N/A : SURPRISE 6+J !
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Chapitre 21 :
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Le conteneur était grand, profond, froid et industriel. Ses parois étaient ondulées et métalliques. Il avait été divisé en deux parties, séparées par une cloison épaisse. En son milieu, une énorme baie vitrée incassable permettait de voir ce qui se passait de l'autre côté, et à droite, une petite porte en donnait accès.
Des câbles électriques pendaient ça et là, attendant d'être connectés à l'ordinateur, au tableau des commandes, au minuteur, aux capteurs et aux différentes caméras. Chaque fil avait un code couleur et une fonction bien spécifique : le son, l'image, la lumière, les ondes, … Rien ne laissait place à l'erreur. Tout avait été minutieusement calculé, étudié et planifié. Un énorme schéma qui retraçait de façon détaillée le système nerveux de leur projet était affiché sur le mur de gauche.
Cela faisait des jours, des semaines qu'ils travaillaient sans relâche à son installation. Ils étaient épuisés. Mais ils n'avaient pas le choix. La peur au ventre, ils suivaient les ordres qu'IL leur donnait. C'était leur unique porte de sortie, leur survie en dépendait. Greg s'essuya le front dégoulinant de sueur. Il ne s'en rendit pas compte mais il traça un trait de graisse noire à l'endroit où son pouce releva la goutte de transpiration. Le martèlement de la canne sur le sol ricocha sur les parois et se fit de plus en plus distinct. Le bruit étouffé de semelles en cuir l'accompagnait. Les pas étaient déterminés, sûrs. IL s'arrêta à sa hauteur et s'appuya de ses deux mains sur le pommeau scintillant. L'ingénieur leva les yeux et se redressa du dessous de sa table de contrôle. Il se frotta nerveusement les mains sur un morceau de chiffon. M. Gold, vêtu impeccablement, le costume tiré à quatre épingles et la cravate précisément nouée, attendait patiemment que le jeune homme s'explique :
- « C'est bientôt prêt.
- Combien de temps ? » Aucune émotion ne se lisait sur son visage impassible.
- « Une semaine, deux, tout au plus.
- Je vous écoute. »
Greg Mendell jeta un œil à sa compagne de l'autre côté de la pièce. Il s'assura qu'elle se cachait de toute menace. A chaque visite du Sorcier, Tamara se faisait toute petite. Elle pouvait encore ressentir cette horrible pression au niveau de sa poitrine. Elle gardait encore l'emprunte des cinq doigts qui s'étaient enfoncés dans sa peau, qui avaient arraché son cœur de son corps et qui l'avaient exhibé sous ses yeux terrorisés. Son amant n'avait pas bougé, il avait été pétrifié, lui aussi, d'effroi. En cet instant précis, ils s'étaient rendu compte qu'ils s'étaient attaqué à une puissance plus grande encore que leur Organisation, plus grande que tout ce qu'ils avaient rencontré jusque là.
Elle se dissimula délibérément derrière les meubles de fortune et focalisait son attention sur les circuits électriques qu'elle tentait de glisser derrière des panneaux. Ses mains tremblaient nerveusement, elle les frotta sur son pantalon brun et sale et essaya de se donner bonne contenance. Elle reprit son travail en se concentrant davantage.
- « Nous avons incorporé des micros caméras dans les linteaux supérieurs et inférieurs et dans les traverses de gauche et de droite. Tous les angles sont couverts. La projection 3D d'images et la simultanéité sont assurées par leur emplacement.
- Poursuivez. » Ordonna-t-il sans sourciller.
- La baie vitrée, comme vous l'avez demandé, servira d'écran.
- La transparence ?
- Une fois allumée, la transparence disparaîtra, nous avons résolu le problème hier. »
Greg fit le tour de sa console et ouvrit la porte qui le séparait de l'annexe. L'Antiquaire ne fit aucun mouvement, il le suivit du regard. Le jeune homme ouvrit la bouche et pointa, de l'autre côté de la vitrine, les meubles qui l'entouraient :
- « Tout » Dit-il en ajustant sa voix à la distance et à la séparation « sera diffusé en direct. Tamara place les explosifs et leur communicateur. » Il montra les deux chaises boulonnées au sol, au milieu de la pièce. « Le minuteur sera affiché dans un écran de cristal liquide placé derrière moi.
