Bonjour tout le monde, bien avant tout désolé pour cette attente un peu longue, mais on va dire que j'ai eu de mauvaise nouvelles et j'ai pris du retard, mais me revoilà =) Bon le chapitre précédent vous a vraiment interpellés, j'espère que vous continuerez d'apprécier ma fic.
Bon je ne m'étale pas durant des lignes et des lignes, bonne lecture à tous, et je réponds à vos review bien sûr.
MMSSR : Oui je sais, je sais, pauvre Remus, moi aussi je m'en veux de lui faire ça, mais au fond ce n'est pas de ma faute, c'est celle de Nina, elle et son cœur d'artichaut, fallait qu'elle craque pour Sirius.
Oh, pourquoi tu n'aimes pas mon Sirius ? J'espère que tu vas changer d'avis par la suite et aussi que Nina t'énerva moins plus tard. Bon c'est vraie que j'aime faire souffrir mes perso ! J'attends ton avis sur ce chapitre =)
Erza Robin : Oui trèèèès mauvais timing, mais bon c'est un peu fait exprès lol merci à toi et à très bientôt.
Shiriliz : Oui c'est passer proche de la catastrophe, mais je ne pouvais pas être aussi cruelle, bon en tout cas oui ça va être dure pour les semaines à venir pour elle, parce que Sirius va pas être content non plus, enfin tu vas bien voir sa réaction dans ce chapitre. Et Remus va bien sûr penser que sa lycanthropie est en cause, mais bon… je suis méchante ihih ^^
A très vite =)
Lune : Oh non, ne pleure pas, je suis désoler, enfin qu'à moitié lol Ca va pas être la joie pour Nina, oui, mais bon. Merci à toi pour ta review =)
Sakiie-Chan : Lol oui on va dire que c'est son Karma, et pas du tout une auteure sadique qui est derrière tout ça.
Nyfa : Oui je sais ce n'était pas le moment, mais j'adore les concours de circonstance dramatique ihihih.
Melfique : Mais oui je sais, c'est le drame, mais tu me connais j'adore les drames, je sais plus si ont à déjà parler de mon chapitre ou non alors je te réponds encore =) Eh oui tu comprends son blocage avec Tonks, bon ok, là j'invente un peu, mais cela aurait pu être vrai.
Je suis contente que tu aimes ce chapitre quand même. Bon je ne vais pas dire que je suis contente que tu ressentes de la peine pour mes perso mais bon, c'était quand même un peu le but en fait. Lol
Bon tu te doutes bien pour Sirius mais je te laisse découvrir sa réaction. J'espère que la suite te plaira =)
Bisous =)
La petite Maraudeuse : Eh bien merci déjà pour ta review elle m'a fait très plaisir ^^ Je suis un peu désoler quand même de t'avoir émue, mais en même temps je suis contente de suscité des émotions cher toi =)
Hum, je crains de pas encore donner de bonne nouvelle pour Nina, mais ça va venir j'aime aussi la voir heureuse hein ^^
Eh je ne veux pas te prendre trop la tête quand même hein. Surtout pour la rentrée lol
Merci encore à toi et à bientôt
AnKaaBlack : Lol oui t'en fait pas en coulisse j'ai donné des mouchoirs à Remus, je le console en off. Contente que tu sois accro =) J'espère que la suite va te plaire.
Ps : Tu es ma centième Review =)
Sanga Okami : Merci merci, super compliment sa motive à fond ^^ Je crois que tout le monde se fait du souci pour Remus, mais bon je l'ai cherché hein !
Leslie : Hello =) Ouiiii une fan en plus, j'adore bienvenue à toi alors j'espère te garder jusqu'au bout dans les fan alors ^^
Ahaha tu à découvert que HpF est en retard par rapport à ici ? J'ai commencé plus tôt à publier ici.
Je suis vraiment contente que tu aimes Nina et que tu la trouve attachante, c'est un Os alors on est jamais sûr qu'elle va plaire et qu'elle sera réaliste.
