Oh la vache ! Je n'ai jamais eu autant de reviews, vous venez de battre tous mes records ! XD Du coup, pour vous remercier, au lieu d'attendre demain matin pour vous mettre en ligne le nouveau chapitre, vous l'avez dès ce soir, et bien sur un autre chapitre sera en ligne demain par contre il faudra attendre le soir du coup.

En tous cas j'en viens à une conclusion plus je suis sadique, plus j'ai des reviews... Hum pour mon égo démesuré je vais me contraindre à être encore plus sadique ! XD Je plaisante ! Enfin à moitié, je n'ai pas besoin de ça pour être sadique, je vais encore vous le prouver.

Bonne lecture et merci encore pour toutes tes reviews, ça fait vraiment super plaisir !


July : La voilà ! En espérant que ça te plaira ^^

Cbihi :Toutes mes excuses à tes heures de sommeil lol. Je suis contente que tu aies été autant prise par la FF, j'espère que la suite te plaira autant !



Chapitre 19. Rires et retrouvailles

***

Je ne pouvais pas croire ce que mes yeux voyaient. Une des dernières personnes que je pensais voir, étant persuadée que les Cullen n'étaient que le fruit de mon imagination, se tenait devant moi. En l'espace d'une seule seconde de désespoir je passai à allégresse. Finalement, je n'étais peut-être pas aussi seule que j'en avais l'air. Cependant, de l'allégresse, l'ascenseur de mon moral redescendit très vite. Ça faisait trop pour moi en aussi peu de temps. Sans demander mon reste, sans me poser aucune question je grimpai en urgence dans ma voiture et démarrai immédiatement.

Stupide me direz-vous. Peut-être. Ce que je sais c'est que je ne pouvais plus faire face à tout cela. Il me fallait être seule. J'arrêtai la voiture à la lisière de la forêt et couru le plus vite et le plus loin possible. Une fois que j'étais certaine à cent pour cent que j'étais seule j'hurlai tout mon désespoir, ma rage, ma douleur, et peut-être même ma joie.

Mon cri dura aussi longtemps que l'air dans mes poumons le permirent, et croyez-moi j'avais pris une très grande inspiration. Je m'écroulai finalement au milieu des feuilles mortes, des branches et des racines. Bon sang qu'est-ce que ça faisait du bien !

Soudainement, une chose me prit par surprise. Une chose incontrôlable. Une chose que je n'arrivai pas à contenir : une crise de fou rire. Voilà un siècle que je n'avais pas ri. Je ne savais pas pourquoi j'étais dans cet état, tout ce que je sais c'est qu'il m'était impossible de m'arrêter. J'en aurais eu mal aux côtes, j'en aurais pleuré à chaudes larmes si j'avais été humaine.

Combien de temps je restai à me rouler par terre terrassée par ces spasmes ? Vraiment aucune idée. Tout ce que je sais, c'est qu'une fois que je réussis enfin à me calmer que je m'aperçus de mon bien-être. Je ne m'étais jamais sentie ainsi depuis la mort d'Edward, voire de toute ma vie puisque je suis maintenant un vampire et que mes émotions sont décuplées. Bon sang, qu'est-ce que c'est bon !

Je savais pertinemment que ça ne durerait pas, le manque d'Edward allait surgir à un moment ou à un autre mais là tout de suite et maintenant je me sentais tellement légère… Je redescendis à toute vitesse à ma voiture et retournai à l'hôpital. Il fallait que je le voie. Il fallait que je sache. Je suis certaine qu'aucun Cullen n'était au lycée ce matin, je n'ai aucun doute là-dessus. Si seulement il pouvait n'y avoir qu'Alice, ou non, n'importe quel Cullen irait, rien que Carlisle c'est déjà un miracle.

Cette fois-ci j'arrivai un peu plus prudemment devant l'hôpital. Je me garai comme une personne normale doit le faire et me concentrai. Etrangement – ou pas – il m'était beaucoup plus facile de le faire, de la provoquer. Une vision me vint. Je savais exactement ce que j'attendais. Carlisle sortant de l'hôpital pour rentrer chez lui. Jamais une vision ne fut aussi claire. Je ne faisais pas que le voir, j'étais une spectatrice invisible. Je pouvais agir. Je regardai alors ma montre, elle n'indiquait pas l'heure réelle mais l'heure de ma vision. Une fois que j'obtins ma réponse je revins dans la réalité.

