Hello !
C'est de nouveau l'heure de la publi ! : )
Et en plus, ca sera trois chapitres aujourd'hui :D (booon ceux qui lisent ou essayent de lire la fic en anglais sauront pourquoi mais chuut :p)
Bonne lecture ^_^
o.O.o
aerinechan : Aaah oui, il ne reste plus grand monde... Mais qui sait, j'arriverai à tenir plus de 1 ou 2 chapitres avec ça... :p
grisoletgabrielle : Yep, j'ai vu, pour l'hélico : ) Mais bon, j'allais pas te gâcher la surprise ^^ Et oui, Kaito est immortel... pas si intéressant que ça en a l'air, hein ? On en reparle dans ce chapitre : )
Chapitre 21 : Mariage
Perdu dans ses pensées, Kaito finalisait le nœud de sa cravate devant son miroir. Il portait un costume sombre, avec une chemise bleue et une cravate blanche. L'accessoire manquant, un chapeau sombre de la même forme que celui du Kid, avec une bande bleue, était encore posé sur son lit.
Le magicien regardait devant lui mais un observateur extérieur aurait vu que ces yeux ne faisaient pas le point. Rêvasser n'était pas vraiment son truc : d'habitude, il avait l'air de rêvasser mais il était surtout en train de réfléchir à ses prochains cambriolages ou quelque chose du genre… Ces derniers temps, il s'abandonnait vraiment à ses pensées. Mais qui ne l'aurait pas été après ce qui lui était arrivé ?
Trois mois s'étaient écoulés depuis cette nuit où la comète de Volley avait traversé les cieux, permettant à Pandora de laisser s'écouler cette larme qui lui avait sauvé la vie. Le Voleur avait ressenti une telle douleur quand Snake lui avait tiré dessus, qu'il avait su, il en avait été sûr, qu'il allait mourir, il l'avait senti.
Et s'était donc avec la plus grande surprise qu'il s'était réveillé le jour suivant, ses amis et sa famille autour de lui, tous en train de fixer des yeux ce qui avait été une blessure mortelle sur son torse et était devenue, une fois que la pierre avait libéré ses pouvoirs, une simple tache sanglante sur sa peau intacte.
Sa famille… Son père avait été le deuxième visage qu'il avait reconnu après celui d'Aoko étant donné qu'il lui tenait la main. Son père perdu depuis longtemps, l'homme sans lequel il avait dû passer presque toute sa vie, tenait sa main dans la sienne, sa Poker face oubliée, ses yeux brillants de soulagement, un sourire doux sur le visage.
Il avait été dur pour Kaito de rester calme mais il y fut obligé, son corps était encore trop faible pour lui obéir. Il avait reconnu le costume noir, celui de Kaitou Corbeau, un voleur qu'il avait affronté quatre ans auparavant. Remarquant bien sûr à l'époque la ressemblance entre les deux Kids, si ce n'était la couleur, à l'opposé de la sienne, le coup d'œil qu'il avait pu avoir de son visage l'avait laissé ébahi, sur le point de croire à l'impossible : un Kuroba Touichi qui serait en vie. Mais ses doutes avaient été écartés par une lettre de sa mère à ce sujet, avec des informations que seul le Corbeau avait, et il avait cru qu'elle avait été celle sous la cape.
La vérité était bien différente… Et plus dure à accepter. Sa mère et son père lui avaient caché la vérité pendant 12 ans… Plus de la moitié de sa vie.
Les premiers jours avaient été vraiment difficiles pour lui, son humeur alternant entre la joie extrême d'avoir de nouveau son père avec lui et la colère d'avoir été trompé par sa propre famille : malgré la longue discussion qu'ils avaient eue après qu'il se soit réveillé, tous les bons arguments qu'ils avaient pu lui donner, aucun ne trouvait grâce à ses yeux. Aucun ne changerait quoique ce soit au fait que son père n'avait même pas été là à son mariage, trop emmêlé dans ses propres mensonges. Et il l'avait laissé devenir un criminel pour une revanche qui n'avait aucun sens. Si l'on ajoutait à cela le fait que Nakamori-keibu avait découvert qu'il était le Kid et son père avant lui, oui, Kaito devait l'admettre, il avait eu une humeur de chien la première semaine, trouvant difficile de revenir à son caractère habituellement si bon enfant.
