Salut tout le monde ! Alors voilà le dernier chapitre de ma fiction. Dernier ? *bouhou* Étrangement je m'étais beaucoup trop attachée à cette fic. Du coup j'osais pas publier ce chapitre. Mais bon après je me suis dit qu'il fallait pas agir comme une gamine. Haha !

BigLoolie : C'est vrai que pour le coup la joie n'est pas au fixe. Enfin à la base ma fic n'est pas vraiment joyeuse en soi. Tu aimes la reine o_o ? (Pour le drame ?). Un choix XD ? Soit il choisi Ciel...soit il choisi Ciel. Mdr c'est pas un choix ça XD ! Pour le coup euh...aucune des versions ne s'approche vraiment. Un chapitre plus joyeux ? Ouh...*se cache*. Merci pour ta review :) !

Yuki-sama : Oh mercii ! Euh, combien de chapitre hein...? Euh pour le coup la sortie de ce chapitre ne risque pas de te faire plaisir puisque c'est le dernier...ahem. Ah toi aussi tu n'aimes pas le culcul la praline ? *tope là copine* Merci pour ta review :) !

Twilight-and-Blackbutler : Haha, c'est carrément WTF haha ? Remarque venant d'un être bizarre comme moi...Merci pour ta review :D !

Marechal Rattus : Oh oui la pluie, elle est resté d'ailleurs chez moi quel bonheur ! Haha, c'est vrai que ça parait assez ridicule comme raison. Mais bon vu que la reine a toujours été un peu cinglée...haha ! Merci pour ta review :D !

Dark-schiffer : Roh roh merci beaucoup ! Que de compliments...*brah du coup j'ai ce sourire ridicule sur mon visage en forme de banane brah !*. Merci pour ta review :) !

Mangakadu14 : Et bien et bien pauvre Ciel xD ! Non mais comment il peut haïr Sebastian qui est toute sa vie :o ? (ouai dit comme ça, ça fait guimauve, mais en soit ça reste normal.) Ah ah...Ah ce que je vois tu n'aimes vraiment pas Sebastian, comme depuis un petit moment en fait XD ! Merci pour ta review :) !

Mimirose : Ha bah Sebastian est méchant et toi ça te fait rire hein XD ! Quelle cruauté haha ! Merci pour ta review :) !

Bissenshi : Ah bah la pour le coup, c'est de la révélation. Se réconcilier risque d'être dur quand même. Mais bon avec la force de l'amour...(non je ne peux pas dire des trucs comme ça !). Merci pour ta review :) !


Mes bras étaient toujours autour de son dos. Je n'ose pas les détacher. Mais cela me gène tout autant de rester dans cette position. Au bout d'un moment il met fin à ce malaise.

"Ciel, lâche moi maintenant." Mes mains retombent lourdement sur mes cuisses. Je m'assois sur une chaise. Rah mais pourquoi je me laisse faire comme ça ? Après tout, s'il ne m'a toujours pas tué, c'est qu'il n'en est pas capable non ? Alors...Je ne risque rien. Je me relève alors et revient vers lui. Me voyant il élève la voix.

"Qu'est-ce que tu comptes faire ?".

"Je...Prends-moi dans tes bras s'il te plait." Il se met à rire.

"Tu crois vraiment que je vais faire ça ?". Moi ça ne fait pas rire.

"Tu m'apprécies non ? Sinon tu m'aurais tué." L'espace d'une seconde était passé et il se trouvait déjà à mes côtés, le revolver pointé contre mon thorax.

"Ne me tentes pas...Ciel." Je ne sais pas si c'était pour me faire peur, mais il venait de murmurer mon prénom près de mon oreille. Mais je n'étais pas du tout terrorisé, non c'était l'excitation qui s'éveillait en moi. C'est ridicule...Mon corps tremblait. Il passa sa main sur mon ventre pour la redescendre sur ma cuisse.

"Et bien alors Ciel, tu trembles ? Tu as peur de moi ?". Cette sensation chaude se répandait de plus en plus. J'avais l'impression de m'être transformé en une boule de nerf.

"Non." Le pistolet qu'il tenait dans son autre main, glissa lentement sur mon corps pour se retrouver sur ma tempe.

