Disclaimer : Les personnages du "Seigneur de Anneaux" appartiennent à leur
auteur, J.R.R. Tolkien, mais aussi à Peter Jackson car les personnages que
j'utilisent son tels que l'on peut les voir dans les films.
Auteur : Kaima ( kaima@sympatico.ca ) et Anya ( EllaTheFair@aol.com )
Genre : Slash (sexualité explicite, domination, relation semi-consentante) 18 ans +
CHAPITRE 21 :
[Haldir]
L'armée devant nous avança vers le mur. Ils étaient munis d'échelle où plusieurs huruk-hai et orcs s'accrochaient pour atteindre notre hauteur. Les flèches étaient décochées à une vitesse folle par les elfes et les hommes. Quelques ennemies réussirent à passer par-dessus les murs grâce aux échelles et un combat sanglant avec épées s'engagea. Je pouvais voir au loin, Légolas qui s'acharnait avec les orcs sur le mur et Gimli qui s'en donnait à c?ur joie de les massacrer à coup de hache. Aragorn de son coté était entouré d'orcs et essayait tant bien que mal de s'en débarrasser. J'accourut pour l'aider et nous finîmes par les battre mais tout a coup je vis Aragorn se retourner et son visage changea. Je regardai dans la même direction que lui et je vis un huruk courir avec une torche se dirigeant vers le soupirail sous le mur. J'entendit alors l'homme crier à Légolas de le tuer mais Légolas, même après avoir décoché deux flèches, ne réussi pas à le tuer. Une grande déflagration se fit entendre et une partie du mur vola en éclats, entraînant la perte de nombreux hommes et elfes. Aragorn fut projeter dans les airs et je crus que mon c?ur cesserait de battre. Il retomba quelques mètres plus bas. Je le vis difficilement se relever et les orcs commencèrent à pénétrer le fort. Aragorn fut vite entouré. Gimli se précipita à son secours. Je voulus faire de même, mais je vis que Légolas se trouvait en mauvaise posture alors je partis l'aider.
La bataille battait son plein depuis plusieurs heures déjà et nos forces commençaient à faiblir. Je n'avais plus revu Aragorn jusqu'au moment où je l'entendis crier. Il demandait de se replier vers le bastion. Tout le monde se reculait pour suivre ses indications. J'étais à ce moment entouré et je me défendais pour pouvoir les rejoindre après. Je l'entendit alors crier mon nom et me dire de me dépêcher à le rejoindre au Bastion. Je me retournai pour lui faire signe que, oui j'avais compris quand je reçus un coup d'épée dans le ventre. Mes mains se crispèrent sur mon ventre et une douleur atroce monta en moi. J'entendit Aragorn Hurler mon nom. Aragorn partit à la course pour venir me rejoindre. Pendant une fraction de secondes, nos regards se croisèrent, des regards désespérés, il se frayait un chemin entre les ennemies qui l'attaquait pour venir vers moi.
La douleur était insupportable et ma plaie saignait abondamment. J'avais froid et je tombai à genoux sous l'intensité du mal. Je commençais à sentir mon corps s'engourdir et j'avais du mal à voir devant moi. Tout était de plus en plus flou, je voyais les scènes au ralentit, comme lorsque Légolas avait tenté de mettre fin à sa vie. J'entendais vaguement les bruits qui m'entouraient, ils ne devenaient que des murmures presque qu'inaudibles. Je sentis alors une douleur lancinante au niveau de mon dos et tournant la tête, je vis qu'un orc venait de m'attaquer à coup d'épée par derrière. Aragorn approchait et criant mon nom, tout en se battant désespérément avec les ennemies qui le retenait.
