Avant qu'ils aient le temps de s'en rendre compte, les derniers partys d'été, les derniers couchers de soleil et bientôt ils traversaient la plateforme 9 ¾ avec son frère et sa copine.

James croisa Scorpius accompagné de ses parents. Le grand Blondinet interrompu ses parents pour ouvrir ses bras et absorbé un câlin viril fini par de grandes claques dans le dos;

-Mec! Tu as presque l'air d'avoir pris du soleil!

-Et toi alors, on dirait que tu as mangé du teint hispanique! Critiqua Malefoy.

Son père se retourna;

-Bonjour, tu ne me présentes pas ton ami, Scorpius? Dit-il.

-Je pensais que tu le reconnaitrais. C'est James Potter, un des plus brillants de notre niveau. Avec son frère Albus Severus, et Criséis bien sûr.

-Criséis Crowchastel, je n'aurais jamais cru serrer la main du ravisseur de mon fils! Sourit sa mère en tendant la main.

-Ce n'était pas dans mon intention mais on dirait qu'en me suivant, Scorpius a rencontré plus que de bonnes expériences de vie.

-Oui, nous avons soupé avec la Belle Ryoanda hier soir, une …magnifique créature.

-Une compagne de choix, je peux le prouver! Rajouta Criséis.

-Je suis bien heureux qu'il vous aille à l'école. Les Serpentards sont moins nombreux que dans le passé, m'a-t-on dit? Rajouta le père.

-Oui, moins de 18% de Poudlard…L'année dernière, espérons avoir de bonnes recrues cette année.

Ils quittèrent la présence malaisante de ces parents et prirent siège peu de temps après.

-Je comprends pourquoi tu te plaignais de tes parents, ça craint! S'esclaffa James en faisant léviter sa valise vers la tablette du haut.

-Et ils faisaient des efforts! Tu ne sais pas le drame familial que j'ai écopé après leur avoir présenté Ryoanda!

-Tu peux bien coucher avec une femme de 198 ans… Je ne vois pas de quoi de bizarre là-dedans! Sortit James en sortant sa blague à tabac remplie d'une herbe inconnue.

-Wô, James, on ne perd pas une minute!

-Je viens de recevoir ça du Chili. La crème de la crème mais ça ne passera pas les filtres de Poudlard. Il faut tout bruler!

Les Potter roulèrent de leurs doigts experts quatre énormes joints. Du bout de leur baguette, les quatres sorciers allumèrent le tout et en peu de temps enfumèrent leur wagon.

Arrivés à la Grande Salle, Criséis reçu une note volante;

-Ma chambre a changé de place.

-où?

-2034. C'est au deuxième?

-Passe? Demanda Scorpius en regardant sur sa carte.

-C'est le grenier.

-Le grenier?

-C'était le lounge des Serpentards avant. C'est chouette tu vas voir et beaucoup plus grands que le 505.

-Je ne l'avais jamais vu?

-Il était en rénovation. J'ai reçu des instructions. Beaucoup de chambres privées ont été prises cette année… Dit le préfet.

Criséis était rendue avec un horaire de sixième année normal même si elle avait passé ses ASPIC en métamorphose, sortilèges, enchantements et défense contre les forces du Mal. Cela lui donnait plus de temps pour rattraper son retard en botanique, potions, en divination et prendre son lot de cours complémentaires. Finalement, leur horaire se ressemblait plus qu'autrefois mais elle avait encore plus de 50 heures de cours par semaine. Comme si elle n'aimait pas voir du temps libre.

Le lounge était aussi grand que toute la surface des dortoirs des serpentards réunis. Les murs étaient nus sur la pierre et la décoration sobre. On voyait ici et là des preuves de la rénovation récente. Albus émit la théorie qu'on lui avait confié le lounge parce qu'il n'était pas prêt mais que ça aurait moins déçu une vétérane d'avoir plus d'espace qu'un nouvel étudiant d'avoir une chambre mal finie.