Jusqu'à ce qu'Aoko mette les pieds dans le plat.
La jeune fille était restée silencieuse, au début, un peu inquiète pour son père, car il avait appris la vérité qu'elle lui cachait depuis 4 ans et, en même temps, le fait qu'elle lui avait menti. Elle s'était excusée de nombreuses fois, étouffée par la culpabilité, pour découvrir rapidement une pointe de compréhension dans les yeux de son père. L'inspecteur, malgré ce qu'elle craignait, comprenait. Comprenait le fait qu'elle n'avait pas voulu prendre le risque de le briser, même si cela voulait dire devenir malhonnête, trait de caractère qui était complètement contre sa nature, mais elle n'avait pas vu d'autres options. Comprenait que ces voyages réguliers qu'elle faisait avec Kaito, étaient aussi là pour éviter que les deux hommes ne s'affrontent trop souvent.
Finalement, une fois ce mensonge dévoilé, cela les avait même rapprochés.
Après avoir réglé ses propres problèmes, elle avait remarqué que son mari essayait lui aussi de résoudre les siens, et bien maladroitement d'après elle. Et elle n'avait pas hésité à lui faire remarquer. Avec son vocabulaire sans fioritures.
C'était la première fois depuis longtemps qu'elle avait dû lever la voix contre le Kid. Aoko avait elle-même perdu sa mère et elle savait qu'elle aurait fait tout ce qui était en son pouvoir s'il y avait eu la moindre chance de la ramener. Mais c'était impossible. Kaito, de son côté, avait vu l'impossible se produire : son père était de retour à ses côtés. Ce qu'il qualifiait de supercherie, elle l'appelait miracle. Et elle lui 'botta les fesses' au sens figuré jusqu'à ce qu'il le comprenne, qu'il comprenne que, peu importe la vérité derrière ce qui était en train de se passer, une semaine avant, son père était mort et aujourd'hui il était en vie.
Faisant face à cette nouvelle réalité, le magicien avait arrêté de bouder et était allé voir ses parents avec Aoko pour discuter ensemble et rattraper le temps perdu.
Et ce fut avec un sourire triste, bien sûr bien caché sous sa Poker Face, tout comme son père le lui avait appris, qu'il était venu leur dire au revoir alors qu'ils repartaient à Vegas un mois après ces évènements. Ils lui avaient bien sûr proposé de se joindre à eux mais il n'était pas d'humeur. Il aimait le Japon, ses amis étaient là, Aoko n'aimerait pas l'idée de laisser son père seul, non, ils étaient mieux ici. Et maintenant qu'il n'y avait plus de secrets entre eux, cela serait plus facile de discuter avec ses deux parents.
Kaito se reconcentra sur sa cravate, mettant une épingle avec une perle mais se piquant accidentellement avec, au point qu'une goutte de sang apparut à la pointe de son doigt. Le léchant rapidement, ce fut avec un soupir presque dépressif qu'il vit que cela s'était déjà refermé.
Cela avait été la deuxième raison de ses rêveries.
L'immortalité.
Il avait bien sûr eu une petite… ok, une sacrée longue discussion avec Akako après sa guérison miraculée. D'abord pour la remercier, sachant pertinemment que la jeune fille lui avait sauvé la vie, sans même hésiter à se mettre en danger, prenant des risques pour avoir tant abusé de sa magie. Le magicien savait plus ou moins qu'elle était attirée par lui et était un peu embarrassé, ne sachant pas vraiment comment lui faire comprendre qu'il était reconnaissant sans lui laisser trop d'illusions. Il avait finalement opté pour des mots et avait sauté sur l'opportunité pour lui poser des questions sur son état.
La sorcière avait été très honnête avec lui. Oui, il était immortel. Il ne vieillirait plus et guérirait de toute blessure ou maladie, peu importait sa gravité, même si malheureusement il n'était pas protégé de la douleur que cela pourrait induire. Sa vie n'aurait pas de fin. Ce qui avait été le rêve le plus fou du leader de l'Organisation était désormais en train de lui arriver mais il n'y voyait aucune raison de se réjouir.