Quelle vision ! Jamais je n'en avais obtenu de telle. En fait, c'est comme si j'étais plongée dans mon rêve, mêmes sensations, mêmes impressions de la réalité, sauf que là je me dirigeais parfaitement, je savais ce que je faisais, pourquoi et je décidais d'en sortir ou non. Je crois que ça a été l'expérience la plus enrichissante qu'il m'a été donné de vivre.

Quoi qu'il en soit, Carlisle devrait sortir dans exactement… Douze minutes. Ça me laissait un peu de temps pour faire le point. Bon, ma qualité de vision s'est développée juste après mon brusque changement d'humeur. Peut-être est-ce l'interrupteur, l'élément déclencheur. Autre hypothèse, ça a un rapport avec Carlisle, le fait que je le retrouve. Peut-être est-ce qu'il me fallait quelque chose qui me raccroche à la vie, un petit détail pour me permettre de les améliorer. Dans ces deux cas il y a un rapport avec mes humeurs. Ou alors c'est parce que je connaissais particulièrement Carlisle, que j'avais déjà eu une très longue vision de lui, certes involontaire, incontrôlable et inexacte, mais une vision quand même. Pour avoir mes réponses il faudra que je réitère l'expérience sous différentes émotions et circonstances.

Je sentis qu'il était presque l'heure. En effet, à peine trente secondes plus tard Carlisle sortit de l'hôpital pour aller en direction de sa voiture. Je m'approchai de lui et au bout de quelques secondes il remarqua ma présence. Il s'arrêta et me sourit. Je fis de même, mais j'étais gênée, parmi toutes mes réflexions j'avais oublié de penser à ce que j'allais lui dire. Voyant mon embarras il prit la parole.

- Bonjour.

- Bonjour Carlisle.

- Vous me connaissez ?

- En un sens oui. Je suis désolée pour tout à l'heure, j'ai eu un besoin de fuite dépassant toute raison.

- Ce n'est pas grave. Aro m'avait prévenu de votre arrivée, enfin il avait dit qu'un vampire végétarien allait venir quelques temps à Forks. Quand je vous ai vu tout à l'heure j'ai compris que c'était de vous qu'il parlait.

- Il vous avait prévenu ? Décidément…

- Il y a un problème à cela ?

Pourquoi avait-il fait ça ? Il ne pouvait savoir pour les Cullen, jamais je n'en avais parlé et je suis entièrement certaine qu'il n'avait jamais lu en moi.

- Non, c'est juste que je suis extrêmement surprise. En fait il ne m'a pas vraiment laissé le choix, il m'a obligée à venir pour plein de raisons. Pour être certain que je reste il semble avoir tout organisé, jusqu'à vous prévenir, même si j'ignore pourquoi.

- Oh je peux vous répondre. Officiellement il voulait me demander de prendre soin de vous et de ne pas vous effrayer. Mais je pense qu'officieusement il me faisait comprendre que vous étiez sous sa protection et que je n'avais pas intérêt à m'en prendre à vous même si cela serait absurde.

Il avait ri sur son hypothèse de la version officieuse, et sans m'en rendre compte je me joignis à lui.

- Oui, ce serait tout lui.

- Si je peux me permettre, pourquoi êtes-vous ici ?

- Pouvons-nous en discuter en marchant ?

- Bien sur.

Nous partîmes alors en direction de la forêt, à allure humaine. Il attendit patiemment ma réponse, ne voulant pas me brusquer. De mon côté j'étais assez embêtée. Je ne savais pas quelles seraient les différences par rapport à mon rêve. Mais ces préoccupations viendraient plus tard.

- En fait, il y a un siècle environ j'ai vécu à Forks. Juste avant de me faire transformer en réalité. J'y ai laissé un passé d'humaine que je porte depuis tout ce temps. Aro a voulu que je dise au-revoir à ce passé pour que je puisse revivre. Mais j'ai peur qu'il m'en demande beaucoup.

- Pourquoi cela ?