-Je ne m'en plains pas. Je pourrais presque courir ici! Dit-elle en mettant un pied sur mur.

Elle escalada le mur puis le plafond comme Ryoanda lui avait appris. Le désavantage était que pour y accéder, il fallait passer devant le bureau et chambre de la doyenne Patil. Mme Patil, n'avait jamais empêché les serpentards invités de s'y rendre ou même d'y tarder. Albus, cependant devait se camoufler et faire preuve d'inventivité magique pour ne pas se faire prendre( surtout hors des heures convenables).

Criséis trouva un intérêt marqué pour les explosifs. C'est lors de ces expérimentations des potions explosives qu'elle détruit une grande partie du lounge et de la salle commune.

Criséis et Albus avait été pris en flagrant délit. Le plafond de la salle commune ouvert. Ils furent stationnés dans le bureau de Madame Crabbe durant une dizaine de minutes enchantés par un puissant sortilège de silence afin de mettre terme à leurs explications. Ils s'échangeaient des regards vainqueurs et sournois pendant que la directrice adjointe signait leur ordre de retenue et de travaux communautaires.

-Attendez ici un instant!

Elle se leva en répandant derrière elle un halo de puanteur qui lui était si distinguée. L'attente commençait à être longue. Albus empoigna donc le premier livre sur le bureau : Histoire de Poudlard Édition d'Après-Guerre. Sur la quatrième de couverture se trouvait un portrait de l'auteur qui serrait la main de Dumbledore. Une photo de son jeune âge apparemment. Albus vit quelque chose qu'il n'avait encore jamais remarqué chez l'homme dont il devait le prénom. Il reconnaissait ses joues, ce nez… Il leva le livre et comparant ce portrait mouvant à la Criséis devant lui qui jouait bêtement avec un emballage de bonbons.

Albus fit un grand oh! Muet. Criséis leva les bras exagérément. Comme pour dire '' mais quoi?''. Elle devait avoir hâte que ce sort de dissipe de lui-même comme elle avait l'habitude.

Il pointa Dumbledore mais Criséis ne comprenait pas. Albus sortit sa plume dictatrice de sa robe de sorcier et se réquisitionna un bout de parchemin.

-Je sais comment tu es née.

Criséis lui fit de drôles d'yeux. Albus repointa Dumbledore. Criséis ne comprenait pas.

-Dumbledore, Alberforth et Ariana sont des enfants nés par magie de la chair d'un seul homme. Ils ont été créés dans une capsule.

Criséis voyait où il voulait en venir mais ne savait pas ce qu'il savait.

-Il faut que tu la vois… Écrit-il avant que la directrice adjointe entre de nouveau.

-Bon les coquins. J'ai confirmé avec Mademoiselle Pomfresh, Votre Professeur de Potions ainsi que vos directeurs de maison. Vos charges sont diminuées mais je vais tout de même conserver vos tâches de réparation. Vous devrez avoir réparé l'ensemble de vos dégâts d'ici la fin de la semaine sinon vous serez expulsés de Poudlard. Interdit de se faire aider par les elfes de maison ou vos amis!

Elle signa sur une feuille et leva la baguette pour dénouer leur enchantement de silence.

-On vous l'avait dit! Sortit alors Criséis. C'était un projet pour la potion surprise!

-Une chance que vous avez un je-ne-sais-quoi qui me donne envie de vous croire, Crowchastel. Tâchez de ne plus entacher la réputation des Serpentards à l'avenir, Mademoiselle!

Les deux étudiants profitèrent du premier instant pour s'esquiver. Albus la prit par la main et la dirigea tout droit vers son objectif :

-Qu'est-ce que tu veux dire par Dumbledore et tout?

-Les photos de l'incendie. Je viens de penser à un détail.

-Alors qu'est-ce qu'on fait.

-Je vais aller confirmer avec mon cher Albus, en personne! Dit le jeune Potter en souriant.

