Bonsoir à tous!

Je voudrais remercier encore une fois tous mes lecteurs et lectrices fidèles et dites vous que sans vous, cette aventure de publication serait bien moins intéressante. :D

De plus, considérant que j'ai été relativement occupée depuis la dernière semaine et demie, je tente de me faire pardonner en publiant deux chapitres… :) Souhaitons que ce sera acceptable pour mon retard!

*J.R.R. Tolkien est l'heureux génie derrière le Hobbit*

La matinée s'était passée assez rapidement et avant qu'il ne s'en rende compte, William avait son condo plein de personnes et de livres d'Uni. D'ou il était assis, à la table de la cuisine, il pouvait voir tout le monde et être prêt à se lever en cas de besoin. Il avait mit sur la table des scones au citron et des biscuits aux brisures de chocolat et malgré la grande quantité qu'il en avait sortit, il n'y avait que quelques morceaux restants. À sa gauche, Clarice avait le nez rivé dans son livre de biologie et près d'elle, John et Sarah se questionnait mutuellement sur une liste de termes médicaux à apprendre par cœur. À sa droite, Greg avait la main dans ses cheveux courts et le regard rivé sur ses notes e criminologie, incapable de retenir le sens complexe de l'exercice qu'il avait à faire et en déduire les bonnes choses. Molly prenait des notes d'un des livres de pathologie de la bibliothèque et restait silencieuse durant ses transcriptions. Finalement, au bout de la table, Bastien alternait entre texter sa copine et étudier pour leur test du mardi prochain, leur premier vrai examen de Littérature. De son côté, William n'avait dans la tête que les événements de la matinée, son réveil en compagnie de Thomas et le moment qu'il avait fini de parler au téléphone avec sa sœur. La proximité de leur lèvres, yeux dans les yeux, l'intensité du moment et l'arrivée de la famille de Thomas au même moment. Malheureusement, il n'avait pu parler de la situation avec Thomas par la suite, car après la douche, Clarice était arrivée, Kyle et Philip avaient demandé des biscuits, Nelly qui revisitait pour une 2e fois le côté du condo de William et Horacio qui le remerciait pour lui avoir prêté Joshie, la série. Thomas avait été discret près de lui mais il n'avait pu lui parler directement. Il lui lança un petit regard déçu lorsqu'ils quittèrent son condo pour laisser libre cours au groupe d'étude de William qui arrivait tranquillement.

Mais il avait eu le temps d'en parler avec Clarice. Il lui avait raconté en détail ce qui s'était passé, ce qu'il avait fait sous l'effet de l'alcool la veille et comment ils s'étaient réveillés au matin. Clarice avait tellement ri qu'elle avait manqué d'air à un certain point. Elle lui avait fait remarquer aussi qu'il avait, à un endroit stratégique, une drôle de marque dans son cou. Elle avait commenté que cette marque ressemblait suspicieusement à une sucette. William s'était senti excessivement gêné et pour une des rares fois, il avait eu chaud avec sa gêne. Clarice lui avait conseillé de faire des avances à Thomas avant la fin de la session, car c'était évident qu'ils se tournaient à l'entour et que le jeu de la subtile séduction était partiellement amusant, mais que le plus vite ils allaient être ensemble, le plus vite il allait apprécier les moments « intimes ». Mais William n'était pas prêt. Il était trop gêné pour faire encore le premier pas et, de toute évidence, il voulait confirmer que Thomas était bel et bien Thorin. Il était presque certain, mais il en voulait la certitude indéniable. De plus, s'il se fiait aux anciennes coutumes de séduction de sa race, il lui fallait lui donner quelque chose suffisamment adéquat comme cadeau et la seule chose à laquelle il pouvait penser était son démo de chansons romantiques. S'il voulait réussir à le finir bientôt, il lui faudrait beaucoup plus de temps. Cela voulait dire plus de sorties avec Thomas et ses neveux, tout son temps donné au studio et le reste pour ses études. Pendant toute l'après midi, il y réfléchit, regardant à peine ses notes d'étude et passant fréquemment sa main dans ses cheveux (et pensant à Bilbo Faerys et sa solitude). Éventuellement, ses invités quittèrent son condo, à l'exception de Clarice. Elle s'était invitée à souper et William était terriblement content de la distraction de sa présence. Ils se firent venir du chinois, quelque chose de si rare ces temps-ci et parlèrent de sa situation entre lui et Thomas, mais aussi entre elle et Vic. Elle était dans une impasse avec lui et elle ne savait pas quoi faire depuis qu'elle avait reçu un chandail et un démo de chanson par la poste de sa part. Le chandail était noir et avec le mot « Konstantine » en blanc sur le devant. Il y avait aussi le logo de Vic dans le dos, vis à vis de l'épaule gauche, ce qui représentait la position du cœur, mais vis à vis du dos. Elle avait écouté la chanson du même titre et avait pleurée durant des heures après. Elle avait envie d'y croire, mais il l'avait rejeté si cruellement par le passé qu'elle hésitait de s'embarquer dans quelque chose de plus solide que de l'amitié vague avec lui. William pouvait comprendre son hésitation, mais il avait vu Victor il n'y avait pas longtemps, et la seule personne à laquelle il pensait était Clarice. Peut-être que le fait de se rencontrer à nouveau et de se donner une chance pouvait être bénéfique pour les deux, il ne le savait pas. Mais il lui conseilla de se donner une chance, de le contacter au moins pour le remercier du cadeau et de peut-être se donner une date ultérieure pour se rencontrer. Clarice haussa des épaules mais lui laissa un sourire timide, sachant qu'il avait probablement raison. Et sur cette note, elle le laissa tranquille pour la soirée avec ses pensées et ses démons dans son cœur.

