Heloo tout le monde. Je sais que je suis terriblement en retard et ma honte est tout aussi gigantesque. Je n'ai pas de réelle excuse sinon que l'inspiration s'est fait la malle depuis un mois, que mon ordi craint… et que le moral est franchement sous zéro. Je préfère prendre mon temps pour le prochain parce qu'il est assez… enfin, vous verrez. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop. Bonne lecture. Désolée encore de ne pas faire de réponses aux reviews détaillées mais je n'ai pas trop le temps.
Merci à :
Ghosthic Satane ( Tu as raison, il y a erreur ! )
Hannange
Melhuiwen ( B'jour ! )
Miss Felton Malfoy
Lily.B
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JohannaPotterMalfoy
Sahada
Louvegrise
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Sélène
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Ostrum
Danielove
Fourmilu
Chapitre 21
Tomas aimait Poudlard.
Un jour, alors qu'il n'avait que trois ans, il était venu à un grand dîner avec ses parents et, profitant qu'ils discutaient avec des gens grands et ennuyants ( comme presque tous les adultes ), il s'était faufilé à l'extérieur de la Grande Salle pour partir à l'aventure. Depuis le temps qu'il rêvait de découvrir les secrets du collège ! Des heures avaient passées sans qu'il ne se rende compte que ses parents le cherchaient très probablement, inquiets et affolés. Lui avait passé les plus beaux instants de sa longue vie. Il lui semblait, encore aujourd'hui, que quiconque entrait sur les terres du collège était automatiquement enveloppé dans une espèce de cocon sécurisant. Seul au beau milieu de la grande école, il n'avait pas eu peur, loin de là. Il avait discuté avec tous les tableaux, usant de tout le vocabulaire qu'un enfant de trois ans puisse posséder ( quand on a tout de même comme mère Hermione Granger ) pour faire rougir agréablement les dames peintes. Son parrain disait qu'il était un charmeur et ça le faisait bien rire, surtout quand sa mère levait les yeux au ciel en secouant la tête. Elle marmonnait souvent des malédictions fictives à l'encontre de son père et de Draco, les accusant de lui dispenser une éducation un peu trop Serpentard.
Tom ne préférait aucune des maisons et trouvait cela correct. Il les aimait toutes, en fait, et ne parvenait pas à faire un choix. Alors quand, à ses amis, il jouait à être un élève de Poudlard, il se retrouvait toujours à jouer le rôle du directeur fou.
Et le petit garçon adorait le vrai, chacune de leur rencontre le remplissant de joie. Sa maman disait souvent que les bonbons qu'Albus lui donnait devait peser dans la balance, mais, bien que cela aidait peut-être un peu, ce n'était pas la raison première de son attachement au vieil homme. Il était drôle, bien sûr, toujours armé d'une répartie sage et comique, très intelligent et prenait soin de toujours l'inclure dans la conversation des Grands, du moins quand le sujet le permettait. Si c'était tout simplement trop sérieux, il lui donnait quelques Chocogrenouilles et lui demandait gentiment si cela le dérangerait d'aller faire une petite ballade dans les corridors. Chose que le gamin s'empressait de faire, au plus grand damne de sa mère.
Il adorait aussi ses yeux. Rieurs, doux, apaisants. Souvent, il parvenait à faire taire des gens rien qu'en les regardant. Tomas aimait le vieux sorcier parce qu'il savait rester humain malgré tout, parce qu'il avait vu et connu tant de choses et était resté pour les racontées. Il aimait à lui faire découvrir un nouvel artefact magique dans son bureau et lui expliquer son fonctionnement.
Mais ce que le petit garçon aimait le plus chez Dumbledore, c'était son sourire. Il savait pourtant que beaucoup le haïssait, surtout après une bataille. Il savait toujours quand ça arrivait. Sa mère venait et l'embrassait tendrement, le serrait contre elle. Il passait ses petits bras autour de son cou et lui soufflait que tout se passerait bien. Parce que lui et ses amis, malgré qu'ils n'aient que six ans, comprenaient ce qui se passait. Ils étaient conscients des batailles, des meurtres, des disparitions et de tout le reste. Ils savaient que parfois, c'était à eux de réconforter leurs parents. Ils étaient des enfants de la guerre, pas très différents de ceux des combats d'avant, ni de ceux d'après. Albus souriait parce que si jamais il venait à pleurer devant les autres, ils perdraient confiance. Tomas aurait voulu voir fleurir sur le visage des autres des sourires aussi faux, mais aussi beaux et courageux.
