A ces mots, le Gryffondor sortit de la pièce à toute vitesse et descendit en glissant sur la rambarde pour aller plus vite. Lily et Sirius le suivirent. Ils arrivèrent au moment où James serrait sa cousine dans ses bras.
- Comment vas-tu ? demanda-t-il.
- Très bien ! Et toi ? Tu ne fais pas trop tourner tes parents en bourrique ?
- Moi ? Tu me connais voyons !
Gwenaëlle sourit. Elle avait cinq ans de plus que James. Elle était plutôt grande, avait des yeux bleus et des cheveux bruns qui lui tombaient jusqu'au milieu du dos.
- Tu ne pourrais pas arrêter de grandir ? La dernière fois que je t'ai vu, tu étais beaucoup plus petit que moi !
- La dernière fois qu'on s'est vu, c'était il y a trois ans !
- Oui, c'est vrai.
James et sa cousine s'entendaient à merveille. Le brun l'aimait beaucoup. Lorsqu'il était entré en première année à Poudlard, Gwenaëlle était en cinquième année à Poufsouffle.
- Faut que je te présente quelqu'un….MATTHIEU ! appela-t-elle. James, voici, Matthieu Duroy, mon petit ami. Matt, je te présente James, mon cousin préféré.
- Heureux de te connaître, dit James.
- Moi aussi, répondit Matthieu.
Pendant les présentations, Lily et Sirius s'étaient approchés.
- A moi de faire les présentations, annonça James. Tu as probablement du entendre parler de Sirius en étant à Poudlard.
- Bien sur ! Le Black qui est allé à Gryffondor à la plus grande surprise de tous. C'est aussi le type qui t'égale niveau bêtise…
- Héééé ! s'exclamèrent les deux bruns.
Gwenaëlle et Lily sourirent.
- C'est mon meilleur ami, continua James. La p'tite rousse c'est Lily Evans, ma petite amie et accessoirement la Préfète-en-Chef.
- Tu sors avec la Préfète-en-Chef ?? dit Gwen en souriant. Je suis contente de te rencontrer ! » dit-elle à Lily.
Il se dirigèrent vers le parc, laissant Matthieu au manoir parce qu'il voulait se reposer. Ils s'assirent tous les quatre près d'un petit étang.
- Parlez-moi de Poudlard ! Vous faites toujours tourner les profs en bourrique ?
- Bien sur ! dit Sirius très fier de lui.
- Ils sont désespérants ! dit Lily en rigolant. Ils se fichent complètement du règlement. C'est peut-être pour ça qu'ils additionnent les heures de colles. N'est-ce pas les garçons ?
- Laisses-les Lily, dit Gwenaëlle en riant. Ils ne t'écoutent même pas. Alors comme ça, t'es Préfète-en-Chef…C'est pas trop stressant ?
- Non, pas trop. Et même si ça l'était, ça ne changerait rien. J'aime bien l'être !
- C'est cool si t'aimes ça. Moi j'aurais jamais pu l'être. James avait déjà déteint sur moi. Dès qu'on était ensemble, il fallait qu'on fasse une connerie ! Quand j'ai vu qu'il allait à Gryffondor, je me suis dit que c'était mieux ainsi parce que sinon les profs seraient devenus fous ! raconta Gwen en riant.
- J'ai l'impression qu'il déteint sur tout le monde, dit Lily en regardant James.
- Tu dis ça parce que les quatre retenues que t'as eu c'était grâce à moi !
- C'est ce que je dis. C'est de ta faute !
- Dois-je te rappeler que pour l'une d'entre elle tu es aussi fautive que moi ?
- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Gwenaëlle intéressée.
- McGo les a surpris entrain de s'embrasser dans une salle de classe vide, répondit Sirius.
La brune eut la même réaction que toutes les autres personnes qui avaient entendues cette histoire : elle éclata de rire. Ils parlèrent encore un moment, puis ils retournèrent à la maison.
oOoOoOo
C'était le soir de pleine lune. Remus partit comme à son habitude à l'infirmerie vers 19h pour que Mme Pomfresh l'emmène au saule cogneur.
