Bien le bonjour et la bonne année !
Pour commencer, comment allez-vous en cette nouvelle année ? Avez-vous pris de bonnes résolutions réalisables ? Moi-même, je me suis jurée de poster à intervalles réguliers et d'achever cette histoire. On verra si j'y arrive ^^
Ensuite, pour continuer sur un bon pied, ou pas, d'après mes calculs et discussions avec ma beta, la fin approche d'ici trois ou cinq chapitres ! Mais, me connaissant, je vais encore m'étaler et on en a sûrement pour dix longs chap.
Bref, je vais cesser de m'étaler en racontant n'importe quoi et vous laisser profiter du premier chapitre de 2012. Bonne lecture !
Mardi 19 septembre. 09:00
Hermione Granger était déconcertée.
Considérée comme la Miss Je-Sais-Tout de Griffondor, il ne lui était jamais arrivé de se sentir si déplacée dans son entourage. Bien sûr, lorsqu'elle n'était qu'une enfant, ne sachant pas que la Magie et son monde existaient, il lui était arrivé de se sentir bizarre, étrangère au monde où évoluaient ses parents. Cependant, une fois qu'elle avait reçu sa lettre pour aller à Poudlard, tous ses doutes s'étaient évanouis dans la conviction qu'elle avait sa place dans ce monde qui s'ouvrait à elle.
Mais, alors qu'elle faisait connaissance tant bien que mal avec les moldus qui avaient entraîné Harry durant l'été, Hermione sentit subitement ses vieilles impressions resurgir avec force. Elle foudroya du regard un adolescent, qui devait être de deux ans son cadet, qui répliqua en lui jetant un regard assassin. La sorcière soupira et souhaita intérieurement que quelqu'un, qui que ce soit même Snape ou Malfoy !, arrive et lui explique ce qui se passait.
Plissant ses yeux noisette, Hermione examina attentivement les jeunes qui étaient attablés autour d'elle et arriva bien vite à la conclusion que ces adolescents étaient puissants. Il suffisait de voir les cicatrices sur la peau du petit brun qui venait d'être guéri par Harry pour le comprendre.
- Ano... Daijobu ?, demanda le dit-petit brun en levant vers la jeune fille des yeux remplis d'inquiétude. (1)
Hermione plissa ses orbes noisette et poussa un autre soupir en songeant qu'elle aura dû prendre les cours de langues à Poudlard.
« Même si » songea sarcastiquement la sorcière, « Ils ne lui auraient servi à rien dans ce cas-ci. » Après tout, en quoi le Gobelbabil l'aurait-il aidée à communiquer avec les japonais ?
- Oï, teme !, l'apostropha le jeune au regard assassin et aux cheveux gris, Juudaïme ni kotae ! (2)
Les paupières de la jeune fille frémirent et elle ressentit l'envie subite de sortir sa baguette et de jeter un Silencio au garçon qui venait de lui parler assez grossièrement si elle interprétait correctement l'indignation du petit brun.
- Je donnerais ma magie pour une potion OmniLinguae, marmonna Hermione en enfouissant son visage dans ses bras croisés.
- Je veux bien te croire, souffla une voix narquoise alors qu'une chaise était tirée aux côtés de la sorcière.
Cette dernière se redressa brusquement et sortit sa baguette pour l'enfoncer dans le cou du nouveau venu.
- Malfoy, siffla-t-elle en plissant ses yeux. Justement la personne que je voulais voir...
- Granger, déclara le blond en ne bougeant pas, se contentant de faire un vague signe pour calmer les japonais qui s'étaient levés face à l'attaque de la jeune femme.
- J'ai certaines choses à te dire, susurra Hermione en reculant légèrement le bout de sa baguette.
- J'écoute, sourit Malfoy avec un air quasi calculateur qui fit frissonner de dégoût la sorcière.
- Premièrement, commença la Griffondor en faisant luire l'extrémité de son instrument. Quelles sont tes véritables intentions concernant Harry et Tu-Sais-Qui ?
- La même chose que tout le monde, j'imagine, répondit honnêtement le Serpentard. Je veux juste qu'il crève. Et si, pour cela, je dois faire ami-ami avec Potter, je le ferais.
- Bien, renifla la sorcière, Deuxièmement, et Snape dans tout ça ?
- Il est celui qui souhaite plus que tout l'annihilation du Serpent.
Hermione hocha la tête. Cela cadrait avec les hypothèses qu'elle avait élaborées lorsque son professeur était venu la chercher pour l'emmener calmer Harry.
- Je vois, murmura-t-elle songeusement. Troisièmement, quelle sorte d'entraînement suit réellement Harry ? Je l'ai vu utiliser des flammes, serait-ce de la magie élémentaire ?
Malfoy eut un petit sourire et se tourna vers les adolescents qui les observaient sans dire mot.
- Oï, fit-il en changeant de langue sans difficulté. Hono o shiyo, onegai Tsuna. (3)
Les japonais acquiescèrent à ces mots étranges que la jeune femme fit rouler sur sa langue pour essayer d'en comprendre le sens. Puis, un éclat surprit son regard et elle croisa les yeux du petit brun. Auparavant bruns caramels, ils étaient désormais orangés et remplis d'une détermination amusée qui surprit la sorcière. Du moins, sa surprise augmenta lorsqu'elle remarqua les deux flammes orangées qui étaient présentes autour des poings de l'adolescent et la mince flammèche qui trônait sur le sommet du front du garçon.
- Qu'est-ce que, s'étrangla-t-elle en se penchant pour observer de plus près les mains enflammées du japonais. Il ne souffre pas ?
- Non, répondit l'anglais. Ces moldus sont capables de choses étranges que les sorciers ne maîtrisent pas. Ils appellent ceci les flammes de la détermination.
Hermione plissa à nouveau ses yeux et Draco put clairement voir l'envie de savoir se peindre sur le visage de la jeune femme.
- Je veux une OmniLinguae..., murmura-t-elle en serrant fermement ses poings. Si seulement je pouvais les interroger et en savoir plus !
- Le professeur Snape en a un chaudron entier dans sa chambre, sourit le blond en regardant ailleurs alors que le dénommé Tsuna éteignait ses flammes. Soit dit en passant...
La sorcière se leva brusquement et saisit le bras du Serpentard pour le remorquer derrière elle alors qu'elle sortait de la salle avec précipitation.
- Dis-moi où se trouvent ses appartements !, fit-elle avec excitation en courant vers les escaliers.
Malfoy sourit et s'empressa de répondre. Une fois qu'elle eut l'information voulue, Hermione se dirigea vers les appartements de Snape mais se retourna au dernier moment.
- Au fait, Malfoy, glissa-t-elle avec un clin d'œil. Occupes-toi bien d'Harry, d'accord ?
Le blond ne dit rien, se contentant de la regarder en silence. Cependant, Hermione vit l'éclat particulier dans les prunelles bleutées de l'adolescent et comprit le message.
« N'avait-il pas les yeux gris ? » s'interrogea la sorcière en gravissant les marches des escaliers pour rejoindre son ancien professeur de potions.
Draco Malfoy resta immobile devant l'escalier où venait de disparaître son ancienne ennemie et soupira faiblement en secouant sa tête.
- J'imagine que rester en compagnie de Moldus peut induire une modification de mes états d'âme, susurra le Serpentard en plissant ses paupières. Être aimable avec Granger... Où va le monde ?
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Mardi 19 septembre. 9:03.
Manoir Vongola. Chambre du Stregone.
Severus croisa soigneusement ses mains et observa ses invités sans dire un mot. Ces derniers se contentèrent de le regarder en silence, attendant clairement que le sorcier prenne la parole en premier. Enfin, après un concours d'intimidation qui durait depuis le lever du soleil, Snape leva sa baguette et se servit nonchalamment une tasse de thé. Un brusque spasme parcourut son bras et il dut poser le récipient sur la petite table basse. La tasse en porcelaine fit un bruit sec en heurtant doucement la petite assiette et les autres bougèrent faiblement.
