Bonjour à tous… Encore merci pour les reviews… Contente de voir que vous avez eut du mal, c'était le but.. ;-) Après tout, pourquoi il n'y aurait que Lily qui devrait réfléchir ? XD Enfin, j'essairais de faire un peu plus clair la prochaine fois…

Merci aussi aux lecteurs anonymes…

Disclamer : tout appartient à J.K.R sauf Tipsy et Gwénola…

Maintenant… Bonne lecture ;-)

Chapitre 20 : Cornedrue…

Je suis entrée dans mon dortoir sans un mots pour personne. Marre. Je suis fatiguée. Fatiguée par le manque de sommeil et les révélations. J'ai un fils. Il a mon âge. Et son père est mon pire ennemi depuis que je le connais. Normal donc que je ne sache plus trop où j'en suis. Gwénola n'a pas décroché un mot du chemin du retour. Même quand je l'ai remercié. Putain de vie.

Que faire à présent ? Parler à Harry de ce que je sais ? Ou me taire ? Et avec James ? Dois-je lui dire qu'Harry est son fils, notre fils, pour son plus grand malheur et son plus grand bonheur ? Dumbledore est-il au courant ?

Je suis fatiguée. Tête qui tourne. Fatiguée… Dormir. Dormir…

Le grand cerf était là, debout entre les arbres de la forêt et observait sombrement le château, le lac. La nuit allait bientôt tomber. Mais que lui importait. Au pire, il dormirait dehors. Rien de surprenant de la part d'un animal.

Cornedrue, car c'est le nom qu'on lui donnait, secoua sa belle et gracieuse tête. Ses bois frôlèrent le sol avec douceur. Il était fatigué. Moralement fatigué. Son corps brillait de bonne santé, de fougue. Mais il savait que son cœur était lourd. Blessé.

C'est dernier temps, Lily allait mal. Il avait vu son état empirer tout au long de la semaine. Il avait vu la façon dont elle le regardait. Cette joie qu'elle avait à le voir rire. Alors, malgré sa peur, malgré sa colère, il avait ri. Pour elle. Pour la voir se détendre. Quelques secondes. Le pire avait été le cours de sortilège. Elle s'était disputée avec Gwénola. Une première.

Plus que cela, il avait pu comprendre qu'elles faisaient des recherches de leur côté. Sur quoi ? Voldemort ? Harry ? Il aurait tellement aimé savoir, l'aider. Mais au lieu de cela, il avait dû rester à se ronger le sang pendant que Remus l'accompagnait. Et pour la première fois, il avait senti en son cœur une pointe de jalousie. Pourquoi Remus et pas lui ? Pourquoi ?

Rien ne lui était plus douloureux que de penser ainsi. Remus. Son ami. Un Maraudeur. Un « à la vie, à la mort ». Mais si personne ne pouvait s'en rendre compte de l'extérieur, il sentait bien que les Maraudeurs étaient blessés. Quelque chose s'était brisé lorsque Peter avait accusé Tipsy. La confiance. Pour James, Tipsy était plus qu'un elfe de maisons. C'était son ami, son confident. Au même titre que les autres. Certes, il n'était pas à proprement parlé un maraudeur. Cependant, c'était tout comme. Complice, aide non négligeable. Qu'un ami le condamne, il ne le supportait pas. Sans doute était-ce un tort. Peter n'était pas dans son état normal en ce moment et il le savait. La présence assez agressive des trois nouveaux le mettait mal à l'aise. Pas étonnant donc que, aillant vu Tipsy et Harry se faire des messes basses, son imagination l'ait trompé. Soit. Mais de là à accuser Tipsy devant tout le monde, à ne pas s'excuser par la suite...

Le beau cerf frappa le sol de son sabot. Peter était son ami et il détestait lui en vouloir. Certes, des maraudeurs, il était le plus froussard. Jamais confient. Il avait espéré qu'avec eux, il se détendrait. Apprendrait à se faire connaître et respecter. Mais il se contentait de l'admirer sans rien tenter pour le rejoindre. Peut-être parce qu'il savait que des trois autres, c'était lui que Peter admirer le plus, James était devenu très protecteur envers lui. Il voulait l'aider. Réveiller en lui ce que seul le Choixpeau avait vu jusqu'à là : son courage de Gryffondor.

Il se souvenait de la fois où ils avaient enfin découvert sa forme d'animagus. La fierté qu'il en avait ressentie à le voir réussir. Pour Remus, il avait dépassé ses limites. Atteint ce que peu de sorciers plus puissant pourtant avait atteint. Il avait fait preuve d'un tel courage. Il se souvenait aussi du rire gentiment moqueur, mais de cette gentillesse douteuse de Sirius.

« Un rat ! Nous avions le cerf, Roi de la Forêt, nous avions le Loup-Garou, puissance maléfique et le chien, fidèle et voilà le rat ! la petite fouine qui se terre dans la maison ! »

Ce fut la première fois que James intervint contre Sirius. Mais le mal était fait. Il lui avait fallu plusieurs heures pour expliquer à Peter que le maraudeur plaisantait. Et qu'il n'y avait rien d'humiliant à être un rat. C'était aussi un animal fidèle, d'ailleurs plus indépendant que le chien. Et surtout, sa petite taille lui donnerait un rôle plus important au sein des Maraudeurs : il pourrait aller partout en éclaireur, voir voler des choses même quand un professeur serait là. Et il serait le seul à pouvoir facilement, et sous sa forme animale, calmer le saule Cogneur.