- Pauvre Remus, dit Hermione. Il va revenir en piteux état étant donné que James, Sirius et Peter ne sont pas là pour le soutenir.
- On devrait faire quelque chose Hermione.
- Nous ne sommes pas animagus ! Et seul un animal peut résister à la morsure d'un loup-garou. On ne devient pas animagi en cinq minutes.
Harry réfléchit, puis, une idée lui vint à l'esprit.
Hermione ne va jamais être d'accord ! Je vais quand même tenter ma chance…- Hermione ? Tu maîtrises les transformations humaines ?
- Je n'ai jamais essayé…Pourquoi ? demanda-t-elle sur ses gardes.
- Je veux que tu me transformes en animal.
Hermione resta sans voix.
Il veut que je fasse quoi ?! Mais il est complètement timbré ! Je ne peux pas faire ça ! Pas à Harry ! Avec ma chance habituelle il y a quelque chose qui va clocher… Et si…NON ! Je ne peux pas faire un truc pareil !
- Désolée Harry, mais je ne le ferai pas.
- Si tu ne le fais pas, je me débrouillerai pour le faire tout seul.
- Mais…
- Remus a besoin de quelqu'un avec lui.
- Mais…
- Hermione ! Je t'en prie ! dit Harry d'une voix suppliante. Fais ça pour lui…Fais ça pour moi…ou pour qui tu veux…Mais fais-le !
- Et s'il t'arrive quelque chose ?
- Je te fais confiance.
La jeune fille ferma les yeux pour se concentrer.
- D'accord…, lâcha-t-elle douloureusement.
Ils sortirent de la salle commune sous la cape d'invisibilité et allèrent dans le parc. Une fois devant le saule cogneur, Harry prit une longue branche et appuya sur le nœud de la racine pour pouvoir emprunter le passage.
Remus était assis sur l'une des rares chaises encore en état. Il avait le regard triste et attendait que la lune se lève. En entendant du bruit, il leva la tête.
- Vous êtes fous ! Vous ne devriez pas être ici ! dit-il à Harry et Hermione lorsqu'ils entrèrent dans la pièce.
- On ne pouvait pas te laisser seul. Et comme les Maraudeurs ne sont pas là, j'ai décidé de les remplacer.
- Pardon ?! Ne me dis pas que tu es toi aussi animagus !
- Non, d'où la présence d'Hermione. Elle va me métamorphoser en animal et je resterai avec toi.
- Ne me dis pas que tu as accepté ça ! dit Remus à la brune en sentant son cœur faire un bond en apprenant ce qu'ils comptaient faire.
Hermione sourit timidement.
- Après ce que tu as fait pour moi ou plutôt ce que tu feras, je te dois bien ça, dit Harry. Hermione, il reste peu de temps.
La concernée s'avança doucement vers Harry, le regard triste. Puis, elle leva son bras et lança le sort tout en fermant les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit, un loup noir se tenait devant elle. Elle s'agenouilla et prit le museau du loup entre ses mains.
- Fais attention à toi Harry.
Elle sentit une langue rappeuse sur sa joue. Elle renifla, jeta un dernier coup d'œil à son meilleur ami avant de mettre la cape d'invisibilité sur son dos et de rentrer au château en courant, les larmes coulant sur son visage.
Remus se tourna vers Harry. Il avait un maigre sourire sur le visage.
- Je ne saurai jamais te dire combien je vous suis reconnaissant à toi et Hermione. Tu n'étais pas obligé de faire ça. Tu ressembles par de nombreux points à James…
Un rayon de lune frappa le visage de Remus qui commença à se transformer devant Harry. La scène était horrible. Remus avait les genoux à terre et ses mains crispées de chaque côté de sa tête. Il hurlait de douleur. Son nez commença à s'allonger et ses mains à rapetisser pour prendre la forme de pattes. Ses oreilles s'allongèrent et son corps se courba et se couvrit de poils.