- Vulgaire amibe à la cervelle disproportionnée, commença alors l'un de ses invités en croisant avec agacement ses petites jambes pour y poser ses mains en coupe et appuyer son menton dessus. Tu nous as assez fait patienter alors cesses tes petits jeu de cellule protozoaire et expliques ce que tu sais...
Les lèvres fines de Snape s'étirèrent imperceptiblement et il hocha doucement sa tête tout en massant son bras qui était toujours parcourut de spasmes.
- Vous n'ignorez pas mes travaux, fit-il de sa voix suave. Depuis mon arrivée au Manoir Vongola, j'ai travaillé avec certains d'entre vous pour arriver à briser votre malédiction.
- Ce qui veut dire, le coupa une jeune femme aux longs cheveux sombres et au curieux tatouage floral sur le haut de sa pommette gauche, Que vous êtes enfin arrivé à un résultat concluant, si je ne m'abuse...
Les autres ne dirent mot mais leurs yeux, bien trop sérieux pour des enfants de leur âge, semblèrent luire avec puissance, prédisant au sorcier les pires tortures si ce dernier les trompait.
- Exact, approuva courtoisement l'homme en prenant une gorgée de son thé anglais. Il posa sa tasse et s'appuya contre le dossier de son fauteuil en croisant ses mains à nouveau. Néanmoins, je veux m'assurer que vous avez toujours en tête vos promesses...
- Les Arcobaleno ne manquent jamais à leur parole, le prévint le bébé au chapeau de feutre qui avait réuni tous les autres membres et qui dégageait à présent une véritable aura de bestialité.
- Vous excuserez mes doutes, susurra le sorcier en plissant légèrement ses lèvres tout en relevant un bord de celles-ci, mais il est arrivé que des mafieux ne tiennent leur parole sous prétexte qu'ils ne devaient rien à l'autre parti. Dans ce cas-ci, qu'est-ce qui peut m'assurer que vous accomplirez ce que vous avez promis ?
- N'essayez pas de jouer au plus malin, Stregone, lui dit tranquillement le dénommé Reborn en buvant son expresso. Après tout, vous voulez juste vous assurer que tout sera prêt avant votre décès.
L'homme sourit et secoua doucement sa tête. Il se leva ensuite et se dirigea vers son armoire où il jeta un sort qui fit s'illuminer le meuble d'une étrange lueur argentée avant que les portes de celui-ci s'ouvrent lentement.
- Quel est ce tour de passe-passe ?, demanda avec excitation un bambin coiffé d'un casque de motard violet.
La seule réponse qu'il obtint fut un coup violent de la part de Colonello, un bébé qui portait curieusement un riffle en bandoulière et avait un bandana dans ses cheveux blonds. Pendant ce temps, Snape sortit des profondeurs de l'armoire un petit chaudron qui fit sursauter le bébé casqué.
- Une marmite !, caqueta-t-il. Devrons-nous en boire son contenu ? Est-ce que c'est une potion à base de queue de triton et de bave de limace ?
Personne ne l'interrompit cette fois-ci, les bébés se demandant probablement ce que contenait le liquide qui bouillonnait dans le chaudron.
Severus se contenta de sourire et ne répondit pas. Au contraire, il posa brusquement le chaudron sur la petite table et se tourna vers son bureau pour en ouvrit brusquement un tiroir et en sortir une fiole remplie d'un liquide familier. Colonello poussa un soupir désolé et bondit vers le sorcier.
- Ça va aller, kora ?, demanda-t-il en se grattant nerveusement la nuque.
Le sorcier le regarda sans dire mot et finit par avaler la potion cul sec. L'Arcobaleno blond le regarda avec remords, se rappelant sûrement de la fois où son pouvoir n'avait été suffisant pour apaiser le mal qui rongeait lentement l'homme.
- Ceci mis à part, intervint alors Reborn en ignorant avec superbe l'air souffrant qu'avait affiché furtivement l'anglais, La potion est-elle prête ?
Severus le regarda avec ses yeux sombres et eut un petit sourire qui fit frémir Verde. Ce dernier, après avoir été forcé de travailler avec le sorcier, savait désormais reconnaître les mimiques de l'homme et pouvait affirmer sans aucun doute que la nouvelle qu'il allait leur annoncer n'allait pas lui plaire.
- Elle l'est, fit celui que bien des élèves avaient appelé Chauve-Souris des cachots. Ce que vous avez sous les yeux n'est qu'un échantillon. Si vous en buvez, vous aurez votre réelle apparence tout en gardant vos fonctions d'Arcobaleno.
« Mais il y a un mais. » se dit le jeune scientifique aux cheveux verts. « Il y a toujours un mais. »
- Cependant, continua doucement Snape, Je n'arrive pas à vous faire confiance. Mettez-le sur le compte de la guerre.
Reborn plissa ses lèvres et but lentement une gorgée de son expresso qui refroidissait. Après avoir fini, il posa doucement la tasse sur la table basse et sauta ensuite sur les genoux du sorcier qui s'était assis entre temps. Leurs regards se croisèrent et ils sourirent simultanément de la même manière.
- Nous avons enseigné nos techniques secrètes à vos élèves, susurra l'Arcobaleno du Soleil en continuant à sourire sombrement. J'ai presque perdu Tsuna, deux fois. Si je dois encore risquer la vie de mon élève pour vous convaincre et ainsi retrouver mon corps, je refuse.
Les mots vacillèrent dans les airs, paraissant s'attarder tandis que les autres bébés hochaient lentement leurs têtes.
- Si j'avais la responsabilité de la mort d'un enfant pour avoir préféré mon corps adulte, je ne serais pas le dirigeant des Comsubin, kora !, s'exclama avec morgue Colonello.
- Le gamin aux cheveux surdéveloppés n'a toujours pas été le sujet d'une étude poussée, je ne peux le laisser mourir inutilement, ajouta Verde en redressant ses lunettes. Sans oublier ses compagnons... Je suppose que je peux laisser de côté mes aspirations.
- Sawada a été mon élève également, fit avec une voix rude un bébé au visage marqué par une cicatrice rouge. Je ne vais pas le laisser mourir pour mon égoïsme.
Un autre bambin, aux longs cheveux noirs tressés, acquiesça doucement, ses mains cachées par sa longue tunique rouge étant cependant fermées en des poings serrés. Severus fit voyager ses prunelles sombres sur les enfants maudits et eut un petit sourire sarcastique.
- Je vois, fit-il après un petit silence où les Arcobaleno le regardaient avec indignation et impatience. Après avoir entendu vos propos... passionnés, je ne peux qu'arriver à une conclusion.
- Qui est ?, demanda avec curiosité le bébé qui portait un casque violet. Allez, dites-le nous !
Il se tût bien vite en voyant l'aura meurtrière que dégageait Reborn ainsi que le sorcier et préféra s'asseoir en silence, ses mains crispées sur ses genoux pliés convenablement.
- Vous ne récupérerez vos corps qu'au moment adéquat. C'est-à-dire, expliqua Snape en sirotant son thé qui refroidissait drastiquement sous les regards polaires des jeunes, lorsque vous vous battrez contre les mangemorts.
- Oï, protesta calmement l'Arcobaleno du Soleil en croisant ses jambes avec irritation, Le temps que nous prendrons à nous accoutumer à notre véritable apparence risque de nous perturber, voir même nous distraire du combat. Est-ce vraiment ce que vous voulez, Stregone ?