- Si le temps ne s'est pas écoulé ?
- A la moindre secousse, le comptage s'accéléra. Tout imprévu entrainera une accélération du minuteur.
- Parfait. » Il semblait satisfait et laissa le sourire grimacer son visage. L'ingénieur eut un frisson qui lui parcourut l'échine. Gold poursuivit son inventaire « Qu'en est-il de l'autre ?
- Une copie conforme, mais l'électronique est inversée.
- Bien, très bien. » Il pianota des doigts, satisfait, sur le haut de sa canne. Le coin de sa bouche se releva en un rictus diabolique qui déforma son visage. Ses yeux jaunes et argentés brillèrent à la lumière des néons et sa peau phosphorescait. Gold ressemblait de plus en plus au Ténébreux. « Cela prend enfin une bonne tournure. »
Et il disparut dans un écran de fumée grisâtre.
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Les élèves sortaient déjà en trombe, exprimant à grands cris leur joie. Les cours de la journée étaient enfin terminés. Cartables sur le dos ou trolleys trainés derrière eux, ils couraient dans tous les sens à la recherche de leurs parents, d'une voiture garée en double file ou d'un groupe d'amis. Les bus scolaires jaunes attendaient, un peu plus loin, au coin de la rue, que les enfants plus indépendants les emplissaient.
- « Henry ! » Emma traversa rapidement la rue encombrée et rejoignit le rang. Une tête brune se détacha du flot et chercha du regard la personne qui l'avait appelé. « Par ici » Répéta sa mère, accompagnant le geste à la parole. Elle se plaça sur le côté pour laisser passer la petite troupe décidée. Henry la vit et la salua :
- « Tu as terminé plus tôt ?
- Oui, enfin j'ai demandé à David de me remplacer pour une heure. Je voudrais te parler. » Elle posa sa main autour de son épaule et le rapprocha d'elle.
- « C'est grave ? Maman va bien ? » Demanda-t-il inquiet.
- « Oui, oui. Tout le monde va bien. Ne te fais pas de souci. Allez viens, je t'emmène.
- Chez Granny ?
- Non, ailleurs. »
Ils entrèrent dans la voiture de patrouille garée non loin de là.
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- « Ca faisait longtemps…
- Oui. » Emma regarda tout autour d'eux.
- « Ce n'est plus la même chose » Il jeta des coups d'œil circulaires. « C'est sans âme.
- J'en toucherai un mot à la Maire. » Emma grimpa en haut de l'énorme structure métallique et s'assit contre une barrière de protection rouge, perforée de multitudes de trous de décoration. On aurait dit une gigantesque râpe à fromage. Elle regarda son fils inspecter la nouvelle plaine de jeux. La forteresse proposait un bastion accessible grâce à un pont de singe suspendu, la porte de sortie s'ouvrait sur un toboggan entubé à trois virages et le mur d'escalade s'étalait sur toute la longueur du domaine. Deux autres tours dominaient un large bac à sable. Ils étincelaient sous les rayons aveuglant du soleil.
- « Allez viens t'asseoir. » Elle tapota la place libre à ses côtés. Ses pieds se balançaient dans le vide à deux mètres de hauteur. Elle regarda en bas. Le sable avait été ratissé et nettoyé quelques heures auparavant. Personne n'était encore venu s'amuser sur cette aire de jeux depuis.
Henry s'assit en face de sa mère. Il s'adossa sur l'échelle et rassembla ses genoux contre sa poitrine.
- « De quoi voulais-tu me parler ?
- Je ne suis pas sensée aborder ce genre de conversation avec toi… parce que je suis ta mère … et que je ne te dois pas d'explications … et que je fais ce que je veux …
- Viens en au fait. » Cette litanie sur le droit des parents 'Faites ce que je dis mais pas ce que je fais' exaspéraient les enfants au plus au point et Henry ne faisait pas exception à la règle.
Emma inspira profondément et expira tout autant.
- « C'est important pour moi » Continua-t-elle imperturbablement. Elle devait se concentrer sur le sujet de cette discussion, si elle s'en éloignait, si elle se laissait distraire, elle savait qu'elle n'irait pas au bout de son objectif. Et elle devait l'atteindre. « Ce n'est pas facile de te dire … C'est important.
