Bon vendredi à tous !

Voici le chapitre 21. Un chapitre classé M. Je préviens au cas où cela déplairait. Dans ce cas, il faudra passer votre tour et attendre le chapitre 22.

Un gros merci à ceux qui préfèrent les MP, à ceux qui reviewent, aux follow et aux favs que je reçois encore malgré le temps passé depuis le début de cette histoire ! Vous êtes d'une énergie incroyable pour moi.

Ici, un retour a Boston, une soirée entre filles, une scène M et un problème de plus.


Réponses aux review

Esiain : En voilà un autre, si tu as encore faim ;)

Bonne Ame : Merci pour tes compliments ! Maintenant, souffle, souffle ! Prends le temps de te poser ! Enfin... Pas trop, il reste encore quelques chapitres avant la fin !

Sillyria : Encore merci pour tes gentils mots ! C'est toujours un plaisir ! Tu as dû le sentir venir car Boston ne sera qu'un passage. À ce stade de l'aventure, je me dis que je n'ai pas été cool avec vous, à vous faire attendre entre chaque chapitre ;). En ce qui me concerne, la fin approche à grand pas et je me sens plutôt bien. Je ne dirais peut-être pas la même chose à la publication de l'épilogue.

Artemis972 : Le périple est terminé pour elle, mais il y a encore quelques embûches avant la fin, Enfin, rien d'insurmontable ;) Merci pour tes review !

Whyamishy : Voici de VRAIS retrouvailles ;)

Anissa Chastelain : Merci beaucoup pour ta review sur le dernier chapitre. C'est grâce à ma bêta s'il est construit comme ça alors je suis ravie s'il est lu comme je le ressentais. En ce qui concerne la suite, tu vas devoir attendre ;)

Guest : Bon, toi, on ne peut pas t'entourlouper mdr ! Voici de VRAIS retrouvailles ! J'espère que ce coup-ci, tu seras satisfaite ;) Promis, il n'y a QUE du SQ dans ce chapitre !

McFly76 : Merci pour ta review. Oui, le périple est fini, mais pas l'histoire ;)

Skippy1701 : Ce n'est pas assommé, mais tout comme... Je te laisserai découvrir ça plus tard ! En attendant place au chapitre 21.


Boston

Alors que le soleil se lève tranquillement sur Boston et que les premiers travailleurs commencent leur journée, Emma et Régina entrent dans l'appartement de la blonde. Cette dernière a déjà appelé Elsa de son arrivée, mais au lieu de lui souhaiter la bienvenue à la maison, Elsa l'a presque grondée de ne pas l'avoir prévenue avant pour qu'elle vienne la chercher. Quand Emma lui a annoncé qu'elle n'était pas seule, sa soeur a d'abord cru à une blague. Mais comprenant qu'Emma était sérieuse, Elsa s'était d'office invitée le soir-même.

- C'est beaucoup moins impressionnant que chez toi, mais viens que je te montre mes nobles quartiers, dit Emma avec une voix d'aristocrate française.

- Tu sais, je vis dans un appartement à Oklahoma City.

- Vis ? Tu comptes rester là-bas ? Je pensais que tu t'installerais chez ton père avec ta sœur.

- C'est ce que je vais faire, mais toutes mes affaires sont encore là-bas, donc techniquement, c'est là-bas que je vis encore. D'ailleurs, j'appréhende le jour où je vais devoir aller les chercher. Robin ne me laissera pas faire.

- Pourquoi ça ?

- Disons qu'il est très insistant.

- Insistant comment ?, questionne Emma qui commence à s'agacer du comportement de cet homme.

- Il m'envoie beaucoup de messages et tente de m'appeler au moins deux fois par jour.

- Tu ne réponds pas ?

- Bien sûr que non, affirme la brune en se pelotonnant contre Emma. Je me demande juste quand il va arrêter.

- Nous agirons en temps et heure si ça devient nécessaire. En attendant, je te fais visiter mon chez-moi. Donc, ici, nous avons le coin salon et derrière, le séjour avec la cuisine ouverte. Pas très grande mais très pratique.

Les deux femmes circulent dans l'appartement en direction du petit couloir situé à droite de la cuisine. Régina prend le temps d'observer la décoration. Simple et efficace. Quelques coups de pinceau aux couleurs bien choisies. Des cadres et des tableaux. La brune remarque une photo juste avant le couloir. C'est un assemblage de deux photos. Un avant et un après. Sur la première, le décor est sans doute possible une chambre d'hôpital et les quatre personnes présentes ont le sourire, prêtes à accueillir le nouveau-né. Sur la seconde, c'est toujours le même décor et le même nombre de personne. Le bébé est endormi dans les bras de son père, heureux de porter sa troisième fille, mais dans ses yeux, un autre sentiment flotte. Celui de la tristesse. Dans les yeux d'Elsa, celui de l'incompréhension. Dans les yeux d'Emma, celui du fardeau.

- C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour avoir notre mère et Anna sur la même photo. C'est peut-être un peu glauque, mais au moins, nous sommes presque tous les cinq, explique Emma en constatant le regard de Régina sur le photomontage.

- Désolée pour la question que je vais te poser, mais, as-tu fait le deuil de ta mère ? Tu as tout de suite pris sa place sans penser à toi.

- J'en sais rien. Sûrement. J'ai rapidement pris mon rôle sans y réfléchir.

Régina se satisfait pour le moment de cette réponse en laissant Emma reprendre sa visite :

- Ici, la salle de bains, avec baignoire, précise-t-elle en remuant les sourcils faisant rire la brune, puis elle ouvre une autre porte: voici le trône royal. Navrée majesté, je n'ai pas eu le temps de mettre une cuvette en or, j'espère que cela ne vous constipera pas.

- Emma !, s'indigne l'écrivaine en lui frappant l'épaule. On ne parle pas de ça à une reine voyons !

- Veuillez m'excuser, pouvons-nous poursuivre malgré mon écart ?

- Faîtes, je vous suis, s'amuse à répondre Régina, soulagée par leur simplicité et leur complicité.

- La première chambre à droite, celle pour les invités, mais pour vous, je réserve la meilleure..., assure-t-elle en ouvrant la porte au fond du couloir, la mienne.