Oui elle passe de l'anonymat à un triangle amoureux vraiment très compliquer. Hum, je me demande le quel est ton préféré alors, je vois que tu les aimes bien tous les deux. Je devrais vraiment faire un sondage.
J'espère que la suite va te plaire =) a très vite ^^
Neiflheim : Oui tu à bien raison un secret finit toujours par être découvert, mais bon Nina espère quand même réduire les dommages, elle ne veut pas détruire son amitié avec Sirius.
Chapitre 20 : Amis et ennemis.
Le temps continuait de s'écouler, avec moi, ou non. Il ne stoppait pas sa course et c'était peut-être mieux ainsi. Le temps guérit toutes les blessures ; n'est-ce pas ce que l'on dit ? Ne l'avais-je moi-même jamais pensé ? Pourtant là, j'avais la sensation amère qu'une vie entière aurait pu se consumer avant que je ne parvienne à sortir de cette prison de souffrance où je me sentais prisonnière.
Combien de jours s'étaient envolés depuis que j'avais quitté Remus ? Deux semaines ? Un mois ? J'avais parfois l'impression que cela faisait une éternité.
Ce jour-là j'avais tout perdu. Remus, Sirius, tous ces amis, tous ces moments de bonheur, il ne me restait rien.
Remus semblait aller aussi mal que moi, Sirius ne cessait de me regarder avec toute la colère et tout le dégoût dont il était capable et James et Peter me regardaient avec déception. Bien sûr pour eux, je n'étais que la fille lâche, qui avait quitté Remus dès qu'elle avait su pour sa condition.
Lily avait tenté au début de me parler, de venir vers moi pour comprendre, mais elle avait vite abandonné, sûrement sur le conseil de Marlène, qui contrairement à ce que j'aurais pu croire ne me regardait jamais avec satisfaction. En réalité, elle semblait plus triste qu'autre chose de voir Remus ainsi.
Yuki, même sans connaître la raison de mon geste, était restée proche de moi. Et son amitié était peut-être une des seules choses qui me permettaient de ne pas juste me cacher à longueur de journée pour m'apitoyer sur mon sort. Au début Rachel aussi avait été là, mais elle avait rapidement dû quitter le collège. Sa santé ne lui permettait plus de continuer.
D'après Yuki, il était encore trop tôt pour dire si son traitement allait être efficace ou non. Imaginer devoir la perdre était une pierre de plus sur mes épaules. Mes sœurs aussi me soutenaient, pourtant elles avaient du mal à accepter que je puisse quitter Remus par manque d'amour pour lui. Mais, comme je ne leur donnais aucune autre raison, elles étaient persuadées que je mentais et elles n'appréciaient pas vraiment d'être tenues à l'écart.
Je n'avais dit à personne la véritable cause de ma séparation avec Remus. La seule à savoir, c'était Marlène. En réalité, j'avais peur de voir à nouveau la déception dans le regard de quelqu'un. Celle que je pouvais voir dans les yeux de Sirius me suffisait amplement.
La seule chose qui allait bien, c'était mes devoirs. Je me jetais littéralement corps et âme dans mes livres. J'étudiais tout, même ce qui n'était pas au programme, n'importe quoi du moment que cela comblait le vide.
Comme souvent quand j'errais dans les couloirs, je me retrouvai face à la porte du bureau sous le lac, je sentis ma gorge se serrer. Cet endroit me le rappelait tellement. Même si je n'avais plus à me sentir coupable, je peinais encore à admettre que j'aimais Sirius, aussi intensément que j'aimais Remus. Mon amour était né différemment, je les vivais différemment, mais il me semblait impossible de dire lequel des deux était le plus grand.
L'un et l'autre me manquaient terriblement et les savoir malheureux était tout autant douloureux.
Pourquoi avait-il fallu que je tombe amoureuse de Sirius ? Que serait-il advenu de nous si je n'avais rien ressenti ? Remus et moi serions sûrement toujours ensemble.
