Paring : Artemis/Holly, mais à peine sous-entendu.
Rating : K
Disclaimer : Tous les personnages (à part Ezra Ginks, et quelques autres) appartiennent à Eoin Colfer
NDA: Voilà! Désolée pour le retard! Mais le chapitre est long, et riche en émotions! ;D
Adieu
Lorsqu'Artemis posa le pied dans l'entrepôt, la première chose qui le frappa fut l'odeur: une horrible odeur de renfermé mêlée à on ne sait quelle pollution... Avec un froncement de nez, il inspecta d'un coup d'oeil le lieu où il se trouvait. Haut de plafond, le bâtiment était néanmoins en très mauvais état, avec de la moisissure de ci et de là. Tout le long des murs, des caisses et d'autres choses diverses s'alignaient. Au centre, l'espace était dégagé.
Aucune cachette possible pour une éventuelle embuscade.
Néanmoins, malgré cette pensée rassurante, Artemis ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter. Il avait un mauvais présentiment depuis tout à l'heure, une sorte de poids au fond de l'estomac. Pourtant, il avait bien tout fait comme il le fallait: il avait appelé Juliet, envoyé Butler en avance sur le lieu de "l'échange", convenu avec Ginks des termes du marché, vérifié que celui-ci n'avait pas conservé de double de la photo... Il grogna: rien à faire, il sentait toujours cette angoisse lui tordre le ventre!
Appercevant du coin de l'oeil Butler qui était suivi de près par un scintillement, il fit signe à son majordome et à Holly de se placer derrière une porte dérobée: l'accès à l'extérieur y était direct, et une lucarne en verre permettait de voir et d'entendre ce qui se passait à l'intérieur de l'entrepôt. En outre, le majordome pourrait pénétrer dans le bâtiment très rapidement en cas de soucis, et Artemis pouvait communiquer avec lui via la lucarne. Artemis se plaça donc devant la lucarne de manière à la cacher, et fit un signe à Butler et Holly pour les rassurer: tout était bon, il ne manquait plus que la proie. Un bruit derrière lui attira alors son attention. Artemis pivota, et devant lui se tenait Ezra Ginks, fermement campé sur ses positions.
-Fowl, le salua froidement le député.
-Ginks, dit Artemis sur le même ton. J'ose espérer que vous avez toutes les photos avec vous?
Ginks eut un rictus, mais sortit néanmoins un sac de derrière lui. Il le jeta aux pieds d'Artemis, et son contenu se répandit sur le sol: des dizaines de copies de la maudite photo, par qui toute cette histoire avait commencée. Artemis haussa un sourcil moqueur:
-Eh bien! Aviez-vous besoin de photocopier cette photo tant de fois?
Ginks haussa les épaules.
-Je suis du genre prudent.
-Je vois ça. Mais je le suis encore plus. Dites à vos hommes de sortir, je sais qu'ils sont là.
Le député fronça les sourcils, puis secoua la tête: inutile de tenter de bluffer, ce gosse semblait tout savoir! Mais il devait bien y avoir une chose qu'il ignorait... A cette pensée, Ginks eut un sourire morbide. Il claqua des doigts, et en moins de temps qu'il en faut pour le dire, une dizaine d'hommes s'avancèrent et prirent place à côté de lui.
-Vous devez bien être une dizaine, nota Artemis en prenant un air faussement outré. Dix contre un seul pauvre petit garçon? N'avez-vous pas honte?
-Je préfère prendre mes précautions avec les énergumènes de votre espèce, Fowl, cracha Ginks. Et puis...(il sourit de nouveau, et ses yeux eurent un étrange éclat) Ne me reprochez pas d'être trop prudent, vous êtes plutôt mal placé pour parler.
De nouveau il claqua des doigts, et un de ses hommes alla chercher un gros sac noir derrière une caisse. Artemis se tendit, son mauvais pressentiment revenant à la charge.
-Un sac? demanda-t-il d'une voix qu'il espérait méprisante. Je n'ai rien à voir avec ce sac, Ginks...