"Ah. Maintenant ce n'est plus à ton père que tu mens mais à moi. Oh quoi que tu me considères comme un père non ?". Là je ne peux pas le nier, ça fait mal. Pour le coup il a vraiment bien choisi ses mots s'il voulait me faire souffrir. Dos à moi il me colla brusquement contre son torse m'attrapant alors par le cou.

"Ciel tu sais je sens très bien que ton corps tremble et que tu es tout tendu. D'ailleurs c'est moi ou ton rythme cardiaque à accéléré ? Je peux sentir distinctement sous mes doigts ton pouls." Sa voix me paraissait étrangement beaucoup plus douce.

"Ça Sebastian, c'est parce que tu m'excites beaucoup trop." Il eut un silence, puis il se mit à rire fortement. Sa main sur mon cou se détendit légèrement. Et très, non trop lentement il embrassa ma nuque.

"Ciel je vais être clair, je ne suis en aucun cas amoureux de toi." Un sourire amer se fait sur mon visage, ce n'est pas comme s'il pouvait l'être même sans toute cette histoire.

"J'ai toujours détesté les enfants." Un silence. Je froisse entre mes doigts mon gilet. Je n'aime vraiment pas ce que j'entends.

"Mais tu es le seul que je ne hais pas." Je ne sais pas trop comme je dois le prendre. Il n'y a plus d'espoir à se faire. Plus que quelques opportunités de pouvoir me rapprocher de lui peut être...

"Pourquoi me dire ça que maintenant ?". Mes yeux restent vers le sol, je n'ai même pas envie de voir son visage. Non, c'est plutôt que je n'ai pas envie de perdre tout contrôle à cause de son regard brûlant.

"Ciel, ce que j'aime bien chez toi c'est ton intelligence, alors s'il te plait réfléchis un peu." Alors que je réalise enfin où il veut en venir je sens mon coeur s'agiter. Il veut me tuer. Maintenant. Il voulait tout me dire avant de le faire. Surement que je lui apporte trop de complications. C'est sûrement la pire mort que je puisse avoir finalement.

"Vu ton air dépité tu viens de comprendre." Sur le coup, je n'osais rien faire, je ne voyais pas ce qui pourrait me sauver.

"Vu que c'est la fin pour moi. Accorde moi juste quelques minutes de ton temps et écoute moi. Sûrement que pour toi je ne suis rien. Qu'un enfant que tu dois tuer avant de te faire disputer par la reine. Une simple mission. Mais même si je suis honteux à entendre mes propres paroles. Je t'aime Sebastian. Je sais que je suis jeune, que je n'y connais pas grand-chose. Mais pour moi tu es ce qui m'est arrivé de mieux. Je ne pourrais jamais regretter. Si je devrais reconsidérer mon choix, je te choisirais à nouveau malgré ma mort. Ma vie à toujours été fade, j'ai toujours été seul et triste, j'avais comme un douloureux vide. Tu l'as comblés pendant un certain temps et m'a fait sentir un peu moins seul. Et rien que pour ça je voulais te remercier. Tu dois sûrement souvent tuer. Et même si tu dis faire ça sans émotion, je suis quand même sûr que ça ne te fera pas rien de me tuer. Mais si tu le fais, évite de le faire avec sourire ou même avec quelle qu'on que emotion. Reste neutre et froid. Mais juste avant s'il te plait embrasse moi une dernière fois."

Il pose son revolver et s'approche de moi. Mon corps tremble à ce que je m'apprête à faire. Il ne faut pas que je me loupe. Sinon là je serais définitivement foutu. Il se penche vers moi, sur le coup j'avoue toute mon âme à vibré. Et quand il posa ses lèvres c'était encore pire. Je n'arrivais même pas à contrôler mon corps. Mes yeux se fermèrent sans même que je m'en rende compte. Cette sensation, c'est comme si je la comprenais vraiment. Quel chanceux ai-je été. Je pouvais avoir ça quand je voulais. Mes yeux humides se vidaient encore plus dû à sentiment amer. Contrairement à moi, il ne semble pas du tout être perturbé. Sa langue entre dans ma bouche, quelle agréable sensation. J'aimerais tellement continuer à goûter à ce plaisir. Pourtant à contre coeur je ressors un couteau que mon père m'a fait promettre de garder toujours sur moi. Mes yeux pleurent, mon coeur se serre, ma main tremble. Alors vite je l'enfonce dans sa cuisse pour ne pas le tuer mais juste assez pour me protéger de lui. Je le sens sourire contre mes lèvres. Je me retire violemment et cours vers la porte.