Était-ce le destin, celui qui me permettait d'accéder au bonheur, qui était aussi celui à l'origine de ma souffrance ? Les choses avaient-elles été jouées dès le début ?
Quand je retrouvai ma chambre, ce soir-là, ce fut comme les jours précédents. Mes camarades se faisaient silencieuses en ma présence et un malaise papable régnait dans la chambre. Je le sentais, mais j'y étais indifférente. Comme chaque soir, je prendrais un livre ou un parchemin et travaillerais jusqu'à l'épuisement.
Cependant, quelque chose changea ce soir-là. J'étais dans mon lit depuis presque une heure quand je sentis quelqu'un près de moi. Je levais les yeux sur Jane, elle sembla songeuse. Sans me demander mon avis, elle s'assit au fond de mon lit et regarda ses pieds le temps de trouver quoi dire, sans doute.
– Nina, je sais que l'on n'a pas toujours été proche, surtout ces derniers temps, mais j'ai de la peine de te voir comme ça. J'aimerais bien t'aider...
– Ne t'en fais pas pour moi... Ça va.
Peut-être que, dans les premiers temps, pareille attention m'aurait faite pleurer. Mais de toute évidence, j'avais dépassé ce stade. À vrai dire, j'avais tellement versé de larmes les premiers jours que j'avais sûrement épuisé le stock de toute une vie.
– Bien sûr, écoute, je ne sais pas grand-chose, mais s'il y a bien une chose que je sais, c'est que même quand on croit qu'on n'arrivera jamais à surmonter un obstacle dans la vie, tout le monde a, en lui, la force de se relever. Il faut juste le vouloir vraiment.
Jane n'attendit aucune réponse de ma part et se leva pour retrouver son lit. Quant à moi, je méditai un moment sur ce qu'elle venait de dire. Je le savais déjà tout ça. Mais cela ne m'aidait pas à aller de l'avant.
Le lendemain matin, je prenais une fois de plus mon petit-déjeuner avec Yuki et Drew. Ils avaient pris l'habitude de ne pas me laisser seule. Au début, j'avais eu envie de leur dire que ce n'était pas la peine. Mais rapidement, je m'étais habituée à leur présence qui, malgré tout, me réchauffait un peu le cœur. Cependant, ce matin, je sentis quelqu'un d'autre prendre place près de moi et je fus vraiment surprise de voir Jane.
– Ça ne te dérange pas ?
Je fis non de la tête puis elle commença à se servir en souriant tout naturellement. Yuki la regarda, elle aussi étonnée, avant de sourire à son tour.
Après le petit-déjeuner, Jane resta avec moi et nous partîmes ensemble vers notre premier cours de la journée. Alors que nous étions devant la porte de la salle de métamorphose, j'osai demander la raison de sa présence aujourd'hui.
– En fait, ça fait un moment que je voulais que l'on soit un peu plus proche toi et moi. Tu vas te dire au bout de sept ans dans la même chambre quand même. Elly ne t'aimait pas beaucoup. En réalité, elle faisait sa gentille avec toi tout le temps et derrière ton dos, elle n'arrêtait de se plaindre de t'avoir toi dans notre chambre.
Même si je m'étais douté qu'Elly n'avait jamais vraiment dû m'apprécier pour avoir de tels comportements avec moi, l'entendre me fit tout de même un pincement au cœur.
– Au début, même si je n'aimais pas trop ça, je ne disais rien. Mais dernièrement, c'était de pire en pire et parfois, on se disputait à cause de ça. Et quand toi et Remus avez rompu, elle était tout le temps en train de rire de ton malheur. C'était de trop, j'en pouvais plus. Surtout que moi, je t'appréciais, même si on en s'était jamais vraiment cotoyée. Il y a deux jours, on s'est encore disputé. Elle m'a dit des choses qui m'ont fait beaucoup de mal. J'ai compris qu'en réalité, mis à part elle-même, Elly n'apprécie pas grand-monde.
– Je suis désolée pour vous deux. C'était ta meilleure amie.