-Avec ce sac, certes non. Mais avec son contenu, osez dire le contraire!
Ginks donna alors un coup de pied dans le gros sac noir, et des petites boules argentées en sortirent alors. Les mini-bombes.
Merde.
Artemis ferma les yeux. Jamais il ne s'était laissé aller à dire des grossièretées, mais là c'était le mot qui convenait le mieux à la situation. Son mauvais pressentiment était fondé: Artemis avait espéré berner Ginks sans avoir à faire exploser les bombes qu'il avait demandé à Butler de placer plus tôt, mais à présent... Non, ce n'était pas vrai: s'il était honnête avec lui-même, il saurait qu'il avait toujours eu l'intention de faire exploser ces bombes, mais en nourissant l'espoir d'en ressortir vivant. Maintenant que les bombes étaient à deux pas de lui, la chose devenait plus compliquée...
-Eh bien, Artemis Fowl? ricana Ginks, sortant le jeune génie de ses pensées. Vous ne reconnaissez pas ces charmantes bouboules?
-Je ne vois pas de quoi vous parlez.
Ginks inclina la tête sur le côté.
-Sincérement, j'attendais mieux que ça comme répartie, mon cher. Ces micros sont dès à présent confisqués, faites-vous une raison.
Artems cligna des paupières: des micros? Comprenant alors la situation, il dût se retenir de pouffer de rire. Cet imbécile de Ginks croyait que ces bombes, ces merveilles de la technologie, étaient des micros! Artemis réussi à contenir son rire, mais ne put réprimer un sourire.
-Qu'est-ce qui est si drôle? grogna Ginks, mécontent de voir Artemis si insouciant.
-Rien, rien. Comment...comment avez-vous trouvé ces micros?
Le député bomba le torse, arborant un air suffisant:
-Oh,allons, vous croyiez être le seul à savoir utiliser une caméra? J'ai vu votre stupide majordome -Butler, il me semble?- placer ces micros dans tout l'entrepôt. J'avoue avoir été admiratif: ces micros sont dôtés d'une technologie hors du commun!
-N'importe quoi! C'est une antiquité, j'vous dis! grogna Foaly dans l'oreillette que portait Artemis. Ces humains, tous aussi dépassés les uns que les autres...
-Silence, souffla Artemis dans le micro qu'il portait au cou.
Artemis réfléchissait. Depuis qu'il avait vu toutes les bombes au pied d'Ezra Ginks, à seulement quelques mètres de lui, il réfléchissait. Mais il avait beau réfléchir, Artemis ne trouvait aucune solution. Aucune. Cette fois-ci, il ne pourrait pas s'en sortir. Et cela transformait cette histoire macabre en triste vérité. Une vibration sur sa jambe gauche le sortit de ses pensées: son portable sonnait. Discrètement, Artemis sortit son portable en se demandant qui pouvait bien l'appeler. Son coeur se serra en voyant le nom de Juliet apparaître sur l'écran.
Je n'aurais pas dû l'appeler...
Mais il n'avait tout simplement pas pu s'en empêcher. D'abord, il voulait lui dire au revoir, à elle et aux jumeaux. Et il voulait que quelqu'un sache quoi faire au moment où...il ne serait plus là. Alors, avant de monter dans la voiture qui le guiderait vers son destin, il avait ouvert son portable et appelé Juliet Butler. Dès qu'il lui avait annoncé ce qu'il comptait faire , Juliet s'était mise à crier, à supplier... Le coeur au bord des lèvres, Artemis avait raccroché. Et encore maintenant, alors que Juliet l'appelait désespérement, Artemis se désola de devoir faire ça et lui raccrocha au nez. Pour la seconde fois de la journée.