Tout à coup, je ne sentis plus la douleur, ni le froid qui m'envahissait. Je me sentais bien, j'avais l'impression de flotter dans les airs. Je fermai les yeux et les rouvrit tout était silencieux, je voyais les gens se battre dans une espèce de brouillard mais je n'entendais rien. Je vis alors Aragorn se précipiter sur moi et m'attraper avant que je ne tombe complètement par terre. Il était à genoux et me tenait dans ses bras. Il posa une main sur la plaie de mon ventre et la retira ensanglanté. Il était en larme et bizarrement je l'entendit, comme une voix lointaine, me supplier de ne pas partir, de m'accrocher, de penser à lui et à Légolas qui avait énormément besoin de moi. Tout à coup, comme dans un regain de vie je le vis plus nettement et j'entendit les bruits des combats autour de moi. Je m'accrochai à lui sentant que je n'en avais plus pour longtemps. J'ouvrit péniblement la bouche pour parler. Ma voix n'était qu'un faible murmure :
"Aragorn........ Merci........ Dites à Légolas, que... Que je l'au..... rais attendu et que je l'aime..... Je vous aime aussi..... Ara..."
Ce fut mes dernières paroles, je venais de mourir dans les bras de l'homme.
*********
[Aragorn]
Haldir expira dans mes bras. J'embrassais son front en promettant d'honorer toujours sa promesse, puis après l'avoir serré fort contre moi une dernière fois, je refermai ses paupières fixe avec douceur et je me relevai. Je me sentais horriblement coupable que ce soit lui qui soit parti. Une rage incontrôlable et désespérée m'envahit. Je me relevai et partis me battre de plus belle, en hurlant ma peine, aveuglé par les larmes. C'était si injuste que lui soit parti alors que je méritai la mort dix fois plus que lui. J'étais abattu, mais sa disparition me donna la force de me battre avec une ardeur dont je ne me croyais pas capable, comme si sa mort m'avait rendu fort, comme s'il m'avait redonné courage... merci Haldir, pensé-je du fond de mon c?ur: Je vous serai éternellement reconnaissant pour tout ce que vous avez fait pour moi, pour le pardon, pour l'amitié, pour la sagesse, pour la bravoure, pour l'amour... merci.
Nous, nous battîmes ainsi pendant toute la nuit, sous des pluies diluviennes, avec l'odeur harcelante de la mort qui nous encerclait de toute part. Combien d'entre nous étaient mort? 200, 2000, plus? Je pensai alors à Légolas dont je n'avais aucune nouvelle depuis le début des hostilités. Je priais instamment le ciel pour qu'il soit encore vivant. J'avais vu Gimli, je le savais en vie. Mais pas Mon Cher elfe...
Peu avant l'aube du cinquième jour, je me retranchais avec le roi dans une des rares salles qui n'avait pas été prise d'assaut par l'ennemi. L'heure était grave, nous n'étions plus que quelques dizaines, et les huruk semblaient infatigables et toujours plus nombreux... Quand soudain, je me souvins des paroles de Gandalf, prononcées alors que nous étions à Edoras:
"A l'aube du cinquième jour, lorsqu'il n'y aura plus d'espoir, regardez du côté du soleil levant..."
Et pendant que Gimli sonnait une fois encore le cor de Rohan, mon c?ur s'emplit d'allégresse: Gandalf était bien là, baignant dans la lumière du soleil neuf, avec lui des milliers de cavaliers. Et je vis, dans la lumière du petit matin, Légolas qui se battait toujours, vaillamment quoique exténué. Il leva la tête vers moi et sourit. Je lui souris aussi, faiblement, tout en pensant à tout à l'heure, lorsque je devrais lui apprendre pour Haldir. Mon c?ur se serra, mais.
Nous étions sauvés.
Sa voix résonnait en moi, et je ne savais pas comment lui annoncer cette terrible nouvelle. J'avais encore en tête les dernières paroles qu'Haldir m'avait dites et à ce moment j'avais compris qu'il avait promis à Légolas de l'attendre. J'avais aussi compris le sens de ses paroles, si j'épousais la belle Udomiel, Légolas et lui se seraient retrouvé mais maintenant...