La brune découvre les lieux et reste assez étonnée. Le grand lit au centre de la pièce est impeccablement fait. Les couleurs sont apaisantes et la lumière qui filtre à travers les voilages donne à la pièce une douce harmonie emplie de sérénité. Un fauteuil, façon Louis XIV, est installé stratégiquement sur le côté gauche du lit, non loin de la baie vitrée. Régina y prend place et ferme les yeux. Elle se sent bien. Emma s'approche d'elle, s'agenouille devant ses jambes, et pose ses mains sur ses cuisses. Régina ouvre les paupières et sourit à sa belle.

- Le temps que tu t'installes, je vais essayer de trouver de quoi faire un petit-déjeuner. Sinon je te propose une petite boulangerie non loin d'ici où on peut manger sur place. Ensuite, je vais devoir faire quelques courses pour ce soir.

- Je préfère la seconde option, laisse-moi juste le temps de prendre une douche bien chaude et j'arrive.

- Je viens avec toi alors, clôture Emma en se relevant pour capturer les lèvres de Régina dans un doux et érotique baiser.


Il est quatorze heures passées quand les deux jeunes femmes reviennent à l'appartement, les bras chargés de sacs de course. De quoi préparer l'apéritif de ce soir et des petits plats pour les jours à venir. Aucun départ de la brune n'a été évoqué, car pour le moment, elles veulent profiter d'être ensemble un maximum de temps. Comme si rester constamment ensemble viendrait à faire disparaitre les heures passées loin l'une de l'autre. Mais c'est surtout que pour elles, il est difficile de faire autrement. Il leur est impossible de ne pas se toucher, de ne pas s'embrasser ou de ne pas se regarder.

- Va te poser un peu, tu es épuisée, lui suggère Régina en lui caressant la joue.

- Tu es mon invitée, je ne vais pas te laisser seule dans la cuisine.

- J'aime cuisiner, ça ne me dérange pas. Va te reposer un peu si tu veux être en forme pour ta sœur ce soir.

- Mary-Margaret doit venir aussi.

- C'est qui ça ?, demande abruptement Régina en plantant ses yeux dans les iris verts d'Emma.

- Ouh... Possessive ?

- Non, juste territoriale.

- Et je suis ton territoire ?, questionne une fois de plus Emma en enroulant ses bras autour de la taille de sa belle brune

- Ma terre promise..., confirme-t-elle en embrassant presque sauvagement Emma.

- Ok..., Mary-Margaret est une hôtesse de l'air que j'ai rencontrée lors de mon vol Boston-Chicago, explique simplement Emma en l'embrassant tendrement. Et sache que je ne partage pas non plus et je ne tolère pas l'infidélité.

- Alors nous sommes d'accord. Maintenant, va te reposer un peu, je vais nous préparer quelque chose de rapide.

- T'es un amour, lui dit la blonde en l'embrassant une dernière fois avant de rejoindre le canapé.

Régina se retient de répondre. Elle ne veut pas dire quelque chose sous le coup de l'émotion avant d'en être sûre. Même si son cœur lui hurle l'amour qu'elle ressent, elle se censure, préférant attendre le bon moment. Rapidement, elle prend ses marques dans la cuisine, et entame la préparation d'un repas rapide. Ça sera un gratin de chou-fleur et de pomme de terre. Un repas bien chaud pour affronter l'hiver. Alors que le plat cuit tranquillement dans le four, la brune range et fait sa vaisselle avant de retrouver Emma endormie sur le sofa. Amoureusement, elle s'agenouille et lui caresse la joue tout en poussant une mèche dorée. Sa peau douce frissonne sous ses doigts, juste avant que ses yeux s'ouvrent.

- Je ne voulais pas te réveiller.

- C'est pas grave, la rassure Emma en lui prenant la main. Viens, ajoute-t-elle en se décalant.

Régina comprend la demande et glisse son corps contre celui de la blonde. L'une en face de l'autre, elles peuvent s'abandonner dans une séance de baisers tendres, racontant ouvertement l'étendue de leurs sentiments réciproques. Les mains sont câlines, mais elles restent sages. Les deux jeunes femmes sont fatiguées et ont, pour le moment, juste besoin de la présence de l'autre.


L'après-midi file à une vitesse assez incroyable. Après avoir déjeuné, elles sont sorties marcher dans un petit parc en face de chez Emma, puis elles sont rentrées pour préparer la soirée. Régina a investi les fourneaux pour la seconde fois de la journée, préparant des petites verrines et autres douceurs sucrées et salées. Emma, elle, a légèrement poussé les meubles du salon afin d'être plus à l'aise pour visionner les photos de son périple. Elle n'a même pas eu le temps de faire un tri. Ni de défaire sa valise, d'ailleurs. Elle pense d'un seul coup à ses carnets. Elle n'a pas écrit dedans depuis deux jours et au lieu de ressentir une culpabilité légitime, elle se sent libérée. Comme si elle avait réussi à avancer. Comme si elle avait tourné une page.

- À quoi tu penses ?, lui demande Régina en enroulant ses bras autour de sa taille et en collant sa poitrine contre son dos.

- À ma vie. Au changement. À ce que je suis enfin prête à accepter. À ce que je ressens, finit-elle par dire en se retournant dans l'étreinte de la brune.

- Et que ressens-tu ?

- Des choses fortes, avoue Emma en glissant ses mains sur la peau douce du cou de Régina avant de la tirer vers elle pour un baiser. Je ne me lasserai jamais de ça, ajoute-t-elle avant de coller de nouveaux ses lèvres sur celles de Régina qui ne peut que gémir fasse à la passion qu'Emma met dans le baiser.

- Tu devrais aller te rafraîchir. Cette Mary-Margaret et ta sœur ne devraient pas tarder.

- Tu viens avec moi ?, lui propose Emma sans revenir sur le ton employé en désignant l'hôtesse de l'air.

- Évidemment..., souffle suavement Régina en passant sa langue sur sa bouche.

Sans perdre plus de temps, les deux femmes sont dans la salle de bains, prête à réitérer l'expérience du matin-même. Les minutes passent, puis bientôt une bonne heure s'est écoulée alors qu'Emma et Régina sont toujours lovées l'une contre l'autre dans la douche. Leurs souffles sont rapides et la buée recouvre la paroi de la douche d'un rideau opaque. Régina n'a jamais vécu une expérience si forte avec autant de sexe dans la même journée. Son corps se crispe quand elle sent les doigts d'Emma courir sur sa peau encore frémissante. Est-ce simplement ça pour Emma ?! Bien qu'elle avoue volontiers qu'Emma est une partenaire sexuelle extrêmement douée, Régina sait qu'elle ne veut pas que cela avec elle et le doute ne peut que s'immiscer dans sa tête. La brune se tourne et capte le regard d'Emma. Cette dernière comprend instinctivement ce qui se trame dans les pensées de sa douce. Comme si elles étaient connectées.