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Butler commençait sérieusement à s'inquiéter. Bien qu'il avait remarqué le comportement étrange d'Artemis depuis son enlèvement, il n'en avait rien dit. Il avait une confiance aveugle en son protégé, et pensait qu'il était juste encore secoué par son kidnapping. Quand le jeune Fowl lui avait demandé de placer des bombes dans tout l'entrepôt, Butler avait obéit sans hésiter, justement à cause de cette confiance. Mais à présent... Butler doutait. Oui, il doutait. Artemis l'évitait, quand il lui parlait, il détournait le regard... Comme s'il lui cachait quelque chose. Et cela n'était pas, mais alors pas bon du tout: Artemis ne lui cachait des choses uniquement quand il s'agissait d'un de ses plans ou qu'il allait s'inquiéter. Et cette fois-ci, tout laissait à penser que c'était les deux: Artemis lui cachait quelque chose qui figurait dans ses plans, et qui allait l'inquiéter.
Accroupi pour voir ce qui se passait à l'intérieur via la lucarne en verre, Butler vit très clairement Ezra Ginks pousser du pied un sac contenant toutes les bombes qu'il avait placé. Une sueur froide lui coula dans le dos. Comment avait-il pu ne pas faire attention aux caméras? Puis, en entendant Ginks se vanter de la technologie de ces micros, il poussa un petit soupir de soulagement: tout allait bien, le député n'avait rien compris. Alors que Ginks continuait son petit discours comme quoi il avait totalement percé à jour la technique d'Artemis pour soit-disant enregistrer une conversation compromettante, Butler vit Artemis triturer quelque chose dans sa poche gauche. Puis il se redressa et dialogua avec Ginks. Butler s'apprêtait à se tourner vers Holly -invisible grâce à son bouclier- , quand il sentit son portable vibrer de nouveau. Il jura en silence: depuis une bonne demi-heure, Juliet n'arrêtait pas de tenter de le joindre. Mais il était en mission, bon sang, qu'elle le laisse tranquille!
-Holly, souffla-t-il tout en ignorant la vibration insistante dans sa poche.
-Oui? lui répondit la Fée sur le même ton.
-Est-ce que...(il hésita) est-ce que vous savez quel est le plan d'Artemis? J'ai vraiment confiance en lui, mais je ne peux m'empêcher de m'inquiéter...
Il y eut un bref silence. Que l'elfe rompit vite:
-Je n'en sais strictement rien, Butler. Mais je sais une chose: Artemis Fowl est toujours plein de ressources, alors même si je ne comprends pas certaines choses, je me contente de lui faire confiance.
-Oui, vous avez raison, Holly, dit Butler avec douceur. Désolé de m'être inquiété pour rien.
Quelque peu rassuré, Butler reporta son attention sur Artemis qui avait l'air d'être en plein débat.
-Pourquoi teniez-vous à ce que j'emmène ces photos, Fowl? demanda Ginks.
Butler fronça les sourcils: lui aussi s'était posé la question.
-Cela ne vous regarde pas, répliqua séchement Artemis.
-Oh si, je crois, gronda le député. Car vous allez venir avec moi immédiatement!
Ginks fit un mouvement de tête, et ses homme s'avancèrent alors vers Artemis, menaçants. Butler sentit son instinc prendre le dessus, et se retint: si Artemis avait besoin d'aide, il lui aurait fait un signe. Oui, mais d'ailleurs pourquoi ne l'appelait-il pas au renfort? Alors qu'il luttait pour ne pas voler au secours d'Artemis, Butler entendit son protégé déclarer posément:
-Je vous conseille de ne pas vous approcher de moi. Sauf si vous tenez à mourir, évidemment.
Et le géant Eurasien pâlit furieusement en voyant Artemis sortir quelque chose de sa veste, et le brandir fièrement: un petit tube noir, surmonté d'un bouton rouge. Un détonateur.
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-Je n'hésiterais pas à m'en servir, vous le savez bien, continua tranquillement Artemis.
-Que...qu'est-ce que c'est? balbutia Ginks, tout en se doutant de la réponse.
-Un détonateur de bombes. Bombes qui se trouvent d'ailleurs à vos pieds.