Je fermai les yeux. Il me supplia encore une fois de lui répondre. Je pris alors sa main et l'entraînai vers le haut des murailles, sans parler. Gimli avait compris et alla retrouver Gandalf nous laissant seul. Je ne parlais toujours pas, entraînant l'elfe avec moi, sur les murs du fort. Le sol était jonché de cadavres d'orcs, d'hommes et d'elfes. Lorsque nous fumes rendu à l'endroit, où Haldir avait trouver la mort, Légolas le vit par terre. Il tomba à genoux, le visage livide. Il me regarda, d'un regard suppliant, comme s'il voulait que je lui dise que ce n'était qu'une illusion. Pour toute réponse, je mis une main sur son épaule et murmura presque qu'inaudiblement aux oreilles humaines :
"Je suis désolé, Légolas"
*********
[Légolas]
Il m'entraîna sans parler vers le haut de la tour de garde. Je le suppliais de me dire où était Haldir, ne comprenant pas son mutisme et son visage fermé. Ou ne voulant pas comprendre..
Lorsque je le vis, allongé dans la boue, les yeux clos, la bouche entrouverte, le teint pâle, je m'effondrai à terre, l'esprit embué par la peine l'incompréhension, la fatigue... Il posa une main sur mon épaule et murmura un inaudible:
"-Je suis désolé, Légolas"
Je levai les yeux vers lui, grands ouverts sur une réalité que je ne pouvais admettre. Il n'était pas mort. Il ne pouvait pas, il m'avait promis...
"-Aragorn, Où est Haldir?" Murmurais-je, les larmes coulant ouvertement sur mes joues, se mêlant aux gouttes de pluie glacées qui semblait ne pas cesser. Je répétais, pris d'une folie furieuse, la rage et la peine dans la voix:
"-Dites-le-moi Estel. Où est-Il ?"
********
[Aragorn]
Il me regardait, les yeux emplis d'une rage folle mais aussi de peine. Ses paroles me firent mal, très mal. Je ne savais pas quoi lui répondre. Je pleurais aussi, impuissant, devant les deux elfes. Je m'accroupis près de lui, essayant de le prendre dans mes bras mais, il se recula vivement. Je dis alors d'une voix coupée de sanglots :
"J'ai accouru aussi vite que j'ai pu Légolas, je te le jure, je demandais aux troupes de se replier vers le bastion, il ma regardé, me faisant signe qu'il s'en venait, mais à ce moment un orc lui a... l'à blessé, je suis aussitôt accourut à son secours mais plusieurs orcs m'empêchaient d'avancer... J'ai du me battre pour arriver a lui... Mais il était trop tard, il venait d'être blesser au dos par un autre orc. Je te jure, mon amour, j'ai vraiment accouru, mais il était trop tard"
Ma voix se brisa et je me sentais terriblement coupable, s'il n'avait pas été distrait par mon appel, il aurait vu l'orc se jeter sur lui... J'avais trop honte et je détournai le regard.
*********
[Légolas]
Non...
" Aragorn, Non. Ce n'est pas vrai ce... Ce n'est pas vrai? Il est vivant. Haldir est en vie. Je vous en supplie dites-moi qu'il est en vie..."
Je fixai le corps qui baignait dans l'eau, impuissant, incapable de me réveiller de cette folie qui me prenait tout entier. Je posai une main sur la joue de l'Elfe: froide.
" Il a froid, il faut le ramener à l'intérieur, le sécher et le réchauffer. Ses lèvres sont bleues..."
Je regardais Aragorn. Il ne bougeait pas, me regardant en pleurant. Il voulut s'approcher pour me prendre dans ses bras mais je le rejetai violemment en hurlant:
"Mais bon sang, qu... qu'attendez-vous pour m'aider, il faut le réchauffer..."
Je me retournai et vit Gandalf, et Gimli. Leurs yeux rivés sur moi. Je les foudroyai du regard et me mis à frotter le corps d'Haldir, désespérément, en murmurant son nom au creux de son oreille.
"Réveillez-vous mon ange..."
Je sentis la main d'Aragorn sur mon épaule. Je levai les yeux vers lui, et à travers mes larmes, et dis:
" Je vous en prie, aidez-moi... il ne peut pas mourir... Il n'est pas mort...