- Ce n'est pas que ça... Mais tu es tellement désirable, Régina. Ne te l'a-t-on jamais dit ?

- Si, souvent.

- Tu comprends alors mon côté insatiable..., tente la blonde en lui faisant les yeux doux, ce qui fait sourire Régina. Mais je ne ferais rien si tu me le demandais. Je ne veux pas paraître trop gourmande ou trop pesante.

- Ne t'inquiète pas, j'ai très envie que tu recommences cette petite chose que tu fais avec ta langue... Tu es très douée avec.

- Cette petite chose quand je suis debout ou à genoux ?

- À genoux, lâche autoritairement Régina qui sent l'excitation remonter en flèche en voyant Emma obéir et se baisser devant elle.

Sans attendre, Emma embrasse alors tendrement l'intimité de sa belle déjà luisante, prête à recevoir un châtiment charnel digne d'une reine. Régina gémit de plus en plus couvrant ainsi les bruits provenant du salon. Ce que les deux amantes ont oublié de regarder, c'est l'heure, et Elsa vient d'entrer avec son trousseau, s'inquiétant de voir une jeune femme devant la porte de sa sœur disant attendre depuis 10 minutes. Une à une, elle ouvre toutes les portes et finit par la salle de bains où elle surprend sa sœur, cachée par la buée et occupée avec une autre femme.

- Emma !, s'exclame la grande blonde en comprenant la raison des gémissements.

Un bruit sourd résonne dans la salle de bains au moment-même où la blonde, surprise par l'intrusion, glisse et tombe sur les fesses.

- Merde ! Elsa ?! Tu peux pas sonner, comme tout le monde ?!

- C'est ce que fait ton amie depuis 10 minutes.

- Oh merde ! Bon, tu peux sortir s'il te plaît ?

- On vous attend dans le salon, annonce Elsa, finalement amusée par la situation.

Une fois la porte refermée, Régina s'agenouille devant la blonde et lui relève le menton. Dans leurs regards, on peut y lire, la honte, mais aussi l'amusement. Elles se mettent à rire, ouvrant les vannes du stress pour ne laisser que la bonne humeur de ce moment assez cocasse.

- J'ai l'impression d'avoir été prise en faute par ma mère.

- C'est tout à fait ça, crois-moi. J'ai beau être l'aînée, Elsa est la plus stricte.

- Au point de nous gronder comme des enfants ?

- Très drôle, mais non, rassure-toi.

- Bien, sortons d'ici avant qu'elle ne revienne.

Régina aide Emma à se relever et elles sortent ensemble de la douche. Rapidement séchées et habillées, les deux femmes, les joues rougies par la honte, entrent dans le salon coupant la conversation des deux autres femmes installées sur le canapé.

- Elsa, je te présente Régina. Régina, voici ma soeur, tente Emma en y mettant tout son self-control.

- Ravie de vous rencontrer comme il se doit, Régina.

- Veuillez nous excuser. C'est de ma faute.

- Je ne veux pas de détails. Ma grande sœur est assez adulte pour cela. C'est juste surprenant de sa part.

- Je suis là, Elsa..., avertit Emma en se tournant vers l'hôtesse de l'air, coupant ainsi la conversation. Désolée pour ça et pour t'avoir fait poireauter dehors.

- Ne t'inquiète pas, j'ai pu faire connaissance avec ta sœur.

- Bien !, lance simplement la blonde, espérant ne plus jamais remettre cette conversation sur le tapis. Qui boit quoi ?


La soirée se passe agréablement. Entre anecdotes sur l'enfance des deux sœurs, les vols de l'hôtesse de l'air et les courriers étranges des fans de l'écrivaine, la bonne humeur est bien présente. Les verres s'enchaînent raisonnablement et les quatre femmes dégustent les amuse-bouches de Régina avec grand plaisir. Emma et la brune se sont installées loin l'une de l'autre pour éviter tout mouvement trop délicat qui raviverait le sujet sur la scène du début de soirée. Malgré la distance, leurs regards ne trompent pas. Elles ont ce besoin irrésistible d'être en phase, d'être physiquement proches et en parfaite connexion. Au-delà du côté charnel et sexuel, c'est aussi un besoin psychique. Comme si elles avaient besoin d'être en contact l'une de l'autre pour être plus sereine.

Les photos défilent sur l'écran LCD et elles ne peuvent qu'admirer la beauté de certains décors et paysages. De Boston à L.A. en passant par Chicago et le Texas. Les passages plus vifs en émotions sont largement visibles dans les yeux d'Elsa et Emma. Brillants de larmes et de souvenirs hantés. Puis les photos affichant Régina arrivent. La brune elle-même est surprise d'avoir été prise en photo si rapidement après leur rencontre. Elle ne s'en était pas rendu compte, trop obnubilée par leurs chamailleries du début. Elle doit bien avouer que les clichés sont excellents, si bien que Régina se voit déjà lui demander d'en faire développer quelques-unes pour elle. Une bouffée de chaleur l'envahit quand la photo au grand canyon apparaît sur l'écran. Le soir-même, elles faisaient l'amour pour la première, avant d'être séparées. Leurs regards se croisent et chacune peut lire dans les yeux de l'autre le bonheur de leur moment partagé et la tristesse de leur séparation.

Elsa et Mary-Margaret remarquent à leur tour ce lien si particulier entre les deux femmes et d'un regard, elles décident de s'éclipser. L'hôtesse de l'air met la fatigue sur le compte du décalage horaire et de sa semaine chargée alors qu'Elsa dit avoir un rendez-vous le lendemain avec un promoteur immobilier.

- Merci pour cette soirée.

- De rien, c'était avec plaisir. On se refait ça quand tu as atterri dans le coin.

- J'y compte bien. Au fait, ajoute Mary-Margaret avant d'ouvrir la porte d'entrée, tes photos sont superbes Emma, si tu le veux bien, je reviendrai, car j'en ai vu une ou deux que j'aimerais bien faire agrandir pour chez moi.

- Quand tu veux. Tu m'appelles.

- Pas de souci. Régina, Elsa, ravie de vous avoir rencontrées. À bientôt, j'espère.

- On reste en contact, assure Elsa au moment où la petite brune s'en va et en prenant sa place dans l'embrasure de la porte d'entrée, elle poursuit : Régina, je t'épargne le couplet de la sœur protectrice...