Criséis leva les yeux au ciel et arrêta de le suivre;

-Several… Il est mort, tu le sais au moins?

-Lui oui, mais pas ses mémoires?

Criséis ne comprenait pas. Albus les guida vers l'ancien bureau du directeur que Madame Crabbe n'utilisait que pour recevoir des invités par la cheminée. Il essaya une dizaine de mots de passe ( Criséis n'entendait qu'une liste de friandises) :

-Sucette de grenouille!

Et la porte en aigle tournoya sur elle-même dévoilant un escalier. Albus reprit la main de Criséis et pénétra dans le calimaçon. Arrivé, il fit des grands pas et compta un nombre précis de dalles avant de faire ouvrir une cloison cachée :

-Comment tu sais ça?

-Mon père c'est Harry Potter… Il m'a appris un certain nombre de choses sur les secrets de Poudlard.

-Je vois mal ton père t'expliquer comment fouiller dans les armoires secrètes de Dumbledore.

-Il ne m'a jamais dit où était les passages secrets non plus… Mais en racontant souvent les mêmes histoires, on comprend des choses.

Ce qu'Albus savait être une Pensine était qu'une flaque miroitante aux yeux de Criséis. Pour une rare fois, il dut expliquer son fonctionnement.

-Pourquoi on ne demande pas à son portrait, tout simplement? Réalisa donc la jeune sorcière.

Ils entendirent un raclement de gorge et sursautèrent. Le grand portrait du bienveillant directeur trônait à côté du sombre Severus Rogue qui était de dos à écrire sur un bureau;

-En effet mes très chers! Harry, je vois que tu as pris un certain coup de jeunesse, qui est ton amie?

-Ce n'est pas Harry, je suis Albus Severus Potter… Son fils.

-Ah! Il ne m'avait pas dit que j'étais devenu un si beau jeune homme, n'est-ce pas Severus?

Le portrait de Severus se retourna et sourit :

-Je reconnais ses yeux en effet.

Rogue tourna alors son regard vers Criséis :

-et les tiens aussi. De qui es-tu l'enfant, Belle petite?

-C'est de là, la meilleure question que l'on puisse me piéger avec.

-Dumbledore…Commença Potter. Je suis en mesure de penser que Criséis est comme vous un enfant créé magiquement, dans une capsule. C'est la raison pour laquelle je voulais visiter votre pensine. Je voulais voir si c'était la même que celle qu'on a vu dans les photos de l'incendie dans laquelle Criséis est née.

-Les travaux de mon créateur ont été détruits bien des âges avant la naissance de cette jolie dame, mon enfant… Mais si cela peut vous rassurer, rendez-vous en 1899, 15 septembre vers 18hrs… C'est la seule fois où j'ai vu des images des capsules dans lesquels mon frère, ma sœur et moi trouvèrent le début de la vie. Durant cette séquence, vous…

Dumbledore eut un regard triste.

-Je crois, Albus , ah que c'est drôle d'avoir un autre Albus! Je crois que tu vas apprendre quelque chose de très secrets de ma vie. J'ai entendu dire que des biographes avaient mis la main sur la relation que j'ai entretenu avec Gellert Grindelwald ?

-Je crois que les biographes avaient peu de concrets sur la nature de votre relation considérant qu'Abelforth a été victime d'un sortilège d'oubli à son sujet.

-Dois-je déduire par ce clin d'œil que tu n'es pas sur? Sourit l'ancien directeur.

Quelque chose de magnanime animait la voix de Dumbledore.

-Harry…

-Albus Severus, spécifia le jeune étudiant sans que le portrait n'interrompe son discours.

- Je te fais assez confiance pour encore une fois pénétrer mes souvenirs. Puisse-t-il être utile à ton amie… J'ai le sentiment qu'elle va apprendre beaucoup de choses sur elle.

Albus fit tournoyer sa baguette dans le liquide et tendit la main vers sa belle :

-Tu vas voir, ça être moins bizarre que le Spiderrub!