Le député baissa les yeux, et tout ce qu'il vit fut les micros qu'il avait déniché. Fronçant les sourcils d'incompréhension, il s'apprêtait à accuser le jeune Fowl de bluffer, quand soudain la lumière se fit.
-Oh. Les "micros"...
-Tout juste. A présent, je veux que vous ordonniez à tous vos hommes de se retirer.
Ces derniers, comprenant alors qu'ils risquaient d'y laisser leur peau s'ils restaient, jetèrent un coup d'oeil à leur employeur avant de commencer à reculer...
-Personne ne bouge! hurla Ginks. Vous bluffez, Fowl! Jamais vous ne ferez exploser cette bombe, car je vous rappelle que vous exploseriez avec!
-Merci, je suis tout de même au courant des conséquences de mes actes, fit séchement Artemis, exaspéré. Ecoutez-moi bien. Ces bombes sont ultra-puissantes, et je n'ai qu'un bouton à pousser, et vous voilà tous morts. Je suis extrèmement sérieux, alors évitez de m'énerver, Ginks...
-Je...
-Vos hommes ont cinq secondes pour sortir. Cinq...
Ginks secouait la tête, en plein dilemme, tentant d'ignorer les regards pressants de ses hommes.
-Fowl, vous n'oseriez pas...
-Quatre...
-Arrêtez! Tout ça n'a aucun sens!
-Trois...
-C'est bon! Dehors, tous!
Les hommes de Ginks sortirent alors sans un regard en arrière, avec pour seule envie de s'éloigner de ces bombes et de ce gamin effrayant qui les menaçait avec un calme impossible. Lorsque la porte claqua enfin, Artemis poussa un petit soupir. Puis il entendit un souffle derrière lui:
-Artemis... Vous n'êtes pas sérieux, n'est-ce pas?
Butler. Artemis ferma les yeux, et ignorant la voix inquiète et pressante de son meilleur ami, il demanda à Ginks:
-Bien. A présent, Ginks, je voulais savoir si vous accepteriez de mourir sans faire d'histoire avec ma compagnie.
Ezra Ginks le regarda avec effarement, comme s'il ne comprenait pas.
-Mais... Avez-vous perdu l'esprit, Fowl? Je ne mourrais pas, je vous emmène avec moi sur-le-champ!
-Je me doutais que vous ne vous rendriez pas. Très bien. Holly, Butler, sortez.
Le silence se fit. Puis la voix de Buler résonna si fort et avec une telle colère qu'elle fit sursauter tout le monde:
-Artemis... Je vous faisait confiance jusqu'à maintenant, mais je vois que vous comptez rester tout seul avec cet homme. Et ça, je ne peux le tolérer! Je ne sortirais pas d'ici!
-Que...que fait votre majordome ici? s'exclama Ginks qui n'en revenait pas.
Il s'était légèrement décalé, et voyait désormais Butler qui parlait à son maître à travers une lucarne. Tout le monde ignora sa question, et Artemis dit d'une voix plus dure:
-C'est un ordre, Butler. Partez. Sur-le-champ.
-Je me vois dans l'obligation de refuser un tel ordre, Artemis.
Le jeune Fowl pivota violemment, la souffrance tordant son visage.
-S'il vous plaît, Butler! C'est déjà assez difficile...
Le géant Eurasion recula d'un pas devant la vision d'Artemis le suppliant presque de fuir. Mais il sentit une petite main qui lui serrait avec force le bras: Holly. Il se redressa alors.
-Navré, Artemis. Mais je ne peux pas vous obéir.
Les épaules d'Artemis s'affaisèrent, et lorsqu'il parla, ce fut d'une voix dénuée d'émotion:
-De toute manière, je crains que vous n'ayiez pas le choix.
Butler pâlit. Pris de panique, il tenta d'ouvrir la porte pour pénétrer dans le bâtiment. La poignée ne tourna même pas. Un grondement rauque monta alors en lui, et il s'abattit de tout son poids contre la porte. Elle refusa de s'ouvrir.
