De retour après une très longue absence...
toutes mes excuses mais il y a des moments où je n'ai plus l'envie d'écrire...
Chapitre 21 - Portes ouvertes & Rapprochement
Elle arriva devant la porte de Kaname et, après un long moment d'hésitation, frappa. Mais personne ne vint lui ouvrir et elle n'entendit aucune réponse. Elle appuya sur la poignée juste par réflexe en partant pour voir si c'était bien fermé et sous sa surprise la porte s'ouvrit. Le cœur battant, elle risqua un œil à l'intérieur pour voir s'il était là... Mais non. Soulagée elle ouvrit un peu plus grand la porte et se faufila à l'intérieur en prenant soin de refermer doucement derrière elle. Après tout, il valait mieux qu'elle attende là, où personne ne pouvait la détecter, que devant la chambre de Kaname en pleine après-midi ce qui ne manquerait pas d'éveiller des curiosités inutiles.
Kaname discutait avec Akiko de l'avancement de l'enquête de la mort de Misa. Mais son attention était portée sur Ayame. Il fallait qu'ils parlent. Et si jamais Ayame regrettait ce qui s'était passé, si jamais il retournait à leur silence... Il aurait aimé savoir ce que pensait Ayame de tout ça, ce qu'elle ressentait... La voix d'Akiko le ramena sur terre. Il était épuisé, il n'avait pas pu se reposer et elle lui exposait toutes les données concernant l'affaire qu'elle avait réussi à rassembler depuis plus de 3h. Akiko avait formulé déjà plusieurs hypothèses mais ils les avaient toutes rapidement exclues en les comparant à d'autres éléments. Et là, il n'en pouvait plus, son esprit vagabonda un instant et il se rappela qu'il avait oublié de fermer sa chambre à clé. Bon, bien évidemment personne ne se permettrait d'entrer dans sa chambre sans y avoir été invité mais il avait quand même pas mal de documents confidentiels et même certaines armes, bref il fallait qu'il aille fermer cette porte, il en profiterait pour donner à Akiko les clés de l'école afin qu'elle puisse sortir de l'enceinte, aller et venir à sa guise pour pouvoir essayer d'en savoir plus.
Par respect, Akiko se tenait un peu plus loin quand il ouvrit la porte et heureusement. À l'instant où l'odeur d'Ayame le frappa il referma la porte très rapidement. Mais il était quasi sûr de n'avoir pas réussi à dissimuler sa présence... Akiko avait les sens bien trop aiguisés pour rater ça. Il lui fit fasse et lui dit que finalement il lui donnerait les clés plus tard et Akiko le regarda intensément un bref instant, comme si elle avait voulu lui dire quelque chose, comme si elle voulait mettre en garde le Pure Blood contre la Hunter Ex-humaine dans sa chambre, qui, plus bas que tous, se permettait des choses que personne ne se serait permise, avait des privilèges qu'aucun, même vampire de sang noble, n'aurait jamais... Sans doute aurait-elle voulu le ramener à la raison ou le sermonner. Il savait qu'il devait expliquer ses liens avec Ayame à son amie... Mais comment faire quand lui même ne pouvait les définir ? Akiko de son côté voyait bien que Kaname était mal à l'aise, alors elle lui adressa un demi-sourire et partit.
Kaname rentra et ferma délicatement la porte et resta là un moment, à regarder Ayame dormir dans son lit. C'était le dernier endroit où il l'aurait imaginé. Elle devait dormir profondément pour ne pas s'être rendue compte de présence du vampire... Il s'assit près d'elle, et savoura cet instant de quiétude qui ne serait durer très longtemps. Elle dormait profondément, les traits de son visage paisibles et détendus, un coussin entre les bras. Mais qu'est qu'elle était venu faire dans sa chambre ? Et puis s'endormir dans son lit comme ça, sans aucune défense... Où était donc passé sa fierté de la Hunter ? Peut-être que ses peurs se révéleraient sans fondement et que durant cette nuit ils avaient franchi un cap dans leur relation... Ou peut-être pas. Avec Ayame on ne pouvait jamais savoir, et il devait avouer que lui non plus ne savait pas ce qu'il voulait et tout ça ne lui plaisait pas. Il se rapprochait trop de cette fille, leur Lien se renforçait trop et il ne pourrait cacher éternellement ses relations avec Ayame. Quand ça se saurait, Ayame deviendrait son unique faiblesse.
Il n'aimait pas du tout l'idée.
