Chalut à tous, devinez qui vient en ce mercredi pluvieux posté sa première de l'acte IV ? Oui, c'ets bien moi, j'ai trouvé le temps d'écrire ce weekend et je prends le temps de posté en deux pages de révisions. Cela fait trois jours je peux me permettre quelques minutes tout de même. J'espère que vous aimerez ce chapitre. Et je vous souhaite à tous un JOYEUX NOËL et de BONNES FÊTES de fins d'année. Je vous adore mes chers lectrices, à la semaine prochaine, si j'ai encore réussi l'exploit de trouver du temps ^^ Bisous

Tsukii-Yan: Eh bien j'espère que tu as passé d'excellente vacances et que ce chapitre va te satisfaire après ces deux semaines. Tu auras aussi le chapitre prochain à lire ^^ De la lecture en perspective n'est-ce pas ? Excuse moi pour ton anglais -_-" j'étais pas sure de m'être faite comprendre en fait ^^ Mais c'est venu tout seule ce petit clin d'œil et c'était si naturel ^^ Je suis ravie que ça t'es plu ^^ La terre appel Ciel: celle là elle est tout simplement énorme ! J'adore. et le fou rire m'a prit... ^^ Ciel n'avait pas à toucher à son script aussi... il l'avait mérité sa punition... Ne parle pas trop vite car après le baiser, ce sera l'enquête donc pas beaucoup de bisous à l'horizon... ou pas... on verra ^^ Rien n'est au hasard chez moi: 13 j'adore ce nombre et le vendredi 13 aussi, qui me porte toujours chance... Mais j'ai du me creuser la tête pour trouver le nombre de gage approprié... AU fait, c'est Sebastian qui a gagné de 9 contre 5. J'adore ma phrase aussi je dois bien l'avouer ^^ Bisous et à bientôt ^^ moi aussi je t'adore ^^

Azulia: Merci ^^ Je vais me faire un plaisir de mettre par écrit le fameux jour où Ciel sera en chat... et plein de surprises aussi ce même jour... Niark. Pour Sebastian l'amalgame était fait exprès entre Lord et Love... et j'ai adoré le faire^^ Je suis ravie que cela t'es plu. J'espère qu'il en sera de même de ce chapitre... ^^ Bisous

Bocchan-Chan: C'est tout normal voyons et je suis vraiment sincère ^^ J'aime bien comment tu parles de Sebastian: "l'autre" et comment tu insistes sur Le moment du gouter ^^ XD Oui, tu as bien lu: Sebastian soudoie Ciel pour qu'il mange toute son assiette. Exemple: "Monsieur si vous ne mangez pas le contenu de votre assiette, je me ferais un plaisir de ramener en cuisine ce merveilleux soufflé au caramel pour qu'il suive les bons traitements de Bard" Ciel, le coeur sur la main, a voulu sauver le pauvre soufflé de ce destin tragique et à céder au chantage de Sebastian. Pour Ciel oui, il y a pire: passé une journée dans le Paradis pour Chats qu'il va faire construire... Mais toi tu es trop géniale pour que l'on te fasse subir le même sort voyons... Non Sebastian va se tenir à carreaux après... vive l'arrivée des enquêtes de la reine ^^ Dans les bras l'un de l'autre, bien sur mais seulement pour deux baisers. Ils n'ont pas été plus loin ! ^^ Voici l'acte suivant. J'espère qu'il te plaira. Bisous ^^

Sasuka Uchiwa: Ce n'est pas grave si tu n'as pas reviewer avant ^^ L'essentiel c'est que tu l'ais fait aujourd'hui ^^ Ton idée m'intéresse beaucoup: je n'y avais pas pensé avec toutes les idées que j'ai eut. Bravo. Je vais la noter de suite pour ne pas l'oublier. Merci ^^ Et n'hésite pas si tu en as d'autre du même genre ^^ Bisous

