Bonjour à toutes !

Je tiens tout d'abord à remercier Manifestement-Malfoy et Manea-Thesan pour leur review.

Et sans plus attendre la suite car je sais que vous êtes pressées d'en savoir plus sur Remus et le couple Sirius-Mary !


Chapitre 21 : La Saint-Valentin

Mais je lui restai encore invisible. Je pensais à ça alors que je me rappelais qu'il avait promis de m'aider avec mon histoire. Sur mon syndrome de la page blanche. J'avais vraiment besoin d'aide.

Donc, je l'attendais tous les soirs dans la salle commune. Je savais que c'était sans espoir, mais ça ne m'arrêta pas pour autant de m'installer sur le canapé chaque jour, à l'attendre.

C'était comme s'il avait un emploi du temps.

Soit il était avec Mary (le pire de tout – des heures et des heures durant à s'embrasser juste dans ma ligne de mire), soit il jouait à un jeu, soit il discutait avec ses amis. Et cela se répétait en boucle. Il semblait que cela soient ses activités préférées.

Je continuai à l'attendre alors que nous étions déjà en février. Le seul jour où je refusai de m'y plier fut le jour où je savais qu'il ne serait pas là – la Saint-Valentin.

Cela tomba en plein milieu d'une semaine, donc tous les couples furent forçaient de rester à Poudlard. Au moins, il n'y eut pas d'escapade chez Madame Pieddodu.

Quand je me réveillais ce jour-là, j'eus l'impression de voir à travers des lunettes roses.

Tout était rose. J'en étais malade.

Alors que les amoureux s'échangeaient présents et baisers, je me concentrai sur la seule chose qui me ferait traverser cette journée. Il restait officiellement huit jours avant mon dix-septième anniversaire. Tout ce que j'avais à faire c'était passé à travers cette semaine. Une journée de romance et, plus tard dans la semaine, un match de Quidditch.

Au petit-déjeuner, Lily reçut une boite de chocolats de James. Je m'amusai à la regarder faire son petit spectacle en jetant négligemment la boite dans son sac. Je savais qu'elle les mangerait plus tard – même si le présent venait de James.

Sirius fut bombardé de cadeaux provenant de toute la gente féminine. Mary essaya d'avoir l'air insensible, mais je remarquai ses dents qui grinçaient. De son côté, elle reçut un bouquet de roses et un bracelet. J'avais étais réveillée tôt ce matin par son éloge de la façon parfaite dont elle les avait reçus.

Ce furent les seuls présents dont je fus avisée. De ce que je savais, personne d'autre n'avait reçu quoique ce soit. Non pas que ça me préoccupait. J'avais l'habitude de ne rien recevoir non plus.

Ce fut plus tard dans la journée que je remarquai que quelque chose était… eh bien, différent.

« Non, je ne veux pas de tes chocolats, Sirius ! Ce n'est pas le problème ! »

Nous étions cinq essayant de tenir dans le canapé – Lily, Marlene, James, Remus et moi-même. Nous nous retournâmes tous quand nous entendîmes la brouille. Mary et Sirius se tenaient à l'autre bout de la pièce, un bon mètre les séparait. Et Mary était complètement livide.

Sirius semblait frustré. « Ce n'est pas de ma faute si j'ai des chocolats. Qu'est-ce que je suis supposé en faire ? »

Mary secoua la tête. « Je n'en sais rien. Débarrasse-t-en ! Au lieu de les garder et de les étaler sous mon nez et de me demander si j'en veux ! »

J'eus l'impression d'envahir leur intimité en les regardant. Je détournai rapidement le regard et prétendis écrire.

« Bien alors ! » J'entendis des pas venir dans notre direction et aperçus du coin de l'œil Sirius planté face à nous. Nous le fixâmes tous les cinq.

Sirius balança plusieurs boites roses et rouges sur les genoux de Remus. « Tiens Remus, ils sont à toi. Régale-toi. » Dit-il d'un ton monotone, puis il ajouta plus clairement, « Je me fiche de savoir si tu te régaleras ou non en fait. » Et il disparut dans l'escalier des garçons.

Mary nous observait depuis sa position. Elle monta lentement l'escalier des filles, ne nous lâchant jamais des yeux. Cela sembla prendre une éternité avant qu'elle ne disparaisse de notre vue.

« C'était bizarre, » annonça James à la seconde où il ne la vit plus.

Mais il ne savait pas à quel point c'était bizarre. Sirius et Mary s'étaient engueulés. D'un côté, j'étais, pour ainsi dire, ravie à l'idée qu'ils se séparent. Mais d'un autre côté, j'étais inquiète pour Mary. Je ne voulais pas que quelqu'un brise son cœur.

Un silence inconfortable tomba sur nous cinq.

« Quelqu'un veut un chocogrenouille ? » demanda soudainement Remus, soulevant sa tonne de chocolats.

Sans aucune hésitation, nous commençâmes à faire un sort des chocolats, de grands sourires sur nos visages. Je trouvai cela un peu troublant que nous prenions du plaisir avec ce qui avait causé la dispute de nos deux amis.


Il y a de l'eau dans le gaz pour nos tourtereaux… ce qui j'en suis sure va en ravir plus d'une en fait !

La suite lundi prochain, bonne semaine !