Rating : M (Oui oui, c'est bien ce à quoi vous pensez bande de pervers xP)

Pairing : Yaoi

Ima Nonyme : Mais non faut pas détester Riku enfin, c'est un excellent souffre-douleur ! **Blam** Merci pour ta review XD

A/N : Bon, au stade où on en est, j'espère sincèrement que ce thème va se poster étant donné la connexion que j'ai XD Mais bon tant que le séjour linguistique se passe bien hein, on va pas chipoter~ Sinon je ne suis pas vraiment sûre de quoi penser de ce texte donc si vous avez un avis sur la question n'hésitez pas à me le communiquer, à très bientôt les gens ! (=

Vacation

En cette matinée noire comme elles le sont toutes à Illusiopolis, un épais silence s'était abattu sur les couloir de l'Illusiocitadelle, tous les Similis habitant le château s'étant absentés pour la journée.

Ce qui, contrairement à ce que l'on aurait pu croire, était assez exceptionnel.

En effet, on trouvait toujours habituellement quatre ou cinq membres restés à la Citadelle pour diverses raisons, mais pas aujourd'hui.

Car après tout, qui voudrait rester enfermé ici alors que le Supérieur avait autorisé tous les membres de l'Organisation à prendre un si rare jour de congé ? Même Vexen était d'ailleurs allé jusqu'à délaisser son laboratoire adoré au profit d'une journée passée à étudier ce fascinant petit pantin de bois possédant malgré tout un cœur tandis que tous les autres néophytes – pour reprendre ses mots – vaquaient à diverses occupations plus ou moins pertinentes à travers les Mondes.

Tous ? Non, pas tout à fait.

Uns silhouette encapuchonnée déambulait rapidement dans les couloirs, d'une démarche raide, assurée et, surtout, parfaitement silencieuse.

Les quelques Reflets qui flottaient sans aucun but précis le long de la Passerelle du Néant s'écartaient quant à elles respectueusement sur son chemin, sans que le Simili Maître ne daigne leur adresser un seul regard.

Il avait bien mieux à faire.

Il passa encore par diverses salles dont il connaissait les moindres recoins sans s'arrêter et bientôt, il arriva enfin à destination.

La silhouette gravit alors avec toujours la même discrétion les marches menant à l'Autel du Néant et s'immobilisa une fois au sommet de celles-ci, s'arrêtant ainsi à quelques mètres à peine de l'autre ''personne'' se trouvant déjà sur place.

Cette dernière baissa lentement les bras qu'elle avait tendus vers l'immense lune en forme de cœur flottant au-dessus de leurs têtes puis, sans cesser de la fixer, demanda d'une voix grave et profonde :

« Que veux-tu, Saix ? »

Le Numéro VII ramena sa capuche en arrière, libérant sa longue chevelure bleue d'un souple mouvement de tête, puis déclara :

« Les rapports de mission des trois dernières semaines se trouvent sur votre bureau, comme vous l'aviez demandé. »

Saix attendit patiemment la réponse du Supérieur, qui avant de parler se tourna lentement vers lui, un sourcil haussé.

« Je croyais avoir précisé qu'aujourd'hui était un jour de repos pour tous ?

— Oh mais ils sont tous partis. Excepté le Numéro VIII, qui a passé les cinq dernières heures à dormir, répondit le Devin Lunaire d'un ton laissant clairement transparaître toute sa désapprobation.

— Et toi alors ?

— Quoi, moi ?

— N'ai-je pas bien dit que ce jour de congé s'appliquait à tous les membres de l'Organisation ? »

Saix haussa les épaules.

« Il n'y a rien que j'ai envie de faire, et je ne me sens pas particulièrement fatigué, alors pourquoi perdre du temps que je peux passer à faire des choses plus productives ?

— Plus productives, hein ? murmura Xemnas, un sourire indéfinissable sur le visage. Alors que dirais-tu que je t'en trouve une, d'activité plus productive ? susurra le Supérieur en s'approchant lentement de son Second. »

Ce dernier sourit à son tour de manière quelque peu moqueuse lorsqu'il comprit où le Numéro I voulait en venir, mais c'est sans protester qu'il se laissa attraper par la taille lorsqu'il se retrouva à la portée du Supérieur.

Ravi que le message soit si bien passé, Xemnas se pencha alors en avant et embrassa sans aucune retenue le Numéro VII, qui semblait y prendre au moins autant de plaisir que lui.

Le baiser s'enflamma rapidement et les mains des deux Similis se mirent à se balader sur le corps de l'autre, jusqu'à ce que celles de Xemnas trouvent enfin le chemin de la fermeture éclair du manteau de son subordonné.

Le Supérieur eut tôt fait de défaire cette gêneuse et le lourd manteau de cuir tomba au sol, ne laissant Saix qu'en pantalon et en bottes sous son regard appréciateur.

Xemnas posa ensuite les mains sur les épaules de l'autre et, d'une pression douce mais ferme, le fit s'allonger sur le sol nimbé d'une lumière blafarde.

Tandis qu'il fondait sur le torse de Saix, celui-ci s'employait à retirer à son tour le manteau de son supérieur, ce qu'il parvint finalement à faire malgré la résistance émise par le vêtement, alors que Xemnas progressait toujours plus bas dans son entreprise.

Le Supérieur s'employa ensuite à défaire l'épaisse ceinture noire retenant le pantalon du Numéro VII, qui fit par disparaître à son tour face à son insistance. Ce dernier s'occupa ensuite de son propre pantalon, qui alla sans attendre rejoindre celui du Devin Lunaire sur le côté.

Il y eut ensuite un bref moment de flottement durant lequel les deux Similis se fixèrent avec intensité puis, après avoir reçu l'accord silencieux qu'il attendait, Xemnas s'empara brusquement de l'objet de son désir, les grognements à la limite du bestial émis par Saix accompagnant rapidement ses mouvements.

Oui, les choses avaient toujours été ainsi dans cette ''relation'', sauvages et brutales.

Et cela leur convenait parfaitement.

Enfin, après ce qui leur parut des heures à chacun, il se libérèrent dans un dernier râle de plaisir commun et le silence revint à nouveau sur l'Autel du Néant, seulement rompu par le souffle erratique des deux Similis.

« Alors Saix, que penses-tu de cette journée de vacances finalement ? Demanda lentement Xemnas. »

Le Devin Lunaire resta silencieux et plongea un instant son regard dans le sien, puis finit par lui offrir un sourire que seul le Supérieur avait l'occasion de contempler, bien loin de son habituel rictus.

Xemnas sourit à son tour et déposa un chaste baiser sur ses lèvres, avant d'ouvrir un couloir obscur qui les conduisit tous les deux dans ses appartements privés.

Là, il bascula Saix sur le matelas et s'empara à nouveau des lèvres du Numéro VII de manière certes bien moins douce mais qui eut au moins le mérite de ranimer le désir de l'autre en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire.

Cette journée de vacances ne faisait que commencer, et tous deux comptaient bien profiter de la meilleure manière possible.