BisSenshi: Et oui, enfin un vrai baiser ^^ les autres n'étaient que factices puisque dans le cadre d'une pièce de théâtre... ^^ Oh il y en aura des sous entendu, fait moi confiance... même s'il y aura l'enquête... Et non, ils ne vont pas être amants dans cette scène... Ciel n'aurait pas pu après le simple baiser qu'il a reçu ^^ Et lizzy a encore quelques jours tranquille devant elle... Qu'elle en profite car après elle va pleurer son amour perdu... Bonne lecture et gros bisous ^^

Acte IV : Les Aristocats

Scène1 : Le testament du Diable

Miaou, mes bien chers frères, miaou, mes bien chères sœurs, je vais vous racontez en ce jour les aventures de l'un de mes meilleurs amis. C'est une aventure très palpitante et amusante à raconter au coin du feu mais à ne surtout pas tenter de reproduire, car tous n'auront pas autant de chance que Duchesse Yumi et sa petite famille… Mais je vous laisse ici avec mes préjugés, miaou, je vous lance donc dans cette histoire qui vous donnera envie de faire bouger vos pattes… Miaou.

Tout commence par une belle journée de début d'été où un homme distingué se promenait en carrosse, accompagné de ce qu'il a de plus cher au monde : ses chats. Mais pas n'importe quels chats… les aristocats.

Les chats les plus distingués,

Font partis de la même famille,

Ils ont le plus haut pédigrée,

Car leur demeure est en ville.

Ce sont ceux que l'appelle les aristocats.

Ils ont une éducation sans faille,

Et qu'importent où ils aillent,

Ils gardent la manière de parler

Que l'on trouve en haute société.

Ce sont eux que l'on appelle les aristocats.

Ils possèdent les tissus les plus raffinés,

Que l'on trouve dans le monde entier,

Et quand leur vient l'envie de manger,

Un serviteur leur prépare les meilleurs mets.

Ce sont eux que l'on appelle les aristocats.

Qui que soient leurs adversaires,

Ils ne perdent jamais leur grand air,

Préférant toujours les grands discours,

Proférés avec une patte de velours.

Ce sont eux que l'on appelle les aristocats.

Leur maitre les aime tellement,

Qu'ils sont comme ses enfants,

Il est prêt à tout pour eux,

Quitte à faire des malheureux.

Bienvenue dans le monde des aristocats.

Leur maitre avait entre 30 et 35 ans mais on ne saurait dire exactement son âge et nul n'aurait osé lui demandé de peur de disparaitre à jamais au fond de la Tamise. Il était grand, beau et charmant avec tout le monde mais son cœur dissimulait une noirceur et une duplicité dont nul ne pouvait soupçonner la profondeur et l'existence. Les seuls avec qui il était lui-même, sans faux semblant et en toute honnêteté, affable, aimant et bienveillant, c'était ses chats. Ses chats qu'il aimait car ils étaient des êtres francs, sans être trop loyaux, capricieux, mais pas trop extravagants… En fait, des reflets de sa propre personnalité.

Son apparence était quant à elle, sans aucun reproche, comme tout homme du monde se le doit. Ses cheveux noirs étaient courts et coiffés avec classe mais simplement, ce qui n'en diminuait pas le charme. Ses prunelles sanguines brillaient, derrière un monocle finement ouvragé, de son intelligence, de son mépris, de son amusement des autres, bien que tout cela apparaisse comme de simples qualités aux yeux d'autrui. Un fin sourire sarcastique étirait toujours ses lèvres, donnant un air joueur et avisé à son visage bien qu'il ne s'agissait en fait que de mépris pour la race humaine. Son corps était paré des plus beaux atours sans être extravagants et dépassés : une chemise en flanelle blanche, un veston noir des plus simples avec un pantalon à pince et une redingote noire. Ce qui prouvait sa valeur et son rang, c'était la riche étoffe qui drapait son cou ainsi que l'armoirie faite des plus belles pierres précieuses qui retenait ladite étoffe mais aussi la rapière d'apparat, avec laquelle lui sortait, qui claquait contre des bottes peut être aussi somptueuses que le reste de ses habits tous compris, mis à part le riche parât de sa gorge. Nul ne savait qui était réellement cet homme, ni d'où il venait mais on le connaissait sous le nom de Lord Sebastian Michaelis…