La jeune femme au tatouage floral eut un doux sourire et se leva pour marcher vers le sorcier. Elle se pencha vers celui-ci et lui saisit la main sans dire un mot. Puis, elle prit la parole en se tournant vers les bébés qui l'avaient observée avec surprise.
- Severus Snape sait ce qu'il fait, fit-elle en continuant à sourire. Il m'a contacté il y a quelques semaines pour bénéficier de mes conseils et pouvoirs et ainsi déterminer la composition exacte de la potion pour la rendre effective. Sachez que votre conversion se fera dans l'intervalle d'une minute et vous ne souffrirez d'aucun effet secondaire, si ce n'est une légère migraine.
- Exact, approuva l'homme en déposant sa tasse. Il suffira de venir sur le champ de bataille et de recevoir de ma main la fiole contenant la potion.
- Il nous serait bien plus facile de vous voler la potion maintenant et de partir, remarqua l'enfant qui faisait partie de la Varia.
- Je vous l'interdis, déclara tranquillement la jeune femme en durcissant son regard. Nous avons donné notre parole au début du projet et nous la tiendrons. Compris, Viper ?
Le dénommé Viper acquiesça à contrecœur et s'envola pour disparaître ensuite dans une nuée indigo.
- Ceci signe la fin de cet entretien, murmura le bébé au changpao rouge.
Il bondit et sortit par la fenêtre entrouverte sous le regard amusé du sorcier qui constata ensuite que les autres jeunes étaient occupés à discuter entre eux à grands renforts de cris. Puis, il entendit la porte s'entrouvrir et il se tourna pour distinguer la silhouette féminine de son ancienne élève. Cette dernière semblait surprise, ses yeux voyageant du bébé au fedora, occupé à piétiner allègrement le corps de son comparse au casque de motard, au riffle de Colonello qui essayait de parler avec le bébé à la cicatrice tout en évitant les gifles de ce dernier.
- Miss Granger, toussota calmement Snape pour attirer l'attention de la jeune fille, Puis-je savoir la raison de votre présence ?
- Heu, oui, hésita au premier abord la Griffondor avant de se ressaisir, Je suis venue pour de l'OmniLinguae. Malfoy m'a dit que vous en aviez.
- Il est vrai qu'il m'en reste quelques flacons, murmura pensivement le sorcier, Mais je prévoyais de les donner aux Vongola pour qu'ils comprennent l'anglais...
La sorcière sursauta et le regarda avec une étincelle de ce qui lui parut être de la joie.
- Dans ce cas, proposa-t-elle avec un grand sourire, Nous devons en refaire ! Tant mieux, les potions commençaient à me manquer, de plus je m'ennuyais...
Face au bavardage intempestif de la jeune, Snape soupira et finit par se lever avec lassitude, faisant signe à son ancienne élève de le suivre dans ses appartements pour la mener devant ses chaudrons. Restés dans le salon, les Arcobaleno eurent un sourire sarcastique et se regardèrent avec la même étincelle moqueuse au fond de leurs prunelles.
- Mille yens qu'ils finissent ensemble à la fin de cette guerre, proposa avec un reniflement sarcastique Reborn en lissant le bord de son chapeau.
- Tenu, kora !, s'exclama Colonello en lui tapant la main avec enthousiasme. Elle se jettera sur lui bien avant !
- Êtes-vous idiots !, s'indigna Lal en les frappant violemment sur la tête.
L'Arcobaleno du Soleil évita le coup sans problème, se penchant légèrement pour ne pas faire tomber son fedora sous l'action de son amie. Le blond n'eut pas autant de chance et fut envoyé sur le tapis bordeaux du salon.
- Comment osez-vous parier sur les sentiments d'une enfant ?, continua avec force la jeune maudite. De plus, cela se voit qu'elle n'est pas intéressée !
- Vous n'êtes qu'une bande d'idiots, Sempaïs !, hurla le bébé casqué, Elle est amoureuse de son ami, le Potter !
Les autres l'ignorèrent et il en ressentit un tel choc qu'il alla échouer dans un coin de la pièce, une aura dépressive l'entourant. Cependant, une main compatissante se posa sur son épaule et Skull tourna sa tête pour rencontrer les yeux bleus d'Aria qui lui fit un sourire. Cette dernière se détourna de l'Arcobaleno qui était désormais en meilleur état et attira l'attention des autres bébés en toussotant faiblement.
- Vous ne devriez pas discuter d'un sujet pareil alors que nous sommes sur le point de nous battre pour la première fois en équipe, fit-elle en se dirigeant vers la porte avant de se figer devant celle-ci, la main sur la poignée. De plus, elle est amoureuse d'un autre garçon. Reborn, lorsque tu t'en rendras compte, convertis tes yens en euros.
- Tenu, accepta courtoisement le bébé en hochant lentement la tête alors que la jeune femme sortait de la pièce.
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Mardi 19 septembre. 16:15.
Manoir Vongola, salle d'entraînement.
Harry se contorsionna pour éviter l'attaque qui ne manquerait pas de le tuer s'il la recevait de plein fouet. Avec un halètement de douleur, il sauta en arrière et manqua de perdre la tête lorsqu'une épée aiguisée passa à quelques centimètres de la gorge pour se planter dans le tatami.
Le sorcier atterrit plus loin, ses pieds quittant aussitôt le sol pour éviter le genou armé d'une plaque de métal qui se dirigeait vers son estomac, et dut faire une pirouette dans les airs quand il remarqua les innombrables couteaux qui fusaient vers lui. Les lames aiguisées déchirèrent ses vêtements, un simple T-shirt et un large sarouel, ainsi que sa peau. Il grimaça en sentant le sang couler et dût réprimer un mouvement de protection lorsqu'il remarqua les flammes qui se dirigeaient vers lui.
Le sorcier allait invoquer ses propres flammes quand la lourde porte de la salle d'entraînement s'ouvrit bruyamment, dévoilant la seule personne au monde qui serait suffisamment suicidaire que d'interrompre la Varia.
- Hermione ?, fit le Survivant avec surprise.
- Harry, déclara cette dernière en ignorant le sang qui commençait à poisser les tatamis ainsi que les mafieux qui la regardaient avec incompréhension. Prêtes-moi Hedwige.
L'adolescent la fixa sans comprendre avant d'acquiescer silencieusement. Hermione eut un sourire ravi et se rendit alors compte de l'état de son ami. Elle blanchit et s'avança vers le sorcier, sa baguette à la main.
- Regardes-toi un peu, soupira-t-elle en lançant un sortilège pour résorber ses blessures, Tu devrais faire un peu plus attention, Harry.
L'adolescent la laissa faire et se tourna vers ses instructeurs qui lui firent signe de partir. Xanxus avait déjà ouvert une bouteille d'alcool et Squalo faisait des bottes avec son épée sans plus se soucier du sorcier. Quant à Bel, Lussuria et Levi, ils s'étaient dirigés vers la sortie dans l'intention évidente d'aller se promener. Harry haussa ses épaules et décida de suivre son amie vu que ses cours particuliers avaient été annulés.
- Pourquoi veux-tu Hedwige ?, demanda-t-il en accélérant ses pas pour rattraper la jeune femme.
- Je veux prévenir Ron, soupira la sorcière.
- De quoi ?
- Snape m'a prévenue, il compte attaquer Poudlard après les vacances de Noël. Il faut donc prévenir Ron pour qu'ainsi les élèves qui sont dans notre camp soient évacués.
Harry hocha distraitement sa tête et s'arrêta net en repassant dans sa tête les derniers mots de son amie.
- Après Noël, répéta avec incrédulité le sorcier.
Il n'aurait jamais le temps de s'améliorer. Sans oublier qu'il n'avait plus de baguette. Ses yeux verts s'élargirent brusquement et il se mit à trembler en ouvrant et refermant ses mains compulsivement.
