larmes s'échappaient de ses yeux et coulaient sur son visage.

Ma main gauche était toujours posée sur son ventre, et dans cet état fragile où je l'avais mise, et en l'enlevant j'avais peur que ça lui fasse encore plus mal, comme si elle interpréterait même un tout petit mouvement comme une sorte de rejet envers notre enfant. Alors je mis ma main droite à la place et la portai à son visage pour essuyer ses larmes. « Je ne suis pas déçu de toi, pas le moins du monde. Je ne suis pas bouleversé pour notre famille grandissante, je ne le suis plus, ça fait un moment maintenant. S'il te plaît, comprend-le. J'ai eu ces pensées et ces sentiments juste pendant quelques jours, et je te jure, Bella, je ne mentais pas quand je t'ai dit que je n'étais pas en colère. Je ne le suis pas. Et pour en revenir à ta question, je ne l'ai pas encore dit à mes parents ou à mon frère tout simplement parce que ce n'était pas le bon moment. Je pense qu'ils l'accepteront mieux si on est là-bas ensemble, juste comme on l'a fait avec tes parents. Tu me ferais l'honneur de m'accompagner chez eux pour leur dire ? » ressentis-je le besoin de demander, je ne voulais jamais rien prendre pour acquis avec Bella.

« Bien sûr que je vais venir avec toi, » dit-elle avec quelques larmes non versées dans les yeux.

« Merci, Bella. » Je la tirai vers moi avec mon seul bras qui ne reposait pas sur son ventre et lui fis un câlin, soulagé de voir que je n'avais pas tout gâché. « Et ne t'inquiète pas, je ne te demande pas d'annoncer la nouvelle, pas du tout. Je veux dire, c'est ma famille, mais franchement, Bella, ils t'aiment. Si tu es là-bas avec moi, ils prendront beaucoup mieux la nouvelle. Surtout ma mère. » Je m'arrêtai un instant pour imaginer la réaction de ma mère. Elle allait réellement être heureuse. Je souris à l'image d'elle qui se manifestait dans mon esprit.

« Quoi ? » demanda Bella, un sourire commença à glisser sur son visage triste lorsqu'elle vit mon sourire.

« Ma mère va être ravie, je te le promets. Elle va être incroyable, on verra bien. Je parie qu'elle va nous aider à préparer la maison, et faire toutes sortes de couvertures et des trucs pour ce petit gars, » je lui frottai le ventre affectueusement.

Bella essuya ses larmes. « Petit gars ? » demanda-t-elle. J'étais confus, et je sentis la réaction sur mon visage. « Tu viens d'appeler le bébé 'petit gars', » dit-elle, lisant mon expression.

Je n'avais pas réalisé que j'avais dit ça. « C'est vrai ? »

« Ouais, c'est vrai. » Elle souriait désormais, et j'étais très content d'avoir réussi à désamorcer la situation. « Alors, ça veut dire que tu espères avoir un garçon ? »

« J'espère pour la santé. » Et la mienne. Je détestais que la pensée ait même traversé mon esprit, et vu que quoi qu'il en soit il n'y avait aucun doute dans mon esprit que ce serait notre enfant, mais ce serait tellement plus facile si nous ne devions pas nous soucier des choses telles que les visites plus tard. Surtout des visites à l'autre bout du pays. Je réprimai un frisson à cette pensée.

« Tout le monde dit ça. Tu as sûrement une préférence pour le sexe ? »

« Non je ne pense pas, » dis-je avec sincérité. Vu qu'elle continuait à me regarder ostensiblement avec une expression qui disait je ne te crois pas, je finis par céder. « Bon, très bien, je suppose qu'un garçon serait plutôt sympa. Tu sais, quelqu'un à qui apprendre le base-ball et à réparer des voitures, non pas que tu ne peux pas enseigner ce genre de choses à une fille aussi, mais ce sont les expériences que j'ai vécues avec mon père, je pourrais si facilement me voir faire ça avec un fils. Mais tu sais, j'en viens à penser qu'une 'petite fille à papa' sonne plutôt incroyable, aussi. Une 'princesse' à gâter, je veux dire après toi bien sûr. » Je lui fis un clin d'œil et Bella leva les yeux au ciel puis sourit en retour.