Il rentrait chez lui après une éprouvante journée dans le monde où il avait du affecté à un nombre de sentiments différents qui le révulsaient mais dont son image avait besoin. Il avait décidé, et toutes les jeunes filles à marier de la région le regrettaient amèrement, de ne jamais se marier. Pour excuse, bien que ce ne soit encore que l'un de ses nombreux mensonges, il évoquait un amour de jeunesse qu'il n'avait jamais oublié et dont il espérait encore la mystérieuse réapparition. Cela lui valait la sympathie de tous et éloignait toute prétendante trop ingénue.

Il soupira en caressant tendrement ses chers chats : s'il retournait chez lui, il ne serait pas tranquille pendant encore un moment car l'une de ses connaissances des plus utiles lui avait rabattu nombre de fois les oreilles sur la nécessité de faire un testament pour un homme de son âge encore célibataire. Bien sur, l'idée de sa propre mort était plus que risible à ses yeux étant donné qui il était mais, plus pour obtenir la paix que par envie de gérer l'avenir fictif de son héritage, il avait fini par prendre un rendez vous avec un vieux notaire, qui était l'une des seules personnes au monde à avoir acquis un peu de son respect, quelques temps après l'heure de son retour. Après tout, un jour, il devrait mimer sa mort pour que ces mortel ne se doute de rien et à ce moment là, un testament lui sera bien utile…Il soupira de nouveau : la journée promettait d'être longue… pourvu que Ciel, son seul et unique domestique, est pensé à faire du thé pour l'aider à supporter ces heures futures de formalité…

Vous devez surement vous demandez comment un tel homme peut réussir à vivre avec un domestique sous son toit ? Eh bien la réponse est toute simple : le cœur de ce domestique et aussi sombre que le sien. La vie ne l'avait que trop de fois maltraité, oublié, bafoué, qu'il avait perdu toute désillusion et qu'il ne pouvait tout simplement pas servir un maitre qui étalerait à longueur de journée sa joie excentrique. Entre eux pas de masques, de demies mesures, tant le maitre que le domestique pouvait dire tout ce qu'il pensait, quand il le pensait, quoique qu'avec plus ou moins de tact pour ne pas trop dépasser leurs conditions respectives et sachant qu'il existerait toujours un sujet de profonde discorde entre eux : les chats.

Concentrons nous plutôt sur ces derniers car, quelque puisse être l'importance de leur maitre, ce n'est pas lui le centre de mon récit. La petite famille de chat est composée de quatre membres : la mère et ses trois enfants.

La mère était une belle chatte Bombay au pelage d'un noir profond dont les yeux brillaient telle deux lunes dans un ciel noir d'encre en plient cœur de la nuit. Par affection, le maitre l'avait appelé Duchesse, car c'est ce qu'elle était parmi toutes les races de chats, Yumi, parce que la nuit apportaient des rêves ou des cauchemars et que c'est ce qu'elle symbolisait. Son pelage était le plus doux qu'il puisse exister et elle aimait son maitre très profondément.

Cette chatte avait trois chatons : une fille et deux garçons. La petite chatte était noire comme sa mère bien que ces yeux ne soient pas de la même couleur : elle avait des yeux verts, héritage de son père. La petite était bien mignonne mais elle ne cessait de faire des bêtises, malgré toute sa bonne volonté. Lord Sebastian l'avait appelé May, car elle était né le 1 jour du moi de mai, Linn en l'honneur d'un défunt président américain : Abraham Lincoln.

Son premier frère était de la même couleur qu'un chat européen : d'un doux roux rappelant les rayons du soleil. Mais bientôt, cette couleur évoqua plutôt la manie qu'il avait de tout faire exploser dans l'immense demeure de son maitre. En effet, si le résultat était plutôt noir, il aimait beaucoup créer des flammes orangées qui ressemblaient à son pelage. Le plus surprenant était peut être que malgré tout, il arrivait à faire des œuvres d'art à travers ses méfaits. Son nom, qui au commencement était Roy, synonyme de roi, devient peu à peu Bardroy puisque la phrase préféré de Lord Sebastian le concernant était : « Ca va barder Roy ! » ce qui avait donc fait muter son prénom jusqu'à donner tout simplement Bard. Bien sur, le maitre n'avait jamais donné de suite à ses menaces, aimant trop les chats pour les maltraités.

