Non ! Vous ne rêvez pas, me revoilà enfin ! J'ai mis beaucoup de temps à revenir parce que je viens de rentrer à la fac et j'ai eu un peu de mal à caser l'écriture dans mon emploi du temps ! Mais je vous promets de finir cette histoire ! Cela mettra peut-être plus de temps que ce que j'avais prévu mais je la finirai !
Bonne lecture à tous !
Chapitre 21 : Quidditch & blagues
-A vos ordres !
Les élèves à proximité se retournèrent, surpris par la soudaine exclamation et les virent lever les bras pour se frapper dans les mains. Habitués à leurs attitudes quelques peu farfelues, ils ne se posèrent pas plus de questions et retournèrent à leur petit-déjeuner. Ils ne les virent pas se pencher les uns vers les autres avec des airs de conspirateurs.
-Alors, par quoi on commence ? Une idée Lily ?
-Hé ! s'exclama-t-elle, je n'ai jamais dit que j'allais y participer !
-On ne te demande pas de nous aider à l'application mais à la conception ! Tu vas avoir la chance d'observer les dessous des Maraudeurs ! Cela n'a été offert à personne pour le moment mais en temps que membre honoraire, tu y as le droit !
Elle poussa un faux soupir avant qu'un large sourire ne se trace sur ses lèvres.
-Très bien ! Par quoi on commence alors ?
-On commence par monter au dortoir, intervint Remus, avant que quelqu'un n'entende ce que nous disons et nous empêche de mener à bien notre projet.
-Ah Remus, s'exclama Sirius, la voix de la raison, en toutes circonstances !
Discrètement, ils remplirent de nourriture le sac de Peter puis, suivis de Lily, ils montèrent jusqu'à la Tour des Gryffondors et à leur dortoir.
Ils y restèrent enfermés presque toute la journée. Lily fut impressionnée par leur sérieux. Chaque petit détail était pensé et façonné. Ils veillaient à ce qu'il n'y ait aucun risque pour les spectateurs, contrairement à ce que l'on pouvait souvent croire. Ce qu'elle avait souvent critiqué comme étant un divertissement cruel et puéril se révéla être une vaste entreprise organisée dans les moindres détails.
La blague prévue pour le lendemain midi fut prête à la fin de la journée juste à temps pour que James puisse filer à son entraînement, laissant Remus, Sirius, Peter et Lily peaufiner les derniers détails et les écrire sur un long parchemin prévu à cet effet.
Lorsqu'ils eurent fini, ils allèrent assister à la fin de l'entraînement.
James était en train de parler quand ils arrivèrent.
-Bien, le match a lieu samedi prochain, il nous reste trois entraînements d'ici là mais je ne suis pas inquiet parce que j'ai pleinement confiance en vous ! Vous êtes tous des joueurs talentueux et nous vaincrons ensembles si nous ne faisons pas l'erreur de sous-estimer nos adversaires !
Restez soudés, comme d'habitude, et tout ira bien ! Je vous libère pour aujourd'hui.
Les joueurs se rendirent aux vestiaires.
Lily s'étonna :
-L'entraînement n'a pas duré longtemps !
Ce fut Sirius qui lui répondit :
-James juge inutile de fatiguer ses joueurs quand ils jouent très bien.
Elle hocha la tête et les suivit sur le terrain où James les attendait. Elle ne vit pas les regards de connivence que s'échangèrent les Maraudeurs et avant qu'elle ait eu le temps de comprendre ce qu'il se passait, elle se retrouva sur un balai, derrière James grâce(ou à cause !) de Sirius.
Elle poussa un cri et s'accrocha à la taille du jeune Potter quand celui-ci décolla soudainement et elle se retrouva soudainement dans les airs, à une vitesse folle, derrière un James qui riait comme un fou tout en manœuvrant son balai d'une main de maître.
Pendant près de dix minutes, il exécuta quelques figures pour montrer à la jeune fille le plaisir de voler. Quand il atterrit enfin, elle descendit, les jambes un peu tremblantes et soulagée de retrouver le plancher des vaches.
-Je le savais ! Tu veux vraiment ma mort Potter ! S'exclama-t-elle avant d'éclater de rire. Je t'avais demandé de me prévenir avant afin que je ne fasse pas une crise cardiaque !
-Tu n'en as pas fait !
-Non, mais j'ai failli !
-J'ai failli réussir à te tuer ?! Oh nooon ! Je suis déçu alors !
-Tu avoues ! Tu voulais me tuer !
-Pourquoi le nier ? C'est la pure vérité ! Ça t'a plu au moins ?