« Ouais, je vois ce que tu veux dire. Je pense que je serais heureuse avec les deux, aussi, » soupira-t-elle joyeusement. Je trouvai assez amusant que nous en étions tous les deux arrivés à exactement la même conclusion que je lui avais donné avant son regard qui tue, le sexe n'avait pas d'importance.

« Il y a autre chose que tu voulais me demander ? »

« Hm ? »

« Eh bien, tout à l'heure, tu as dit que tu avais 'quelques' questions à me poser. Ensuite je l'ai balayé avec ma première réponse. Alors, je me demandais juste s'il y avait d'autres choses dont tu voulais me parler. »

« En fait je pense qu'on y a déjà répondu en partie. »

« Tu es sûre ? »

« Ouais. Je me demandais surtout si tu avais une préférence pour le sexe, ce à quoi on a répondu. Mais, au-delà de ça, il y a une autre chose. Je me demandais si tu avais pensé à des prénoms ? »

Je jetai un coup œil dans sa direction et elle avait ce regard radieux chez elle, tous les sourires et l'émerveillement éclairaient ses yeux. Si magnifique. Vu que j'avais déjà mis mon pied dans ma bouche une fois ce soir et que je n'avais aucune envie de le refaire, je décidai de laisser cette question sur le côté pour l'instant. Alors je me penchai et embrassai le bout de son nez à la place. « Je pense qu'on a huit mois pour choisir un prénom. Ça devrait être assez de temps, tu ne crois pas ? » Je la regardai dans les yeux, souriant de façon rassurante.

Elle hocha la tête en accord et sourit de contentement.

~*PPT*~

Le lendemain, alors que nous roulions dans le Dakota du sud, Bella me lança une autre question, une à laquelle je m'attendais mais qui me prit tout de même au dépourvu. « Qu'est-ce que tu penserais d'un test de paternité ? »

Je la regardai avant de reposer mes yeux sur la route. Retirant ma main gauche du volant, je la passai dans mes cheveux et soupirai, pensif. J'y avais pensé presque tout le temps pendant deux semaines et demie, depuis que la possibilité avait été évoquée dans ce café misérable. « Je peux comprendre pourquoi tu en veux un, » lui dis-je au lieu de répondre à la question. J'espérais que ce serait suffisant.

« Bien sûr. Et je sais que je t'ai promis que tu n'avais pas à t'en faire. Mais tu ne veux pas savoir avec certitude ? »

D'accord, pas assez bien. « Je suppose qu'il y a des avantages et des inconvénients, comme tout le reste. »

« J'aimerais vraiment que tu me donnes une réponse claire, » dit-elle, de toute évidence frustrée.

Je détestais devoir discuter de ça. Je savais qu'on ne pouvait pas toujours remettre ça, et je supposais que c'était probablement mieux de tout mettre à plat le plus tôt possible que plus tard, mais ce n'était toujours pas une conversation plaisante à avoir. « Je suis prêt à en faire un. C'est le mieux que je puisse faire, » dis-je en m'excusant. Ça sembla faire l'affaire.

« Qu'est-ce que tu sais de ces tests ? »

« Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Eh bien, qu'est-ce que tout ça implique ? On doit attendre que le bébé soit né, ou il y a des options qui s'offrent à nous avant ? »

« Je n'en ai jamais fait ou même pratiqué, mais du peu de recherches que j'ai fait, il est possible d'en faire un avant la naissance. Sauf si tu t'opposes à faire une amniocentèse. »

« C'est le truc où ils rentrent une aiguille vraiment énorme dans mon ventre, c'est ça ? »

« Oui. Mais, ils en font assez régulièrement, alors il y a très peu de risque. »

« Mais, qu'en est-il de la douleur ? Je ne supporte pas très bien la douleur. Ou le sang. »

« C'est malheureux, parce que tu vas devoir faire beaucoup de tests sanguins au cours des prochains mois. »

« Vraiment ? » Elle semblait dégoûtée à cette idée.

« Des trucs standard, bébé, tu n'as rien à craindre. »

« Sauf l'énorme aiguille, » murmura-t-elle.