- Harry ?, fit Hermione avec inquiétude en remarquant que son ami s'était arrêté. Harry !
L'adolescent la regarda avec frayeur et la repoussa doucement.
- J'ai, commença-t-il d'une voix qui n'était réduite qu'à un murmure, J'ai besoin d'une baguette.
Les yeux bruns de la sorcière se ternirent et elle hocha sa tête, comprenant les tourments que traversait le garçon. Hermione tapota amicalement l'épaule d'Harry et lui fit signe de la suivre sans un mot. Le jeune homme la regarda sans comprendre et accepta de lui emboîter le pas, s'enfonçant dans les corridors du Manoir Vongola sans même essayer de savoir où ils se dirigeaient. Lorsqu'ils s'arrêtèrent devant une porte qu'il ne connaissait pas, Harry pencha sa tête et se gratta la nuque tout en se tournant vers son amie.
- Où sommes-nous ?, fit-il.
- L'infirmerie, répondit rapidement la sorcière en lui faisant signe d'entrer. Tu y trouveras la solution à tes problèmes. Pendant que tu t'occupes de cela, j'irais écrire la lettre pour Ron.
Harry hocha silencieusement sa tête et posa sa main sur la poignée, sentant que les gens qui se trouvaient de l'autre côté de la porte avaient quelque chose à voir avec lui. Sans doute était-il le responsable de leur présence dans le lit d'hôpital. Il ouvrit violemment la porte et fut surpris de se retrouver face à l'un des Gardiens de Tsuna. Ce dernier entrouvrit ses lèvres de surprise et se ressaisit, arborant un sourire ravi en voyant l'adolescent.
- Ah, sembla-t-il ronronner, Potter...
- Mukuro, répondit tout aussi bas le sorcier en remarquant l'étincelle quasi maléfique dans les prunelles dépareillées.
- Juste à temps pour prendre ma relève, sourit le mafieux en se dirigeant vers la sortie. Occupes-toi bien de tes semblables, petit sorcier.
Harry le regarda partir sans comprendre avant de remarquer les autres personnes présentes.
- Luna, s'exclama-t-il en se rendant au chevet de la jeune Serdaigle.
Cette dernière grimaça un sourire content et leva faiblement une main vers le sorcier pour le saluer. Le Griffondor l'examina attentivement, remarquant avec regret les cicatrices causées par le feu qu'il avait provoqué ainsi que les mauvais traitements subis au manoir Malfoy.
- Harry, souffla la jeune fille en se redressant pour l'accueillir comme il se doit. Comment vas-tu ? J'ai entendu que tu subissais l'entraînement des Héliopathes.
- C'est vrai, approuva le sorcier tout en se demandant ce que pouvaient bien être les Héliopathes.
- Mais, d'après Mukuro, tu aurais perdu ta baguette face aux Aquavirus, chuchota la sorcière dont les yeux brillaient d'inquiétude.
- C'est vrai ?, demanda une nouvelle personne.
Harry se tourna vivement et découvrit avec stupeur son ancien camarade de chambre, Dean Thomas. Il avait l'air en forme quoique ses traits fussent tirés.
- Dean, fit le brun en s'approchant du jeune Griffondor, Comment vas-tu ?
- Pas mal, répondit le sorcier en souriant faiblement. Mais, dis-moi Harry, est-ce vrai que tu n'as plus de baguette ? Comment vas-tu faire face à Lui ?
Le Survivant détourna son regard et n'osa pas croiser les yeux implorants de son ami. Il ne supporterait pas de le voir perdre tous ses espoirs. Un toussotement le sortit de ses lamentations et il fut surpris de reconnaître les traits de la troisième personne alitée.
- Monsieur Potter, susurra en un filet de voix Ollivander, Je croyais pourtant vous avoir conseillé de chérir votre baguette...
Harry ne répondit pas et se contenta de rougir faiblement.
- Enfin, grommela l'ancien sorcier en essayant vainement de sortir de son lit. Si elle a juste été brisée, je peux faire quelque chose avec. L'avez-vous avec vous, Potter ?
L'adolescent se contenta de sortir des poches de son pantalon les débris de ce qui avait été sa plus fidèle alliée et les tendit au fabricant de baguettes qui examina attentivement les morceaux de bois, retroussant sur son nez aquilin ses lunettes poussiéreuses.
- Je vois, chuchota-t-il de sa voix faible en effleurant quasiment timidement les copeaux endommagés et carbonisés aux extrémités. Elle n'a pas supporté la puissance du sort... Vous êtes un sorcier particulièrement intéressant, Harry Potter.
Ollivander se redressa, soupirant fortement, avant de saisir les morceaux de bois et de les poser sur la table de chevet qui bordait son lit. Il tourna alors ses grands yeux argentés et croisa le regard émeraude du sorcier qui attendait la suite.
- Je ne vous promets rien, fit alors le vieillard en sortant de sa couchette, Mais je ferais en sorte de vous donner une baguette en état vers la mi-décembre.
Harry acquiesça, son cœur palpitant dans sa poitrine, et se dirigea vers la sortie avec un pas bondissant.
- Monsieur Potter, l'appela Ollivander lorsqu'il arriva à la sortie.
Le Griffondor se retourna pour écouter ce que le vieil homme avait à lui dire.
- Apportez-moi aussi la baguette du jeune Malfoy.
Harry hocha la tête et sortit.
Luna eut un petit rire et se laissa tomber sur son lit en étalant ses bras. Elle regarda un moment en silence le plafond et finit par prendre la parole.
- Vous allez accepter ?
Ollivander ne répondit pas et Dean se contenta de les regarder en silence. Puis, après quelques minutes où rien ne se passa, les deux hommes hochèrent la tête et l'adolescent s'étira avant de marcher vers la jeune Serdaigle.
- Tu viens ?, dit-il en tendant sa main brune vers la blonde, Nous devons nous entraîner.
Luna rit à nouveau gaiement et se dirigea en sautillant vers la porte, remarquant avec délice l'air profondément concentré du fabricant de baguettes. Ce dernier marmonnait pour lui-même, énonçant les nombreux ingrédients qu'il nécessiterait pour la fabrication de la baguette du Survivant.
*~*°°°0°°°*~*
Mercredi 11 octobre. 15:23.
Manoir Vongola, Salon Principal.
Harry contempla avec surprise les deux objets qui gisaient sur la table. Il y avait le collier de Serpentard ainsi que la coupe de Poufsouffle.
- Je pense qu'il est temps que l'on détruise ces horreurs, déclara d'une voix ferme Tsuna en plantant son regard décidé dans celui du sorcier.
Ce dernier hocha silencieusement la tête et observa à nouveau les Horcruxes. Néanmoins, il ne savait pas comment faire. Les autres objets maléfiques avaient été détruits avec le venin du Basilic cependant il n'en avait pas sous la main. Pareil pour l'épée de Griffondor.
- Comment faire..., murmura-t-il dans sa barbe inexistante.
- Il ne suffit pas d'utiliser des flammes spéciales ?, suggéra Draco.
Tous se tournèrent vers le blond qui les regarda avec surprise. Avait-il dit une stupidité ?
- Je ne savais pas que tu t'y connaissais en Horcruxes, s'exclama le Survivant.
Snape regarda avec un air impénétrable le jeune Malfoy qui évita ses yeux en regardant ailleurs.
- Disons que, hésita brièvement le sang pur, Je connais plusieurs choses concernant les âmes.
- Je vois..., murmura l'ancien professeur.
Draco se ressaisit et se tourna vers les Vongola.
- Je suppose que si vous envoyez toutes vos flammes à pleine puissance, cela suffira, fit-il en fronçant ses sourcils.