- Elsa ! J'ai passé l'âge et c'est moi la grande sœur.

- L'un n'empêche pas l'autre. Régina, à bientôt. Emma, sois sage..., la taquine-t-elle avant de s'éclipser loin des deux amantes.

Les voilà seules et surtout entourées d'un silence qui fait du bien. Un de ces silences difficiles à entendre après avoir été brassée dans un brouhaha ambiant pendant de longues heures. Emma et Régina sont dans l'entrée de l'appartement et se détaillent. Cela fait trop longtemps à leurs goûts qu'elles ne se sont pas touchées et alors qu'elles sont enfin seules, ce désir prend le dessus.

Les prunelles vertes disparaissent de plus en plus pour laisser place à un noir profond. Un noir dans lequel Régina peut y lire beaucoup de choses. De l'envie. Du désir. De l'admiration. Une certaine pudeur aussi, surtout après leur honte dans la salle de bains. De la folie aussi. Mais avant qu'elle ne puisse analyser davantage ces yeux qui l'hypnotisent, Emma a collé son corps au sien, et ses lèvres aux siennes. Le visage de Régina, bloqué entre les mains chaudes d'Emma, est relevé pour que leur baiser s'échauffe. Rapidement, les langues se rejoignent en rendant leur étreinte plus passionnée, plus demandeuse.

La brune, prise dans son bonheur et son ivresse sentimentale, agrippe le pull d'Emma par le col pour l'obliger à ne pas s'éloigner. Comme un avertissement silencieux, mais clairement explicite. Emma lâche finalement le doux visage de la brune et passe ses bras autour d'elle, coupant son souffle sous sa force. L'écrivaine qui sait à peu près où se situe le canapé, recule doucement pour ne pas tomber. Quand elle sent l'arrière de ses genoux butter contre le sofa, la brune s'assoit. Devant elle, le corps en attente, Emma lui caresse les cheveux avant de glisser sur sa joue et de lui sourire. Sourire qu'elle ne lui rend pas. Trop obnubilée par ce qu'elle veut faire à Emma, Régina n'est plus là même. Elle-même ne se reconnaît pas, mais elle s'en moque. Régina sait qu'avec Emma, elle peut agir comme bon lui semble. Alors, après quelques secondes, elle répond à son sourire en posant ses mains sur la boucle de la ceinture de la blonde. Elle a envie d'elle et l'assume entièrement.

Sans quitter les yeux d'Emma, Régina sent son cœur s'affoler et sa respiration s'assécher. Elle lui retire la boucle, puis défait le bouton de son jeans avant de baisser la fermeture éclair, le tout sous la lumière artificielle des spots du salon et du téléviseur toujours allumé. La brune relève légèrement le pull d'Emma afin de coller ses lèvres sur son ventre. Les mains sur sa taille, Régina la maintient fermement tout en dévorant son ventre de baiser, de petites morsures avant de calmer les petites douleurs du plat de sa langue. Emma est soumise aux attentions de sa brune, presque passive, quand elle sent les doigts froids de Régina remonter sur son abdomen pour atteindre ses seins, prisonniers d'une dentelle rouge.

Les pointes durcies sous les paumes de ses mains, Régina sent la chaleur monter. Ne tenant plus, elle sort de leur carcan en tissu les deux monts qui n'attendent que d'être cajolés. Emma, elle, incite Régina à ne pas s'arrêter posant ses propres mains sur celle de la brune accentuant sa prise sur sa poitrine. La blonde passe sa langue sur ses lèvres avant de se les mordiller, tentant de calmer son désir grandissant.

- Tu veux aller dans la chambre, s'entendant dire Emma d'une voix rocailleuse en plantant son regard dans les billes noires de Régina.

- Non, répond simplement la brune en reprenant ses baisers sur le bas-ventre d'Emma.

- Oh Régina, s'exclame la blonde en sentant les vagues du désir se regrouper au même endroit. Tu m'excites tellement, si tu savais...

- C'est le but de mes caresses, ma chère.

Sur ses derniers mots, la brune descend ses mains et passe le pouce sous la ceinture du jeans avant d'abaisser le vêtement et le sous-vêtement en même temps. Arrêtant ses baisers pour les retirer correctement, Emma profite de ce moment pour reprendre le contrôle de son corps et enlever son pull et son soutien-gorge tout en levant les jambes une à une sous les ordres implicites de Régina. Une fois entièrement dévêtue, la brune remonte ses mains le long des jambes fuselées d'Emma en la regardant dans les yeux, tandis qu'Emma a glissé ses mains dans la crinière charbon avant de lui faire comprendre de reprendre là où elle s'était arrêtée.

Agrippant ses fesses, Régina trace une ligne de baisers mouillés en naviguant toujours plus loin vers le sud. Emma a fermé ses yeux, basculé sa tête en arrière, ravagée par le plaisir qui coule dans ses veines.

- Hmm, continue...

Alors que Régina voulait la faire patienter afin de faire grimper son désir au-delà des limites du possible, elle se retrouve prise à son propre jeu, succombant au ton si luxurieux de la voix d'Emma. Sans attendre plus longtemps, la brune s'assoit plus au bord du sofa en écartant ses cuisses pour laisser de la place au corps d'Emma. Cette dernière gémit fortement en sentant Régina embrasser son intimité, se cramponnant davantage aux cheveux de sa compagne. Dès lors, c'est l'oubli de l'extérieur, du monde qui les entoure, des familles respectives, il n'y a plus qu'elles et leur bonheur. Délicatement et du bout de sa langue, Régina caresse la fente parfaitement épilée et douce d'Emma qui ne retient aucunement ses gémissements de plaisir.

Après quelques passages, l'intimité de la blonde s'ouvre comme une fleur, laissant le résultat des attentions de Régina humidifier ses lèvres rouge sang. Instinctivement, Emma avance son bassin pour en quémander plus, mais Régina, joueuse, se retire, faisant grogner la blonde au-dessus d'elle.

- Régina t'arrête pas !, râle-t-elle en glissant une fois encore ses doigts dans les mèches brunes pour la rapprocher d'elle.

- Ce n'est pas mérité pourtant.

- Et pourquoi ça ?

- Parce que, commence Régina en embrassant l'intimité d'Emma, tu m'as laissée, continue-t-elle en la léchant de bas en haut très lentement, seule, finit-elle par dire en se reculant.