Comment pouvait-il être heureux d'apprendre qu'il devrait se cacher toute sa vie, obligé de maquiller ce visage de 21 ans qui ne vieillirait pas ? Comment pouvait-il se réjouir de savoir qu'il allait enterrer tous ses proches, ses amis ? Comment pouvait-il apprécier le fait qu'il aurait un jour à se séparer d'Aoko, l'amour de sa vie, et de vivre des jours, des mois, des années, une éternité sans elle ?
Kaito avait peur, en fait, de ce qu'il lui arrivait. Cette immortalité que la plupart souhaitaient n'était pour lui que la promesse d'une vie cachée et solitaire.
Le magicien se força à sourire. L'immortalité serait un problème dans quelques années. Pour le moment, il voulait juste vivre sa vie à fond, profitant de tout ce qu'elle pouvait lui apporter.
« - Kaito, tu es prêt ? » demanda la voix d'Aoko après avoir toqué à la porte. « C'est l'heure de partir pour le mariage !
- J'arrive ! »
Le Kid regarda par la fenêtre avec des yeux tendres, se rappelant son propre mariage en voyant les arbres dehors, couverts de feuilles pourpres et or.
L'automne, la meilleure saison pour un mariage traditionnel. Ils avaient hésité, avec Aoko, à célébrer le leur en automne eux-aussi, mais s'étaient finalement décidés pour le printemps et ses Sakura. Il ne s'attendait honnêtement pas à l'époque que le prochain couple à s'unir serait celui de Kazuha et d'Heiji.
Kaito laissa apparaître un sourire en coin sur son visage, véritable cette fois-ci, en se disant que la mère d'Heiji avait probablement tout à voir avec l'organisation expresse des noces. Connaissant les fiancés, il fallait clairement les marier vite, avant qu'ils ne puissent même imaginer faire marche arrière.
Cela restait tout de même impressionnant que les familles aient réussi à organiser la cérémonie si vite et cela n'avait été possible uniquement grâce aux nombreux contacts qu'ils avaient tous les trois à Osaka. Le prix à payer était qu'ils avaient dû se décider pour un mariage plutôt intime, avec juste les parents et les amis proches. Ils feraient quelque chose de plus grand pour compléter au printemps.
Mais cela ne voulait pas dire qu'ils ne s'amuseraient pas aujourd'hui.
Souriant avec anticipation, l'ancien Voleur attrapa son chapeau et sortit de la pièce.
o.O.o
Heiji baissa les yeux en sentant la tête de Kazuha contre son épaule, la jeune fille commençant à s'assoupir après cette journée bien chargée.
Il savait qu'il avait gardé un sourire idiot sur son visage toute la journée mais qui ne l'aurait pas fait ?
Il avait accueilli sa fiancée dans un petit temple à proximité, l'attendant dans un hakama gris et une veste de kimono noire à blasons. Elle, était magnifique dans son kimono et son chapeau d'un blanc immaculé, la seule touche de couleur étant son rouge à lèvre rouge, cerise écarlate sur son visage délicat. Ses yeux verts avaient croisé les siens et son visage, si solennel quand elle était rentrée, s'était éclairé d'un des plus beaux sourires qu'il ne lui avait jamais vu.
Le détective tanné se rappelait à peine la cérémonie, si ce n'était peut-être cet échange de coupe de saké, ayant été extrêmement attentif à ne pas la laisser tomber, tout tremblant qu'il était ce jour-là. Il se rappelait l'avoir passée à Kazuha, et ensuite à son témoin et à la témoin de celle qui était désormais sa femme, Shinichi et Ran, bien sûr, tous deux les yeux brillants, heureux pour leurs amis et s'imaginant très probablement leur propre future union.
Ils s'étaient dirigés après la cérémonie vers un Ryokan qu'ils avaient privatisé pour l'occasion, un peu isolé, entouré d'arbres couverts de leur tenue d'automne, maison de bois dans un champ de Momiji écarlates. La pièce où ils se trouvaient était décorée dans un style traditionnel, avec des estampes sur les murs, quelques céramiques de qualité de ci, de là, et, comme un clin d'œil au Kendo si apprécié par la famille Hattori, deux katanas et une ancienne armure de samourai étaient exposés dans des alcôves.