Harry acquiesça à son tour et se tourna vers la Varia qui avait écouté le tout sans prendre la parole, un exploit à marquer dans les annales. Les adultes soupirèrent, n'ayant clairement pas envie d'être présents et acceptèrent de participer à contrecœur.
Les flammes jaillirent, plus puissantes que jamais et Harry contempla avec une émotion étrange et sauvage les fragments d'âmes disparaître en fumées sombres.
- Plus que trois, murmura-t-il en serrant ses poings avec détermination.
*~*°°°0°°°*~*
Mardi 31 octobre. 10:18
Manoir Vongola, salle d'entraînement.
Harry regarda avec stupeur l'accoutrement de ses entraîneurs et se demanda s'il devait en rire ou pleurer.
- Qu'est-ce que c'est que ça ?, demanda-t-il en optant pour l'option de ne rien faire.
- À ton avis ?, déclara un Squalo de mauvais poil et dont les oreilles de chien sur la tête n'arrangeaient rien. La célébration d'Halloween, version Vongola.
- C'est-à-dire, expliqua avec un large sourire sadique Bel qui avait des cornes de diablotin qui pointaient au sommet de sa tête, Que nous avons pour obligation de nous déguiser et de buter tous ceux qui osent se promener sans un déguisement valable.
- Tche, crèves en silence, déchet, finit un Xanxus au costume de vampire qui buvait un verre de vin rouge.
Harry déglutit bruyamment. Il était mal.
Le sorcier sauta en arrière et évita de peu les couteaux enflammés du membre de la Varia, heurtant de plein fouet un Levi au déguisement difficile à déterminer et évitant de peu les embrassades d'un Lussuria-Frankenstein. L'adolescent aux yeux verts sortit de la salle et courut dans les couloirs sombres du manoir, se maudissant d'avoir quitté son lit à chaque fois qu'il croisait une personne et que cette dernière essayait de le tuer.
Soudain, Harry heurta un corps et tomba à terre. Il se releva au plus vite et contempla sans comprendre le garçon qui se trouvait devant lui.
- Tsuna ?, fit-il avec hésitation.
Le garçon vêtu en tout et pour tout d'une salopette qui menaçait de partir en lambeaux à la moindre secousse hocha la tête en silence.
- Harry ?, hoqueta-t-il en examinant son interlocuteur. Tu n'as pas encore été pris ?
- Comment ça ?
- La célébration version Vongola, chuchota avec terreur le petit brun. Ils sont devenus complètement fous ! Mukuro est venu dans ma chambre lorsque je dormais et il m'a posé une illusion. Puis, quand Hibari-san l'a appris, il a aussitôt voulu me l'enlever... mais ça a dégénéré en bataille.
- Je vois, murmura le sorcier en se cachant derrière un rideau en entendant des pas approcher.
- Juudaime !, hurla la voix facilement reconnaissable de Gokudera, Où êtes-vous ? Sortez, je promets que cet enfoiré d'Ananas ne vous touchera plus !
Tsuna frissonna contre Harry et enfouit sa tête dans les plis du rideau.
- C'est ce que disait Hibari-san avant de me jeter sur le lit et de fermer la porte à clef.
« À ce point ? » hurla mentalement le sorcier en examinant la silhouette qu'il tenait entre ses bras.
Il avait senti que l'irascible Gardien du Nuage du garçon était un peu attiré par ce dernier mais il n'aurait jamais cru qu'Hibari irait jusqu'à essayer de coucher avec Tsuna.
Quoique, vu comment les choses avançaient entre les deux adolescents, cela serait arrivé. Harry secoua sa tête et se reconcentra sur le présent. Il attendit que Gokudera s'en aille et sortit de sa cachette, Tsuna à sa suite. Une fois qu'ils furent certains d'être hors de danger, les deux garçons soupirèrent de soulagement et le jeune Decimo se gratta nerveusement la nuque.
- Je crois qu'il vaudrait mieux qu'on se sépare, proposa-t-il.
- Oui, acquiesça vivement le sorcier. Nous avons des façons de combattre trop différentes, mieux vaut nous séparer.
Harry se dirigea vers les cuisines, espérant qu'elles seraient vides et qu'il pourrait s'y cacher jusqu'à la fin de la journée ou, au pire, y trouver un déguisement valable pour éviter le courroux de la Varia. Il traversa les nombreux étages et arriva enfin à sa destination, ses yeux cherchant autour de lui pour vérifier si le périmètre était sauf. Une fois certain de cela, il s'engouffra dans la pièce et ferma la porte à clef.
- Potter ?, murmura une voix dans l'obscurité de la salle.
Harry sentit un frisson parcourir son échine et il se tendit, attendant qu'une attaque survienne. Cependant, rien ne se passa et il s'avança vers l'endroit où la voix était sortie.
- Malfoy ? Qu'est-ce que tu fais ici ?
- À ton avis, ironisa le blond en le fusillant de ses yeux bleus, Je cueille les Botrucs !
- C'est bon, fit Harry en levant ses mains pour le calmer. Tu te caches aussi des fous furieux ?
- Ouais, soupira Draco en sortant de sa cachette pour étirer ses jambes ankylosées. Mukuro avait l'air bien parti pour me tuer à coup d'illusions, j'ai donc décidé de me cacher pour attendre que ça lui passe. Et toi ?
- Pareil, chuchota le brun en haussant ses épaules. La Varia fait vachement peur quand ils sont déguisés.
- Il ne nous reste plus qu'à attendre que cette horrible journée s'achève alors, déclara avec un soupir le Serpentard.
Harry acquiesça silencieusement et se demanda si Luna et Hermione s'en sortiraient. Cependant, il se rappela bien vite que les deux sorcières avaient quitté le Manoir au début du mois avec Dean pour se rendre au QG de l'Ordre et ainsi prévenir les membres du jour de l'attaque.
Harry soupira et s'assit à même le sol, s'appuyant contre un des comptoirs de la cuisine. Il fut bien vite rejoint par Draco qui semblait agité.
- Qu'y a-t-il ?, demanda le brun après avoir estimé qu'il avait assez admiré le profil de son ancien ennemi.
- Je m'ennuie, avoua le blond.
- On peut rien y faire, déclara avec une pointe d'irritation Harry.
- Oui, je sais, fit le Serpentard. Mais je m'ennuie là ! Fais quelque chose !
- Que veux-tu que je fasse, s'énerva le sorcier. Je te signale qu'on nous recherche ! On ne peut pas bouger ni faire du bruit.
- Comment va ton entraînement, demanda alors Malfoy en passant du coq à l'âne sans problème.
- Plutôt bien, admit à contrecœur l'autre. D'après Squalo, je commence à approcher le niveau d'un tueur de bac à sable... Et toi ?
- Pareil, fit en haussant ses épaules le blond. Mukuro n'arrête pas de kufufuter et de dire les nombreuses positions qu'il veut essayer avec Tsuna. Et des fois il dit que mes illusions sont si faibles que même Hibari verrait à travers.
Les deux sorciers échangèrent un regard et soupirèrent de concert.
- On est pas sortis de l'auberge, réalisa Harry.
- Ouais, approuva grossièrement l'autre adolescent en faisant une grimace.
Le silence se réinstalla à nouveau et Draco gigota sur place, hésitant clairement à prendre la parole.
- Comment vas-tu ?, demanda-t-il après avoir réuni tout son courage.
- Ben..., commença à répondre le brun sans comprendre ce que voulait dire l'autre, Bien.
- Vraiment ?, fit Draco en lui lançant un regard lourd de sous-entendus. Tu te sens bien alors qu'on est le 31 octobre ?
Harry fronça ses sourcils, cherchant à se rappeler quel autre sens pouvait porter cette date. Son visage s'assombrit lorsqu'il se souvint.
- Ah, murmura-t-il en se recroquevillant. Aujourd'hui, c'est le jour où ils sont morts.