-Oui, mais il m'a fallu cinq bonnes minutes pour me remettre de ma surprise !
-Tu verras, seul, c'est encore mieux !
-Oulaaa ! Je ne suis pas encore suffisamment suicidaire pour me lancer seule dans le ciel ! Je préfère avoir quelqu'un à blâmer en cas de problème !
Cela fit rire les quatre amis.
-Bon, en attendant ! Si tu allais prendre une douche James ?! Non pas que tu sentes mauvais mais…
-Tu te moques de moi ?! Je sens toujours bon !
-Ah vraiment ? demanda-t-elle en haussant un sourcil.
Après vérification, il fit la grimace.
-Bon, disons que c'est l'exception qui confirme la règle !
Elle eut un sourire :
-Combien de fois devrais-je te le dire ! Ecoute la voix de la raison !
-Prétentieuse !
Ils échangèrent un sourire complice en voyant le regard perplexe que leur lançaient les trois autres.
-Laissez tomber Lunard et Queudver ! James et Lily sont dans leur monde, ils ont de petites
conversations secrètes et ne s'occupent plus de nous ! Ils nous laissent seuls à notre triste sort !
Ses quatre amis pouffèrent :
-Je vais me laver en attendant que Sirius arrête son numéro !
-Va et dépêche-toi !
Il se hâta tant que dix minutes plus tard, il ressortait déjà.
Désireux de revoir les derniers détails de la blague et de se répartir les différentes étapes, les Maraudeurs entraînèrent Lily à la cuisine afin de pouvoir parler à l'abri de toutes oreilles indiscrètes en mangeant.
A la fin de la soirée, la blague était fin prête. Lily les laissa alors pour aller dans son dortoir.
Le lendemain, elle se leva vers 10 heures mais resta pour lire dans son lit. Elle ne descendit qu'une heure plus tard et retrouva les Maraudeurs assis dans les meilleurs fauteuils de la Salle Commune. James se décala pour lui faire de la place dans le sien. Elle s'assit à ses côtés puis sortit sa baguette et murmura :
-Assurdiato.
-A quoi ça sert ? lui demanda son voisin.
-A ce qu'on ne soit pas entendu !
-Cool ! Où l'as-tu trouvé ?
-Dans un livre, marmona-t-elle évasivement.
Ce n'était pas foncièrement faux puisqu'elle l'avait lu dans le livre de Potions de Rogue l'année précédente par inadvertance (le jeune sorcier possédait alors déjà des livres de Potions pour les années suivantes). Elle savait que c'était lui qui l'avait inventé.
-Il reste combien de temps avant le lancement de la phase 1 ?
-Quarante minutes. Tu devrais le savoir !
-Je vérifiais.
Ces quarante minutes passèrent rapidement. Ils se levèrent alors et sortirent tranquillement pour commencer à déambuler dans les couloirs pendant les vingt minutes restant avant le repas. Personne ne remarqua les quelques sortilèges qu'ils lancèrent sur leur chemin.
Une fois cette étape finie, ils se rendirent dans la Grande Salle qui commençait à se remplir. Vers le milieu du repas, ils estimèrent que la quasi-totalité des élèves étaient présents. C'est pourquoi ils lancèrent la phase 2.
A l'ordre de Remus, les portes de le salle se fermèrent doucement et personne ne le remarqua à l'exception d'un ou deux élèves. Puis, Sirius d'un mouvement de baguette fit retentir dans la Grande Salle le dernier tube du groupe Magic Music nommé Give it up (and dance with me). Etonnés, les élèves levèrent la tête vers le plafond d'où semblait provenir la musique mais ils ne virent rien. C'est alors qu'ils entendirent des claquements de pas à l'entrée de la Grande Salle. Peter fit s'ouvrir les portes et quelques élèves poussèrent des cris en voyant entrer les armures de Poudlard, en rang. La musique devint alors plus forte et, au milieu des rires, les armures se mirent à danser. Les Maraudeurs se mirent à taper des mains, suivis de Lily, des Gryffondor et bientôt de presque tous les élèves (à l'exception de Serpentards) qui riaient comme des fous.
Quelques professeurs, emportés par la bonne humeur générale se mirent à leur tour à taper des mains. Le professeur Dumbledore pouffait dans sa barbe et le professeur Mc Gonagall elle-même autorisa un mince sourire à apparaître sur ses lèvres.