A suivre..
Auteur : Kaima ( kaima@sympatico.ca ) et Anya ( EllaTheFair@aol.com )
Genre : Slash (sexualité explicite, domination, relation semi-consentante) 18 ans +
CHAPITRE 21 :
[Haldir]
L'armée devant nous avança vers le mur. Ils étaient munis d'échelle où plusieurs huruk-hai et orcs s'accrochaient pour atteindre notre hauteur. Les flèches étaient décochées à une vitesse folle par les elfes et les hommes. Quelques ennemies réussirent à passer par-dessus les murs grâce aux échelles et un combat sanglant avec épées s'engagea. Je pouvais voir au loin, Légolas qui s'acharnait avec les orcs sur le mur et Gimli qui s'en donnait à c?ur joie de les massacrer à coup de hache. Aragorn de son coté était entouré d'orcs et essayait tant bien que mal de s'en débarrasser. J'accourut pour l'aider et nous finîmes par les battre mais tout a coup je vis Aragorn se retourner et son visage changea. Je regardai dans la même direction que lui et je vis un huruk courir avec une torche se dirigeant vers le soupirail sous le mur. J'entendit alors l'homme crier à Légolas de le tuer mais Légolas, même après avoir décoché deux flèches, ne réussi pas à le tuer. Une grande déflagration se fit entendre et une partie du mur vola en éclats, entraînant la perte de nombreux hommes et elfes. Aragorn fut projeter dans les airs et je crus que mon c?ur cesserait de battre. Il retomba quelques mètres plus bas. Je le vis difficilement se relever et les orcs commencèrent à pénétrer le fort. Aragorn fut vite entouré. Gimli se précipita à son secours. Je voulus faire de même, mais je vis que Légolas se trouvait en mauvaise posture alors je partis l'aider.
La bataille battait son plein depuis plusieurs heures déjà et nos forces commençaient à faiblir. Je n'avais plus revu Aragorn jusqu'au moment où je l'entendis crier. Il demandait de se replier vers le bastion. Tout le monde se reculait pour suivre ses indications. J'étais à ce moment entouré et je me défendais pour pouvoir les rejoindre après. Je l'entendit alors crier mon nom et me dire de me dépêcher à le rejoindre au Bastion. Je me retournai pour lui faire signe que, oui j'avais compris quand je reçus un coup d'épée dans le ventre. Mes mains se crispèrent sur mon ventre et une douleur atroce monta en moi. J'entendit Aragorn Hurler mon nom. Aragorn partit à la course pour venir me rejoindre. Pendant une fraction de secondes, nos regards se croisèrent, des regards désespérés, il se frayait un chemin entre les ennemies qui l'attaquait pour venir vers moi.
La douleur était insupportable et ma plaie saignait abondamment. J'avais froid et je tombai à genoux sous l'intensité du mal. Je commençais à sentir mon corps s'engourdir et j'avais du mal à voir devant moi. Tout était de plus en plus flou, je voyais les scènes au ralentit, comme lorsque Légolas avait tenté de mettre fin à sa vie. J'entendais vaguement les bruits qui m'entouraient, ils ne devenaient que des murmures presque qu'inaudibles. Je sentis alors une douleur lancinante au niveau de mon dos et tournant la tête, je vis qu'un orc venait de m'attaquer à coup d'épée par derrière. Aragorn approchait et criant mon nom, tout en se battant désespérément avec les ennemies qui le retenait.