Criséis prit sa main et elle se sentit tomber. Elle vit en dessous de ses pieds un lit dans une petite chambre douillette dans lequel deux personnes nues faisaient la lecture.

Albus et Criséis apparu à leurs pieds. C'était un jeune Dumbledore. Très jeune, tout juste 20 ans peut-être ? Cheveux aux épaules auburn presque rouge, le bras par-dessus un autre jeune homme blond, sculpté de muscles comme forger dans du fer. Il semblait légèrement plus jeune que le Dumbledore.

Criséis leva les sourcils :

-Donc, c'était un chemin détourné pour dire qu'il était vraiment gai…

Albus regarda Criséis puis le couple, mal à l'aise;

-Dumbledore ne nous fait pas revivre ses batifolages d'adolescence avec Grindelwald pour le plaisir…

-Grindelwald? Ce n'est pas le gars qu'il a tué et ainsi, ''acquis sa renommée''…

-Oui… Je crois qu'à cette époque il était moins maléfique…

Le couple s'embrassa en laissant tomber le livre sur les draps, Dumbledore agrippa fermement la cuisse du jeune Grindelwald et Albus chercha quelque chose à regarder. Il décida de sortir de la pièce, en ouvrant la porte, il réalisa qu'il était dans un souvenir. Il ne pouvait sortir de l'angle de conscience de Dumbledore.

-Albus, regarde!

Criséis était couchée dans le lit, traversée par les corps arrosés de la tourmente du désir des adolescents. La tête penchée, elle regarda dans le livre. Albus vit des plans écrits en latin et dans le coin d'une feuille pliée : un coin de la capsule. Le temps de comprendre, la porte ouvrit en fracas. De l'autre côté, Abelforth, le frère Dumbledore, tout aussi ridiculement jeune, brandissait sa baguette, le visage teinté de colère.

-C'est donc à ça que tu passes tes soirées!

Le massif sorcier mit sa baguette dans sa main gauche afin d'asséner une gifle terrible à son frère :

-Ce que je fais de mon corps n'a rien à te concerner, Abe! Cria Albus en empoignant sa baguette.

-Ça je savais depuis des semaines!

Abelforth fit léviter le livre jusqu'à lui.

-Mer-deuh! S'écria Criséis.

-Que tu partages ta couche avec un garçon de Durmstrang ou une chèvre, ça peut rien me faire! Mais je ne te laisserais jamais partagé les travaux de notre créateur avec pareil mage noir!

Nu comme un verre, Grindelwald sortir des draps avec sa baguette courte et tordue;

-Je commençais à te tolérer, Abel… Tu as fais le pas de trop! Commença le jeune blondinet en habit d'Adam.

Ils entendirent une petite voix féminine crier dans le couloir quelque chose comme ''arrêtez les garçons!''.

-Le pas de trop! Je vous ai entendu. Tu n'es pas arrivé par hasard dans notre quartier, tu nous as cherché et tu as séduit mon frère avec tes artifices de demi-vélane afin qu'il te dévoile les plans de notre créateur!

-Si tu nous avais bien espionné, Abel, tu saurais que Gell et moi…Commença Albus en serrant le drap autour de sa taille.

Abelforth eut les yeux gros :

-Tu es passé de son coté, tu veux l'aider dans ses plans de fonder une race supérieure et tout!

Albus Dumbledore commença à pleurer :

-Mon frère, si tu voyais plus loin que ton nez…

Le futur directeur tomba sur le lit, les deux mains dans son visage. Gellert descendit pour le prendre dans ses bras. Son frère descendit sa baguette. Gellert le foudroya du regard :

-Si tu n'étais pas si simple d'esprit tu comprendrais! Albus et moi…On s'aime… et nous sommes deux hommes! On avait le moyen de fonder une famille, bien à nous! Issus des deux sangs forts! Issus de deux sangs purs!