Elle haussa les épaules et malgré son sourire, j'avais vraiment l'impression qu'elle retenait ces larmes.
– C'n'est pas grave... On change tous et parfois, ce que l'on pensait bien pour nous ne l'est pas.
J'acquiesçais et, sans crier gare, Jane me prit dans ces bras. J'eus l'impression que cette étreinte était plutôt pour la consoler elle.
Une fois notre discussion terminée, le professeur McGonagall arriva et nous pénétrâmes dans la salle. Jane hésita, mais finalement, elle partit prendre place près d'Elly. Quand cette dernière entra à son tour, elle la regarde avec dédain, mais n'ajouta rien et prit place en silence.
La journée s'écoula et Jane resta à mes côtés. Sa présence amicale m'aida un peu à combler le vide que je ressentais en permanence. Mais je ne pouvais m'empêcher de me méfier, malgré tout... Après les aveux de Marlène, je m'étais rendu compte que les apparences étaient souvent trompeuses.
Quand les cours furent terminés, je m'apprêtais, comme toujours, à finir ma journée à la bibliothèque pour étudier. Jane me laissa à ce moment-là, parce qu'elle avait un entrainement de Quidditch.
Sur le chemin de la bibliothèque, que je fis seule, je me mis de nouveau à broyer du noir. Viendrait-il un jour où je l'oublierais ? Le pire était que, bien que j'ai rompu avec Remus, j'en avais aussi perdu Sirius. Même si nous n'avions jamais eu de relation, la douleur de notre éloignement était aussi dure à supporter que celle de Remus.
Alors que je n'étais plus qu'à quelques mètres de la bibliothèque, je tombais sur les Maraudeurs au complet. Comme à chaque fois, mon cœur me brûla et se mit à tambouriner contre les parois de ma poitrine.
Ils allaient passer leur chemin et faire comme si je n'existais pas, pendant que de mon côté, je ferais de même. Et ce, la mort dans l'âme. Néanmoins aujourd'hui fut différent. J'eus l'impression que Remus tenta un pas vers moi avant de se raviser, de me dépasser et de laisser ses amis derrière.
James et Peter le suivirent, mais Sirius resta face à moi, toujours avec ce regard aussi coupant qu'une lame.
– Je peux te parler ? demanda-t-il froidement.
C'était la première fois qu'il m'adressait la parole depuis des semaines, et même si ce qu'il allait me dire me ferait sûrement du mal, une part de moi se réjouissait déjà de l'avoir à mes côtés.
Nous marchâmes en silence jusqu'à la salle déserte du sixième étage. Pourquoi choisir cet endroit qui me rappelait de si bons souvenirs ?
– J'ai tellement de choses à te dire. Sa voix bien que neutre semblait cacher une colère sous-jacente.
– Je suis désolée, murmurais-je.
À quoi bon m'excuser ? Cela n'allait rien arranger. Mais j'avais, en réalité, à l'inverse de lui, rien à dire d'autre mis à part ces trois petits mots.
– Pourquoi t'as fait ça ? Tu n'as même pas essayé de comprendre, tu l'as abandonné aussitôt que tu as su. Je ne te pensais vraiment pas aussi lâche !
Ces mots étaient comme une claque qui me laissa un peu plus meurtrie. Je mourais d'envie de lui dire la vraie raison, mais j'avais peur de ce qui arriverait ensuite... J'étais peut-être folle, mais le fait que Sirius me déteste était plus simple à gérer que nos moments volés. Même si je n'étais plus la petite amie de Remus, Sirius et moi, c'était tout simplement impossible.
– Je suis désolée, répétai-je à court de mots.
– Arrête ! cria-t-il en envoyant un coup de pied dans une chaise, me faisant sursauter. Arrête de dire ça... T'avais pas le droit de l'abandonner, comment veux-tu que je...
Il se coupa et inspira un grand coup en passant une main sur son visage.
– Je ne pouvais pas continuer en sacha...