Le jeune Serpentard se baffa mentalement pour amener sur la table pareil sujet alors que Potter n'y pensait manifestement pas. Alors qu'il allait s'excuser, chose impensable pour un Malfoy, le Gryffondor le prit de court.
- Tu sais, rit-il faiblement, Je ne sais jamais quoi ressentir lorsqu'on me parle d'eux. Je ne les ai jamais connus après tout...
Draco observa attentivement son allié et remarqua les traits tirés de ce derniers ainsi que les lourdes cernes qui se trouvaient sous ses yeux. Il n'avait probablement pas dormi en songeant à la mort de ses parents.
- C'est une réaction normale, pas de quoi fouetter un chat, finit-il par dire en croisant les orbes émeraudes du Survivant qui le regarda avec incrédulité. Tu ne les as jamais vraiment rencontrés. Moi-même, j'aurais vraiment du mal à ressentir de la peine pour un parfait inconnu.
- Tu ne serais même pas peiné par la mort d'un de tes proches, Malfoy, rit joyeusement Harry.
Draco sourit doucement. Il avait pu éclairer les yeux ternes du Griffondor et cela lui suffisait, même si pour y arriver il devait se rabaisser à dire des stupidités dignes d'un Poufsouffle de première année.
- Bon, finit-il par soupirer en se levant. Que dis-tu de sortir d'ici pour changer de cachette ?
- Je ne sais pas, hésita clairement le sorcier en baissant son regard vert. Ils ne penseront jamais à venir ici et... on peut faire passer le temps en discutant.
Le Serpentard se rassit en soupirant et se tourna vers l'autre garçon.
- Alors, de quoi veux-tu parler ?, demanda-t-il.
Les lèvres du Griffondor s'étirèrent en un sourire entendu et il se pencha vers l'héritier Malfoy.
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Vendredi 17 novembre. 02:45.
Manoir Vongola, chambre de Draco Malfoy.
Harry se plaqua contre le mur, retenant son souffle pour ainsi éviter d'être repéré. Une fois certain que ses poursuivants s'étaient dirigés vers un autre endroit, il réalisa où il se trouvait. Ses yeux s'élargirent d'une façon quasi comique et il se plaqua encore plus contre le mur.
- Potter ?, fit la voix ensommeillée de son pire cauchemar en allumant la lumière.
Harry se couvrit le visage des mains, la lumière l'ayant ébloui. De l'autre côté de la chambre, Draco regarda sans comprendre la silhouette emmitouflée par des vêtements obscurs ainsi que les membres luisant de transpiration.
- Je peux savoir ce que tu fais dans ma chambre ?, demanda fort poliment le blond qui tenait à ses dix heures de sommeil.
- Entraînement nocturne surprise avec la Varia, avoua d'une voix penaude l'autre sorcier en regardant ses pieds. Je dois essayer de rester en vie jusqu'au lever du soleil.
- Je vois, grogna Draco en se passant une main lasse sur le visage. Alors, pourquoi de toutes les innombrables chambres de ce manoir gigantesque, tu as du choisir la mienne ?
- Parce qu'ils n'imagineront jamais que j'irais me réfugier dans les bras de mon ennemi ?, suggéra timidement Harry.
- Tu fais chier, Potter, jura Malfoy en remettant sa couverture sur lui tout en éteignant la lumière. Je veux bien te laisser rester mais au moindre bruit, j'appelle Marmon.
Le Survivant hocha silencieusement sa tête et s'assit gauchement sur le bout du lit du dormeur. Il examina distraitement la chambre, remarquant les photographies magiques représentant le manoir Malfoy ainsi que Poudlard. Il n'aurait jamais imaginé que son ennemi était si nostalgique. Il remarqua alors une image mouvante qui attira son regard. Deux attrapeurs qui fusaient dans le ciel, concentrés dans leur poursuite du vif d'or. Son regard effleura les robes rouges et vertes et il sourit en reconnaissant ses traits ainsi que ceux du jeune Serpentard.
- C'était quand ?, demanda-t-il en se tournant vers le blond.
Ce dernier jeta un bref regard sur la photographie et soupira.
- Deuxième année, notre premier match.
- Je n'aurais jamais imaginé que tu garderais une photo de nous deux, sourit Harry.
- Il faut bien, persifla l'autre en se retournant sur son lit pour trouver une meilleure position. Je dois bien garder des preuves que je me battais en égal avec le fameux Garçon-Qui-A-Survécu.
- En égal, c'est vite dit, rit le Griffondor, Je t'ai toujours battu à plates coutures.
- Fais gaffe, Potter, prévint avec agacement Draco, Ou j'appelle la Varia.
Le sorcier brun se tut et le silence se fit à nouveau dans la chambre uniquement éclairée par le clair de lune.
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Mardi 29 novembre. 3:15
Manoir Vongola, chambre de Draco Malfoy.
Harry jura entre ses dents et porta une main à sa blessure qui saignait légèrement. Il était définitivement foutu. Maintenant qu'il était blessé, ce serait un jeu d'enfant pour la Varia de le retrouver. Il généra quelques flammes et fit en sortes que celles du Soleil soignent sa blessure pendant que celle de la Tempête s'occupait de faire disparaître les traces de sang qui étaient tombé sur le sol tapissé du manoir Vongola.
Ses yeux émeraude recherchèrent la moindre aide autour de lui et il se figea en reconnaissant l'aile du bâtiment où il se trouvait. La chambre de Malfoy était l'endroit le plus sûr et aussi le plus proche. Maudissant son destin, le sorcier commença à avancer discrètement, ses pas ne faisant aucun bruit et sa silhouette n'était réduite qu'à une ombre.
Il entra en coup de vent dans la chambre et fut accueilli par un regard meurtrier de la part de son occupant.
- Encore ?, ironisa Draco en ne se dérangeant même pas à allumer la lumière. Je commence à croire que tu ne peux pas vivre sans moi, Potter.
- Ne prends pas tes rêves pour la réalité Malfoy !, rétorqua gentiment Harry en s'asseyant par terre tout en s'appuyant contre le mur et fermant ses yeux.
Un bruissement se fit entendre et quelque chose de chaud toucha sa peau moite. Le Survivant ouvrit ses yeux et croisa le regard pâle du blond qui se tenait à quelques centimètres de lui.
- Tu nous fais quoi là, Potter ?, demanda Malfoy en examinant la blessure qui saignait encore sur le cou du sorcier. Tu essaies de gagner au concours du plus grand balafré ? Pas la peine de te mutiler, tu as déjà gagné.
Harry rit jaune et tenta de se lever pour éloigner le blond mais ce dernier l'en empêcha en saisissant simplement ses poignets. Le brun maudit sa faiblesse lorsqu'il ne put même pas repousser le Serpentard.
- Il serait peut-être temps que tu prennes des vacances, Potter, murmura Draco en gardant ses mains sur les avant-bras de son interlocuteur. Tu es dans un état lamentable à voir.
- Parles pour toi, répondit Harry en remarquant les cernes sous les yeux du blond.
Ce dernier haussa nonchalamment ses épaules et garda ses yeux plongés dans ceux du Survivant. Celui-ci déglutit, déconcerté par l'intensité du regard du blond et finit par détourner ses yeux.
- Si tu continues comme ça, susurra l'héritier Malfoy en desserrant ses doigts, transformant son étau en une caresse, Tu seras battu par le moindre courant d'air. Imagines un peu le tableau... Le Seigneur des Enfoirés lève sa baguette en même temps que toi, mais un soudain éternuement le secoue et voilà que tu te fais terrasser par cette simple expiration. Suite à cet événement à marquer dans les annales, tu te feras appeler le Garçon-Qui-A-Été-Vaincu-Par-Un-Éternuement tandis que Face de Serpent aura comme nom le Seigneur des Éternuements. Voir pire, Celui-Qui-A-Éternué-Et-Dont-On-Ne-Doit-Prononcer-Le-Nom. J'ai des frissons rien qu'en entendant ces noms...