-Sang-pur! Comment fais-tu pour hybride avec autant de…de…revendiquer pareille cause, toi qui expire de ta naissance …

Grinderwald eut les yeux ronds, remplis de haine. Il leva sa baguette et lança un éclair noir que le jeune sorcier dévia. Ariana, le jeune sœur Dumbeldore arriva et sépara les deux jeunes hommes. Criséis vit le choc dans ses yeux. Le choc vert de l'Avada Kedevra, Criséis leva les yeux derrière la sœur. Son frère, bouche en O était pétrifié. Le jeune Albus fondit sur sa sœur et pleura :

-Qu'as-tu fait mon frère? Scanda le futur directeur.

Grinderwald leva les yeux presque rouges vers le frère de son amant. Il leva sa baguette en criant :

-Oubliettes!

Le frère Dumbeldore tomba et avant de retomber sur le sol. Gellert l'avait pétrifié et ralenti sa chute. Il se retourna vers son amant et le corps inerte d'Ariana.

-Brian, je ….

-Va-t'en! Pleura le jeune auburn.

-Tu n'es pas sérieux… Mon amour…

Dumbeldore pleura fort en gardant le corps de sa sœur contre lui. Grinderwald leva sa baguette, pointa une valise et s'habilla d'un sort rapide :

-Je peux réparer ça… Laisses-moi quelques secondes et ta sœur marchera de nouveau parmi nous.

Il fit léviter un écrin jusqu'à sa main :

-J'ai lu la légende… Je sais que la pierre ne peut pas offrir une véritable vie…

-Si on n'essaye pas, on ne confirmera jamais… Ça sera un pas pour la connaissance en même temps qu'un pas pour la vie… On avait dit qu'il fallait essayer un jour Brian…

-Sur un sujet de science! Pas ma sœur! Si elle revient aussi vide qu'un inferi ou blême qu'un fantôme! Qui la tuera une deuxième fois!

-Brian! Que ça soit ta sœur ou un sujet de laboratoire, notre étude sur la vie et la mort ne devait pas s'arrêter aux liens de famille! Ne devient pas sot! C'est le moment d'agir!

Criséis sentit les murs trembler puis elle s'envola et comme sortie de l'eau après une longue baignade : elle revint dans le bureau du Directeur.

Albus regarda Criséis tous deux fascinés.

-Faut y retourner! Dirent-ils en même temps.

Après une dizaine de fois, à revoir le même drame familiale, ils purent noter environ trois pages de contenu. Armés de dictionnaire de latin et de planches à dessin. Il avait reconstitué les plans d'une moitié de capsule. Assez pour comprendre que le créateur Dumbledore, M. Perceval était le précurseur des travaux Macnair.

Encore assis dans le bureau, Albus mit du bois dans l'âtre pour partir un feu.

-Il faut comprendre comment ce savoir s'est rendu de la famille Dumbledore à Macnair…Sortit Several.

-Grinderwald? Suggéra l'ancien directeur.

Criséis le regarda et il pencha la tête. Comme si le vieux sorcier pouvait voir quelque chose de concret dans le visage de Criséis qui lui échappait.

-Oui, bien sur… Il y est parvenu… Susurra l'ancien directeur.

-Parvenu à quoi? Demanda Criséis.

Dans sa voix, Albus sentait qu'elle était proche du but. Un enthousiasme irréel pour la vamp sérieuse qu'elle était.

-Vous avez vu et revu sans comprendre l'essentiel, mon enfant…

L'ancien directeur eut un regard doux.

Criséis pensa à ses joues, ce nez aquilin, ce teint de peau si propre à ce personnage célèbre dans cette toile dont elle venait de visiter le pire moment d'adolescence encore et encore… puis à cette énergie, cette force, cette noirceur qu'il y avait en son amoureux, le sinistre Grinderwald. Les yeux gros comme des gallions, elle passa proche de s'évanouir. Albus demanda alors au directeur.

-Cette théorie me semble un peu simple… Criséis n'a pas plus de 16 ans et vous avez tué Grinderwald dans les années 40, ça fait un bout…!