Lorsque la transformation fut finie, il regarda Harry. Bizarrement, la présence d'un autre loup, même inconnu, l'apaisait. Harry se leva et sortit de la cabane hurlante suivit de Remus. Ils se baladèrent dans la forêt interdite une bonne partie de la nuit et, quelques heures avant le levé du jour, le loup-garou se figea. Harry sentit que quelque chose n'allait pas. Il ne voyait plus dans les yeux de Remus la petite lueur qui montrait qu'il était encore un peu lui-même. On ne distinguait que le regard vide du loup-garou sommeillant en lui. Alors ni une, ni deux, Harry lui sauta dessus pour l'empêcher de sauter sur sa proie tout en se demandant s'il s'agissait d'un homme ou d'un animal. Un combat enragé s'en suivit. Le loup-garou voulant se débarrasser de Harry pour pouvoir attaquer tranquillement. Les coups de griffes et les morsures s'enchaînaient. Après trente minutes, Harry parvint à contrôler Remus et le ramena à la cabane hurlante. Les premières lueurs du jour apparurent dix minutes après qu'ils soient rentrés. Remus commença à reprendre sa forme humaine. Harry, lui, était affalé sur le sol, la respiration douloureuse.
Hermione arriva peu de temps après. La première chose qu'elle vit fut le loup noir allongé par terre. Son cœur manqua un battement. Elle vit ensuite Remus. Il avait de nombreuses plaies, mais rien de bien grave.
- Dépêches-toi Hermione, lui dit-il difficilement. Moi j'ai l'habitude. Je peux encore attendre. Redonnes-lui vite son apparence normale.
La jeune fille lui sourit et se tourna vers le loup noir. Elle prononça le contre-sort. Mais rien ne se produisit. Prenant peur, elle le relança, son cœur battant à tout rompre. La deuxième fois fut la bonne. Elle vit le loup grandir et prendre la forme d'un homme. Quelques secondes plus tard, Harry avait de nouveau sa forme humaine. Il s'assit dans une grimace de douleur. Hermione se jeta sur lui et le serra dans ses bras en pleurant.
- J'ai eu si peur ! Ne me demande plus jamais de faire un truc pareil !
Harry la serra à son tour.
- C'est promis.
La brune le soigna puis donna quelques soins à Remus.
- L'infirmière ne va pas tarder. Vous devriez rentrer. Merci, merci du fond du cœur. Peu de personnes auraient fait ce que vous venez de faire.
Harry et Hermione le quittèrent en lui souriant. Sur le chemin, ils croisèrent Mme Pomfresh. Ils mirent du temps à rentrer à la tour de Gryffondor étant donné qu'ils étaient dans un état d'extrême fatigue. Une fois dans leur dortoir, ils s'endormirent tous les deux sur le lit de Harry.
oOoOoOo
Lorsque James, Lily, Sirius et Gwenaëlle entrèrent dans la cuisine, James se fit sauter dessus.
- James ! s'exclamèrent deux petites voix.
- Salut les terreurs, répondit James aux deux enfants qui se tenaient contre ses jambes. Ça va ?
- Oh oui ! dit une petite fille en continuant de serrer la jambe droite de James.
Une femme d'environ 30 ans s'avança vers le groupe qui venait d'arriver.
- Tante Cécile ! Comment vas-tu ?
- Très bien. Merci James. Gwen ! Tu n'as pas changé ! Je suis contente de te voir.
- Bonjour James, bonjour Gwen ! Comment allez-vous ? demanda un homme d'une trentaine d'années.
- Très bien Oncle Rodolfus, répondit James en souriant. Sirius, Lily, voici mon oncle et ma tante Rodolfus et Cécile Spencer. Les deux terreurs accrochées à mes jambes sont leurs enfants, Julie et Maxime.
Il se tourna alors vers son oncle et sa tante.
- Je vous présente mon meilleur ami Sirius Black et ma petite amie Lily Evans.
- Agathe et William m'ont parlés de toi Sirius, dit Cécile. Je suis désolée que tu ais été obligé de partir si jeune de chez toi.
La conversation continua quelques minutes, puis Mme Potter leur proposa de s'installer au salon.