"Ciel..." Resserrant ma main sur la poignée je retourne le visage vers lui. Il est assit au sol avec un grand sourire.

"Tu as vraiment du culot." Si je quitte cette pièce, est-ce que je le reverrais un jour ? Non sûrement pas... Je le regarde alors une dernière fois avant de fermer la porte. Une fois sortie je me laisse glisser sur le sol. Alors c'est tout ? C'est fini ? Je mets ma tête entre mes genoux et me met enfin à évacuer toute ma souffrance, vraiment, pour la première fois depuis longtemps. Mon corps, chaque endroit qu'il a touché, mes lèvres, tout me brûle.


"Désolé ma reine, mais je ne peux pas le tuer. S'il vous plait donnez moi une autre tâche n'importe quoi, mais sauf ça...Laissez-le en vie."

"Dire qu'un seul gamin a réussit à vous avoir, vous, mon meilleur élément...Mes doutes étaient bien fondés...Ecoutez Duc, très bien je vais le laisser en vie. Et je vous demande une seule chose. Détruisez-le. Faites le espérer. Dites lui enfin que vous l'aimez. Et après abandonnez-le, plus jamais il ne sera le même. Loin de vous il redeviendra un bon garçon et se reprendra en main cherchant à se consoler parmi la société."

"Très bien. Je suppose que je ne pourrais pas le revoir."

"Et bien...lorsqu'il aura 18 ans si vous voulez mais au moment où vous l'abandonnerez vous le perdrez pour toujours très chère Duc...Oh et pour éviter qu'il vous cherche installez-vous à Manchester et faites-vous appeler Sebastian...Elusive, comme vous êtes et serez à présent."


Sebastian se trouve à l'hôpital. J'ai appelé les médecins, je n'ai pas pu m'en empêcher. Je ne pouvais pas le laisser le vider de son sang. J'espère qu'il va bien. Je suis chez moi, seul. Tout à coup j'entends mon chien aboyer. J'essuie alors mes yeux humides et vais vers lui.

"Sebastian !". Ma voix trembla légèrement à ce nom. Mais j'occultais cela très vite de mon esprit, il ne fallait pas que je craque. Mes bras se resserre sans vraiment que je le décide. Je crois juste que j'avais besoin de ça... . Mais bon, il faut que j'arrête, c'est fini. D'ailleurs je n'arrive pas trop à le réaliser. Je me relève, j'ai l'impression de me réveiller d'un rêve. C'est une sensation atroce. Autant allez promener mon chien, cela me fera du bien, après tout ce n'est pas comme si j'avais autre chose à faire. Maintenant il va falloir que je me remette à faire des activités "saines". De toute façon je ne voulais pas tout arrêter le premier ? J'étais vraiment stupide, si ça se trouve si j'aurais continué je serais en ce moment dans ses bras. Un haut de coeur. Je me lève rapidement et emmène Sebastian avec moi.

En sortant dehors le soleil m'aveugle. Je n'ai jamais ressenti un aussi grand vide. Non cette condition ne va pas. Je veux le voir. Laissant mon chien dans le jardin, je cours appeler une voiture pour venir me chercher et me dépêche de me préparer. Une fois prêt je descends et vois le fiacre dans ma cour. Je me précipite vers lui et entre rapidement. Je demande alors au chauffeur d'aller à l'hôpital où se trouve Sebastian. Durant tout le voyage j'étais anxieux. Je ne savais vraiment comment cela allait se passer. J'étais un peu inquiet. Mais une fois dans l'hôpital, j'oubliais tout ça. Je sortis du fiacre sans même l'aide du cocher. Je lui donnais son argent rapidement puis me dirigea à l'intérieur du bâtiment. Les lumières glauques, l'odeur de désinfectant, cette couleur blanche horrible, je déteste vraiment les hôpitaux. J'essayai de me calmer et me dirigeai vers l'accueil.

"Bonjour, dans quelle chambre se trouve...Se-..." Je butai sur son prénom, ma voix tremblait trop. Je respirai alors un bon coup et essayai d'être naturel.

"Pardon, oui donc dans quelle chambre se trouve Sebastian Michaelis ?". Elle me regarda étrangement.

"Vous êtes de la famille ?". Mon visage se décomposa, si je ne l'étais pas, elle ne me laisserait pas entrer surement.