- Tu veux que je me fasse pardonner ?, demande Emma en passant son index sur la bouche de la brune pour y récolter son excitation avant de la goûter.

- Mais c'est vivement conseillé !

Sans plus attendre, Emma relève Régina et commence à la déshabiller. D'abord son chemisier, bouton par bouton, dévoilant un peu plus de peau ambrée à embrasser, avant de tirer dessus pour le sortir du pantalon. L'odeur envoûtante de la brune rend Emma complètement accro. Régina est cambrée, se délectant des douces attentions d'Emma dans son décolleté. Rapidement, le chemisier et le soutien-gorge de la brune rejoignent les vêtements déjà éparpillés sur le parquet.

Pressée de sentir la peau chaude d'Emma contre la sienne, Régina passe ses bras autour du cou de sa belle et colle son corps frémissant au sien. Le choc est sans appel. Elles ont été dessinées l'une pour l'autre. Leurs lèvres se retrouvent automatiquement, savourant le bonheur et le plaisir de se blottir dans des bras aimés. Alors que Régina est fermement accrochée à son cou et à ses lèvres, Emma serpente ses mains sur le corps à moitié nu de sa divine créature, mémorisant chaque courbe, jusqu'à arriver à la ceinture de son pantalon. Il est prestement détaché, et c'est en secouant doucement les hanches que Régina le fait tomber sur le sol. Passant ses doigts sous l'élastique du tanga prune, Emma fait disparaitre le sous-vêtement encombrant quelques secondes plus tard.

Emma regarde sans gêne et avec admiration le corps parfait de Régina. Cette dernière se sent frissonner, comme si le regard d'Emma avait le pouvoir de la toucher et de caresser son épiderme fébrile.

- Ne me regarde pas comme ça, souffle la brune en ancrant ses yeux dans ceux d'Emma.

- Pourquoi ?

- Pourquoi pas...

- Régina, amorce la blonde en posant ses mains sur ses joues, tu es magnifique. Si tu n'en as pas conscience, alors je vais te le dire et te le répéter chaque jour.

- Personne ne s'est jamais donné cette peine.

- Ce sont des idiots !, proclame ardemment Emma faisant glousser la brune. Tu vois, rien que ton sourire vaut mille merveilles. Cette petite fossette est absolument craquante et cette cicatrice, dit-elle avant de l'embrasser, est follement sexy.

- Arrête..., lui supplie l'écrivaine en déviant son regard, trop chamboulée par l'étincelle de sincérité dans les yeux d'Emma.

- Ne sois pas gênée, Régina.

- C'est difficile pour moi. Je n'ai, visiblement, jamais été aussi importante pour quelqu'un pour qu'il me dise toutes ces choses-là. Et toi, tu débarques dans ma vie, bousculant tout sur ton passage, et tu me dis ça alors qu'on est ensemble depuis quelques jours et que nous n'avons même pas encore établi des bases. Tu me le dis avec ces yeux-là, ceux qui veulent dire "crois-moi", et même si j'ai peur, j'ai envie de te croire. Je te crois, Emma et je...

- Chuuuut, la calme la blonde en blottissant le corps de Régina contre le sien. Je sais que notre relation est assez atypique, mais elle me plaît déjà, car je sais que le bonheur nous tend les bras. Je ne vais pas attendre qu'on en soit à dix ans de relation pour te dire à quel point tu es sublime, intelligente, agaçante, drôle, curieuse, sexy... À quel point te voir fait chavirer mon cœur. À quel point t'avoir dans mes bras suffit à mon bonheur. Je ne veux pas attendre qu'il soit trop tard avant de vivre ma vie. Vie dans laquelle tu es et dont je n'ai pas envie que tu partes. Tu peux me croire Régina, car je n'ai jamais été aussi sûre de mes sentiments.

Les mots d'Emma et son regard vert, si perçant ont raison de Régina. Seulement quelques souffles après sa déclaration, Régina se jette sur ses lèvres, espérant faire passer à travers son baiser toutes ses émotions nouvelles. Les mains d'Emma reprennent vie sur la peau chaude de la brune et la pousse à s'asseoir avant de s'agenouiller devant elle. Avec leurs lèvres toujours scellées, la blonde lui écarte les cuisses pour s'installer entre et la tire plus vers elle afin que ses fesses soient sur le bord du sofa. Enfin positionnée correctement, Emma part en quête de gémissements. Elle veut rendre dingue Régina jusqu'à lui faire comprendre qu'elle mérite toute ses délicatesses.

C'est d'abord son cou qui subit les attaques charnelles de la blonde. Entre des baisers humides, des morsures tendres et des coups de langue maîtrisés, Régina commence déjà à perdre la tête. Elle halète sans interruption, envahie par les sensations du désir qui la submerge petit à petit. Cramponnée aux épaules de sa jolie blonde, Régina se mord les lèvres pour ne pas la supplier de la prendre dans attendre, mais elle ne peut retenir le petit cri de plaisir quand la bouche d'Emma vient englober l'un de ses seins. En en prenant un en coupe dans ses mains, Emma le masse tout en faisant glisser son pouce sur l'une des pointes déjà tendues tandis que l'autre profite de sa langue experte. Puis elle change, donnant au second ce qu'a reçu le premier, toujours sous les gémissements et les encouragements de Régina.

Emma remonte la tête, avalant les souffles de la brune dans un baiser passionné. L'esprit embrumé dans un nuage de luxure, Régina ne sent même pas que l'une des mains d'Emma descend vers le sud, jusqu'à se poser intégralement sur la partie la plus intime de son être.

- Oh mon dieu, Emma continue !, lui ordonne la brune en agrippant son visage pour enflammer le baiser.

La blonde se contente de caresser du plat de sa main le trésor de sa belle sans jamais s'aventurer plus en profondeur. Elle quitte les lèvres de Régina et trace une ligne brûlante jusqu'à son ventre avant de forcer Régina à s'adosser sur le sofa. La vision de la brune devant elle est tellement sexy qu'elle sent les effets de la situation pulser au centre-même de son intimité. Instinctivement, la brune pose ses propres mains sur sa poitrine et se palpe les seins tout en regardant Emma s'installer plus confortablement et lui lever les jambes pour les placer sur ses épaules.