La musique accélérant de plus en plus, les mouvements des armures allèrent de plus en plus vite ce qui entraîna un carambolage gigantesque lorsque deux d'entre elles se percutèrent. Les rires s'amplifièrent et l'on vit certains élèves se tenant le ventre ou étalés sur leur table tant ils riaient. Lily et les Maraudeurs riaient eux-aussi à s'en fendre les côtes. Quand la dernière note s'évanouit et que les armures s'immobilisèrent, une longue ovation résonna et tous (ou presque) se tournèrent vers les Maraudeurs que l'on savait être les auteurs. Ils se levèrent pour saluer et James et Sirius pointèrent discrètement Lily par derrière pour faire part de sa participation aux élèves. Ceux qui comprirent affichèrent un visage étonné tout en continuant à applaudir. Quand le professeur Dumbledore se leva, tous s'arrêtèrent et les Maraudeurs se rassirent, attendant le verdict.
-Messieurs Potter, Black, Lupin et Pettigrow, vous veillerez à ce que nos danseurs retrouvent leur place et état habituels. Je suis sûr que Miss Evans sera ravie de vous aider.
Il se rassit avec un grand sourire, il avait parfaitement compris l'intention de ses élèves et les approuvait pleinement.
Les Maraudeurs eurent un sourire ravi tandis que Lily avait un air un peu alarmé.
-Vous pensez qu'il sait que j'ai participé ou il a juste dit ça pour être sûr que vous le fassiez ?
-Même s'il le savait, qu'est-ce que ça ferait ? Il a adoré !
-Mouais.
Elle fit la moue, pas convaincue pour un sou. A la fin du repas, ils attendirent que la majorité des élèves soit sortie pour agiter leurs baguettes pour se faire ranger les armures. Celles-ci reprirent alors, à leur commandement, le chemin de leurs places initiales, ce qu'elles firent avec de nombreux pas de danses, faisant rire les élèves qu'elles croisaient sur leur passage.
Pendant le reste de cette journée et celle du lundi, chaque élève, à l'exception des Serpentards, croisant les Maraudeurs les remerciait ou les félicitait.
Malheureusement, la bonne humeur insufflée par leur blague ne dura pas car les journaux recommencèrent à parler d'agressions et de meurtres de Moldus.
James, lui, n'était plus concentré que sur un seul but pendant cette semaine : vaincre ses adversaires lors du prochain match.
-Après ce match, je vous promets qu'on mettra en place un plan pour détendre l'atmosphère.
Ses amis acceptèrent, sachant parfaitement qu'il ne se le pardonnerait jamais s'il perdait ce samedi.
Samedi 15 janvier 1977, à 11 heures, les gradins explosèrent en acclamation à l'entrée des joueurs. Sur l'ordre de l'arbitre, James et le capitaine de Poufsouffle se serrèrent la main, échangeant un sourire crispé.
« Et les 14 joueurs s'élancent pour se placer à leurs postes respectifs. Les cognards sont lâchés en même temps que le vif d'or. Le Souaffle est lancé et le match…commence !
C'est Stevenson, de Poufsouffle qui prend le Souaffle et le passe aussitôt à Kelly. Interception de Potter. Le souaffle à Léa Marlone qui le passe à son frère Paul. Il tire mais le gardien l'intercepte et le renvoie à Grace Charlot, passe à Kelly, à Stevenson. Il est heurté par un cognard. Mais c'est Charlot qui le récupère et tire. Et elle marque ! 10 à 0 pour Poufsouffle. Potter récupère, ses coéquipiers se regroupent autour de lui. Ils foncent en attaque du faucon. »
Les trois poursuiveurs de Gryffondor fonçaient à pleine vitesse pour traverser le terrain. James lança le souaffle à Léa qui leva le bras comme pour tirer mais qui le l'envoya en arrière à son frère qui le récupéra et tira à travers l'anneau de gauche, non protégé grâce à l'effet de surprise.
Vingt minutes plus tard, le score était monté à 60 à 50 pour Gryffondor. C'est à ce moment là que le vif d'or choisit de se montrer. Aussitôt, les deux attrapeurs se lancèrent à sa poursuite, coude à coude. En une seconde, tout fut terminé. Un cognard obligea l'attrapeur de Poufsouffle à virer en catastrophe ce qui permit à Gryffondor de remporter le match.
D'un même mouvement, tous les supporters des Rouges et Or se levèrent et firent retentirent une ovation dans le stade. Les Serpentards affichaient des visages dégoutés et les Poufsouffles étaient déçus.
Fini pour aujourd'hui ! Je vous en pris, dites moi ce que vous en avez pensé ! Cela fait toujours très plaisir d'avoir un retour !