"Oui, je suis son fils." Cela me faisait tellement bizarre de dire ça.

"Ah... Bon euh, c'est la chambre 308." Une fois qu'elle eut dit le numéro, je lui dis un rapide merci et me mis à chercher cette chambre. Je voyais les numéros défiler devant mes yeux, sans jamais voir le bon. Je le vis alors au fond du couloir affiché sur une porte. Mon coeur s'accéléra. Est-ce que j'ai vraiment bien fait de venir ? Oh, après tout maintenant que je suis là, je ne vais pas fuir. J'inspire et vais vers la porte. Je colle ma tête dessus essayant de voir s'il y a du bruit, mais je n'entends rien. J'ouvre alors doucement la poignée. Une fois à l'intérieur je sens mon coeur s'affoler. Je referme doucement derrière moi. Sebastian est là, endormis. Il semble si paisible comme si sa blessure n'était rien. Je m'approche alors sans faire de bruit, prends une chaise et m'assois. Ma main passe doucement sur son visage, il est froid. J'ai envie de l'embrasser. Je regarde alors que personne n'est là et me penche vers son visage. Qu'est-ce que je fais ? Tant pis. Je pose ensuite doucement mes lèvres contre les siennes, mais tout à coup ses yeux s'ouvrent. Je me recule alors vivement. J'ai peur de sa réaction. Ses yeux se posent sur moi, je ne comprends encore pas son regard.

"Tu es vraiment bête. Pourquoi tu as appelé l'hôpital, pourquoi es-tu là, tu n'as pas peur de moi ?". Il semble épuisé.

"J'avais envie de te voir." Il se met à rire.

"Pour que je te tue ?". Ma voix se bloque dans la gorge. Qui es-tu Sebastian Michaelis ?

"Comment tu as fait pour me regarder dans les yeux en me faisant l'amour alors que tu as toujours voulu me tuer ?". Ses sourcils se froncent.

"Tu sais contrairement à ton père je n'obéis pas à la reine par loyauté. C'est juste que je lui devais un service. " Il ne répond pas à ma question. Bien trop évident de sa part. Je le vois alors se lever enlevant toutes ses perfusions. Mes yeux s'écarquillent, alors que ça fait tellement mal, comment fait-il pour avoir un visage aussi froid, j'en ai un frisson désagréable. Il se retourne alors vers moi, on dirait qu'il est si énervé, finalement je me demande bien qu'est-ce que je fais ici...

"Bon allons y, je n'aime pas les hôpitaux on parlera chez toi." Je n'ose rien lui dire et le suis sans même réfléchir, je suis trop fatigué pour ça... Bizarrement les infirmières en nous voyant sortir ne disent rien, c'est étrange. C'est comme si elle ne voyait rien. Mon fiacre est toujours devant comme si c'était naturel Sebastian monta dedans et m'invita à le rejoindre. Une fois assis mon regard dériva sur sa cuisse. M'en rendant compte je remontais immédiatement mon regard, mais il croisa le sien... Ses yeux me fixant avec une telle intensité. Il se mit à rire, je me figeais. Mon corps était comme crispé sur la banquette.

"Ah, ne t'inquiète pas, je n'ai pas eu mal". La situation ne semble même pas le gêner.

"Désolé...". C'était sorti de ma bouche sans même que je puisse le réaliser. Comme si mon cerveau réagissait par instinct de survie.

"Pourquoi tu t'excuses ? Moi je voulais te tuer, ce n'est pas mieux. Et puis tu as fait exprès de ne pas viser un organe vitaux non ? Tu as laissé passé une microseconde avant d'enfoncer le couteau et de finalement dévier sa trajectoire initiale." Comment a t'il fait pour remarquer tout ça... Dans ce cas pourquoi s'est il laissé faire ?

"Sebastian pourquoi tu n'as pas évité le coup ?".Il ne répondit pas. De toute façon je ne m'attendais pas à une réponse. Les paysages défilaient, le ciel semblait s'être assombris. Je me sentais mal, mes membres se crispaient et mon visage se voilait d'une grimace. Ce n'était pas l'ambiance qui me rendait mal à l'aise. Ni même vraiment la peur qui me tiraillait le ventre. C'était le fait que j'étais juste en face de Sebastian et que je ne pouvais absolument pas le toucher ou bien l'embrasser. C'est idiot, mais c'est comme ça. Je baisse ma tête regardant mes pieds puis finalement l'interpelle.