Le portrait baissa les yeux et commença à faire les cents pas à travers les autres cadres.

-Certes… Mais Grinderwald a toujours eu les plans des capsules… Abelforth ne se souvenait pas vraiment… Je n'ai jamais tenu à lui rappeler… Être responsable de la mort de notre sœur était plus facile à prendre pour moi qu'il ne lui aurait été… Il était déjà si brisé de sa mort… Je ne m'étais jamais vraiment soucié de la disparition de ce livre… J'avais perdu ma sœur, mon seul et unique amour, toute ma relation avec mon frère, la pierre de résurrection … En une nuit, j'avais perdu tout ce que je croyais être l'époque. Me venger de Grinderwald, ce qui a mené à notre combat en 45 était alors bien plus important…

-Il faut donc trouver la trace de Grinderwald! Commanda Criséis.

-Minute-pipilotte! Des équipes complètes d'aurores ont eu de la difficulté à nous rendre un dossier incomplet datant des années 90! Si on doit remonter à la première guerre, on risque d'être perdu durant des décennies!

Criséis se tourna avec un grand sourire :

-Je sais… pipilotte?

Albus ne comprenait pas ce sourire :

-et je sais que tu seras encore là d'ici là!

Criséis regarda Dumbledore. Elle lui ressemblait. Personne n'aurait pu le voir mais maintenant qu'elle l'avait vu jeune, qu'elle avait vu sa sœur et son amant… Elle savait où une goutte de son sang venait. Elle pleura doucement. Apprendre son appartenance loup-garou avait été un pet mais là… Descendante de Dumbledore? De Grinderwald?

La journée suivante, ils allèrent à leurs cours sagement. Criséis profitait de la période de recherche en potions pour se gaver de livres sur Grinderwald. Elle en oublia de se rendre à la cafétéria :

-Ton père ne bougera pas de ses livres, mais le déjeuner va disparaître des plateaux si tu attends trop… Arriva Albus en la surprenant haut et fort.

Sans le remarquer, elle avait construit une forteresse de bouquins.

- Je me plaignais des dossiers Macnair… Grinderwald est tellement un personnage historique horrible, c'est presque jubilant…

Elle tourna une page mais Albus referma son livre sous son nez :

-On va manger, poupée…

Criséis fit ses yeux de chats offusqués.

-Tu as raison…

Criséis alla s'installer à la table des Serpentards. Signe qu'elle voulait être seule.

À la fin de diner, lorsque certains commençaient à se rendre en cours, elle vint le rejoindre avec l'équipe de Quidditch :

-J'ai pris une décision Several… Dit-elle en assoyant parmi eux.

-Et bien, le loup sort du bois! Rit son frère.

Elle leva les yeux.

-Une décision, à propos de quoi?

-Je vais m'inscrire à Durmstrang pour l'an prochain.

Certains rirent et son frère rajouta :

-Pourquoi faire? Tu vas surement passer tout tes ASPICS avec mention en deux ans d'études!

Albus baissa les yeux pour réfléchir;

-Mon frère a raison… On devrait partir tout de suite alors…

Le groupe ne comprenait pas, Criséis sourit :

-Tu viendrais avec moi?

-Il viendrait partout où ce que tu te trouves, voyons! Rajouta James d'un ton pervers.

Le groupe rient mais Windler rajouta du sérieux à la conversation :

-D'où ça sort cette idée de Durmstrang? Votre punition est si sévère? Vous avez démoli un mur… Vous n'avez tué personne!

Le couple se souvenait même plus de leur promesse de réparation.

- Criséis a reçu des informations du ministère. Ils pensent que son père aurait étudié là bas.

- Kenzie Macnair? Demanda James plus idiot qu'un crapaud.

- Mon vrai père…. Sourit-elle en rougissant.

- C'est qui alors? Demanda Broom bien heureuse.

- Ce n'est pas clair mais faudrait investiguer là-bas.