Le second frère était un chat bleu russe dont le pelage rappelait vaguement à Lord Sebastian la couleur de la chevelure de son domestique. Celui-ci aimait beaucoup les plantes et tout ce qui avait trait, de près ou de loin à la végétation. Son nom était au début Finnian, un nom aux consonances distinguées. Mais comme tous avaient plus ou moins de mal à le prononcer, son nom devient très vite Finny, ce qui était beaucoup plus facile.

A cet instant, pendant la promenade de Monsieur, les jeunes chatons jouaient sur le dos de la jument, laissant leur mère aux bons soins de leur maitre, qui n'était pas en reste pour donner de l'affection à celle-ci. Le long cou de la jument leur servait de toboggan et ils s'amusaient comme des petits fous. La chatte les regardait avec un air attendrit mais profitait de l'exclusivité de l'attention de son maitre : les petits étaient si turbulents que le maitre passaient beaucoup de temps à s'en occuper pour limiter les dégâts.

- Bard, Finny, arrêtez, vous allez tomber ! miaula doucement May, apeurée.

- Froussarde, le risque, c'est ce qui fait la saveur de la vie, mis à part l'art, bien sur ! répliqua Bard en provoquant sa sœur.

La petite chatte alla alors se réfugier entre les pattes de sa mère en se plaignant que ses frères n'étaient pas gentils avec elle. Yumi soupira et expliqua une énième fois à sa fille pourquoi ils se comportaient comme cela avec elle :

- Tu es une chatte May, pas un chat. Les mâles jouent à des jeux dont les femelles sont exclues, c'est la loi de la nature. Nous, nous devons être belles pour plaire à se messieurs pour qu'ils nous courtisent afin de pouvoir former une famille. Notre rôle est aussi important que le leur mais pas dans les mêmes domaines. Comprend donc et lorsque tes frères t'embêteront, pense à ce que je viens de te dire et agis telle une dame, ce seront eux au final qui auront l'air bête et non plus toi !

La petite chatte remercia sa mère en frottant son nez contre le sien, elle eut le droit à une caresse en retour puis elle repartit assister aux exploits de ses frères. C'était là le quotidien de la petite famille féline aristocrate mais elle était encore loin de se douter que les évènements de l'après midi pourraient changer leur vie à tout jamais…

La calèche dans laquelle était tout ce monde s'arrêta devant une magnifique demeure faite de marbre noir, avec des balcons où des roses rouges, des œillets rouges… relevaient la somptuosité de la résidence de ville de Lord Sebastian. Le jardin était splendidement bien entretenu formant un jardin tel qu'on pouvait en voir sous les remparts de certaines villes françaises aux fortifications médiévales. Si l'extérieur pouvait laisser penser que le manoir de Lord Sebastian était sombre, peu éclairé et poussiéreux, quiconque pénétrait en ces lieux n'en restait pas insensible. Tant l'extérieur brillait pas l'opulence d'une pierre rare et précieuse, mise en valeur de toutes les manières les plus subtiles qui soient, l'intérieur ne restait pas en reste : fait de marbre blanc, veiné de noir et rehaussé par un bleu saphir, éclairant à souhait l'espace luxueux et dépourvu de superflu. Des statuts, des tableaux de maitres italiens les plus illustres les uns que les autres, des bouquets de fleurs, toute la décoration dénotait d'un gout certain du propriétaire sans occulté son dégout pour le luxe dépavé, seulement utile pour éblouir l'œil de l'observateur et étouffer l'espace vitale des visiteurs.