- Quelqu'un pourrait m'aider à enlever les deux poids qui se trouvent sur mes jambes ? demanda James que Julie et Maxime n'avait pas lâché.
Lily et Sirius aidèrent James à se détacher de ses cousins et ils allèrent rejoindre les autres au salon. Matthieu qui était descendu se trouvait à côté de Gwenaëlle.
- Maintenant que James est arrivé, j'ai quelque chose à annoncer ! s'exclama Gwenaëlle.
Tous les regards convergèrent vers elle. On n'entendait que Julie et Maxime qui couraient dans tous les sens.
- Matthieu et moi allons avoir un bébé.
- C'est génial ! dit James.
- Félicitation ! s'exclama Agathe en serrant la jeune fille contre elle.
Après le dîner, James et Lily voulant être un peu seul, laissèrent Sirius avec Julie et Maxime, et s'isolèrent à la bibliothèque. Ils s'assirent dans un grand canapé.
- Ils t'aiment beaucoup tes cousins.
- Oui…J'ai jamais compris pourquoi ils m'aimaient autant, je les vois deux à trois fois par an !
La rouquine était assise sur James, la tête dans son cou et une main dans ses cheveux. James se mit à la chatouiller, ce qui eut comme résultat de faire rire Lily. Elle fut déstabilisée et tomba par terre entraînant James avec elle après s'être accrochée à lui pour éviter de se retrouver au sol. Elle était sur le dos et n'arrivait pas à s'arrêter de rigoler. James était à côté d'elle et riait également. Lily se releva et regarda le Gryffondor qui se massait la tête.
- Oh ! Tu t'es fait mal ? Tu sais comment on enlève un bobo ?
- Comment ? demanda-t-il en se levant à son tour.
- Comme ça.
Elle se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa.
- Ça va mieux ?
- Ouais…Mais j'ai encore mal. Je crois qu'il faut recommencer !
- Profiteur, répondit-elle en souriant.
Elle l'embrassa de nouveau. La porte de la bibliothèque s'ouvrit pour laisser place à Julie et Maxime qui entrèrent en courant et à Sirius. Les deux amoureux s'étaient séparés à l'arrivée de ce dernier.
- Vous voulez avoir un bébé ? demanda Julie en tortillant une mèche de ses cheveux blonds platines.
James et Lily restèrent sans voix face à la question et Sirius explosa de rire.
- Vous m'avez caché des trucs ! s'exclama-t-il entre deux éclats de rire.
- Arrêtes donc de dire des conneries Sirius, dit Lily. Non, Julie, on ne veut pas avoir de bébé. Pourquoi cette question ?
- Parce que j'ai demandé à Gwen comment elle savait qu'elle allait en avoir un et elle m'a dit que c'est parce qu'elle avait fait un bisou à Matthieu, raconta innocemment la petite fille en se trémoussant de droite à gauche.
James sourit à cette histoire.
- Il n'y a pas que ça, répondit-il.
- Y'a quoi d'autre ?
- Il faut aussi avoir fini l'école.
- Ah bon ? répondit-elle dans un bâillement.
- Je crois qu'il est l'heure de se coucher, dit James.
Il prit Julie dans ses bras et la porta jusqu'à la chambre de Sirius où elle et son frère dormaient. Il fut suivi par Lily qui portait Maxime qui s'était endormi dans les bras de la jeune fille sur le chemin. Ils les mirent au lit et descendirent au salon.
- Les deux terreurs sont couchées, annonça James en s'asseyant dans le canapé à côté de sa cousine. Au fait Gwen, tu aurais pu trouver mieux que l'histoire du bisou pour expliquer à Julie comment tu sais que tu vas avoir un enfant.
- Pourquoi ? Mon idée était bonne.
- Jusqu'à ce que Julie annonce à Jamessie qu'il voulait avoir un bébé avec notre Lilou, dit Sirius en souriant.
- Oups…Désolée.
Le trio monta se coucher vers minuit. Pendant que Sirius était à la salle de bain, Lily et James avaient recommencé à s'embrasser.
- Ah non ! Ça ne va pas recommencer ! s'exclama Sirius en entrant.