- Tu l'as déjà dit.
- Je sais … Laisse-moi finir, tu veux. Laisse-moi parler. C'est important pour moi de t'en parler… Même si tu n'approuves pas, ou que tu n'as pas ton mot à dire… J'ai besoin de te mettre au courant. Ce qui est important ce n'est pas ce que je vais te dire, c'est que je te LE dise. »
Henry se rendit compte que sa mère était sérieuse et qu'elle essayait, à sa manière, de partager ce qu'elle avait sur le cœur. Il arrêta de la chambrer et plissa des yeux pour lui montrer qu'il était à l'écoute.
- « Bien. » Elle inspira et dit d'une traite : « J'ai invité ta mère à sortir avec moi.
- Oui je le sais, Emma. Vous êtes allées à Boston.
- Oui … mais en rendez-vous, Henry… J'aimerais approfondir la relation que j'aie avec elle.
- Ha. » Répondit-il simplement. Puis quand l'information percuta, il ouvrit de grands yeux et : « Oh ! » s'exclama-t-il. « Et elle, elle le sait ? » Emma hocha positivement la tête. Elle le regarda avec attention. « Ok … ok … ok » Répéta-t-il machinalement. Il assimila la déclaration. Un flot d'émotions balaya son visage.
- « Tu es surpris. » Remarqua-t-elle.
- « Oui … et non. » Il la regarda. « Je ne suis pas aveugle… ni sourd. Mais j'ai préféré par trop y penser… Je me suis dit que comme vous m'en parliez pas ce n'était pas … sérieux. » Son sourcil gauche se releva, intrigué.
- « Ca t'embête ?
- Je ne sais pas. » Il se tut et réfléchit. « Tu es amoureuse ? Et elle, elle t'aime ? »
Emma leva les mains devant elle, en signe de protection.
- « Oh là … Oh là … Attends, ne va pas trop vite, tu veux … Chaque chose en son temps.
- Mais tu as des sentiments pour elle, hein ? » Il attendait une confirmation à sa question. Il était sur la défensive. « Maman est fragile, Emma, tu ne peux pas jouer avec-
- Henry, si je dois en parler à quelqu'un, c'est avec ta mère, avec personne d'autre, toi y compris. Si je te dis tout ça, c'est pour que tu sois au courant. Je veux la voir plus souvent… Et non, si ça peut te rassurer, je ne joue pas avec elle. Je ne me le permettrais pas… Parce qu'il y a toi entre nous. Et tu comptes plus que tout.
- Bien.
- Bien. » Elle lui sourit, puis elle se pencha en avant et lui ébouriffa les cheveux. Un geste qu'il ne supportait plus depuis quelques mois. Il était un adolescent maintenant, presque un jeune homme. Ca serait bien que ses parents s'en rendent compte et qu'ils le traitent comme tel. « Je suis contente qu'elle t'ait pour te protéger.
- Qui d'autre le ferait ? » Releva-t-il.
- Moi… »
Il sourit.
- « Merci de me l'avoir dit, Emma. » Il se leva et dépoussiéra son pantalon d'uniforme gris. « Tu me promets que tu feras attention.
- Je te le promets.
- Alors ça ne m'embête pas. » Déclara-t-il. « Tant que tu prendras soin d'elle…
- Et pourquoi ce ne serait pas le contraire ? Pourquoi penses-tu que c'est moi qui pourrais lui faire du mal ?
- Parce qu'elle accorde beaucoup d'importance au sentiment d'Amour. »
Emma se leva à son tour et frotta l'arrière de son jeans.
- « Nooooooon, tu ne viens pas du tout de me mettre une pression supplémentaire sur les épaules » Elle le serra dans ses bras. « Je t'aime, Henry ».
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Emma faisait les cent pas près de son lit. Elle était prête. Depuis une heure. Elle tournait en rond, comme un lion en cage, l'œil rivé sur son réveil. Elle se rongeait l'ongle de son pouce. Elle ne savait pas ce qui l'attendait, elle ne savait pas où elles allaient ni ce qu'elles y feraient. Et la sonnerie de la porte retentit.
- « J'y vais » Entendit-elle, sans qu'elle eut le temps de répondre.