Bientôt, un nuage doré vient caresser son ventre alors qu'Emma embrasse sans attendre ce lieu si sacré. L'incitant à approfondir ses délicieuses recherches, Régina glisse l'une de ses mains dans la chevelure d'Emma avant de se laisser emporter par le plaisir qu'elle sent rapidement grimper en elle. Emma immisce sa langue entre les replis de l'intimité de Régina jusqu'à y déloger la perle nerveuse déjà gonflée de plaisir. Cette sensation si électrique fait grogner la brune qui ressent déjà les spasmes d'un orgasme imminent. Mais Emma ne reste pas sur cette partie sensible et insère sa langue un peu plus loin. Doucement, la blonde vient récolter l'excitation de Régina en léchant l'entrée de son temple d'amour avant de remonter délicatement tout en gémissant de satisfaction.

Complètement mouillée, Régina sait qu'elle ne sera pas longue. Son besoin, son désir et les mots de la blonde ont ébranlé son âme. Emma la dévore littéralement. Elle aspire son bourgeon de plaisir, boit le nectar précieux de sa belle avant d'enfoncer son index et son majeur dans ce temple si ouvert.

- Oh oui, Em' !, s'exclame Régina en se cambrant davantage afin de ressentir au maximum les va-et-viens de sa tortionnaire.

La blonde, encouragée par les gémissements de sa douce, garde un rythme bien précis. Elle entre ses doigts, les ressort quasiment intégralement avant de la pénétrer de nouveau jusqu'à sentir ses doigts buter. Les halètements de Régina sont une douce mélodie sensuelle à ses oreilles. L'écrivaine remue de plus en plus son bassin comme pour chercher la délivrance, mais Emma n'accélère pas. Elle continue inlassablement les mêmes gestes, les mêmes succions. Elle sent couler sur ses doigts l'excitation de Régina et cela la rend dingue. Après lui avoir fait l'amour de la plus tendre des manières, Emma veut lui faire découvrir sa fougue, sa passion et son appétit insatiable.

- Continue, Emma... C'est... C'est trop bon !, réussit-elle à dire en calant ses mouvements sur ceux d'Emma, prête à perdre totalement le contrôle.

- Tu es délicieuse, fredonne Emma avant d'embrasser l'intérieur de ses cuisses, laissant une traîner luisante sur sa peau hâlée.

- Tu m'excites tellement !, souffle la brune en basculant de nouveau la tête en arrière à l'instant-même où Emma la lèche intégralement du plat de sa langue.

Régina n'est plus qu'une poupée de chiffon. Son corps est à présent une offrande pour le dieu du sexe, profitant du plaisir envahissant chaque partie de son épiderme, jusqu'à ressentir les premières vagues dévastatrices de l'orgasme se rejoindre au même endroit.

- Tu es si serrée..., souffle Emma en glissant continuellement sa langue sur la perle nerveuse, gonflée et sensible.

- Continue !, ordonne Régina en posant sa main sur la tête d'Emma dans un geste autoritaire. Je vais... Oh oui... Emma !

Les parois du temple de Régina se contractent une dernière fois violemment autour de son index et son majeur avant que sa bouche et ses doigts ne soient témoins de la puissance de l'orgasme de Régina. Cette dernière crie son plaisir sans retenue, agrippant la chevelure dorée pour l'inciter à garder le contact le plus longtemps possible. Emma ne se le fait pas comprendre deux fois, et récolte amoureusement les effluves de la jouissance de sa belle brune en passant sa langue sur toute la longueur de son intimité plusieurs fois, jusqu'à ce que les derniers spasmes se calment.

Doucement, Emma fait redescendre les jambes de sa sulfureuse brune pour que les crampes ne viennent pas gâcher ce moment si étourdissant, puis remonte se coller au corps transpirant de Régina.

- Me suis-je suffisamment fait pardonner ?, demande Emma en caressant sa joue.

Régina ouvre les yeux, mais dans son regard, Emma ne peut y lire que le plaisir post-orgasmique et une envie encore dévorante.

- Oh que oui. J'ai tellement envie de toi !, souffle-t-elle d'une voix sombre tout en posant sa main sur le sexe d'Emma. A mon tour maintenant !

Emma remonte ses genoux sur le sofa, afin d'être à califourchon sur sa belle. Leurs lèvres sont aimantées, bien décidées à ne pas se lâcher. Leurs bouches se dévorent, emportées par leur fièvre, leurs langues se cajolent, envoûtées par leur érotisme. La blonde gémit son plaisir dans la bouche de Régina quand elle la sent entrer en elle sans plus de préambule. Emma est trempée, galvanisée d'avoir fait jouir sa brune dans sa bouche.

- Tu te venges..., murmure-t-elle le souffle erratique.

- Non, je me vengerai plus tard, répond diaboliquement Régina en passant son pouce sur le centre gonflé de plaisir. Là, j'ai juste besoin de te faire mienne.

- Oui... Fais-moi... tienne, réussit à prononcer Emma tout en calant les mouvements de son bassin sur les pénétrations répétées et profondes de Régina.

- Tu es tellement trempée, j'aime ça !, affirme Régina en saisissant dans sa main libre, l'un des seins d'Emma et de coller de nouveau ses lèvres aux siennes dans un baiser fougueux et enivrant.

Emma sait qu'elle sera très rapide. La position et le côté sauvage de Régina jouent considérablement sur son excitation. Ses murs se resserrent de plus en plus et les caresses de Régina sur son joyau ont l'effet désiré. Emma glisse une de ses mains sur celle de Régina entre ses propres cuisses, lui demandant implicitement de continuer plus fort. Régina sourit alors dans leur baiser avant de sentir l'autre main de la blonde serpenter sur sa nuque pour appuyer leur baiser.

Seulement quelques secondes plus tard, Emma est ravagée par un orgasme foudroyant. Ses cuisses se contractent autour des hanches de Régina alors que les ondes de son orgasme déferlent une à une jusqu'au centre de son plaisir. Le baiser est stoppé, mais leurs lèvres restent scellées tandis que la blonde ressent encore couler dans ses veines la chaleur irradiante provoquée par Régina et les derniers frissons de l'orgasme.

Régina, coquine et encore assoiffée de plaisir, ne retire pas ses doigts, se délectant de cette sensation chaude et humide. Elle se contente de doucement les remuer à l'intérieur, caressant les parois de la blonde encore essoufflée jusqu'à la faire gémir de nouveau.

- Là, je me venge..., annonce Régina en frôlant de son pouce le clitoris encore gonflé et sensible de sa belle blonde.

- Gourmande !