« Bella, une amniocentèse est moins douloureux que de ce faire faire une piqûre, d'après ce que j'ai entendu dire, » lui assurai-je. Bien sûr, je n'avais aucun moyen de le savoir avec certitude, mais d'après tout ce qu'on m'avait enseigné à l'école de médecine et pendant ma résidence, c'était le cas. « J'ai aidé pour beaucoup d'entre elles, et après ça la mère dit toujours à quel point c'était moins douloureux que ce qu'elle attendait. Et puis, je serai là pour tout. Je viendrai avec toi à chaque rendez-vous avec le médecin, et te tiendrai la main tout le temps. Je sais qu'être là ne repoussera pas le malaise, mais au moins tu ne seras jamais seule. »

« Tu promets ? »

« Oui, je te le promets. »

« Très bien. Maintenant, tu as dit très peu de risque. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a aucun risque du tout, » dit-elle, se rendant compte de mon choix de mots.

« C'est vrai. Tout comme toute autre intervention chirurgicale, que ce soit pour des patients hospitalisés ou ambulatoire, il y a toujours un certain risque. Mais je ne suis pas là pour t'inquiéter, alors laisse-moi juste te dire ceci sur la procédure. Moins d'un pour cent des femmes ont des problèmes. D'accord ? Alors rassure-toi. »

« Très bien, » dit-elle, ne semblant pas totalement convaincue mais tout de même plus calme qu'elle l'avait été à la première mention de l'amniocentèse. « Alors, » dit-elle quelques minutes plus tard, « ils vont mettre une énorme aiguille dans mon ventre, et qu'est-ce qu'ils vont chercher exactement ? »

Je ne pus m'empêcher de rire un peu à son résumé trop simplifié de ce que j'avais dit. « Ton médecin va faire une échographie en même temps pour s'assurer qu'il, ou elle, ne touche pas le bébé. Puis ils vont prélever juste une petite quantité du liquide amniotique qui entoure le bébé. Ensuite ils vont aussi avoir besoin d'échantillons de sang de nous deux pour faire des comparaisons. Le laboratoire va probablement effectuer plusieurs tests sur les échantillons pour s'assurer que tout va bien, on leur demandera juste d'ajouter celui-ci à la liste. »

« Ça va être un problème ? Je veux dire, ce n'est pas vraiment une situation normale, pas vrai ? »

« Honnêtement je ne peux pas te dire. Ce n'est pas une situation que j'ai vu avant, mais ça ne veut pas dire que ça n'arrive jamais. Essaye de ne pas t'inquiéter, Bella, tout ira bien. Nous irons bien. »

« Je sais, je veux juste en finir avec ça. » Elle fronça les sourcils lorsqu'elle dit ça et on aurait dit qu'elle voulait continuer à parler de la procédure. Je ne le voulais vraiment pas, pas tout de suite en tout cas, alors je m'engageais sur un sujet similaire qui serait un peu plus plaisant.

« Alors, on doit te trouver un médecin dès qu'on sera à la maison, d'accord ? »

« Ouais. Tu as des suggestions ? »

« J'ai quelques personnes en tête, ouais. Tu veux un homme ou une femme ? »

« Ça n'a pas vraiment d'importance. Je suppose que je serais un peu plus à l'aise avec une femme mais ce qui est le plus important c'est qu'on en trouve un à qui je peux faire confiance. Et un avec beaucoup d'expérience, Edward. Non pas que je ne te fais pas confiance, mais depuis qu'on prévoit de, bon sang, demander, ce test en plus, je veux quelqu'un qui en a pratiqué des milliers. Je ne veux pas faire partie de ce un pour cent. »

Je pensais à ce qu'elle avait dit, je ne voulais pas non plus qu'elle soit dans ce un pour cent. En quelques secondes, je sus qui lui recommander. Mais je devais lui poser une autre question d'abord. « Tu t'opposerais à voir quelqu'un dans ma clinique ? »

« Non, bien sûr que non. Ce serait sans doute mieux, en fait, comme ça tu seras à proximité pour les rendez-vous. »

« C'est exactement ce que j'ai pensé. Alors, ça te dérange pas si je te suggère le Docteur Snow ? C'est un homme, mais il est extrêmement expérimenté et il a beaucoup de sang-froid, et je lui confierais ma vie. Je ne recommanderais jamais quelqu'un que je n'ai pas fait, mais le Docteur Snow est vraiment quelqu'un de spécial. Je pense que tu l'aimeras. Il est le médecin le plus expérimenté que je connaisse, encore plus que mon père. »

Le soleil commençait à se coucher derrière nous, je n'avais même pas remarqué ses rayons dans mes rétroviseurs, j'avais tellement été absorbé par la conversation. « Très bien, s'il veut me voir, je donnerais une chance au Docteur Snow, » accepta Bella nerveusement.