- Parce qu'on ne refait pas le passé, et qu'aujourd'hui si je vis ce n'est que parce que j'ai ces souvenirs. Leurs dire au-revoir se résume à me retirer toute raison de vivre. Mais et vous, vous êtes seul ici ?

Manière discrète de savoir ce à quoi je devais m'attendre.

- Non, j'ai toute une famille. Mais que diriez-vous de venir les rencontrer vous-même ?

Bella, respire.

- Il y a un problème ?

- Non, du tout, ce sera avec plaisir.

Je me forçai à faire un sourire mais je savais qu'il n'était pas dupe.

- Bien, alors retournons à nos voitures, je propose que vous me suiviez. Au fait, vous ne m'avez même pas dit votre nom, et Aro ne l'avait pas fait non plus.

- Bella.

- Alors allons-y Bella !

Et nous partîmes. J'étais presque sure de notre destination. Je les avais vu dans la villa d'Edward – oui, la villa des Cullen était devenue la villa d'Edward – alors il n'y avait aucune raison qu'il en soit autrement dans la réalité. Alors que je m'étais dit que je n'y retournerai qu'en dernier recours ou quand je serai prête, j'y vais tête baissée. Quelle horreur ! Heureusement, au moins ils y seront. Enfin j'espère.

A mesure que nous roulions une crise d'angoisse s'empara de moi. Je n'avais qu'une envie, c'était de fuir. Jamais je ne dus me faire autant violence pour ne pas faire quelque chose, pas même pour ne pas boire du sang humain. Comment le dire ? Un peu comme le sentiment d'urgence que j'avais ressenti pour Ashley ou Edward. Il y avait cependant une grosse différence. Je ne ressentais pas le danger. Non c'était autre chose. Comme si mon être tentait de me prévenir de quelque chose de primordial. Malheureusement je ne saisissais pas ce quelque chose. J'étais sur le point de faire demi-tour quand Carlisle ralentit avant de se garer… devant la villa. Perdue dans mes pensées je n'avais pas fait attention à la route qui m'aurait confirmé la destination.

Alors que je sortais de la voiture, un miracle se produisit devant mes yeux. Je vous en prie, ne dites pas que j'ai réussi à sortir sans tomber je me vexerais. Non, ce n'était pas ça le miracle, même si c'était vrai. Un lutin sortit à toute vitesse de la maison. Mon lutin. En chair et en os. La même coupe de cheveux, la même allure, la même taille, la même marche dansante, le même style vestimentaire, le même sourire, le même regard plein de vie, le même entrain, la même Alice !

Je crus que mon cœur allait se remettre encore à battre. Quand on dit que l'on sait à quel point une personne vous a manquée quand vous la retrouvez, c'est vrai. Ce moment en était le plus parfait des exemples. Je ne l'avais jamais vue de mes yeux mais je retrouvais ma meilleure amie éternelle et j'en éprouvais une joie indescriptible.

- Carlisle ? On dirait que tu nous as ramené de la visite !

Elle semblait vraiment heureuse de me voir. Sans doute l'avait-elle vu elle aussi. Au moins son don de prémonition ne fonctionnait pas que quand il le voulait bien ! Peut-être savait-elle-même qui j'étais. Peut-être avait-elle eu une vision de notre amitié.

- En effet Alice. Laisse-moi te présenter Bella, nous nous sommes rencontrés par hasard à l'hôpital.

- Enchantée de te connaitre Bella !

- Moi aussi Alice, tu ne sais pas à quel point.

- Vraiment ?

Son rire cristallin était si doux à mes oreilles ! Je ne pus m'empêcher de sourire franchement. Comme c'est étrange. Il y a quelques heures encore j'étais au bord du gouffre, maintenant je souris franchement. Peut-être allaient-ils réussir à me faire reprendre goût à la vie !

- Alice, où sont les autres ?

- Partis chasser. Moi je n'en avais pas envie, il faut croire que j'ai eu raison de rester ! Ils ne devraient pas mettre longtemps avant de rentrer. Rentres Bella, je t'en prie !

Alors que nous rentrions dans la villa elle parla encore et encore sans s'arrêter. Moi j'appréciais chaque son de sa voix qui m'avait tant manquée.