Avait-il convaincus Peter ? Toujours est-il que le froid en Sirius et lui avait disparu. Mais contrairement à ce que James avait espéré, le rat ne s'était pas plus impliqué dans son rôle. Et malgré l'avantage de sa petite taille, il était resté dans l'ombre sans prendre d'initiative.

Et aujourd'hui, l'inquiétude de Peter l'avait poussé à une faute que James avait tout le mal du monde à lui pardonner. Et il détestait ça. L'idée que les Maraudeurs puissent se retrouver séparés lui était épouvantable. Il soupira et repris forme humain. Habituellement, rien ne valait un petit tour sous son apparence de cerf pour le détendre. Mais aujourd'hui, cela avait été sans succès.

Il s'apprêtait à repartir quand une voix l'arrêta.

- James Potter ?

Son cœur rata un battement. Sans se retourner, comme s'il craignait qu'on pointe une arme sur lui, il demanda.

- Oui ? Qui êtes-vous ?

- Gwénola.

Il se retourna lentement. L'avait-elle vu ? Elle le regardait avec un air sombre.

- Je ne t'ai pas vu arriver, lâcha-t-il.

- Je sais. Moi non plus.

Son ton était de marbre. Mentait-elle ? Impossible de le deviner. Il aurait fallu la présence de Remus. D'un autre coté, peut-être arrivait-elle juste ? Sous forme de cerf, son ouï était plus développé, il l'aurait entendu.

- Qu'est ce que tu fais là ?

- On fait un marché, ok ? Tu te mêles de ce qui te regarde et réciproquement.

- Euh… Ok.

- Par contre… Tu devrais aller voir Lily.

- Quoi ? Mais…

Sans un mot de plus, Gwénola retourna dans le château, l'ignorant superbement. James lâcha un juron. Cette fille était la plus agaçante qui soit.

Il décida malgré tout d'obéir à son conseil. Elle était une amie de Lily. Elle devait savoir ce qu'elle disait.

C'est presque en courant qu'il entra dans la Salle Commune. Mais la jeune sorcière n'y était pas. Il gronda et chercha du regard quelqu'un de susceptible de l'aider. Il se dirigea vers une jeune fille de son âge.

- Où est Lily ?

- Ben, dans son dortoir.

Il gronda de nouveau. Il ne pouvait pas monter… Il s'élança dans les siens.

- Tipsy ?

L'elfe apparu aussitôt. Il commençait juste à s'incliner que James l'arrêta.

- Transplane moi dans la chambre de Lily.

- Bien Monsieur.

Tipsy lui pris la main et transplana.

La jeune fille poussa un cri lorsqu'elle les vit se matérialiser devant elle.

- POTTER !!! QU'EST-CE QUE TU FAIT LÀ !?

- Euh. Je… Il avisa les sillons de larmes sur ses joues. Les griffures sanglantes sur sa peau.

- Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?

- Ca ne te regarde pas, Potter.

Il fut plutôt soulagé de voir qu'elle avait cessé de crier.

- Non. Bien sure. Mais bon, je m'inquiète quand même un peu.

- Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi.

- Ah ? Tu trouves ? T'as vu dans quel état tu es, depuis une semaine ? Et là ? Je suis censé en avoir rien à faire ? La fille que j'aime dépérit à vue d'œil, mais non, j'ai pas à m'inquiéter ? Que tu me détestes, je le comprends. Que tu ne veuilles pas de moi aussi, même si je garde espoir. Mais tu ne peux pas m'empêcher de t'aimer. Et donc de me faire du souci pour toi ! je ne peux pas faire autrement !

Elle ne trouva rien à répondre. Finalement, elle baissa la tête.

- Excuse-moi. Je suis égoïste. Tu as raison. Mais c'est vraiment rien de grave. Et ne t'en fais pas, je ne te déteste pas.

Le cœur de James se mit à battre plus vite, tout à sa joie. Il s'assit sur le lit, à coté d'elle.

- Tu n'es pas égoïste. C'est normal que tu le prennes mal : je débarque dans ta chambre, je te pose des tas de questions…

- Assez indiscrètes…, elle eut un petit sourire.

- Ouais, j'avoue…, il rit.

- Ne te fait pas de sang d'encre pour moi. J'irais mieux, bientôt…

- T'es sûre ? Si tu veux quoique ce soit, tu n'as qu'à demander.

- Je sais. Et je suis presque sûre.

- Ok.

- File maintenant, avant que les filles ne montent.

- Je resterais bien à discuter, moi.

- Demain, peut-être. Je suis fatiguée ce soir.

James acquiesça, plein d'espoir, de joie, et d'inquiétude.

- A demain, Lily… Bonne nuit…

- Merci.

Tipsy le prit le bras et ils transplantèrent dans leur dortoir. James se laissa tomber sur le lit avec un sourire rêveur, mais les yeux légèrement assombris par l'angoisse.