Parce que peut-être, ainsi, il y aurait eu un peu plus d'espoir.
"Mais qu'est-ce que tu rumines comme ça, bonhomme ?" demanda Draco, légèrement moqueur.
Son filleul le regarda, sortant de ses pensées.
"À rien en particulier."
"À d'autres, Tommy, répliqua le blond. Tu parles à l'expert, là! Les mensonges, c'est mon domaine. Tu as encore du chemin à faire avant d'être aussi impénétrable que moi."
Et il ne plaisantait pas. Le fils de Blaise connaissait son passé d'espion auprès de Voldemort. Draco lui avait tout raconté le jour où le petit garçon lui avait demandé d'où venait la marque horrible qui ornait son avant bras. Tom faisait partie des rares personnes que le jeune homme appréciait réellement et la simple pensée de lui mentir lui était inconcevable. Le petit comprenait mieux que beaucoup d'adultes et, de toute façon, à choisir, Draco préférait encore lui apprendre la vérité lui-même que de laisser quiconque médire à son propos. Connaissant les faits, le garçon pouvait faire un jugement éclairé et juste. Depuis, il lui vouait une réelle adoration, ce qui était hautement réciproque.
"Tu crois que maman va bien vouloir qu'on prenne le dîner ici ?" esquiva le plus jeune.
"Possible, surtout si Albus s'en mêle. Le directeur t'adore, va savoir pourquoi ; tu lui bouffes toujours tous ses bonbons au citron."
"C'est bon, le citron, répliqua-t-il.
"Tu es bien le seul à oser l'en délester ! rit Draco.
Son rire mourut dans sa gorge en voyant Blaise, quelques mètres devant lui, qui faisait les cents pas dans le couloirs devant la Grande Salle. Sentant que quelque chose clochait à son air soucieux, il prit à peine attention au petit garçon qui courait embrasser son père. Il les rejoignit rapidement, préoccupé.
"Un problème ? demanda-t-il sans préalables.
Son meilleur ami prit le temps de déposer son fils au sol après l'avoir serré conte lui.
"Pas exactement, fit le brun.
Il se tourna vers Tomas et dit :
"Albus est dans son bureau, Tommy, et je crois qu'il aimerait un peu de compagnie. Pourquoi n'irais-tu pas le voir ?"
''Okay ! répondit avec enthousiasme l'enfant, partant aussitôt en courant dans les dédales du château.
"Blaise, merde, fit Draco en grognant. Vas-tu m'expliquer ce qui se passe ?"
Son ancien condisciple de Poudlard ne répondit pas, une fois de plus, mais le prit par le bras pour l'emmener près d'une fenêtre donnant sur le parc. Le poussant légèrement, il l'incita à regarder au-dehors. Le blond fronça les sourcils devant son geste mais obéit, ses yeux parcourant les lieux. Il reconnu rapidement Hemione, malgré la distance, mais une étrange sensation commença à naître dans son ventre en voyant avec elle un homme brun et une enfant blonde.
- Elle s'appelle Lily, lui apprit Tomas. Et elle est américaine!
- C'est vrai ?
Il se pencha, mettant un genou par terre, et tendit une main qu'elle perdit de la sienne.
- Je m'appelle Draco, jeune fille. Draco Malfoy.
- Et moi Lily, fit-elle en rougissant devant son sourire charmeur. Lily Evans.
Et la voix de Dumbledore en écho.
- Un homme est arrivé à Londres, aujourd'hui... un grand homme noir aux yeux verts... Il a signé Harry Evans... accompagné d'une fillette d'environ cinq ans... une jolie petite blonde aux yeux verts...
Et lui si sceptique, ne voulant pas croire. Refusant de voir les fait. Une bouffée de rage l'envahit et il serra les dents. D'une voix froide, il demanda :
"Depuis quand sait-on avec certitude..."
"Hier soir, répondit calmement Blaise en gardant néanmoins une certaine distance entre eux.
"La bataille, murmura pour lui-même Draco.
"C'est grâce à lui que nous avons gagné. Tu aurais dû le voir, Dray, ajouta-t-il. Encore meilleur qu'avant, si c'est possible.
"Pourquoi ne m'a-t-on rien dit ?"
Son ami ne répondit pas automatiquement, s'accordant quelques secondes de pseudo réflexion.
"Nous... nous ne savions pas comment tu réagirais."
Le blond ferma les yeux en soupirant. Il les rouvrit pour regarder à nouveau par la vitre.