- Je suis si contente de te voir ! Aro avait demandé qu'on te laisse tranquille pour aujourd'hui afin d'être certain que tu ne prennes pas peur. J'avais tellement hâte de te connaitre ! Je ne savais même pas si nous attendions un garçon ou une fille et ça m'a donné de ces migraines tu ne peux pas t'imaginer !

- Attends, que veux-tu dire Alice ?

- J'ai un don de prémonition, mais je n'ai pas réussi à te voir ! Et même ta venue avec Carlisle je ne l'ai pas sue, c'est assez frustrant je dois te l'avouer.

Et elle continuait de rire. Etrange, là Alice ne pouvait avoir de vision de moi ? Dans mon rêve elle pouvait, ça m'a d'ailleurs aidé plus d'une fois. Peut-être parce que j'ai moi-même un don de prémonition… Dans ce cas là ça voudrait dire que je ne pourrais pas la voir non plus, il faudra vérifier tout ça.

- J'ai une question Bella, tu semblais contente de me voir tout à l'heure, de me voir personnellement. Comment ça se fait ? Ou est-ce que tu es toujours comme ça à chaque nouvelle rencontre ?

Et c'est parti !

- Non Alice, j'ai moi-même un don de prémonition, mais il semble un peu différent du tien. Avant tout je ne le maitrise pas. Par contre avant d'être transformée j'ai rêvé de toi une nuit, de toi et je crois de la famille en entier mais je préfère ne pas donner plus de détails avant de vous voir tous ensembles et je ne veux pas que tu m'en donnes.

- C'est vrai ? Mais c'est génial ! A voir ton sourire on devait être amies ! Oh s'il te plait dis le moi !

- Tu as vraiment l'air identique Alice.

Et je ris à nouveau. Je m'étonnai moi-même à chaque seconde.

- Tu adores le shopping, tu refuses que quelqu'un de la famille porte deux fois le même vêtement, ta couleur préférée est le jaune et quand tu fais tes petits yeux de lutin maltraité personne ne peut te résister, et surtout pas moi. Donc oui nous étions très amies dans mon rêve. Mais c'était bien un rêve, certaines choses se sont révélées exactes, d'autres différentes en certains points, d'autres n'ont pas du tout existé.

- Carlisle, je crois que je viens de trouver ma meilleure amie !

- Je suis désolé pour toi Bella.

Il m'avait répondu directement, et derrière la tête de circonstance je voyais à quel point la situation l'amusait et combien il était content de cette rencontre inattendue.

- Oh, pas de problème, j'ai l'habitude ! A vrai dire je compte maintenant les minutes avant qu'elle ne m'oblige à aller faire les magasins que j'ai en horreur et avant qu'elle ne joue à la poupée avec moi.

- Ce n'est pas vrai ! Tu n'aimes pas le shopping !

- Non, mais tu n'en as jamais tenu compte. Alice, je sais que tu ne me connais pas, mais crois-moi je suis extrêmement contente de te retrouver, tu ne peux pas imaginer à quel point.

- Oh Bella !

Et elle se jeta dans mes bras. Complètement cliché. Elle ne me connaissait pas mais elle se jetait quand même dans mes bras. Après tout c'était tout elle. Qu'est-ce que j'étais heureuse de la retrouver !

Carlisle vint s'assoir avec nous.

- Mais Aro savait que tu nous connaissais en quelque sorte ?

- Non. A vrai dire, je n'ai pas un don, mais deux, et les deux proviennent de ma vie d'humaine. Celui de prémonition, bien qu'il ne se soit manifesté que très tard, et je suis également un bouclier. Il est possible que ce soit pour ça que tu ne m'aies pas vue Alice. En tous cas, Aro n'a jamais pu lire en moi, même en étant humaine. C'est une des raisons de ma transformation. Du coup, il n'a jamais su les détails de ma vie, et encore moins de mon rêve. Il y a des choses que je n'ai jamais dites à personne, dont votre existence.

- Pourquoi cela ?