Malgré tout, tout ceci n'était encore qu'apparence et l'on ne retrouvait véritablement l'âme du maitre que dans sa chambre que nul, mis à part son domestique et ses chers chats, ne pouvaient en franchir le seuil, du moins s'il tenait à garder sa santé mentale et continuer à conserver son corps de mortel pendant encore un certain temps. N'étant ni l'un ni l'autre, je ne peux donc pas vous décrire en détail cette pièce si mystérieuse. Je peux seulement vous donnez quelques indices comme un immense lit à baldaquin fait de marbre noir en dais rouge sanguin ainsi que des tapisseries qui évoquerait le malin… Peut être que cet aristocrate n'était pas se qu'il paraissait être…Mais nul ne peut affirmer que cela soit vrai ou non car le domestique ne dévoilera jamais les secrets de son maitre sans l'accord de celui-ci…

Lord Sebastian s'installa dans sa bibliothèque en attendant l'arrivée de son invité. Sa bibliothèque était renommée à travers tout le pays pour être la plus grande et la plus fourni en livres de tous genre, même au-delà de celle de sa majesté. Il prit un livre au hasard, pour simplement le feuilleter en attendant que son majordome ne lui apporte son thé ou que son invité ne pointe le bout de son nez.

Toc toc toc… Tient, en parlant du loup, voici le jeune majordome qui arrive justement avec le plateau du Tea Time, toujours aussi ponctuel.

- Entre, Ciel

- Oui, monsieur.

Un jeune homme, d'environ 13/14 ans, entra avec une grâce féline, ce qui est l'une des raisons pour lesquelles Ciel était l'unique domestique de ce manoir. Il tenait ses beaux cheveux bleu cendré et fins coiffés parfaitement, une raie sur le coté de la tête. Un bandeau de velours noir, sur lequel étaient brodé des petits diamants qui formaient l'armoirie de la maison Michaelis, dissimulaient un œil aux reflets saphir ayant subi les souffrances d'un passé mystérieux. L'autre, qui lui était visible, brillait d'intelligence, de force et de mépris, miroir de sa propre âme qui satisfaisait pleinement son maitre. Son corps mince, en de taille moyenne pour son âge, était recouvert de l'élégant habit du majordome exemplaire : une chemise immaculée, resserrée au col par une cravate au noir absolue, un veston, un pantalon et un frac de la même couleur. Le tout très bien repassé, naturellement. Ses chaussures brillaient comme s'il venait de les acheter. Enfin, des gants d'une blancheur presque insolente recouvraient de fines mains en pleine croissance, portant avec grâce et sensualité un plateau d'argent sur lequel était posée une théière en porcelaine de chine, accompagnée de sa tasse.

- Je vous ais apporté votre thé, monsieur. J'ai choisi pour vous de l'Earl Grey pour que vous ayez les idées claires pour l'affaire de cette après midi.

- Excellent choix.

Avec habileté, le jeune domestique servit le thé en silence avant de tendre la tasse fumante à son maitre. Une fois celui-ci servit, il battit retraite vers la porte non se demander une dernière chose à son maitre avant de le laisser déguster tranquillement son seul plaisir de la journée.

- Lorsque votre notaire sonnera à la porte, devrais-je le conduire dans le salon ?

- Non, tu le mèneras directement à mon bureau. Tu sais comme j'ai horreur de laisser trainer ses affaires qui sont d'un tel ennuie.

Un petit sourire s'immisça sur les lèvres de Ciel et il répondit poliment, toujours respectueux quelques soient les conditions.

- Oui, monsieur.

Lord Sebastian l'observa un moment avant de s'autoriser à lui-même un petit sourire.

- Bien, tu peux disposer, viens me chercher à son arrivé.

- Yes, my lord.

Ciel lui fit une courbette et s'éclipsa, laissant son mystérieux maitre à ses pensées, lui-même avait trop des siennes pour s'occuper de celles d'autrui.