Sirius me coupa dans ma phrase en attrapant violemment mes bras.
– Menteuse, tu l'aimais. La fille que je connais ne lui aurait pas si facilement tourné le dos.
– Je ne l'aimais plus... soufflai-je baissant les yeux, incapable de lui mentir en soutenant son regard.
– J'n'y crois pas une seule seconde ! affirma-t-il en resserrant un peu plus sa prise.
Ses mains laisseraient probablement des marques sur mes bras, mais à cet instant, c'était le cadet de mes soucis. Pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi tenait-il tant à ce que j'admette que j'aimais Remus ? Que notre séparation me laissait détruite ? Que le voir si malheureux m'accablait de chagrin ? Qu'il me manquait tellement... Tous les deux...
– C'n'est pas mon problème, je n'ai pas à me justifier...
Il relâcha enfin mes bras et me détailla avec un tel dégoût que je sentis les larmes monter, mais je ne voulais pas pleurer devant lui. Malgré le besoin presque douloureux que j'avais de courir dans ses bras pour y retrouver le bien-être que j'avais connu, je continuais de lui faire face le plus impassiblement possible.
– J'aimerais tellement te détester... avoua-t-il les dents serrées.
Il passa près de moi, et l'instant d'après, il avait disparu. Je compris à cet instant que j'avais eu tort : il me restait encore des larmes à déverser...
L'intervention de Sirius me plongea un peu plus dans la dépression. J'avais le sentiment que même les moments où l'on tentait de me soutenir ne m'étaient de plus aucun secours. Parfois il m'arrivait d'étouffer, comme si l'air que je respirais n'était pas suffisant pour ma survie.
Merlin, pourquoi n'arrivais-je pas à me faire une raison tout simplement ? Bientôt un mois et j'avais toujours l'impression que mon cœur était en mille morceaux.
– Nina, tu m'écoutes ?
La douce voix de Yuki me ramena sur Terre. Elle avait insisté pour que nous allions faire un tour, et elle m'avait entrainé vers le pont en bois. Nous nous étions arrêtées au milieu de l'édifice et Yuki tentait de capter mon attention.
– Désolée, je n'ai pas écouté, avouai-je.
– Je te demandais si tu voulais m'accompagner chez Rachel. J'ai demandé à Dumbledore de nous autoriser à quitter Poudlard pour le week-end. Comme il sait que Rachel est malade, il pense aussi que ça lui ferait du bien de nous voir.
– Je ne sais pas si je serais de bonne compagnie...
En réalité, j'avais très envie de la voir, elle me manquait ; mais je craignais réellement que cela ne lui soit en rien salutaire de me voir avec la tristesse que je trainais autour de moi comme une brume épaisse.
– Ça te fera du bien à toi aussi, crois-moi. De toute façon Dumbledore est d'accord, il fallait juste un mot de tes parents. Alors Drew leur a envoyé un hibou et ils ont répondu ce matin avec l'autorisation pour que tu quittes le château. Donc nous partons demain soir.
Je souriais malgré moi et à cet instant, je me rendis compte de la chance que j'avais d'avoir une amie comme elle.
– Merci Yuki.
Le lendemain je me levai, étonnamment de meilleure humeur. Sûrement était-ce dû à la perspective que ce soir je serais loin du château, loin de cette ambiance lourde. De plus j'allais rendre visite à Rachel, et je me rendis compte que maintenant que j'allais bientôt la revoir, elle m'avait manqué plus que je ne l'avais cru.
Quand je quittai le dortoir pour aller prendre mon petit-déjeuner, je remarquai l'absence de Jane. Était-elle déjà sortie ? Au même moment, la porte de la salle de bain s'ouvrit, et ma camarade de chambre apparut, les cheveux encore mouillés.
– Tu pars maintenant ?
J'acquiesçais en silence et Jane me demanda d'attendre encore un peu. Elle entra dans la pièce où nous dormions toutes et en ressortit presque aussitôt avec son sac sur ses épaules.