Tout à coup, je ne sentis plus la douleur, ni le froid qui m'envahissait. Je me sentais bien, j'avais l'impression de flotter dans les airs. Je fermai les yeux et les rouvrit tout était silencieux, je voyais les gens se battre dans une espèce de brouillard mais je n'entendais rien. Je vis alors Aragorn se précipiter sur moi et m'attraper avant que je ne tombe complètement par terre. Il était à genoux et me tenait dans ses bras. Il posa une main sur la plaie de mon ventre et la retira ensanglanté. Il était en larme et bizarrement je l'entendit, comme une voix lointaine, me supplier de ne pas partir, de m'accrocher, de penser à lui et à Légolas qui avait énormément besoin de moi. Tout à coup, comme dans un regain de vie je le vis plus nettement et j'entendit les bruits des combats autour de moi. Je m'accrochai à lui sentant que je n'en avais plus pour longtemps. J'ouvrit péniblement la bouche pour parler. Ma voix n'était qu'un faible murmure :
"Aragorn........ Merci........ Dites à Légolas, que... Que je l'au..... rais attendu et que je l'aime..... Je vous aime aussi..... Ara..."
Ce fut mes dernières paroles, je venais de mourir dans les bras de l'homme.
*********
[Aragorn]
Haldir expira dans mes bras. J'embrassais son front en promettant d'honorer toujours sa promesse, puis après l'avoir serré fort contre moi une dernière fois, je refermai ses paupières fixe avec douceur et je me relevai. Je me sentais horriblement coupable que ce soit lui qui soit parti. Une rage incontrôlable et désespérée m'envahit. Je me relevai et partis me battre de plus belle, en hurlant ma peine, aveuglé par les larmes. C'était si injuste que lui soit parti alors que je méritai la mort dix fois plus que lui. J'étais abattu, mais sa disparition me donna la force de me battre avec une ardeur dont je ne me croyais pas capable, comme si sa mort m'avait rendu fort, comme s'il m'avait redonné courage... merci Haldir, pensé-je du fond de mon c?ur: Je vous serai éternellement reconnaissant pour tout ce que vous avez fait pour moi, pour le pardon, pour l'amitié, pour la sagesse, pour la bravoure, pour l'amour... merci.
Nous, nous battîmes ainsi pendant toute la nuit, sous des pluies diluviennes, avec l'odeur harcelante de la mort qui nous encerclait de toute part. Combien d'entre nous étaient mort? 200, 2000, plus? Je pensai alors à Légolas dont je n'avais aucune nouvelle depuis le début des hostilités. Je priais instamment le ciel pour qu'il soit encore vivant. J'avais vu Gimli, je le savais en vie. Mais pas Mon Cher elfe...
Peu avant l'aube du cinquième jour, je me retranchais avec le roi dans une des rares salles qui n'avait pas été prise d'assaut par l'ennemi. L'heure était grave, nous n'étions plus que quelques dizaines, et les huruk semblaient infatigables et toujours plus nombreux... Quand soudain, je me souvins des paroles de Gandalf, prononcées alors que nous étions à Edoras:
"A l'aube du cinquième jour, lorsqu'il n'y aura plus d'espoir, regardez du côté du soleil levant..."
Et pendant que Gimli sonnait une fois encore le cor de Rohan, mon c?ur s'emplit d'allégresse: Gandalf était bien là, baignant dans la lumière du soleil neuf, avec lui des milliers de cavaliers. Et je vis, dans la lumière du petit matin, Légolas qui se battait toujours, vaillamment quoique exténué. Il leva la tête vers moi et sourit. Je lui souris aussi, faiblement, tout en pensant à tout à l'heure, lorsque je devrais lui apprendre pour Haldir. Mon c?ur se serra, mais.
Nous étions sauvés.
Sa voix résonnait en moi, et je ne savais pas comment lui annoncer cette terrible nouvelle. J'avais encore en tête les dernières paroles qu'Haldir m'avait dites et à ce moment j'avais compris qu'il avait promis à Légolas de l'attendre. J'avais aussi compris le sens de ses paroles, si j'épousais la belle Udomiel, Légolas et lui se seraient retrouvé mais maintenant...