Je souris, lui lançant un regard un coin. « Tu l'apprécieras, je te le promets. Il prendra bien soin de vous deux. »

Nous fîmes le reste du trajet sans conversation profonde.

~*PPT*~

Bella

Ça faisait du bien d'être de retour dans l'appartement d'Edward. La maison. J'avais considéré l'appartement de Seattle de moins en moins comme la maison au fil des jours depuis la semaine que j'avais passée ici avec Edward, ça semblait il y avait si longtemps maintenant. Le sentiment de vouloir quitter Seattle et vraiment commencer ma nouvelle vie s'était renforcé quand nous avions continué à emballer l'appartement. Au moment où nous étions partis, honnêtement j'étais excitée d'y aller. Je savais que ce ne serait pas tous les rubans et les boucles, des cœurs et des fleurs, que comme toute autre chose qui en valait la peine dans la vie, j'allais avoir quelques concessions à faire, mais je me sentais prête à relever le défi.

Il était difficile de croire que ça faisait plus de deux mois que j'étais censée avoir épousé Emmett. Ma vie était si radicalement différente de ce qu'elle avait été, mais tellement mieux.

Nous avions dû prendre un garde-meuble pour 'garder' mes cartons jusqu'à ce que tout soit finalisé avec le testament d'Harold Platt et nous pourrions emménager dans sa maison. Le grand-père d'Edward s'était incroyablement bien préparé et même si sa mort était survenue subitement, tout était prêt et son testament avait été facile à trouver dans un classeur dans l'une des chambres de la maison qui lui avait servi de bureau privé, même après sa retraite. Le notaire avait déjà contacté Edward, Esmée, et Jasper, les trois personnes nommées spécifiquement sur le testament, et vu qu'aucun d'entre eux ne l'avait contesté, le notaire s'attendait à ce que ça ne prenne pas trop longtemps, mais il nous avait conseillé de ne pas encore renoncer à l'appartement.

Le travail n'était en fait pas différent de celui à Seattle. Bien sûr, les gens étaient différents, sauf Jacob, mais c'était à peu près tout. Jacob était un souffle d'air frais après avoir travaillé directement pour Quil Ateara. Maître Ateara était très stoïque et professionnel, presque stricte. Jake était professionnel, bien sûr, mais il me traitait aussi comme un égal et avait insisté pour que je l'appelle par son prénom.

Mon arrivée à Chicago s'était presque alignée parfaitement avec une des dates de l'examen du barreau local. J'avais eu une semaine pour étudier les lois spécifiques de l'Illinois et j'avais passé l'examen il y avait deux semaines. J'attendais toujours les résultats, mais j'étais plutôt confiante pour ma performance. J'étais un peu nerveuse, l'échec était toujours une possibilité, mais en raison du fait que j'avais déjà été avocate pendant un an, le test n'avait pas semblé très difficile.

Selon Edward, j'étais désormais à environ dix semaines de grossesse, et il avait réussi à me mettre comme nouvelle patiente du Docteur Snow. C'était là-bas que je me rendais après avoir obtenu l'approbation de Jacob pour prendre ma demi-journée. Je ne lui avais pas encore dit que j'étais enceinte, juste que j'avais un rendez-vous chez le médecin. J'espérais avoir une sorte de réconfort que tout allait bien à ce rendez-vous, afin que nous puissions enfin le dire à d'autres personnes. Edward avait insisté sur le fait d'attendre pour le dire à sa famille jusqu'à après ce premier rendez-vous, ce qui avait été difficile à chaque fois que nous les avions vus pendant ces trois dernières semaines. L'omission me donnait l'impression de mentir chaque fois qu'Esmée me posait une question, même la plus simple comme 'comment tu vas ?' et je ne pouvais pas lui dire qu'elle allait être grand-mère. Edward m'avait dit qu'elle avait hâte d'avoir des petits-enfants à gâter, et ça rendait ça encore plus difficile. J'étais contente de travailler en ce moment de sorte que j'étais occupée et pas tentée de l'appeler pour toutes les petites choses.