– Ça ne te dérange pas que je vienne prendre mon petit-déjeuner avec toi ?
– Euh non, c'est juste qu'il est tôt. Ça va aller ?
– Eh, je ne suis pas en sucres, j'tiendrais le coup.
Pour appuyer ses dires, elle me devança dans le couloir et nous nous rendîmes donc vers la Grande Salle. C'était plutôt étrange cette présence continuelle. Je m'étais habituée à être seule quand j'entrais le dortoir. Comme elle l'avait dit, en sept ans, elle ne m'avait jamais attendue ou rejointe pour prendre un repas ou aller en cours.
C'était peut-être stupide de penser ça, mais parfois, j'avais l'impression que Jane avait juste peur de se retrouver toute seule et que, pour ça, elle était prête à passer tout son temps avec moi, qu'importe qu'elle m'apprécie ou non.
Alors qu'elle se servait en plat, je pris le temps de la détailler, comme si ses gestes avaient pu m'apporter les réponses à mes interrogations personnelles. Ses cheveux mouillés, elle les avait rassemblés en un chignon lâche d'où de grosses mèches s'échappaient dans son cou. Elle avait enfilé son uniforme à la hâte et sa cravate était encore dans la poche de son gilet.
Jane n'était pas vraiment attentive à son apparence, préférant jouer au Quidditch. Elle était d'ailleurs très bonne à cela. Elle s'était un peu arrangée avec le temps, sûrement sur les conseils de ses amies. Mais elle restait parfois un garçon manqué. Néanmoins cela faisait son charme et ses grands yeux verts n'avaient nul besoin d'artifice, surtout sur sa peau bronzée.
Sans comprendre vraiment pourquoi, ce fut à ce moment-là que je lui dis ce que j'avais au fond de moi. Ma timidité oubliée, en pensant à une nouvelle déception possible dans le futur, j'osai.
– T'es vraiment avec moi parce que tu m'apprécies ou pour contrarier Elly maintenant que vous êtes fâchées ?
Jane arrêta de se servir et posa son assiette, soudainement sérieuse. Je préférais encore qu'elle me dise tout de suite la vérité plutôt que de faire semblant d'être mon amie.
– Pour être honnête avec toi, c'est vrai que j'ai peur de me retrouver seule. Mes amies m'ont tourné le dos. Mais si elles l'ont fait, c'était parce que j'étais de ton côté. Et puis, si je ne voulais pas être seule, je pourrais très bien rester avec mes coéquipiers du Quidditch ou d'autres personnes. Si je suis avec toi, c'est parce que je t'apprécie vraiment.
Ce n'était que des mots, bien sûr, mais j'avais envie d'y croire. J'étais peut-être naïve, mais je lui fis confiance.
– Au fait, tu sais qui avait mis ces photos dans notre salle commune ? demanda Jane, entre deux bouchées.
– J'ai longtemps cru que c'était Elly qui avait fait ça.
– Elly !? Pourquoi ?
– Je ne voyais personne d'autre qui aurait pu m'en vouloir. Et puis je vous ai entendues parler de ça entre vous. Elly disait que vous aviez eu tort de douter d'elle quand elle affirmait que j'étais une traînée.
– Oui, je m'en rappelle. Elle nous a rabâchés les oreilles avec ce refrain pendant des semaines. Mais elle n'aurait jamais été aussi loin. Enfin, je pense. Donc tu ne sais toujours pas qui c'était ?
Je secouai la tête de gauche à droite. Je n'avais pas envie de dire que c'était Marlène, sans savoir pourquoi. Peut-être parce que je ne voulais pas que l'on me parle d'elle.
– Tu sais, la seule chose qu'Elly n'ait jamais faite à ton encontre t'a rendu service au final.
Je haussai un sourcil, signe de mon incompréhension. Qu'aurait-elle bien pu me faire qui ne m'aurait pas porté préjudice ?