Régina sait que l'intimité d'Emma est très sensible, c'est pourquoi elle y met toute sa douceur pour ramener sa blonde dans les limbes du plaisir. Alors qu'elle pensait être maître du jeu, Régina sent les doigts d'Emma venir la caresser en son centre. Elle est tout autant mouillée qu'Emma, prête pour elle, et c'est ensemble, qu'elles s'offrent un second orgasme quelques minutes plus tard.

Allongées sur le sofa, leurs corps collant de sueur, les deux femmes profitent du calme qui les entoure pour savourer leurs retrouvailles, grandement méritées. Malgré le chauffage, Emma frisonne. Elle se contorsionne alors pour attraper le plaid, plié sur l'accoudoir et les recouvre avec.

- On va prendre une douche ?, lui propose Régina en embrassant le front de sa compagne.

- Attends encore un peu. Je suis bien, là.

- Moi aussi...

- Désolée pour cette journée... Entre ma sieste, les courses et la soirée photo obligatoire, y avait franchement mieux pour des retrouvailles.

- Rassure-toi, je les ai trouvées excellentes, nos retrouvailles, confirme-t-elle en levant le visage de la blonde pour y sceller ses lèvres aux siennes dans un baiser encore plein de désir. Et puis, ta sœur voulait sûrement être sûre que tu allais bien.

- Je crois qu'elle l'a parfaitement compris, glousse Emma en repensant aux évènements du début de soirée.

- Je crois qu'elle n'imaginait pas sa grande sœur aussi polissonne.

- Elsa ne m'a jamais vue avec quelqu'un. J'ai toujours privilégié mes soeurs. Alors oui, j'ai eu des relations, mais ça ne durait pas plus de quelques jours. Au-delà, j'avais la sensation d'être obligée de rendre des comptes.

- Et... avec moi ?, ose demander la brune en sentant l'appréhension et la crainte se faufiler dans ses veines.

- Avec toi... J'ai l'impression de revivre. Tu dis que c'est difficile pour toi et que je bouscule ta vie, mais tu n'imagines même pas le remue-ménage là-dedans, dit-elle en désignant son cœur avec la main de Régina. Qui aurait cru que cette femme malpolie à Hydro ferait de moi la plus heureuse ?

- Hey !, s'exclame la brune en pinçant les flancs d'Emma. Juste parce que je n'ai pas dit « s'il vous plaît »...

- C'est tout de même malpoli.

- Tu m'as quand même prise avec toi.

- J'ai eu pitié !

- Ou déjà sous mon charme...

- Ça, c'est possible !

- Je t'ai trouvé très jolie, les cheveux détachés et très intrigante, seule comme ça, au milieu de nulle part.

- Le charme Emma, ajoute-t-elle dans un clin d'oeil. Toujours est-il que demain, je te fais visiter Boston. Pour me rattraper.

- Avec plaisir, approuve-t-elle avant de s'armer de courage pour avouer ses sentiments grandissant. Emma ?

- Oui ?, répond-elle en se blottissant davantage sur le corps de la brune.

- Je crois que je..., commence Régina avant d'être coupée dans son élan par la sonnerie bruyante de son téléphone, la faisant souffler d'agacement.

- Si c'est Robin, laisse-moi le plaisir de lui dire ce qu'on vient de faire, s'amuse Emma en se dégageant de la chaude étreinte de Régina pour lui attraper son portable sur la table basse. C'est Zéléna.

- La dernière fois qu'elle m'a appelée, c'était pour m'annoncer une mauvaise nouvelle..., s'inquiète la brune et regardant l'écran du cellulaire clignoter.

- Ton père..., souffle Emma soudainement apeurée. Décroche !

Régina ne tarde pas et fait glisser le téléphone vert afin de répondre à sa sœur. Le sourire de la brune ne vient pas, signe que la rousse ne la taquine pas à l'autre bout du fil. Emma se redresse sur ses coudes, écoutant patiemment les quelques syllabes qu'émet Régina pour répondre à sa sœur. Son visage blanchit, ses yeux deviennent noirs et son corps la trahit. Emma le comprend tout de suite, sa compagne a peur. Elle n'entend plus la voix de Régina, Emma est focalisée sur l'après. Sur la raison de l'appel. Sur le comment réagir. Sur le pourquoi maintenant. Mais surtout sur Régina. Elle ne veut plus voir dans les yeux de la femme qu'elle aime cette once de tristesse, de peur et d'inquiétude briller. Forte de ses sentiments nouveaux et déjà terriblement puissants, Emma se promet que quelle que soit la raison, elle sera, pour la brune, le pilier sur lequel se reposer, le bouclier contre les intempéries à venir ou le nuage de tendresse dans lequel on aime juste se blottir quand ça ne va pas. Peu importe son besoin, Emma sera là.

Régina raccroche et ne dit pas un mot. La lueur dans ses yeux a changé et d'un coup l'atmosphère s'alourdit. Lentement, elle pousse Emma et se lève du canapé afin de récupérer ses affaires éparpillées sur le sol. Alors que Régina allait partir vers la salle de bain, Emma lui attrape en douceur le poignet pour la stopper. La brune n'ose pas la regarder, mais Emma n'est pas bête et distincte parfaitement les larmes qui menacent de couler.

- Régina, que se passe-t-il ?

- Je suis désolée, Emma. Je dois rentrer.

- La santé de ton père s'est aggravée ?

- Non, il va bien. Laisse-moi, je vais m'habiller, lance Régina en tentant de se défaire de l'emprise d'une Emma dans l'incompréhension, mais la blonde ne compte pas en rester là.

- Qu'est-ce qu'il y a alors ? Pourquoi tu fuis ?

- Je... Je ne peux pas. Désolée.

- Qu'est-ce que tu ne peux pas ?, s'inquiète Emma en voyant Régina pleurer librement devant elle.

- Nous... Excuse-moi, dit-elle en se dégageant des bras d'Emma pour s'enfermer dans la salle de bains.

Emma est paralysée devant le canapé. Sa soirée ne peut pas se terminer comme ça. Dans un cauchemar. Rapidement, et bien décidée à éclairer toutes les zones d'ombres, elle enfile sa culotte et son pull en cachemire avant de rejoindre la porte close de la salle de bains.

- Régina, ouvre-moi, demande d'une voix triste la blonde en grattant légèrement le bois de la porte. Que tu ne veuilles plus de nous, d'accord, je ne peux pas te forcer, mais je mérite une explication. Surtout, après m'avoir fait l'amour, ajoute-t-elle tentant de faire réagir la brune afin qu'elle lui ouvre.