Il se rendit dans la cuisine pour finir de ranger les ustensiles qu'il avait sorti pour satisfaire les désirs de son maitre puis il se rendit dans son propre domaine pour réfléchir. Il savait que l'affaire qu'allait mener à bien son maitre concernait sa succession. Il n'avait jamais spécialement été attiré par l'argent mais s'il devenait son héritier, étant le seul être humain assez proche de lui, sa famille ayant mystérieusement disparut, il ne cracherait pas sur le morceau. Il s'imaginait déjà en seigneur et maitre, à faire regretter à tous ceux qui l'avaient humilié, bafoué et détruit leur erreur. Sa vengeance sera terrible. Un sourire des plus satisfait et cruel étira ses jeunes lèvres : oh oui, cette histoire d'héritage tombait vraiment bien…

Le carillonnement de la porte d'entrée le fit sortir de ses pensées. Il soupira mais se dirigea tout de même avec son efficacité habituelle en direction de la porte : c'était un mal pour un bien… Et puis seul son maitre avait su le voir lorsqu'il n'était considéré que comme un déché qui n'avait plus rien d'humain…

La lourde porte d'ébène du hall d'entrée s'ouvrit sur un vieil homme habillé chiquement, compléter par une canne au pommeau d'argent rehaussé par une émeraude dans la première main et d'une chemise en cuir dans laquelle il gardait tous les papiers important concernant Lord Sebastian. Il salua d'un grand sourire le jeune majordome.

- Bonjour, Ciel, comment allez-vous depuis la dernière affaire ?

- Très bien, monsieur s'occupe bien de moi et comment pourrais-je me plaindre d'un tel maitre ?

Le vieux notaire sourit et commença à monter les escaliers d'un pas conquérant et sportif. Mais, il n'avait plus autant l'habitude qu'autrefois de faire un tel effort, aussi s'arrêta-t-il un instant au milieu de l'escalier. Ciel se précipita à son coté pour lui apporter son soutient.

- Courage, monsieur, je vais vous aider.

- Tu es bien aimable mon garçon.

Ce que Ciel n'avait pas prévu, c'est le poids de Maitre Tanaka. Aussi, lorsqu'il arriva au palier du bureau de son maitre, il est complètement à bout de souffle.

- Ve… veuillez attendre… ici mon maitre… je vais aller… le chercher… de ce pas. Tanta d'expliquer Ciel, en reprenant laborieusement sa respiration.

Il dut pour cela monter encore une volée de marche et il s'effondra littéralement au sol en ouvrant la porte de la bibliothèque. Lord Sebastian ne mit pas de temps à comprendre ce qu'il se passait : à chaque fois que sa vieille connaissance venait, Ciel se surpassait et finissait toujours dans le même état. Avec un semblant de rire dans la voix, il commenta la situation.

- Eh bien, je vois qu'une fois de plus mon invité ne t'a pas épargné. Je vais y aller, va te changer et reprendre tes esprits.

Une voix d'outre tombe lui répondit gracieusement :

- Merci, maitre.

Puis Ciel s'effondra de nouveau au sol, laissant son maitre sortir et rejoindre son invité, seul. Néanmoins, Ciel n'obéit pas tout de suite à son maitre et apporta de nouveau du thé dans le bureau. Le notaire le remercia d'une façon très intéressante :

- Ho ho ho.

En effet, dès lors que le vieux Tanaka se retrouvait en possession d'une tasse de thé, le seul son qui sortait de ses lèvres était ce fameux : ho ho ho.

Ciel retourna dans son antre en ouvrit la connexion avec le bureau de son maitre : habituellement il l'utilisait seulement lorsque ce dernier le lui demandait, pour analyser certaines des discussions qu'il pouvait avoir avec autrui. Aujourd'hui, il s'en servait à des fins personnelles mais personne ne le saurait jamais… Il profita de ce temps là pour repasser son linge et plier le reste : ainsi, il ne resterait pas inactif et son maitre ne se douterait de rien. Tout était dans les détails car chacun d'entre eux avaient un œil exercé pour repérer le moindre pas de travers, le plus petit indice qui pourrait mettre tout un plan en déroute…

Dans la bibliothèque, ne se doutant de rien, les deux compères se racontaient des évènements auxquelles Ciel ne connaissaient pas l'existence : la première fois qu'ils se sont rencontrés.

- C'était ta toute première entrée dans le monde mais tu avais tout cet aplomb que l'on te connait aujourd'hui et tu ne te laissais pas marcher sur les pieds.