Harry eut un sourire goguenard et croisa les yeux moqueurs de son interlocuteur.
- Je vois, tout ça pour me dire que je dois absolument me reposer. C'est mignon de ta part de t'inquiéter autant pour moi, fit-il en continuant à sourire.
- Je ne m'inquiète pas pour toi, Potter, répondit aussitôt Draco en levant son nez de façon offusquée. Mais plutôt pour mon futur fils qui devra apprendre pareilles histoires dégradantes à l'école.
- Ton futur fils ?, répéta avec incrédulité le brun.
- Exactement, dit avec fierté le blond. Il s'appellera Scorpius Draco Malfoy et sera un parfait héritier, comme tous les Malfoy qui ont existé avant lui.
- Pauvre gosse, compatit le Griffondor, Avec un nom pareil, sa vie sera un enfer.
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Lundi 25 décembre. 22:15.
Manoir Vongola. Grande salle de fêtes.
Harry soupira pour la énième fois de la soirée et contempla sans le voir le verre de punch qu'il avait à la main.
- Si tu prévois de te saouler, préviens-moi, fit une voix familière dans son dos.
Le brun sursauta, renversant le liquide sur son costume rouge de Père Noël, et se retourna pour voir un Draco Malfoy plié de rire.
- Ha Ha, rit amèrement Harry, très drôle.
- Que se passe-t-il ?, demanda l'autre sorcier avec une lueur d'inquiétude mal dissimulée au fond de ses prunelles. Généralement tu es de très bonne humeur lorsque ces cinglés de la Varia décident de laisser prendre une pause.
- Je dors assez mal dernièrement, avoua le Griffondor en arrêtant d'essayer de nettoyer son costume.
- J'ai entendu qu'à Poudlard tu avais des rêves concernant Face de Serpent, murmura Draco en s'approchant du brun. Est-ce que ça le concerne ?
Harry hocha silencieusement sa tête, se rappelant de ses derniers rêves où Voldemort tuait des innocents à la recherche d'une baguette magique particulière et le jeune Malfoy le prit par le bras pour l'emmener avec lui hors de la salle. Cependant, alors qu'ils allaient passer les portes, une petite main les arrêta. Draco baissa ses yeux pour croiser ceux de l'Arcobaleno qui lui bloquait le passage et les leva pour remarquer ce que le bébé pointait du doigt. Ses joues pâles se colorèrent brièvement et il se tourna en sifflant hargneusement vers Reborn.
- Tu n'espères quand même pas qu'on le fasse ?, demanda-t-il avec une lueur meurtrière au fond des yeux.
- Je n'espère pas, répondit avec assurance le bébé, Je sais.
Harry, remarquant le dilemme dans lequel s'était plongé l'autre sorcier, haussa ses épaules et prit par la main Draco. Ce dernier sursauta et se retourna, ses lèvres entrouvertes pour lui demander ce qu'il lui voulait. Cependant, ses mots ne quittèrent jamais sa bouche car une paire de lèvres se posèrent sur les siennes et son esprit eut un problème à assimiler ce qui venait de se passer.
Harry Potter venait de l'embrasser. De son plein gré.
Plus ou moins, vu qu'il l'avait embrassé car ils se trouvaient sous une branche de gui. Mais cela signifiait tout de même quelque chose, pas vrai ?
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Jeudi 28 décembre. 8:27
Manoir Vongola, Chambre du Decimo.
Sawada Tsunayoshi se réveilla ce jour-là en sursaut, suite au coup qu'il reçut sur le sommet de sa tête par son si gentil tuteur. Ce dernier lui jeta un regard méprisant et lui fit signe de se lever, Léon transformé en fusil et pointé vers le front de l'adolescent.
- J'espère que tu n'as pas oublié quel jour nous sommes, Dame-Tsuna, murmura avec un air menaçant Reborn.
- HIIIIIIIII, hurla de toutes ses cordes vocales Tsuna en jaillissant de son lit pour se rendre dans le couloir.
L'Arcobaleno secoua sa tête avec un fin sourire amusé et suivit son élève. Il constata alors que ce dernier avait oublié de se changer et se promenait en sous-vêtements dans un Manoir où deux adolescents aux hormones en ébullition se trouvaient.
- On va bien s'amuser, rit sombrement le bébé.
Il se dirigea vers le salon principal du bâtiment et y retrouva la plupart des personnes qu'il recherchait. Il y avait là le Stregone, son teint encore plus pâle que de coutume, le sorcier de la Varia dont les illusions se raffermissaient au fil des jours, Harry Potter qui maîtrisait de mieux en mieux les puissantes flammes qu'il générait, le fabricant de baguettes qui avait mobilisé toute une aile du Manoir pour ses expérimentations ainsi que toute la dixième génération des Vongola. Ces derniers étaient assis sur des chaises et arboraient tous des expressions hésitant entre l'ennui ou l'excitation. Reborn remarqua que Tsuna était assis aux côtés d'Hibari, ce dernier ayant l'air prêt à mordre à mort quiconque osait s'approcher du petit brun qui gigotait, gêné, sur sa chaise.
- Bien, murmura Ollivander en dévoilant deux boites en bois de rose. Les baguettes sont finies. Si ces Messieurs Malfoy et Potter veulent bien les essayer.
Les deux sorciers échangèrent un regard rempli de la même appréhension et finirent par s'avancer. Ils saisirent en même temps les morceaux de bois et poussèrent un soupir de soulagement lorsque le frisson certifiant que la baguette les avait reconnus parcourut leur dos.
Harry bougea doucement son poignet, admirant la légèreté de son alliée, et murmura entre ses lèvres un sort de lévitation. Lorsque l'étui qui avait contenu la baguette s'éleva dans les airs, le brun sourit et invoqua ses flammes pour voir ce qu'il se passerait. Une chaleur indescriptible parcourut son bras et passa dans le réceptacle magique qui vibra entre ses doigts tout en s'éclairant d'une lumière rouge et or.
- Elle est parfaite, murmura le Griffondor en constatant que sa baguette crachait des flammes du Soleil et de la Tempête sans se fissurer.
- Bois de houx, 27,5 centimètres, chuchota Ollivander en s'approchant du garçon. Cependant, la plume de phénix n'a pas supporté la destruction de la baguette, j'ai dû la... rafistoler avec quelques poils et écailles provenant des créatures que possèdent ces charmants moldus...
Harry leva un sourcil inquisiteur et baissa ses yeux vers sa nouvelle baguette. Elle avait l'air parfaitement normale, personne n'aurait pensé qu'elle contenait des éléments provenant des boites-armes des jeunes Vongola.
- Qui aurait cru que de jeunes moldus auraient entre leurs mains pareilles créatures, susurra le fabricant de baguettes dont les yeux luisaient faiblement.
L'homme frissonna et se tourna vers Draco qui avait métamorphosé une chaise en serpent. L'animal sifflait des insanités à son créateur et Harry dut cacher son sourire moqueur pour éviter que le Serpentard apprenne que son animal fétiche ne le supportait pas.
- Pour vous, Monsieur Malfoy, fit plus sérieusement Ollivander en ne cillant pas alors que le blond le regardait avec intensité. Ce fut plus facile. Aubépine, crin de licorne mêlé aux écailles de cet Ouroboros, 25 centimètres. Par contre, cela m'a coûté assez cher. Il ne voulait pas me laisser un échantillon de son animal sans que j'aie à en payer le prix...
Draco hocha solennellement la tête tout en maudissant intérieurement Marmon pour être si avare.