Après un peu plus d'une heure de route, j'arrivai à la clinique d'Edward qui se situait en ville. Je me présentai à la réceptionniste, la même qui m'avait regardé de travers quand j'étais venue déjeuner ici avec Edward en juin. Elle ne sembla pas me reconnaître jusqu'à ce qu'elle me tende le presse-papier avec les documents 'nouvelle patiente' dessus et je dis, « Hm, je suis aussi censée voir le Docteur Cullen ici, pourriez-vous lui dire que Bella l'attend ? »

Elle cligna des yeux en me reconnaissant, et je m'attendais à une sorte de remake de la dernière fois où nous nous étions rencontrées. Mais, elle fut très cordiale, et dit, « Oui, bien sûr, Mademoiselle Swan. Je vais vous introduire auprès du Docteur Snow et faire savoir au Docteur Cullen que vous attendez. »

« Merci, » lui dis-je avec un sourire. Je n'étais pas entièrement sûre de la raison pour laquelle elle ne m'avait pas appréciée la dernière fois que j'étais venue, mais je n'allais rien faire pour que quelqu'un me déteste ici.

Je me retirai sur une chaise contre le mur de gauche et regardai les documents attachés au presse-papier que la réceptionniste blonde m'avait donnés. Je commençai à remplir les blancs et j'avais presque terminé quand je sentis une présence à côté de moi. Je regardai dans les yeux verts d'Edward.

« Hey, » saluai-je.

« Salut, » répondit-il en passant son bras autour de mes épaules. « Comment ça va ? »

« Bien. Je termine juste de remplir la paperasse. » Comme pour prouver mes paroles, je signai mon nom au bas du papier en fanfare.

« Je vais prendre ça pour toi, » dit-il, et je lui tendis le presse-papier. « Je ne sais pas si Kate te l'a dit, mais le Docteur Snow va aussi avoir besoin d'un échantillon d'urine, il y a des pots dans les toilettes, il suffit de suivre les instructions qu'il y a dedans ». Il m'orienta en direction des toilettes et apporta mon presse-papier à la jeune fille de la réception pendant que j'y allai. Après avoir suivi attentivement les instructions (je fus un peu surprise de voir le gros panier de pots et de marqueurs ainsi que les instructions pour donner un échantillon propre, scotchées au mur, juste comme Edward l'avait dit), je me lavai les mains et retournai sur ma chaise. Edward était déjà revenu sur sa chaise attendant après moi. Nous restâmes assis dans un silence confortable, nous tenant juste la main jusqu'à ce que mon nom soit appelé. L'assistante médicale nous conduisit dans la zone arrière, nous passâmes devant le bureau d'Edward jusqu'à une balance dans le couloir. Après avoir noté mon poids sur un bout de papier, elle nous mena dans la salle d'examen où je montai sur la table pendant qu'Edward prenait une chaise à côté de moi. Après que l'assistante en eut terminé avec mes signes vitaux, elle nous assura que le Docteur Snow serait là dans peu de temps. Il semblait qu'Edward ne bénéficiait pas d'un traitement spécial. Quinze bonnes minutes passèrent avant que le médecin entre dans la petite salle.

« Bonjour, » dit-il, en s'activant. Le Docteur Snow était plus âgé, ses cheveux et sa barbe avaient la même couleur que son nom. Il avait des rides de sourire autour de ses yeux, qui étaient d'un bleu étincelant, une couleur similaire à ceux de Jasper.

« Merci d'avoir accepté de vous occuper de Bella, Docteur Snow, » dit Edward en serrant la main du médecin.