"Sebastian ?". Je peux l'entendre respirer, et d'après les bruits de froissement il a du changer sa position.

"Pourquoi es-tu devenu aussi méchant et distant avec moi ?". Mon cou me fait mal, j'aimerais relever la tête, mais je ne dois pas.

"Je ne suis pas méchant, c'est juste que je ne vais pas te donner de l'affection dans cette situation, enfin je ne me vois pas faire ça." J'ai l'impression qu'avec lui, je n'aurais pas le dernier mot.

"Ah...Tu veux toujours me tuer..." Cela me fait tellement bizarre de poser cette question.

"Non." Le vide. La situation de malaise est pourtant toujours là. Mais...qu'est ce qui se passe ?

"Dans ce cas, on peut faire comme si rien de cette journée n'étais arrivé ?". Je préfère tout oublier, si seulement je peux de nouveau être avec lui.

"Si, c'est ce que tu souhaites..." Il semble complètement indifférents, comme si tout cela était normal.

"Pourquoi, ne veux-tu plus me tuer ?". Je relève alors mes yeux. Mon coeur s'arrête. Sebastian est assit, l'obscurité faisant ressortir son regard arrogant. Je ne l'ai jamais autant trouvé magnifique.

"Je t'aime." Cette phrase prononcer sans aucun tact, ni romantisme. Dit si vite. Sur le coup, je ne réalisais même pas ce qu'il me dit. Mais en comprenant mon coeur s'accéléra. Certains diront que c'est dit de la mauvaise manière, moi je dirais que c'est la meilleure.

Durant un bon moment il eut un silence. Je n'osais plus rien dire. C'était tellement long, je commençais à devenir fatigué. Je regardais alors Sebastian, grand, fort, et dégageant un parfum si enivrant, si sombre... Hésitant je m'asseyais à côté de lui. Il lança un regard furtif en ma direction totalement froid. Je ne savais pas comment faire pour déjà le toucher, donc j'étais un peu gêné. Je me forçai alors à poser ma tête contre son torse. Mais mon corps était tout crispé, je dois vraiment être ridicule. Je sentis alors Sebastian m'entourer de ses bras. Je ne dis rien. J'étais juste heureux.


Lorsque je me réveillais j'étais dans mon lit. Que s'était-il passé entre temps ? Je ne m'en souviens même plus. Je me rappelle juste m'être assoupie sur Sebastian...D'ailleurs, où est-il ? Je me dépêche alors de courir dans les couloirs pour finalement enfin le voir, il est tranquillement assit contre le rebord d'une fenêtre, son visage est inexpressif.

"Ah, tu es réveillé." Je n'ose pas vraiment m'approcher. C'est comme si je réalisais enfin à quel point notre relation est vraiment bizarre. S'il déjà il ne ferait que juste me caresser ça me ferait étrange, alors si on couchaient ensemble... Non il ne faut pas que je pense à ça. Ah, ça parait tellement diffèrent maintenant. Je m'avance respirant profondément. Mais une fois près de lui je suis comme paralysé. Son regard alors se dirige alors lentement sur moi. Si froid...mais quelque part, si chaud ! Je restais longtemps à juste le regarder, il ne disait rien. J'entendais juste le bruit de sa respiration. Je n'étais pas habitué à le voir de cette manière. A la fois si inconnu, mais si proche...

"Ton père rentre ce soir. Il s'inquiète pour toi. D'ailleurs il n'était pas très content de savoir que j'étais encore avec toi, je vais surement m'en allez." De quoi, partir maintenant ? Je le retiens alors par la manche.

"Mais je croyais, qu'il avait finalement accepté notre relation." Il se met à rire.

"Quel père accepterais le fait que son fils de 12 ans couche avec un homme qui a le double de son âge ? Je ne sais pas ce qu'il t'a dit. Mais s'il m'a fait venir c'était pour que je te dise qu' il y aura plus rien entre nous." Mon visage se décompose. Je tire un peu plus sur ma manche.

"Mais on se verra quand même non ?". Je le sens mal tout d'un coup. J'ai l'impression de ne plus rien comprendre.

"Oui bien sûr, après tout je viens souvent ici pour les affaires." Ma gorge se noue.

"Mais, on ne se parlera pas ?". Il caresse ma tête.

"Si, j'ai bien le droit de te parler." Il fuit la conversation ou quoi ?