La semaine commença à un rythme infernal d'examens de mi-sessions. Il y avait une foule de choses à étudier et William se sentait coincé entre ce qu'il devait faire et ce qu'il voulait faire. Il était désespéré à revoir Thomas mais même en essayant de le croiser à l'Uni, c'était impossible. Il y avait trop de mauvais timing et terriblement peu de temps pour le faire. Mais William ne se découragea pas. Il avait l'intention d'au moins le voir une fois durant le weekend, avant qu'il ne se lance dans son projet démo avec le studio et ce qu'il appelait maintenant « projet Thomas ». Il allait probablement passer les prochaines semaines à mourir de fatigue et de stress mais si tout allait bien, la récompense allait valoir la peine. Et avec beaucoup de courage, rendu au mercredi, William envoya un texto à Thomas, lui demandant comment allaient ses examens et l'invitant à un petit souper de fin de mi session pour le samedi soir. Il n'eut pas le temps de s'impatiente ou d'être incertain de sa réponse. Il eut un « OUI » en moins de 2 secondes, à peine après avoir envoyé son message. Peut-être qu'il n'était pas le seul à vouloir le revoir… Avec un soupir de soulagement et de bonheur, William lui répondit qu'il allait l'attendre pour 6h du soir, et que s'il voulait une préférence culinaire, de ne pas se gêner à proposer quelque chose. Il attendit quelques minutes mais du fermer son cellulaire car il entrait dans son examen de la journée. Après deux heures de stress intense et de questionnement sur s'il avait bien répondu ou s'il allait échouer, William sortit enfin de son local d'examen pour voir qu'il avait reçu une réponse de Thomas. Celui-ci demandait soupe à l'oignon gratiné, salade d'épinards avec œufs, bacon et vinaigrette au pavot, et n'importe quel dessert qui l'inspirait. Fantastique, se dit William. Il ne demandait pas quelque chose de trop compliqué mais il allait se dépasser pour la soupe à l'oignon et le dessert. D'ailleurs, il avait une recette de brownie au caramel qu'il voulait essayer. Excité qu'il allait recevoir la visite de Thomas pour le samedi, William se dirigea vers le studio de musique avec le pas léger, comme s'il flottait dans les nuages.

Rendu au studio d'enregistrement, il parla sérieusement avec le manager de Main Down, lui donna enfin son ok pour le démo qu'on l'harcelait pour qu'il fasse. Le manager était aux anges. Il sortit un contrat d'entente avec William et après la lecture, signa le contrat mais rajouta une clause : que la première copie du démo puisse aller à un individu en particulier. Lorsque William expliqua son intention au manager, celui-ci trouva l'idée attrayante et efficace pour une démonstration de sentiments. Tout en gardant une vision d'ensemble sur la business, il accepta d'aider en parallèle William pour son petit projet. Après tout, il allait enfin avoir ce qu'il lui demandait depuis plusieurs années. William savait qu'il allait peut-être avoir la chance de changer de branche et d'aller dans l'industrie de la musique au lieu de rester en littérature mais il n'en était pas vexé. Il avait seulement l'intention de finir au moins son BAC et après, il verrait. En fait, après réflexion, il n'avait pas vraiment de regret à sortir de sa zone de confort. Quoi qu'il allait arriver, il était prêt. Il prit une grande respiration, redonna le contrat au manager (qui était aussi excité qu'un enfant à Noel) et donna rendez-vous pour le vendredi soir, après ses examens, afin de commencer définitivement au travail et l'enregistrement.