- Emma..., murmure Régina dans un sanglot étouffé.

- Qu'est-ce que t'as dit ta sœur pour que tu changes d'avis sur nous ? Sur ce nous que TU voulais absolument officialiser. Et pourquoi ? Pour me lourder une fois m'avoir mise à genoux ?

- NE DIS PAS ÇA !, s'énerve la brune en ouvrant la porte. C'est faux !

Emma n'attend pas et prend dans ses bras la femme qui fait d'elle une meilleure personne. Elle la sent frissonner et pleurer contre son épaule avant de la repousser pour la troisième fois en seulement quelques minutes.

- Régina, je sais que tu n'as pas envie de partir. J'ai envie de croire en tout ce que tu m'as dit, alors pourquoi ?

- Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. Je tiens trop à toi pour ça. Et c'est pour ça que je dois partir.

- Rappelle toi ce qu'on s'est dit... On affronte les choses ensemble. Qu'est-ce qui te fait peur ?

- Em'... S'il te plaît, n'insiste pas.

- Mais je ne me vois pas ailleurs qu'avec toi, Régina, dit Emma en captant enfin le regard de la brune. Laisse-moi être à tes côtés, continue-t-elle en caressant sa joue. Laisse-moi affronter avec toi ce qui t'effraie, ajoute-t-elle en l'embrassant. Crois en nous comme j'y crois. Crois en moi.

- Oh, Emma !, s'exclame la brune en se laissant enivrée par l'amour qu'elle reçoit.

L'ancienne chirurgienne resserre son étreinte autour de cette femme apeurée. Cette femme dont elle ne veut voir que le sourire. Doucement et dans une rythmique apaisante, Emma lui caresse le dos nu avant d'encercler sa taille d'un bras et de remonter l'autre autour de sa nuque. Blotties ainsi, Régina ne peut que se sentir en sécurité. Protégée. Armée. Plus forte. Plus confiante.

- Laisse-moi t'aimer, lui chuchote Emma à l'oreille avant de sentir Régina frissonner.

Est-ce ses mots ou sa nudité, Emma ne le sait pas, mais elle la laisse finalement se rhabiller et lui propose de la rejoindre dans le salon. Quelques minutes plus tard, la pièce a retrouvé son état habituel quand l'écrivaine revient simplement vêtue d'un pyjama hors de prix. C'est un signe pour Emma que Régina n'est plus décidée à partir. Du moins, pas ce soir. Alors que la blonde pensait que Régina mettrait de la distance entre elles, la jeune femme vient s'asseoir sur les genoux d'Emma. Cette dernière ressent son besoin d'être rassurée, mais elle aussi a besoin de calmer son cœur.

- Je ne peux pas te forcer à rester, ni à croire en nous, mais sache que si tu nous laisses une chance, je te promets d'être toujours à tes côtés, de ne pas défaillir, d'affronter les pires moments et de vivre à fond les meilleurs. Régina, tu as changé ma vie, ne la détruis pas en la quittant, souffle Emma les larmes aux yeux.

Dans le même état, Régina prend en coupe le visage de la blonde et pose ses lèvres sur les siennes dans un baiser empli de dévotion, de pardon et d'amour. Instinctivement, Emma encercle Régina d'une façon qui ne laisse aucun doute à l'écrivaine. Afin de créer un cocon plus intime entre elles, la brune remue ses jambes, sans jamais lâcher les lèvres d'Emma, et s'installe à califourchon sur elle avant de passer ses bras autour du cou de sa sauveuse.

- C'est fou, mais je crois en nous, plus qu'en n'importe quoi d'autre.

- Alors pourquoi veux-tu m'éloigner de toi ?

- Parce que ma mère le fera tôt ou tard, avoue-t-elle en baissant ses yeux peinés.

- Que t'a annoncé Zéléna ?

- Cora va faire appel.

Emma est presque soulagée que ça ne soit que ça. Sur le coup, elle avait vraiment craint le pire pour Henry, mais la démarche juridique de cette femme ne lui fait pas peur. Ce monstre ne peut pas avoir un autre jugement, c'est impossible. Et même si c'était le cas, Emma n'est pas disposée à laisser sa compagne seule dans cette tempête.

- Elle peut toujours, mais sincèrement, avec ce qu'elle a fait, tu crois vraiment qu'un juge accepterait de se lancer dans un autre procès perdu d'avance ?

- Son avocat est redoutable, il est capable de tout. Comme elle...

- Écoute-moi, attentivement, prévient-elle en fixant ses émeraudes dans le charbon brûlé. Cora n'a plus aucune emprise sur toi, sur ta sœur ou sur ton père. Si un procès est ouvert alors nous l'affronterons ensemble. Elle ne peut rien contre nous. Sois fière de la femme que tu es devenue sans elle.

- Elle serait du genre à dire que c'est grâce à elle.

- Et elle se trahirait toute seule... On va aller prendre une douche, se coucher et demain, nous reprendrons l'avion pour rentrer chez toi.

- Nous ?, lui demande surprise la brune, trop habituée à ne pas être soutenue ainsi.

- Je t'ai laissée seule une fois, il est hors de question que je recommence, affirme Emma en embrassant de nouveau Régina.

- Ensemble ?

- Si tu le veux, oui.

- Je suis désolée de t'avoir fait peur.

- N'y pensons plus et allons prendre une douche. Je préviendrai Elsa demain que nous repartons.

Régina se redresse et tend une main à Emma pour l'aider. Cette dernière la guide alors jusqu'à la salle de bains et ensemble, elles prennent une douche, bercées de tendresse et de confiance. Elles s'embrassent, se cajolent, se lavent et se rincent avant de rejoindre la chambre de la blonde. Emma lui ouvre les draps et la borde avant de contourner le lit pour se glisser à ses côtés. Régina, complètement docile aux attentions de sa blonde, ne tarde pas à retrouver ses bras et sa chaleur. L'écrivaine se sent en sécurité, paisible et surtout prête à affronter le futur. C'est ensemble, blotties l'une contre l'autre, qu'elles s'endorment, épuisées par les émotions et en craignant pour leur avenir.


Alors ? Leurs retrouvailles auront satisfaites les plus difficiles ? ;)

Cora est de retour. Comment cela va-t-il se passer ? Que vont-ils faire ? La suite au prochain épisode !

Le chapitre 22 est en modification, le 23 en cours d'écriture et normalement le 24 sera l'épilogue de cette longue histoire.

À votre bon cœur, mes lecteurs !