"Mais...mais on...on fera comment pour s'embrasser ?". Un silence. Je crois qu'il ne s'attendait pas à ça.

"On trouvera forcement un moment où on sera seul tous les deux." Cela ne me convient pas. J'ai l'impression que c'est comme s'il se débarrassait de moi. Et puis au final, il ne va pas si souvent que ça chez moi. Mes lèvres tremblent alors à l'annonce de ma question.

"Mais, dis-moi on pourra toujours coucher ensemble ?". Pour la première fois depuis cette journée son visage devient vraiment expressifs. Il semble...surpris ?

"C'est vrai que ça risque d'être compliqué. Mais ça ne te dérange pas, si ?". C'est un blague ? Je commence alors à vraiment m'énerver. Après tout, depuis ce matin j'encaisse encore et encore mais là c'est vraiment plus possible !

"Tu rigoles la ! Bien sûr que ça me dérange ! Si on ne fait que s'embrasser...On ne ressemblera même plus à un couple ! Depuis ce matin j'ai l'impression d'être juste un enfant encombrant pour toi. Très bien, tu es plus fort que moi, tu étais censé me tuer. J'ai encaissé en faisant mon air triste, mais au final je suis énervé. Tu n'es plus le même, tu es froid distant juste parce que tu m'as dit la vérité. Je ne sais pas si tu fais ça pour te donner des faux airs, mais ça me met en colère. Je ne sais même pas ce que tu attends de moi ! Alors va s'y dis moi parce que la franchement je ne comprends plus rien ! ". Il soupire.

"Ciel, tu te plains de mon attitude mais j'ai toujours été comme ça. En soit je n'ai pas changé, c'est juste que le contexte m'empêche de te cajoler. Ciel, je viens de te dire que je voulais te tuer mais j'ai l'impression que tu ne réagis même pas. Ce n'est certainement pas à moi de te dire ça. Mais je pensais que tu allais crier, pleurer ou même me frapper. Tu n'as rien fait. Et ça aussi ça m'énerve Ciel. Arrête de ne penser qu'à toi. Au final tu me critiques, mais toi tu es horrible quand je ne m'occupe pas de toi. Alors je te pose la même question. Je représente quoi pour toi ? Un deuxième père ou juste quelqu'un pour te donner de l'affection ? Surement tout sauf la personne dont tu es amoureux non ?" Tout à coup j'ai vraiment l'impression d'être fautif. Ce qu'il m'a dit m'a fait mal. Je n'ai fait penser qu'à moi, et jamais une seule fois j'ai pensé à ce qu'il pensait lui. En fait je n'imaginais même pas qu'il puisse accorder de l'importance à mon amour pour lui. Je suis vraiment nul...

"Écoutes Ciel, je suis un adulte, tu es un enfant...Jamais ç-"

"ARRÊTE ! Tu dis n'importe quoi. Oui je suis un enfant et alors ? Que j'ai 12, 20 ou même 50 ans ça ne change rien au fait. Tu dis que je n'ai pas réagis mais tu voulais que fasse quoi hein ? Quand tu m'as dit ça, je me suis tu, je n'avais rien à dire. Et puis si j'aurais parlé j'aurais...J'aurais commencé à perdre toute trace de dignité." Il se repose alors sur le rebord de l'escalier puis commence à me parler sans même une fois me regarder.

"Ciel, je ne te tuerais pas, car je me suis un peu trop attaché à toi. Mais je ne peux pas continuer avec toi, je suis désolé." Hein ? Déjà ?

"Je ne t'embêterais plus. D'ailleurs, je vais sortir définitivement de ta vie. Tu ne me reverras plus comme ça ça ne te fera pas souffrir, et ça nous évitera de recommencer pour au final se détruire à nouveau." Par réflexe ma main avait agrippé de toutes mes forces sa manche.

"Non arrête. Je préfère que tu me fasses souffrir mais que tu restes avec moi." Il se prend la tête dans les mains.

"Tu te rends compte de tes paroles Ciel ?" Ma main glissa sur la sienne puis je le regardais avec peine.

"Ciel, arrête. Ne crois pas que c'est facile pour moi. S'il te plait, j'ai déjà assez sacrifié de choses pour toi."

"Et alors quoi ? Maintenant qu'on la fait tu te casses c'est ça ?" Jamais je ne parlais aussi vulgairement avant...Qu'est-ce qu'il m'arrive ?