- Bien, fit sèchement Snape en coupant toutes les conversations qui avaient lieu. La récréation est finie. Approchez-vous.
Les deux sorciers s'avancèrent vers leur ancien professeur de potions et ce dernier les contempla en plissant ses fines lèvres. Harry lui envoya un regard haineux et resserra ses doigts autour de sa baguette nouvellement formée. Bien qu'Hermione lui ait quasiment ordonné de faire la paix avec Snape, il ne pouvait s'empêcher de rêver de le voir mort. Et maintenant le vieux graisseux voulait lui donner des cours de duel !
C'était tout simplement une invitation pour qu'il l'achève...
Severus soupira en remarquant l'étincelle haineuse dans les prunelles émeraude du fils de Lily et il leva lentement sa propre baguette. Ses yeux sombres se ternirent et il tendit tous ses muscles en prévision de ce qui allait venir.
Bien que sa malédiction lui drainait sa magie, il ne laisserait rien paraître et enseignerait au Survivant tout ce qui était nécessaire pour que celui-ci accomplisse sa tâche.
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Dimanche 31 décembre. 23:55
Manoir Vongola.
Harry s'assit paresseusement sur la chaise libre dans la pièce et se servit un verre tout en observant distraitement les autres personnes présentes. Tsuna se faisait draguer par deux de ses Gardiens, Gokudera s'étranglait tout en insultant Yamamoto qui avait essayé de l'emmener danser un slow, Reborn discutait avec un air sombre avec d'autre bébés et Snape n'était nulle part. Le sorcier soupira et avala cul sec sa boisson.
- À chaque fête, tu te saoules, Potter, constata une voix masculine. Serait-ce une nouvelle façon d'attirer l'attention ?
- J'ai de nouveau rêvé de lui, marmonna Harry en se resservant de l'alcool.
- Je vois, murmura Draco en s'asseyant à ses côtés. De nouveau la recherche de la baguette de sureau ?
- Ouais, approuva le Griffondor en vidant à nouveau son verre.
Il retint un hoquet et plissa ses yeux. Pourquoi ne voyait-il plus nettement ?
- Je me demande quand ce Sombre Idiot saura que c'est Dumbledore qui l'a.
- Le plus tard possible serait bien, soupira le brun.
Draco se tourna vers lui et remarqua alors les lourdes cernes imprimées sous les yeux vitreux du sorcier. Le blond tendit une main décidée et arracha le verre du Survivant pour le passer à un mafieux qui passait près d'eux.
- Alors Potter, fit ensuite le Serpentard, Quelles vont être tes résolutions pour cette nouvelle année ?
Harry pencha sa tête sur le côté et fronça ses sourcils.
- Je ne sais pas, répondit-il finalement après mûre réflexion. Sans doute vivre jusqu'à l'année d'après.
- Tu manques d'ambition, siffla Draco en prenant un air faussement peiné. Pauvre Petit Pote Potter.
- Je préfère m'en tenir aux choses réalisables, riposta, piqué sur le vif, Harry.
- Même, tu manques d'ambition. Par exemple, je compte faire en sorte que Scorpius n'ait pas à apprendre des faits historiques dégradants.
- Ah oui, sourit avec un air goguenard l'autre adolescent. Éviter le thème du Garçon-Qui-A-Été-Vaincu-Par-Un-Éternuement et tout ça...
- Exactement, approuva fièrement le jeune Malfoy. C'est une résolution parfaitement ambitieuse et réalisable.
- Cependant, le coupa Harry en secouant avec peine sa tête. Pauvre gosse...
- Oh, fermes-la, Potter, fit Draco en plissant ses yeux avant de se rendre compte d'une chose. En passant, bonne année.
- Bonne année à toi aussi, Draco.
Les yeux bleus du sorcier s'écarquillèrent et il fit un sourire tremblant.
*~*°°°0°°°*~*
Jeudi 18 janvier. 12:54
Manoir Vongola.
- Raah, ragea Harry en donnant un coup de poing à l'un des murs de la salle d'entraînement.
- Je peux savoir ce qui t'arrive, Harry ?, demanda Draco en le regardant faire sans réagir.
- J'en ai assez, hurla le sorcier en générant sans le vouloir des flammes bicolores. Assez de m'entraîner, assez de recevoir des lettres d'Hermione énumérant le nombre de morts, assez de me sentir inutile dans cette guerre !
Le jeune Malfoy haussa ses épaules et bougea faiblement ses doigts, créant ainsi une brume indigo qui s'enroula autour du corps nerveux de son presque-ami. Ce dernier fut immobilisé et dut prendre de profondes inspirations pour ne pas se tourner et hurler sur le blond.
- La patience est toujours récompensée, prévint ce dernier en levant sa baguette. Ne te jettes pas dans les ennuis comme un Griffondor.
Harry fronça ses sourcils et finit par prendre la parole après un long silence.
- Je suis un Griffondor.
- Je sais.
- Dans ce cas, laisses-moi me jeter dans les ennuis.
- Non.
- Pourquoi ?
- Pas envie.
Le Survivant soupira et brisa l'illusion qui le maintenait prisonnier sans efforts. Il marcha d'un pas lent vers l'autre adolescent et s'assit à ses côtés en soupirant à nouveau.
- Le jour de l'attaque approche, non ?, demanda avec un air torturé le brun.
- Oui, acquiesça le blond en ne lui jetant pas un regard. Severus a décidé que le quatorze février serait idéal.
- Le jour de la Saint-Valentin ?, s'interloqua Harry.
- Exactement, sourit Draco avec un air carnassier. Une date parfaite. On pourra la renommer ensuite le jour de la Saint-Valentin Ensanglantée.
- Je vois, fit faiblement le Griffondor. Encore ton truc pour améliorer les études de Scorpius...
- C'est vrai, admit le Serpentard. C'est une date facile à mémoriser.
Harry secoua sa tête, ne croyant pas que le jour du combat final avait été décidé pour une raison si futile, et se leva pour aller reprendre ses entraînements. La Varia avait cessé de s'occuper de lui, arguant qu'il avait atteint le niveau suffisant pour s'entraîner seul.
« Bien » pensa avec détermination le sorcier en serrant avec force sa baguette. « Plus qu'un mois avant que Voldemort ne périsse. »
Le petit coin des traductions (Le retour !):
(1) : Heu... Est-ce que ça va ?
(2) : Hé, idiote ! (insulte bien plus méchante mais par égard pour le rating je la garde comme ça...), Réponds au Dixième !
(3) : Hé, montres tes flammes, s'il-te-plaît, Tsuna.
RaR :
Dante : Eh oui, une Hermione en colère est bien plus effrayante que Xanxus ^^ Merci pour avoir commenté !
Akira : Heureusement que tu as survécu aux crises cardiaques ! Car, dans le cas contraire, tu ne pourrais pas lire la suite ;) Pour le couple 1827, je vais faire des efforts pour parler un peu plus d'eux dans le prochain chapitre. Eh oui, bien que je menace de tuer Tsuna dans presque tous les chapitres, il arrive encore à survivre ^^ Merci pour avoir reviewé et j'espère que la suite te plaira autant !
Tara07320 : Bon, je vais être sincère, ta review a été le coup de pied au cul qui m'a réveillée... Il faut dire que le soir où je l'ai reçue, je n'avais même pas écrit la moitié du chapitre ^^" Enfin, j'espère que l'attente en a valu la peine et que ce chapitre te plaira ^^
Bonne année et bonne santé ! (un peu en retard je sais).
Pour continuer sur une bonne lancée, je vous annonce que la bataille finale débutera au prochain chapitre, qui est déjà entamé, et sera sûrement posté dans un mois. Sur ce, j'attends vos reviews pour avoir vos avis concernant ce chapitre ^^
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