Elle se regarda une dernière fois dans le miroir et constata que son maquillage avait coulé. Vite, il fallait réparer ce dérapage.
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A l'entrée, Henry ouvrit en grand la porte à sa mère adoptive.
- « Bonsoir Maman. »
Regina ne put contenir sa surprise.
- « Qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es pas chez les Charming ? » Elle entra et elle eut sa réponse sur le champ. David se tenait droit comme un i, les bras croisés sur sa poitrine, l'air grave devant le comptoir et Snow, derrière, se préparait une tasse de thé. « Ha. » Elle poussa en avant son fils pour dégager son passage. Où Diable était Emma ?
Henry sourit.
- « Bonsoir David. Snow. » Elle fit un signe de tête.
- « Regina. » Saluèrent-ils à l'unisson, froidement.
- « Je viens dans une minute » Dit Emma, cachée derrière le paravent qui séparait la chambre du lieu de vie.
David s'avança :
- « Je voudrais connaître tes intentions ?
- Pardon ? » Regina resta pantoise.
- « David ! » Grogna Emma, impuissante, toujours occupée à rattraper les dégâts sous son œil. Les mains tremblantes ne l'aidaient pas.
- « Laisse-moi faire, Emma ! Je suis ton père. Ce n'est pas parce que tu es adulte que je ne peux plus savoir avec qui tu sors et ce que vous allez faire. Alors, Regina, quelles sont tes intentions envers ma fille ? »
Snow ne dit rien. Elle ne sourcilla pas et ne releva pas la tête de sa tasse fumante. Elle entoura la céramique de ses doigts fins. Elle tentait de se tenir à l'écart de tout ça. Henry lui gigotait, à ses côtés et ne la quittait pas des yeux. Il contenait son fou rire qu'il cachait derrière sa main.
- « Rhoooo » Râlait la jeune femme blonde, impatiente. « Mais laisse-la tranquille.
- Allez Maman, joue le jeu. » Pouffa le jeune homme.
- « Très bien. » Commença Regina. Emma de l'autre côté de la pièce tendit l'oreille. « Je vais l'emmener dans une boite de striptease. » Elle posa ses deux mains sur les oreilles de son fils et pressa de façon à ce qu'il n'entendit pas la suite. « Puis je la ferai entrer dans une chambre d'hôtel que j'ai louée et nous ferons des folies-
- D'accord, d'accord. On s'arrête là. Un point partout. » Emma sortit précipitamment de sa chambre et se plaça entre ses parents, tous les deux le visage blême et la bouche grande ouverte, et sa compagne, ricanant, triomphante.
Sans se laisser démontée, Regina la détailla du regard et lui dit :
- « Vous êtes splendide. »
Emma portait une robe nacrée à encolure. Les contours des épaules et du col étaient doublés d'un tissu plus épais, lisse et soyeux. Son décolleté en V était plongeant. Cintré à la taille, le haut de sa tenue moulait admirablement son corps, comme une seconde peau. Le bas était large, ample et voilé. Le long vêtement touchait le sol. Ses cheveux avaient été ramenés, à la hauteur de ses oreilles, à l'arrière, en une demie queue, pour terminer, bouclés, en cascade sur ses épaules.
Son maquillage était fin et soulignait subtilement et élégamment ses traits.
Regina en avait presque le souffle coupé.
- « Je voudrais vous rendre la pareille mais votre manteau cache votre tenue…
- Tu peux retirer tes mains, Maman ? » Les deux mères avaient presque oublier leur fils. Et même s'il n'avait pas entendu la réponse complète de sa mère, Henry s'amusa de la réaction qu'il lisait sur les visages de ses grands-parents. Toujours témoins de la scène qui se jouaient sous leurs yeux, ils observaient le changement radical de leur Maire en présence de leur fille. Elle en avait, presque, perdu sa verve.
- « Excuse-moi, mon Chéri. » Elle se baissa et l'embrassa. Se sentant épiée, Regina se tourna vers le portemanteau, près de la porte et saisit le manteau feutré de la jeune femme. Elle le lui présenta pour l'aider à s'habiller.
- « A tout à l'heure, Henry. » Emma le serra dans ses bras à son tour.