"Ciel...Tu crois vraiment que si ce qui m'intéresserait ce serait que le sexe je partirais maintenant ? Ciel, je devais te tuer. Et là je ne le fais plus. Si je pars, ce n'est pas juste comme ça. Réfléchis y." La Reine est donc encore responsable de mon malheur ?

"S'il te plait reste au moins juste le temps qu'on se fasse des adieux un peu plus convenable." Je m'approche mais il me stoppa.

"Des adieux convenables ? Tu veux dire que l'on fasse l'amour c'est ça ? Pour souffrir encore plus après de voir tout ce qui est perdu hein ? Cela ne marche pas comme ça Ciel, adieu." Mes yeux s'écarquillèrent. Je le voyais descendre les escaliers mais mon cerveau ne voulais pas le réaliser. Quand il fut près de la porte la vérité me retomba dessus.

"Sebastian, attend !". Il ne se retourna pas et enclencha la poignée.

"Désolé, mais c'est mieux comme ça." Lorsqu'il sortit je le suivis malgré ma tenue légère et le froid qui me transperçait la peau.

"SEBASTIAN !". Il rentra dans un fiacre, il avait donc déjà tout prévu...Lorsque qu'il commença à avancer il posa une dernière fois ses yeux sur moi. Je n'oublierais jamais ce regard, jamais...Car pour la première fois et surement la dernière je voyais de la tristesse dans son regard.


Cela fait maintenant 5 ans que je n'ai pas vu Sebastian. J'ai maintenant 17 ans. Mais à présent je me sens mieux. J'ai grandis depuis, et pas que seulement en taille, d'ailleurs je suis toujours plus petit que mon père, je fais la taille de ma mère maintenant...Je me promène actuellement avec mon chien dans les rues de Londres. Je dois me rendre à l'entreprise de mon père pour travailler. Mais juste avant je prends l'air. Cela me rend nostalgique. En ce qui concerne l'amour, j'ai fini par apprécier Elisabeth. Elle est simple, jolie, et sa bonne humeur arrive à guérir ma blessure au fil du temps.

Mes yeux regardent au loin. Je me demande bien ce qu'est devenu Sebastian. Peut être mort quelque part, je ne sais pas...Mais je dois avouer que cela ne me laisse pas de marbre rien qu'à l'idée que plus jamais je le verrais. Parfois, il m'arrive dans la nuit de me réveiller brusquement croyant l'entendre parler ou rire. Oui, ma blessure n'est pas guérie totalement. Il y a des moments où je demande même quelle serait ma réaction si je le revoyais. Je plaquerais tout ? Non, de toute façon ceci n'est pas probable. Et puis maintenant je ne suis plus le petit garçon...naïf ?

J'ai déjà essayé de le chercher. Mais rien, le néant. Introuvable. C'est comme ça. Enfin bon, arrêtons de penser à ça. Maintenant je travaille, et il ne faut pas que je sois en retard. Etant doué en dessin je suis affecté à la conceptualisation des jouets Phantom. Il faudra quand même que je trouve autre chose. Je n'ai jamais vraiment aimé être pistonné par mon père...

*BAM*

Un homme vient de me rentrer dedans.

"Pardon, jeune homme." Mon coeur se serra quand il parla. Quelle sensation étrange.

"Faites attention où vous marchez !". J'avançais alors n'y prêtant pas attention.

"Il a vraiment changé..." Ciel avançait loin devant lui sans même remarquer que l'homme qu'il venait de bousculer n'était un simple homme. C'était Sebastian, inchangé, toujours le même visage l'observant.

"Si seulement on s'était rencontré avant tout ça. Si seulement la reine ne m'avait pas sauvé ce jour là. Si seulement je n'étais pas un homme à principe. Sans tout ça, j'aurais pu être avec toi Ciel."

FIN


Donc voilà c'est la fin de cette fic ! Je vous remercis tous pour m'avoir suivis jusque là. Je remercie tous mes lecteurs de l'ombre mais également ceux qui m'ont reviewé. (Un petit clin d'oeil a Bissenshi qui a été ma béta pendant un temps. D'ailleurs encore désolé parfois je suis une chieuse !). Et sinon que rajouter. Ah oui je vous souhaite à tous de profiter de ces vacances ! Même si on est déjà en août...bisous à tous ! Je vous aimes mes lecteurs !