Heiji eut un soupir de satisfaction, ses yeux toujours posés sur la femme aux yeux verts à ses côtés, désormais habillée d'un kimono rouge avec un motif de Sakura, pas si différent de celui qu'elle portait quand, sans savoir que c'était elle, il avait rencontrée celle qu'il avait appelée plus tard son 'premier amour' à Kyoto.
La nuit était déjà bien avancée et le personnel avait quitté les lieux depuis longtemps déjà, leur laissant quelques bouteilles de saké et les clés permettant d'ouvrir les chambres car ils dormiraient tous sur place. Les discussions entre les invités continuaient encore ça et là, quoique désormais plus calmes. Sur la gauche de l'Osakien, ses parents discutaient, une étincelle de fierté toujours dans leurs yeux. Un peu plus loin, Shinichi, Ran et Aoko partageaient un dernier verre, alors que Tôyama-han commentait, encore impressionné, la performance que Kaito avait réalisée durant la soirée pour les divertir.
Arrivant enfin à s'échapper, le magicien avait mis un petit coup de coude à Hakuba pour lui proposer un autre verre.
« - Non, ça ira, Kaito-kun… » refusa le blond, sentant qu'il avait déjà eu sa dose et ne voulant pas en rajouter.
« - Kaito, Saguru… » lui reprocha le Voleur avec un petit sourire, embarrassé de tout ce cérémonial après tout ce qu'ils avaient traversé récemment.
« - Tu sais que je ne suis pas vraiment à l'ais… » commença l'autre, quoique rapidement arrêté par l'expression de son meilleur ami, le faisant doucement rire. « D'accord, Kaito.
- Bien ! » répondit le magicien, levant son verre vide au niveau de ses yeux avant de le faire disparaître et réapparaître une seconde plus tard mais plein.
« - Ne, Kaito-ku… Kaito…
- Oui ?
- Je me demandais, pourquoi n'es-tu pas un magicien de première classe ?
- Je le suis » rétorqua fermement Kaito.
« - J'imagine… Mais tu continues à te produire dans des petits théâtres, comme si tu ne voulais pas être connu… »
Le Voleur regarda à sa gauche, pour voir que Tôyama-san était désormais en train de discuter avec Heiji.
« - Cela aurait été trop suspicieux… » admit-il à voix basse. « Si quelqu'un d'assez intelligent remarquait qu'un magicien connu était à chaque fois dans les parages quand un cambriolage avait lieu… Il était plus facile de rester discret.
- Mais tout cela, c'est du passé désormais, n'est-ce pas ?
- Yep ! Mais il faut tout de même que je progresse lentement, je ne peux pas me retrouver avec des capacités extraordinaires du jour au lendemain. Ne t'inquiète pas, je vais bientôt laisser mon potentiel caché s'exprimer devant le monde entier et de surpasser tous les autres !
- J'ai hâte… » sourit avec indulgence Saguru, amusé par le but ambitieux de l'homme aux yeux indigos.
Le détective avait toujours ce sourire sur le visage quand il tourna la tête vers le shoji, entendant que quelqu'un l'ouvrait.
Ce sourire resta quand, figé par la surprise, il vit un homme, habillé de noir, avec un chapeau mou sur la tête et un pistolet dans la main, entrer.
« - Désolé de vous interrompre ! » s'exclama-t-il joyeusement avec un grand sourire, visant comme si de rien n'était le couple de jeunes mariés avec un sourire mauvais.
Heiji, les yeux écarquillés d'incrédulité, ne commença même pas à bouger alors qu'il entendit la balle quitter sa chambre, et vit une silhouette sombre s'interposer entre lui et Kazuha et le tireur.
La jeune fille, réveillée par le bruit, ouvrit les yeux et cria avec horreur quand elle vit la forme de son père, allongé sur le sol, une tâche écarlate sur ses vêtements, ses yeux fixant le plafond, quoiqu'il ne voyait probablement déjà plus rien.
« - Espèce de salaud ! » cria Heiji, se précipitant pour attraper le katana exposé dans une alcôve à côté de lui et se jetant sur l'homme à la moustache, évitant une balle, atteignant presque celui que tous les garçons avaient reconnu : Snake, avant que sa jambe ne cède sous lui, l'envoyant au sol avec une grimace de douleur.