Je fermai les yeux. Il me supplia encore une fois de lui répondre. Je pris alors sa main et l'entraînai vers le haut des murailles, sans parler. Gimli avait compris et alla retrouver Gandalf nous laissant seul. Je ne parlais toujours pas, entraînant l'elfe avec moi, sur les murs du fort. Le sol était jonché de cadavres d'orcs, d'hommes et d'elfes. Lorsque nous fumes rendu à l'endroit, où Haldir avait trouver la mort, Légolas le vit par terre. Il tomba à genoux, le visage livide. Il me regarda, d'un regard suppliant, comme s'il voulait que je lui dise que ce n'était qu'une illusion. Pour toute réponse, je mis une main sur son épaule et murmura presque qu'inaudiblement aux oreilles humaines :
"Je suis désolé, Légolas"
*********
[Légolas]
Il m'entraîna sans parler vers le haut de la tour de garde. Je le suppliais de me dire où était Haldir, ne comprenant pas son mutisme et son visage fermé. Ou ne voulant pas comprendre..
Lorsque je le vis, allongé dans la boue, les yeux clos, la bouche entrouverte, le teint pâle, je m'effondrai à terre, l'esprit embué par la peine l'incompréhension, la fatigue... Il posa une main sur mon épaule et murmura un inaudible:
"-Je suis désolé, Légolas"
Je levai les yeux vers lui, grands ouverts sur une réalité que je ne pouvais admettre. Il n'était pas mort. Il ne pouvait pas, il m'avait promis...
"-Aragorn, Où est Haldir?" Murmurais-je, les larmes coulant ouvertement sur mes joues, se mêlant aux gouttes de pluie glacées qui semblait ne pas cesser. Je répétais, pris d'une folie furieuse, la rage et la peine dans la voix:
"-Dites-le-moi Estel. Où est-Il ?"
********
[Aragorn]
Il me regardait, les yeux emplis d'une rage folle mais aussi de peine. Ses paroles me firent mal, très mal. Je ne savais pas quoi lui répondre. Je pleurais aussi, impuissant, devant les deux elfes. Je m'accroupis près de lui, essayant de le prendre dans mes bras mais, il se recula vivement. Je dis alors d'une voix coupée de sanglots :
"J'ai accouru aussi vite que j'ai pu Légolas, je te le jure, je demandais aux troupes de se replier vers le bastion, il ma regardé, me faisant signe qu'il s'en venait, mais à ce moment un orc lui a... l'à blessé, je suis aussitôt accourut à son secours mais plusieurs orcs m'empêchaient d'avancer... J'ai du me battre pour arriver a lui... Mais il était trop tard, il venait d'être blesser au dos par un autre orc. Je te jure, mon amour, j'ai vraiment accouru, mais il était trop tard"
Ma voix se brisa et je me sentais terriblement coupable, s'il n'avait pas été distrait par mon appel, il aurait vu l'orc se jeter sur lui... J'avais trop honte et je détournai le regard.
*********
[Légolas]
Non...
" Aragorn, Non. Ce n'est pas vrai ce... Ce n'est pas vrai? Il est vivant. Haldir est en vie. Je vous en supplie dites-moi qu'il est en vie..."
Je fixai le corps qui baignait dans l'eau, impuissant, incapable de me réveiller de cette folie qui me prenait tout entier. Je posai une main sur la joue de l'Elfe: froide.
" Il a froid, il faut le ramener à l'intérieur, le sécher et le réchauffer. Ses lèvres sont bleues..."
Je regardais Aragorn. Il ne bougeait pas, me regardant en pleurant. Il voulut s'approcher pour me prendre dans ses bras mais je le rejetai violemment en hurlant:
"Mais bon sang, qu... qu'attendez-vous pour m'aider, il faut le réchauffer..."
Je me retournai et vit Gandalf, et Gimli. Leurs yeux rivés sur moi. Je les foudroyai du regard et me mis à frotter le corps d'Haldir, désespérément, en murmurant son nom au creux de son oreille.
"Réveillez-vous mon ange..."
Je sentis la main d'Aragorn sur mon épaule. Je levai les yeux vers lui, et à travers mes larmes, et dis:
" Je vous en prie, aidez-moi... il ne peut pas mourir... Il n'est pas mort...
A suivre..