Le vieux notaire sourit avec amusement de son souvenir puis reprit sa tasse de thé, avala une chaude gorgée avant de reprendre.

- Ho ho ho.

- Bien sur, Maitre Tanaka, bien sur… Mais si vous posiez un peu votre tasse, peut être vous comprendrais-je mieux…

Maitre Tanaka suivit son conseil et s'excusa auprès de son hôte. Il allait de nouveau évoquer le passé lorsque Sebastian orienta plutôt la conversation dans le sens où il le souhaitait, à savoir faire son testament.

- Mon cher Tanaka, vous savez à quel point j'aime évoquer le passé mais pour le moment, je suis très occupé, aussi j'aimerais que nous nous attelions au plus vite à ce pour quoi je vous ais fait venir : la rédaction de mon testament.

Maitre Tanaka redressa son monocle sur son nez et s'installa confortablement dans le fauteuil du bureau où Sebastian lui avait prié de s'installer : le vieil homme gentil et aimable c'était transformé en l'espace d'une demi seconde en un vieux renard de juriste contre qui personne n'avait jamais gagné : c'est l'une des raisons pour lesquelles Sebastian l'avait conservé dans ses très proches connaissances… On ne sait jamais quand on aura besoin d'un homme de justice…

- Qui seront les bénéficièrent, Lord Sebastian ?

Sebastian prit son temps avant de répondre, sachant qu'après sa mort, qui adviendra seulement quand il l'aura décidé, ce petit bout de papier dans lequel il va énoncer ses dernières volontés deviendra d'une valeur inestimable pour ceux qui seront ses héritiers… Son regard tomba alors sur une petite boule de laine oublié par l'un de ses chatons dans la pièce. Un sourire se mit à flotter sur ses lèvres… Il tenait peut être son idée…

- Ciel sera l'usufruitier de ma fortune mais l'ensemble reviendra à mes chats dont il s'occupera, du moins jusqu'à la mort du dernier de mes chats. A ce moment là, il pourra investir totalement ma fortune. Voilà ce que je veux, ne me restant aucune famille mis à part ces êtres là…

Maitre Tanaka, laissa sa plume en l'air, le temps de bien vérifier ce qu'il avait cru comprendre : pour un acte juridique si important que le testament, il ne pouvait se permettre de faire les choses à l'a peu près.

- N'est-ce pas un peu risqué de laisser toute cette fortune à la charge seul de votre majordome ?

Sebastian croisa les doigts sous son menton et donna le fond de sa pensée : chaque acte ou parole faite par lui recelait toujours un fondement plus profond…

- Je sais qu'il saura parfaitement se servir de cette fortune mais je compte sur vous pour que soit bien clair que ma volonté est, qu'avant tout, l'avenir de mes chats et leurs descendants soit garanti.

Dans sa petite chambre sous les toits, Ciel ne savait comment prendre la chose : d'un coté il recevra toute la fortune d'un aristocrate tel Lord Sebastian mais, d'un autre, il passait après les chats. Il se sentait flatté mais en même déçu, extrêmement déçu. Il réfléchit longuement et prit la décision suivante : il allait cacher les chats loin de leur maitre jusqu'à sa mort pour pouvoir obtenir l'héritage et ainsi se venger, puis, une fois cela fait, il fera chercher les chats et s'en occupera selon la volonté de son maitre qui sera défunt, malgré tout le dégout qu'il pouvait avoir de ses bestioles. Il le devait bien à son maitre pour tout ce qu'il avait fait, fait et fera encore pour lui. Il ne ferait que suivre le testament, dans le sens inverse seulement. Maintenant le tout était de savoir : comment faire disparaitre les chats pendant ce laps de temps ?

Une idée germa dans sa tête pendant qu'il poursuivait tranquillement les tâches de sa journée de domestique… Si tout ce passait bien, ce soir il sera l'unique bénéficiaire d'une somme colossale… Ce soir, la première partie de sa vengeance pourra se mettre en place… Ce soir…

A suivre...

Un petit commentaire pour que je puisse poster la semaine prochaine.