« - Heiji ! » l'appela Kazuha avec inquiétude, ses yeux déjà emplis de larmes alors qu'elle avait compris que son père ne se relèverait pas et que celui qui lui avait infligé ça essayait de faire la même chose à son mari.
Haletant de douleur, ses mains essayant d'arrêter l'hémorragie de sa cuisse, l'Osakien leva la tête pour voir l'agresseur qui l'avait eu par surprise, une fille d'une trentaine d'année aux cheveux bruns et aux yeux verts avec un pistolet fumant dans la main.
« - On ne bouge pas, mon garçon… » sourit-elle, s'approchant du tanné, son arme toujours pointée vers lui.
Un troisième homme arriva, son visage caché par une capuche mais Hakuba fut plutôt rapide à l'identifier grâce aux mèches blondes qui dépassaient légèrement.
« - Spider… » siffla-t-il avec haine.
« - Saguru-chan… » le salua l'hypnotiseur, retirant sa capuche pour montrer son visage.
« - Mais comment est-ce qu'il a réussi à s'échapper de prison… » s'étonna Kaito à voix basse, entendu uniquement du métis.
La pièce était désormais silencieuse, tous se jaugeant du regard, seuls les faibles sanglots de Kazuha résonnant dans la pièce alors qu'elle tenait la tête de son père, immobile, sur ses genoux.
« - Je pense que nous avons votre attention… » annonça Snake avec un sourire. « Si un seul d'entre vous bouge, Rose se fera un plaisir de nous débarrasser de ce jeune marié sur le sol… »
Heizô, voyant que la jeune fille appuyait son arme contre la tempe de son fils pour donner plus de force au discours de son boss, serra les points, avant que la main de Shizuka se posant sur son bras ne l'apaise, lui intimant clairement de rester immobile, c'était trop dangereux.
« - Toi ! » ordonna Snake à Aoko en lui envoyant un pack de liens plastiques. « Attache les mains et les pieds de tout le monde, sauf les garçons. Et pas de mouvements louches… » ajouta-t il en étrécissant ses yeux.
Aoko lui lança un regard de défi mais obéit néanmoins avec un air désolé, après que Kaito lui ait fait un imperceptible signe de tête.
Quand elle eut finit, l'homme à la moustache l'attacha lui-même et regarda son complice. « Spider, tu leur attaches les mains. Celui sur le sol aussi. »
Après que le blond lui eut obéi, il attrapa l'Osakien par le col et le souleva du sol, le forçant à se remettre sur ses pieds.
« - Vous quatre, vous allez venir en promenade avec nous » fit Snake avec une voix qui ne présageait rien de bon, avant de se tourner vers les autres. « Si vous tenez à leurs vies, ne nous suivez pas. »
Incapables de faire quoique ce soit d'autre pour le moment, les amis préférèrent obéir, pour ne serait-ce que laisser de la distance entre ces dingues et les personnes qu'ils aimaient.
Ils furent amenés vers un van dans lequel ils furent forcés de monter à l'arrière, Shinichi essayant d'aider comme il pouvait Heiji qui boitait lourdement. Snake et Rose se mirent à l'avant alors que Spider resta près d'eux, avec un pistolet à la main, au cas où, sous les regards noirs des trois détectives et du Voleur.
Kaito, le Tokyoïte et l'Osakien regardaient une dernière fois le Ryokan quand la voiture démarra vers sa destination inconnue, pour soudainement voir un flash brillant sortir du toit avant que la totalité de la maison ne devienne un brasier, éclairant les Momiji d'à coté d'une lumière aussi rouge que leurs feuilles.
Figés d'horreur, les garçons regardèrent les flammes sous le sourire mauvais de Spider quand il vit leurs visages, ses deux complices devant ne s'en préoccupant que peu, étant probablement ceux qui avaient installé des explosifs et restant indifférents à leur douleur.
Il n'y avait aucune chance que qui que ce soit ait pu s'en tirer.
Aujourd'hui était le jour où trois d'entre eux avaient perdu l'amour de leur vie.
Hmmm je pense que c'est le moment de vous dire de relire l'intro du chapitre 16 avant de vouloir me jeter des trucs...
Et oui, pour ceux qui se posent la question, le mariage d'Heiji aurait pu être mon épilogue, j'y avais pensé maaaaais... C'est plus rigolo comme caaaaaa! ~