-Inutile, vieux frère. Je l'ai scellée avec un petit outil que m'a fourni Foaly. Vous ne pouvez pas rentrer. Alors, puisque vous ne pouvez rien pour moi, emmenez au moins Holly loin du bâtiment lorsqu'il explosera.
La Fée, qui s'était tenue tranquille jusque-là, stoppa son bouclier et apparut, la douleur et la peur lui tordant le visage:
-Artemis! Ouvre cette porte!
Le jeune Fowl lui tourna le dos.
-Désolé, Holly. Prends soin de toi et du Peuple.
-Artemis,que vas-tu faire? s'affola Holly.
-Je vais faire exploser la bombe.
Un silence suivit. Puis Butler s'écria:
-Artemis, il est hors de question que vous fassiez une chose pareille!
-Parfaitement! Tu n'as pas besoin de te sacrifier! supplia Holly.
-Arrêtez! s'exclama Artemis, sentant une boule lui remonter dans la gorge. Je... il n'y a que ça à faire. Mieux vaut moi que toute la population des Fées.
-Non, Artemis, je vous en prie... supplia Butler.
-Foaly! comprit soudain Holly. Tu savais ce qu'il comptait faire?
L'elfe savait que le centaure pouvait tout entendre, grâce au micro que portait Artemis. Un silence éloquent lui répondit. Holly explosa alors:
-Comment as-tu pu?
Artemis sentait que ses larmes n'allaient pas tarder à pointer leur nez. Alors il fit face à Butler et Holly.
-Butler, vous ne pouvez pas me sauver. Mais vous pouvez sauver Holly. Je sais que vous ferez ce que vous avez à faire.
Son majordome le regarda avec toute la souffrance du monde dans le regard. Pourtant, il baissa la tête et attrappa Holly par le bras. Alors qu'il l'entraînait vers la sortie, l'elfe se débattit comme un diable:
-Lâchez-moi, Butler! On ne peut pas laisser Artemis!
-Je sais, souffla Butler qui ne retenait plus ses larmes. Mais c'est la seule chose que je puisse faire...
Alors qu'Holly et Butler s'éloignaient tant bien que mal, Artemis reporta son attention sur Ezra Ginks qu'il avait ignoré jusque là. Ce dernier cognait contre tous les murs, toutes les portes, avec un air désespérement affolé sur le visage.
-Je ne veux pas mourir! Fowl, explosez-vous la tête si ça vous chante, mais laissez-moi, je vous en supplie...
-Vous pourriez faire un peu plus bonne figure, pour votre mort, le railla Artemis. Et si je me fais "exploser la figure", comme vous dites, c'est à cause de vous! Je dois faire disparaître ces photos, et vous en même temps. Vous avez trop vu de choses...
-Non, je vous en prie... Et puis il me semble que ce n'est pas votre genre de faire le kamikaze! tenta Ginks.
Effectivement, ce n'était pas du tout le genre d'Artemis de jouer les kamikaze. Il y a encore pas si longtemps, jamais il n'aurait entrevu l'idée de se sacrifier pour sauver les gens qu'il aimait. Il eut un sourire amer: il avait fait des choses atroces aux Fées, et à présent le voilà qui allait mourir pour sauver ces mêmes Fées! L'esprit humain était vraiment tordu...
-Navré, Ginks. Prêt pour le grand saut?
Le député poussa une longue plainte et tourna les talons avant de taper contre tous les murs. Artemis eut une pensée pour tous les gens qu'il aimait. Ses parents. Les jumeaux. Juliet. Foaly. Butler et Holly... A présent,les larmes roulaient sans retenue sur ses joues. D'un geste rageur, il les essuya, et souffla tout bas:
-Adieu, Domovoï Butler, tu étais sans doute mon meilleur ami. Mon père.
Puis, d'une voix plus lointaine encore:
-Adieu, Holly. Je crois bien que je t'aimais.
Et il appuya sur le détonateur.
NDA: Ouinn, pauvre petit Arty-chou... ='( Je posterais les trois derniers chapitres rapidement! èwé
~Erily allias Louise-chan