"A-t-il dit quelque chose... ?"
"Il a parlé avec Albus. Je crains que ça n'ait pas été sans heurts. C'était à prévoir."
"Il n'est pas revenu pour se battre..."
Le mari de Hermione secoua négativement la tête. Ils restèrent silencieux un moment. Puis, Draco frappa violemment du poing dans le mur se fichant bien des spasmes de douleurs qui traversèrent son bras. L'air désolé, Blaise posa une main sur son épaule, restant derrière lui et ne pouvant ainsi pas voir son regard.
"Pourquoi... pourquoi est-ce qu'il fait ça ? souffla le jeune Malfoy, la voix étranglée.
Pourquoi est-ce que tu me fais ça, Harry ?
"Ce n'est pas à toi qu'il en veut, Dray, assura Blaise.
"Bien sûr que non, fit ironiquement son ancien compagnon de dortoir.
"Tu n'es pas responsable pour Ron Weasley et il le sait très bien."
"Tu crois ?"
Blaise hocha la tête.
"Hermione t'adore, Draco, cita-t-il comme exemple. Sinon, crois-tu vraiment que tu serais le parrain de Tomas ? Les gens savent qui tu es maintenant. Ils ne se basent pas sur ce que tu as simulé d'être pendant longtemps."
"Mais lui, il ne sait pas. Il me déteste."
Le blond soupira en posant son front contre le verre de la fenêtre, continuant de contempler son ancienne Némésis, la femme de son meilleur ami et le petit ange blond qui évoluait tranquillement, quelques cinquante mètres plus bas.
Il lui semblait que le passé le rattrapait, inexorablement, et le ramenait des années en arrière, quand il croyait encore aux fins heureuses.
Hermione s'éloigna doucement de lui et il se leva, lui offrant sa main pour l'aider à faire de même. Toutefois, une douleur aiguë lui vrilla le bras et il esquissa une grimace. Inquiète, la jeune femme releva la manche ample et longue de sa robe de sorcier pour découvrir le bandage sommaire que lui avait fait le propriétaire du Chaudron Baveur la nuit auparavant. Avec tout ce qui était arrivé, il avait quelque peu oublié la blessure.
"Mais tu es blessé ! s'exclama-t-elle.
"Une égratignure, voulut-il s'esquiver comme la nuit même.
La brune haussa un sourcil, lui indiquant silencieusement qu'elle n'était pas née de la dernière pluie. Vaincu, il lui raconta avoir été blessé par un sortilège pendant la bataille.
"Tu aurais dû prévenir immédiatement Mrs Pomfresh, le gronda-t-elle.
"Je n'y pensais plus, s'excusa-t-il.
Il la regarda enlever précautionneusement les bandes de tissus pour révéler la blessure à vif. Bien entendu, son bras était enflé, et ce du poignet jusqu'au coude. À son tour, la jeune Médicomage grimaça.
"Magie noire, cracha-t-elle, dégoûtée. Un peu plus et les tendons auraient été tranchés."
Il haussa simplement les épaules, la regardant désinfecter la plaie assez profonde à l'aide de sa baguette, puis murmurer encore quelques formules jusqu'à ce qu'il ne reste de visible qu'une fine cicatrice rosée.
"C'est tout ce que je peux faire, dit-elle, désolée.
"C'est parfait, assura-t-il en souriant légèrement. Je te remercie."
"Ce n'est rien. Promets-moi simplement d'être plus prudent, la prochaine fois. De ne plus foncer tête baissée."
"Là où je vis, ce ne sont pas les dangers qui affluent."
Elle soupira.
"Ta vie doit être bien morne, alors."
Une existence n'a pas a être remplie de dangers de toutes sortes pour être digne d'intérêt. J'aime la vie que je me suis construite loin d'ici, Herm'. Elle est tout ce que je n'aurais jamais souhaité.
"Tu dois te sentir seul, non ? fit-elle encore.
"J'ai Lily avec moi."
"Certes, mais ton grand lit doit être bien froid, répliqua-t-elle avec un sourire un peu moqueur.
Elle se moqua gentiment en le voyant rougir.
"Tu n'as jamais pensé à trouver quelqu'un, Harry ?"
"Bien sûr, acquiesça-t-il. Je ne suis pas idiot. Je sais que Lily aurait besoin d'une autre présence auprès d'elle. Et ce fait n'est que plus vif chaque fois qu'elle me demande qui est sa mère.
"Tu lui diras ?"