« Naturellement, Docteur Cullen, » répondit-il. Le Docteur Snow reporta son attention sur moi. « Mademoiselle Swan, comment vous sentez-vous aujourd'hui ? »

« Hm, eh bien, je vomis encore presque tous les jours, mais à part ça, je me sens plutôt normale. »

« Bien, bien, » murmura-t-il, prenant quelques notes sur son ordinateur. Il me fit m'allonger et appuya sur mon ventre, vérifiant la sensibilité, puis le mesura avec un mètre. Lorsqu'il eut terminé, il dit, « Allons dans l'autre pièce et jetons un œil à votre bébé. » Il se leva de sa chaise à roulettes et nous mena dans une salle sombre avec une machine à ultrasons. Je me penchai vers Edward et lui murmurai à l'oreille, « Qu'est-ce qu'on va pouvoir voir si tôt ? »

« Principalement les battements du cœur, » me répondit-il en murmurant. « Et le Docteur Snow va prendre quelques mesures et nous donner une date d'accouchement plus définitive. »

Je hochai la tête, montai sur la table et me penchai en arrière contre l'oreiller qui se trouvait là. Il versa un truc gluant sur mon abdomen et alluma la machine, passant le transducteur sur ma peau. Au bout de quelques secondes, je pus voir comme une petite lumière clignoter sur l'écran. « C'est ça... ? » murmurai-je.

« Oui, » me dit Edward. « Ce sont les battements de son cœur. Ça semble bien, Bella. Il est en très bonne santé. »

« Vous m'ôtez les mots de la bouche, » dit le Docteur Snow en nous souriant. Je me sentis rayonnante. Jusqu'à présent, tout était bon. Quelques minutes plus tard, j'essuyai le gel sur mon ventre pendant que le médecin donnait quelques documents sur notre rendez-vous à Edward. « Il semblerait que nous devrions attendre ce bébé pour le douze mars, » nous dit-il.

« Merci, Docteur, » dit Edward.

« C'est avec plaisir, » nous assura-t-il. « Prenez votre temps ici, je vous verrai dans un mois, Bella. »

Je hochai la tête et le Docteur Snow quitta la pièce, nous laissant seuls Edward et moi. « Quand est-ce qu'on devrait lui demander pour le... tu sais ? L'autre test ? » demandai-je hésitante.

« Bientôt, mais ce n'est pas urgent pour le moment. » Je lui lançai un regard sceptique. J'étais un peu nerveuse de faire ce test, mais je voulais le faire quand même. J'avais besoin de savoir avec certitude que Edward était le père. Même s'il disait que ça n'avait pas d'importance pour lui, c'était important pour ma tranquillité d'esprit. « Il va encore falloir attendre au moins huit à dix semaines avant de pouvoir faire ce test, alors on lui en parlera lors de ton prochain rendez-vous, » promit-il en voyant l'expression sur mon visage.

« Très bien, » acquiesçai-je.

« Tout va bien Bella ? »

« Oui, je vais très bien. Et tu avais raison pour le Docteur Snow, je l'aime beaucoup. Il m'a fait me sentir à l'aise dès le début. »

« C'est super Bella, j'avais un bon pressentiment. »

« Je sais. » Je tendis la main et entrelaçai mes doigts aux siens. « Je suppose qu'il n'y a rien que je puisse faire pour te persuader de revenir à la maison plus tôt avec moi aujourd'hui, pas vrai Docteur Cullen ? » Je levai les yeux vers lui à travers mes cils.

« Aussi tentante qu'est ton offre Mademoiselle Swan, » il agita son doigt vers moi et secoua la tête en guise de faux avertissement, « Je dois y aller. J'ai quelques patients de plus à voir cet après-midi, mais ensuite je suis tout à toi. »

« Très bien. Tu ne peux pas blâmer une fille d'avoir essayé. Je ne travaille pas pour le reste de la journée, alors je te verrai à la maison plus tard, » lui dis-je.

« Je t'aime, » dit-il, se penchant et picorant mes lèvres.

« Je t'aime, aussi, » dis-je. Je conduisis mon pick-up jusqu'à la maison en réfléchissant à tout ce qui s'était passé cet après-midi, et souris comme une imbécile pendant tout le trajet. J'étais ravie de tout ce qui s'était passé et me retrouvai à être impatiente d'être au mois de mars.


Et voilà, leur nouvelle vie commence à Chicago. Et puis ils ont enfin vu leur petit bébé, mais il va falloir patienter encore un peu avant de savoir qui est le père :P

J'attends vos avis avec impatience^^

Je vous dis à vendredi, passez une bonne soirée ;)

xoxo