– Le jour où tu as gagné le duel. Durant cette période, elle était persuadée que tu sortais avec Sirius. Pour essayer de vous séparer, elle avait mis un mot dans le sac de Remus, signé de toi pour aller à Pré-au-Lard. Je ne t'explique même pas, quand on t'a croisée en train de te disputer avec Sirius, Elly était persuadée qu'elle avait réussi son coup.
Jane ne put s'empêche de ricaner.
– Quelle idiote...
– Bonjour, nous salua Yuki en prenant place en face de moi.
– 'lut, lui répondit Jane la bouche pleine.
Yuki aussi semblait tout sourire ce matin-là, sûrement toute aussi impatiente que moi de rendre visite à Rachel.
– En fait Jane, ce week-end, je sors du collège avec Yuki. Nous allons voir Rachel.
Depuis le départ de la brune, tout le monde au château avait finalement appris qu'elle était malade. Même s'ils ignoraient ce qu'elle avait, les gens savaient que cela était grave. J'avais aussi entendu de la bouche de certaines vipères, qu'elle était enceinte et que pour cacher sa grossesse, elle restait chez elle.
Ce jour-là pour la première fois, j'avais vu Yuki se mettre en colère.
Jane sembla attristée par la nouvelle, mais finalement me demanda de lui passer le bonjour, en espérant la revoir avant la fin de l'année.
La journée passa rapidement, pareille aux autres, mais avec cette impatience d'attendre quelque chose. Le soir venu, j'enfilais ma cape dans le but d'aller faire ma ronde quotidienne. La première semaine, après ma rupture avec Remus, j'avais eu peur de le croiser lors de mon errance dans le château, sachant qu'il était aussi de garde le vendredi soir. Mais je ne l'avais pas croisé, ni même aperçu de loin au détour d'un couloir.
Ce qui m'avait laissée penser que soit il avait changé son jour, soit il était très doué pour m'éviter, ces deux options étant tout à fait associables l'une à l'autre.
J'avais toujours aimé ces moments de solitude, à profiter de la quiétude des couloirs déserts du collège. Pourtant ce soir, j'avais un sentiment de malaise. Enfin, cela n'était pas vraiment différent de la journée. En effet, quand je les arpentais avec la foule d'élèves, j'avais toujours ce sentiment de gêne.
Alors que j'avais ratissé tous les couloirs, seul manquait les cachots, endroit où je n'aimais pas particulièrement me rendre seule et en soirée. Cependant, Avery ne m'avait plus jamais adressé la parole depuis notre altercation. Il semblait m'avoir réellement oubliée. Ou bien le coup-de-poing de Sirius l'avait dissuadé de recommencer.
Ce fut sur ces pensées que je me décidais à descendre les dernières marches pour m'enfoncer dans les entrailles du château. Comme toujours, il y régnait cette atmosphère lourde et chargée d'humidité et d'odeurs de potions. Bercée dans une irréelle lueur verdâtre, en réalité ici, tout semblait être fait pour donner la chair de poule. Mais moi, malgré les mauvais moments que j'y avais vécu, j'aimais encore cette ambiance.
J'avais quasiment fini le tour des lieux, quand, comme des ombres, apparurent face à moi trois silhouettes encapuchonnées. Je n'avais pas besoin de voir leurs visages pour savoir qu'il s'agissait d'Avery, Mulciber et Black.
Mon cœur se mit aussitôt à battre plus fort, résonant en moi comme un tambour. Pourquoi avait-il fallu que je me sente en confiance ? Je n'aurais jamais dû venir jusqu'ici.
L'un des trois s'avança jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de moi. Oui sans aucun doute, il s'agissait d'Avery. Je pouvais reconnaitre cette aura sombre qu'était la sienne.
– Alors ma petite pouilleuse, où est ton Bouffon D'Or pour te protéger ? Ah, mais je suis bête, il ne viendra pas vue qu'il t'a plaquée.
Sans que je puisse réagir ou me saisir de ma baguette, sa main attrapa mon bras pour me coller contre lui. Il approcha son visage de mon oreille. Je pouvais sentir son souffle perfide dans mon cou, me donnant la nausée et me pétrifiant sur place.