- Muffliato, prononça Lily entre deux baisers.
Le sort atterrit droit sur Sirius qui voyait à présent ses deux amis s'embrasser mais n'entendait qu'un simple bourdonnement. Il leur jeta un regard noir sans que les deux concernés s'en rendent compte et se coucha après avoir éteint la lumière. L'embrassade dura environ trente minutes avant qu'ils ne s'endorment endormis l'un contre l'autre.
La journée du lendemain se passa bien. Lily, James et Sirius jouèrent un moment avec Julie et Maxime. Lily se demandait comment deux enfants aussi jeunes pouvaient avoir autant d'énergie à dépenser. Elle se demandait également si James et Sirius avaient grandi étant donné qu'ils s'étaient mis à faire des paris plus stupides les uns que les autres en compagnie des « deux terreurs » comme les appelait James.
Gwenaëlle, Matthieu et la famille Spencer partirent le soir même vers 22h. Sirius, Lily, James et ses parents leurs dirent au revoir. Puis le trio monta se coucher pour être en forme le lendemain, qui était le jour du retour à Poudlard.
oOoOoOo
Lorsque Harry se réveilla, il avait mal un peu partout. Ce qui le surprit le plus, fut que Hermione dormait à côté de lui. Il se leva en prenant soin de ne pas la réveiller et descendit dans la salle commune. Il y trouva Remus.
- Tu ne devrais pas être à l'infirmerie ?
- Mme Pomfresh m'a dit que comme c'était les vacances je pouvais revenir ici. Et toi ça va ?
- Ouais, plutôt bien. J'ai mal partout mais sinon ç'est la grande forme.
- Au risque de me répéter, je ne pourrais jamais assez vous remercier toi et Hermione.
- Je te l'ai déjà dit Remus, ce que tu feras pour moi plus tard va largement compenser ce que je viens de faire. Et puis de toute façon, je trouve normal d'aider un ami. En plus, j'avais du temps libre, rajouta Harry en riant.
Remus sourit à cette réponse. Les cinq jours suivants se passèrent sans incidents notables. Le matin de ce cinquième jour, Harry se rendit à la grande salle lorsqu'il surprit une conversation entre Rogue et Malefoy.
- Tu lui as réglée son compte au moins ?
- Non…
- Quoi ?! Mais elle a tout entendu.
- Que voulais-tu que je fasse Malefoy ? Que je la tue ?
- Oui.
- Et j'aurais dit quoi à Dumbledore ?
- Le vieux fou n'était pas obligé de savoir que c'était toi.
- On aurait eu de gros ennuis. Et je doute que notre maître aurait été content de cela.
- C'était une sang-de-bourbe, il n'aurait rien dit du tout.
- De toute façon, à l'heure qu'il est, elle a tout oublié.
- Tu as…
- Oui, je l'ai rendue amnésique.
- Cela vaut mieux pour toi Rogue. Sinon je ne donne pas cher de ta peau.
Le sang de Harry n'avait fait qu'un tour. Il regarda les deux Serpentards s'éloigner tout en serrant fermement ses poings pour ne pas leur jeter un sort ou les frapper.
C'est à cause deux que Hermione a passé deux semaines à Ste Mangouste…A cause d'eux qu'elle a perdu la mémoire…Qu'est-ce qu'elle a bien pu voir ou entendre ? Il faut que je lui parle !
Harry fit demi-tour et remonta en quatrième vitesse dans son dortoir. Il y trouva Hermione entrain de se coiffer.
- Hermione ! Est-ce que tu te souviens de ce qui s'est passé le soir où je t'ai retrouvée inconsciente dehors ?
- Quoi ?
- Réponds-moi.
La jeune fille soupira.
- C'est le seul souvenir que je n'ai pas récupéré.
Harry lâcha un juron et s'assit sur son lit, la tête dans ses mains.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Hermione en s'asseyant à côté de lui.
- J'ai entendu une conversation entre Rogue et Malefoy…C'est à cause de Rogue si tu as perdu la mémoire. D'après ce que j'ai compris, tu aurais entendu ou vu quelque chose que tu n'aurais jamais du voir. Et je me suis dit que peut-être tu t'en souvenais.