"Elle n'a que cinq ans, souffla-t-il, comme si cela suffisait comme réponse.
Il s'adossa au tronc de l'arbre sous lequel ils s'étaient installés plus tôt, les yeux tournés vers la fillette qui cueillait maintenant un joli bouquet de marguerites blanches. Ses lèvres esquissèrent un tendre sourire, même si ses yeux demeuraient voilés de tristesse.
"Je ne veux pas qu'elle ait la même vie que moi, dit-il doucement. Je refuse qu'elle grandisse dans le mensonge, qu'elle soit malheureuse. Acceptera-t-elle seulement la vérité ?"
"C'est une enfant, Harry, tenta de le réconforter son amie. À son âge, on est plus ouverts, la compréhension est davantage facile. N'attends pas trop longtemps."
"J'aimerais tellement pouvoir lui offrir une vie plus convenable, moins teintée de secrets..."
La jeune femme glissa sa main dans la sienne pour la serrer légèrement.
"Je suis persuadée que tu es un père merveilleux. Mais il restera toujours un vide dans sa vie si elle est privée d'un deuxième parent. Tu es encore jeune, Harry. Tu as toute la vie devant toi. Sors, rencontre des gens. Tu trouveras bien quelqu'un qui te convient un jour ou l'autre, ne crois-tu pas ?"
Le Survivant soupira et la regarda d'un air triste.
"Non..."
Fronçant les sourcils devant son apparent découragement, la sorcière eut un doute.
"Harry, est-ce que tu... commença-t-elle.
"Papa !
Bénissant presque intérieurement l'interruption de sa fille, Harry mis un genou à terre pour être à sa hauteur.
"Regarde, fit-elle fièrement, j'ai attrapé un papillon !"
Elle entrouvrit légèrement les mains pour lui laisser voir l'insecte.
"Qu'en feras-tu, maintenant ? demanda simplement Harry.
"Je peux le garder et l'amener à la maison ?"
Il secoua la tête et prit ses minuscules mains entre les siennes, prenant garde à ne pas écraser le papillon.
"Pourquoi ne pas le relâcher tout simplement ? proposa plutôt le Survivant.
"Mais il est à moi, s'exclama Lily. Je l'ai attrapé !"
"Regarde-le bien, chérie, et dis-moi pourquoi tu l'aimes autant."
"Il est beau, j'aime le jaune et le violet de ses ailes. Et quand il vole, on dirait un bébé ange."
"Mais si tu le gardes, joli coeur, il ne pourra plus jamais voler. Les papillons ne sont pas faits pour être apprivoisés, Lily. Ils ont besoin de leur liberté pour le temps d'existence qui leur est donné. Savais-tu que les papillons ne vivaient que quelques jours ?"
La fillette regarda d'un autre oeil la petite bête gracile donc le nez en trompette chatouillait sa paume. Un air triste se dessina sur son visage.
"Alors il va bientôt mourir ? balbutia-t-elle, un sanglot dans la voix. Pourquoi ?"
"C'est comme ça, chérie, et nous n'y pouvons rien. Mais tu dois savoir qu'il n'y a pas de plus belle existence que celle d'un papillon. Sa vie est certes très courte, mais il voit en quelques heures tant de merveilles, Lily. C'est pourquoi chaque seconde de liberté lui est chère. Il savoure chaque minute, chaque seconde qui le sépare de sa fin inexorable."
La petite fille ouvrit lentement ses mains et le papillon s'envola rapidement après avoir parcouru quelques centimètres sur sa peau pâle.
"Il m'en veut de l'avoir enfermé, tu crois ? s'enquit-elle.
Il lui caressa doucement les cheveux.
"Je crois qu'il a compris que tu ne lui voulais pas de mal. Simplement comprendre. Il t'a déjà pardonné, ne t'en fais pas."
La fillette sourit avec affection à son père sous l'oeil attendri de son père. Mais alors qu'il allait ajouter quelque chose, Hermione posa une main crispée sur son épaule. Il se tourna vers elle. Visiblement mal-à-l'aise, elle fixait quelque chose par-dessus son épaule.
"J'ai bien peur que tu ne doives faire face un peu plus rapidement que prévu, Harry, souffla-t-elle.
"Eh, fit avec enthousiasme Lily, c'est le tonton de Tomas !"
Le Survivant eut soudain l'affreuse impression qu'une couche de glace venait envelopper son coeur alors que, d'un pas démontrant sa rage, Draco Malfoy se dirigeait vers eux, accompagné de Blaise.
TBC
Voyez ?