- « Retour à 22h, jeune fille ! » Imposa David qui avait repris le cours de ses pensées. Il ne voulait pas qu'on lui gâche son moment. Il avait toujours rêvé de jouer le rôle de ce père possessif et protecteur. Il s'y était préparé depuis des jours. Il en riait tout seul, dans la voiture, quand il répétait mentalement sa petite saynète. Et même si c'était l'Evil Queen qui sortait sa fille, elle n'allait pas lui ruiner son plaisir… peu importait la situation et la personne.
Elles roulèrent toutes les deux des yeux. Et Emma lâcha en riant :
- « 23h, papa. » Et elles disparurent en refermant la porte derrière elles.
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Regina démarra sa voiture et se glissa dans la circulation.
- « Je ne pensais pas qu'ils seraient là.
- Ils gardent, Henry. Où voulez-vous qu'ils aillent.
- Chez eux ! » Elle engagea son véhicule sur la droite et se fondit dans le trafic de la rue principale. « Je pensais qu'ils avaient fini de déménager.
- Oui. Mais, c'est plus pratique. Il a ses jeux, son lit, ses habitudes. » Regina détourna son regard de la route et le plongea quelques secondes dans les yeux d'Emma, sans en être convaincue. Au début de l'année dernière, le confort et les repères d'Henry étaient la dernière chose que les membres de la famille Charming avaient à l'esprit. Ils leur avaient fallu envisager un déménagement pour se rendre compte de la place que prenait un adolescent et des besoins qu'il fallait satisfaire.
- « Bon d'accord… peut-être qu'ils étaient un peu curieux.
- C'est évident.
- Allez, allez Regina, faites pas votre mauvaise tête. » Emma posa sa main sur celle de la jeune Reine qui maintenait toujours le volant. Elle glissa ses doigts entre ses jointures. Puis elle lui fit décrisper le volant et l'amena près d'elle. « C'était amusant…
- Pas à mon détriment.
- C'est ça qui était amusant. Reconnaissez-le.
- Votre père était ridicule.
- Et c'était drôle.
- Non.
- Vous êtes de mauvaise foi.
- Oui. » Et elle sourit. Elle serra affectueusement sa main prisonnière entre celles de la jeune Shérif. Puis elle s'en détacha et la passa à l'arrière de son siège. Elle tâtonna à l'aveugle sans quitter la route des yeux. Quand elle eut trouvé ce qu'elle cherchait, elle dit : « Voilà ». Elle brandissait du bout des doigts une étoffe de soie noire, cousue de façon à ce qu'il ait la forme d'un bandeau. La jeune femme blonde fut surprise.
- « Qu'est-ce que je dois faire de ça » Demanda-t-elle en le prenant dans les mains.
- « Vous l'attachez afin de vous cacher les yeux. Vous n'êtes pas sensée voir quoique ce soit. Ni le lieu où nous nous rendons … ni l'établissement dans lequel nous nous rendrons.
- C'est une blague ?
- Mon rendez-vous, mes règles du jeu. Si cela ne vous convient pas, vous pouvez toujours descendre.
- Vous êtes déplaisante quand vous voulez à tout prix dominer, je vous signale.
- Et vous adorez ça. C'est pourquoi vous allez obéir, sans que j'aie besoin d'insister. »
Emma se recouvrit la vue et noua le bandeau à l'arrière de sa tête, au dessus de sa pince.
- « Ca va me décoiffer.
- Là où nous irons, cela n'aura pas d'importance. » Fit remarquer Regina qui agita sa main sous le bandeau pour être certaine que la jeune femme ne trichait pas.
- « Après tout le temps que j'ai mis… » ronchonna-t-elle, comme si de rien était. Elle ne voyait rien.
- « J'ai eu l'immense plaisir de le voir et d'en détailler chaque boucle. » Ajouta-t-elle suavement en glissant ses doigts à l'arrière de la nuque de sa compagne pour la caresser agréablement. « Votre coiffure est magnifique. Vous êtes de toute beauté, Emma. »
Toutes les deux rougirent à cette déclaration. Regina posa à nouveau sa main sur le volant et se concentra sur sa conduite.
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Source :
Tenue d'Emma, nacrée, pas noire, est un mix de :
Le haut ressemble à ça :
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Le bas ressemble à ça :
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Sa coiffure et maquillage :
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