- Non…je…je ne m'en souviens pas…
Elle replia ses jambes contre elle et posa sa tête sur ses genoux.
Qu'est-ce que j'ai entendu ? Un truc important apparemment…- C'est en lien avec Voldemort, lâcha Harry.
- QUOI !! Pourquoi tu ne l'as pas dit plus tôt ? Il faut prévenir Dumbledore !
- Pour lui dire quoi ? « Bonjour Monsieur, je viens pour vous dire que deux de vos élèves sont des Mangemorts et qu'ils préparent un mauvais coup. C'est à cause d'eux que Hermione est amnésique. ». Tssss…Que veux-tu qu'il fasse ?
- Mais c'est Dumbledore !
- Il ne pourra rien faire. Et comme tu le dis si bien, dénoncer Malefoy et Rogue c'est modifier ce qui va se passer…
- C'est tout ? On en reste là ? s'énerva Hermione.
- On n'a pas trop le choix ! Et crois-moi, les laisser dans la nature comme ça ne m'enchante pas plus que toi ! Surtout quand je sais que c'est à cause d'eux que tu as fini à Ste Mangouste !
Hermione lui prit la main en signe de réconfort et descendit dans la salle commune pour essayer de se détendre. Harry se recoucha et essaya de penser le moins possible à ce qui s'était passé. L'idée de les laisser sans rien faire le répugnait, mais il se jura de ne pas intervenir cette fois-ci. L'heure du dîner finit par arriver. Harry, Hermione et Remus descendirent manger. Ils trouvèrent les autres déjà attablés. Le lycanthrope embrassa Joanna et commença son repas. Hermione s'assit à côté de James, Harry en face d'elle à côté de Sirius.
- Vous avez passé de bonnes vacances ? demanda ce dernier.
- Oui. D'ailleurs j'aurais une histoire à vous raconter sur un loup qui s'était retrouvé tout seul, dit Remus.
- Tu nous la raconteras plus tard, dit Lily.
- Et vous ? C'était comment ? demanda James à Joanna et Jennifer.
- FAN-TAS-TIQUE ! On a fait tout un tas de visites géniales mes parents et moi. Tokyo est une super ville !
- Je peux dire la même chose de Paris. J'ai hâte d'y retourner !
- Parce que tu y retournes ? dit Sirius.
- Il fallait que je t'en parle, mais pas tout de suite, dit Jennifer gênée.
- Et moi je les veux maintenant les explications !
- On va déménager là-bas. Je finis ma 7ème année et on part. je ferais mes études en France.
- QUOI !! cria Sirius. Tu peux pas faire ça !
- Je t'en prie Sirius…Pas maintenant…
- Comme tu veux…
Le reste du repas se passa dans le silence. Ils furent les premiers à monter.
- Maintenant tu m'expliques, dit Sirius lorsqu'ils furent dans la salle commune.
- Je pars avec mes parents. Une fois mon diplôme en poche, je déménage avec eux. Et j'aurais voulu que tu m'accompagnes.
- Pardon ? Tu voudrais que je parte aussi.
- Oui.
- Et les autres t'en fais quoi ? cria-t-il.
- Tu pourras toujours les revoir ! cria à son tour Jennifer les larmes aux yeux.
- Désolé, mais je ne peux pas faire ça.
- MAIS POURQUOI ?! hurla Jennifer.
- PARCE QUE CE SONT MES AMIS ET QUE JE NE PEUX PAS LES LAISSER COMME DES VIEILLES CHAUSSETTES ! VOILA POURQUOI !
Il repris son souffle et continua son un ton calme mais triste.
- Si tu dois partir en France, ça veut dire qu'on se verra plus. Aussi, je préfère qu'on se sépare.
- Je croyais que tu m'aimais, dit Jennifer qui n'arrivait plus à contenir ses larmes.
- C'est le cas. Mais si c'est pour qu'on ne se voit plus, je préfère arrêter tout de suite. Nous deux c'est fini.