– Tu n'as pas envie d'essayer avec un vrai mec ? Je suis sûr que tu dois être super bonne au lit derrière tes airs de Sainte-Nitouche, murmura-t-il, me donnant définitivement envie de vomir.
De sa main libre, il caressa mon visage et descendit sa main le long de ma joue, pour finir sur la naissance de ma poitrine.
– En tout cas, je t'ai toujours trouvée vraiment bandante ma jolie. Si tu me laisses m'amuser un peu, je te jure de ne pas te faire du mal.
Il termina sa phrase en tirant sur ma chemise, faisant s'envoler les boutons.
J'eus à peine le temps de réaliser ce qu'il venait de faire qu'il fut projeté en arrière par une main puissante qu'il l'envoya valdinguer jusqu'au mur de pierre.
Je mis un moment à comprendre que c'était Drew qui l'avait éloigné de moi, et surtout qui était en train de le rouer de coups. J'analysais rapidement la situation. Il était accompagné de Travis et Remus ainsi que deux autres que je reconnus être les meilleurs amis de mon cousin. Remus plongea ses yeux dans les miens et, si j'avais pu, je me serais refugié dans ses bras.
– Touche encore à un cheveu de ma cousine sale enfoiré, et je te jure que te tue ! gronda Drew.
Avery hocha la tête sans rien ajouter et se leva difficilement en se tenant les côtes. Il disparut dans les couloirs, accompagné de ses deux amis.
Drew revint vers moi et m'attrapa par les épaules. Il réajusta ma cape pour dissimuler ma poitrine mise à nue. Il me secoua un peu dans l'espoir de me ramener sur Terre et je finis par plonger mes yeux dans les siens. Puis sans rien ajouter, je serrais sa taille aussi fort que mes bras me le permettaient. Comme si là, protégée par son corps, je pouvais oublier cet instant.
Quand il me relâcha, Remus avait disparu. Avait-il été là au moins, ou avais-je seulement rêvé ?
Drew me raccompagna jusqu'à notre salle commune, où Travis me retint avant que je n'y pénètre. Il m'étreignit à son tour, et me redemanda une fois de plus si j'allais bien.
– J'ai eu vraiment peur quand j'ai vu ce salaud mettre ses sales pattes sur toi.
Il caressa ma joue comme pour s'assurer que j'allais aussi bien que je l'affirmais, puis reprit plus sérieusement.
– Fais vraiment attention à ce mec, c'est un malade.
Je hochais la tête en tentant de sourire, mais je craignais fort de n'être capable que de lui offrir une étrange grimace. Je m'apprêtais à rentrer à mon tour quand Travis ajouta.
– Heureusement que l'on a croisé Remus. Il se rendait à vitesse grand V vers les cachots et quand il a vu Drew, il a seulement dit que tu étais en danger. Je ne sais pas comment il l'a su. Faut croire qu'il garde toujours un œil sur toi.
Ce n'était pas un mirage. Remus s'était bien tenu lui aussi aux côtés de Travis dans les cachots.
Je remerciais encore ce dernier et pénétrais dans ma salle commune, moi aussi, surprise que Remus ait su pour la mauvaise rencontre que je m'apprêtais à faire. J'aurais aimé pouvoir lui parler, le remercier, lui sourire comme mon cœur le faisait chaque fois qu'il le voyait, j'aurai aimé trouver le réconfort de ses bras...
À ce moment, il me manqua encore plus que je ne l'aurais cru possible.
Bon je voudrais vous solliciter, j'aimerais vraiment savoir, alors je vous demande de participer, pour me faire plaisir ^^ Ma requête est simple, je voudrais savoir qu'elle est votre préféré, Remus ou Sirius et j'entends plutôt qu'elle couple vous plairait le plus. Je demande pas une explication, j'aimerais juste savoir qui est votre préféré, alors j'attends vos réponses avec impatiente =)