- A mon réveil, j'ai été déboussolée comme vous devez vous en douter. J'étais devenue vampire, c'est-à-dire que plusieurs années s'étaient passées dans mon esprit en l'espace de quelques heures. Je compris au fur et à mesure que ce rêve était spécial, mais pendant bien longtemps j'ai cru que tout ce qui touchait aux vampires n'était qu'imagination de ma part. De plus à mon lycée à l'époque il y avait un groupe d'élèves qui avaient des personnalités qui vous ressemblaient tous. Par la suite, quand je compris que les vampires existaient bien, pour moi vous n'étiez qu'un mélange de ces amis et du monde vampirique. Tout ce qui concernait mon rêve a eu un impact relativement vite sur la réalité. Le dernier élément relevant de ce rêve fut ma rencontre avec les Volturi et ma transformation. Alors depuis tout ce temps j'avais perdu tout espoir de vous rencontrer un jour. En fait, pas de vous rencontrer, mais que vous existiez. Vous savez, c'est bête, mais si je suis végétarienne aujourd'hui c'est grâce à vous. Grâce à ce que vous m'aviez appris dans le rêve. Je sais que techniquement vous n'y êtes pour rien, mais si vous n'existiez pas je ne serai jamais ce que je suis aujourd'hui. Et puis même si vous n'aviez été qu'un songe, pour moi vous aviez existé car vous me manquiez tous et que vous aviez eu une influence incontestable sur moi.

Je n'avais jamais autant parlé, enfin pas depuis un siècle. Deux grands sourires s'étaient dessinés sur leur visage, et j'y voyais tant d'émotions. Comme s'ils retrouvaient aussi un être perdu. Il y avait aussi de la fierté et de la gratitude. Cela ne faisait que quelques minutes que nous étions là en train de discuter, mais une telle complicité s'était installée que j'en avais le tournis.

- Nous sommes très touchés par ces révélations Bella. Je commence à apercevoir l'ampleur de ce rêve sur toi.

- C'est simple, sans lui je ne serai pas ici. Je ne serais jamais allée à Volterra. Mais c'est une trop longue histoire pour aujourd'hui.

Nous venions de prouver la complicité qui venait de se créer. Du vouvoiement nous étions passés au tutoiement.

- Puis-je te poser une question ?

- Bien sur.

- Pourquoi exactement as-tu fuis tout à l'heure, la première fois que tu m'as vu ?

- Difficile à réponde. Comment vous faire comprendre. Je suis arrivée samedi et depuis je tourne comme un lion en cage. Enfin, ça a commencé comme ça. Mais je suis en train de revoir mon passé, et y faire face comme l'a demandé Aro. Le lieu m'oblige à le faire. Quand nous nous sommes vus à l'hôpital je me suis remémorée les pires instants de ma vie. La douleur était si intense que je ne pouvais bouger.

- Je m'en rappelle. Je ne savais pas comment réagir puisque j'avais tout de suite vu que tu étais un vampire.

- Oui. C'est la peur de me faire ausculter qui m'a fait réagir. Je suis alors sortie en courant avant d'être contrainte à être examinée ou même avant de craquer. J'ai réussi à ne jamais boire de sang humain, mais là je ne me faisais pas confiance. En t'entendant Carlisle j'ai eu l'impression que mon cœur avait émis un battement. J'étais tellement heureuse ! Tu étais le même et tes yeux me confirmaient ton régime alimentaire, me laissant ainsi plein espoir de pouvoir peut-être retrouver un semblant de vie. Mais toutes ces émotions qui se succédaient c'était trop pour moi. Je n'ai pas pensé à ce que je faisais, tout ce que je savais c'est qu'il fallait que j'hurle avant d'exploser. Je me suis enfuie en forêt et j'ai hurlé tout ce que je pouvais, je ne l'avais jamais fait jusqu'à maintenant. Ça m'a vraiment libérée, c'est comme ça que j'ai pu revenir un peu plus sereine.

- Les autres arrivent dans une minute !

Mon lutin était aux anges. Moi ses paroles venaient de me remettre sur les nerfs, de me remettre en tension. Qui allais-je voir ? Comment seraient-ils ? Les couples seront-ils les mêmes ? Soudain Alice se tendit, me regarda avec incrédulité, et avant que je ne puisse poser la moindre question la porte s'ouvrit avec grand fracas.


Sadique un jour, sadique toujours !