Harry jeta un coup d'œil depuis la tour de Gryffondor vers l'entrée des lieux située bien en contrebas, puis il se tourna vers Ron, les sourcils levés : « Je me demande pourquoi Hermione n'est pas encore là ? »
« Elle visite, peut-être » suggéra Ron en haussant les épaules. « Ce n'est pas comme si elle éprouvait une véritable passion pour le Quidditch. Je n'ai jamais compris cette fille » dit-il en éclatant de rire. « D'ailleurs, c'est juste Poufsouffle contre Serpentard. Pas vraiment aussi palpitant que de te voir toi et Drago essayer de vous castrer en plein vol. A force de vous regarder j'ai parfois du mal à me concentrer sur mon propre boulot ! »
Les yeux verts considérèrent le rouquin avec sérieux.
« Tu n'as plus de problème avec lui, finalement ? » demanda Harry d'une voix douce.
« Je crois que je m'y suis fait » repartit Ron sur le même ton. « En dépit de tout ce que l'on sait sur lui, il la rend heureuse, vraiment heureuse. Et il a vraiment changé, ce que je n'aurais jamais, jamais cru possible de sa part. S'il avait été comme ça dès notre première année…je pense qu'on serait devenus amis, tu ne crois pas ? »
« Ouais, on serait sûrement devenus amis... J'ai fini par m'apercevoir que j'appréciais les crétins arrogants et sournois » révéla Harry avec un grand sourire. « Mieux vaut tard que jamais, je suppose. »
« Et, si nous sommes très chanceux toi et moi…il y a deux filles là-bas qui nous adoreront autant qu'Hermione aime Drago…et qui remonteront nos egos au même niveau » répondit Ron en riant.
«On peut toujours espérer » répondit-il, heureux de constater que Ron s'était fait à l'idée de voir Drago et Hermione ensembles, et paressait avoir complètement surmonté son chagrin d'amour. « On peut toujours espérer. »
« Maïa ! Merlin, qu'est-ce qui t'arrive, ma chérie ? » demanda Hermione à sa fille. « Qu'est-ce qui ne pas, ma petite fille chérie ? » fredonna-t-elle, tâchant d'apaiser les cris du bébé. Quelques minutes après le départ de Drago, Maïa avait poussé un cri violent au beau milieu de son paisible sommeil, et continuait depuis à hurler. Son visage était rouge, ses yeux restaient obstinément fermés, tout son corps se rigidifiait pendant qu'elle hurlait de déplaisir.
« Papa reviendra, je te le promets ! Et grand-mère sera bientôt là, avec oncle Patmol. Chuttttt…. » Elle prit sa fille contre son épaule, marchant à travers la pièce. Mais Maïa ne voulait rien de tout ça. Elle se mit à gigoter contre l'épaule de sa mère jusqu'à ce qu'Hermione soit obligée de la redescendre, en la berçant de nouveau dans ses bras. Peu à peu les hurlements diminuèrent jusqu'à se muer en sanglots convulsifs.
« Et bien, mon trésor, qu'est-ce qui n'allait pas dire ? » demanda Hermione préoccupée « Pauvre bébé ! » Elle jeta un coup d'œil à l'horloge, en fronçant les sourcils. Sirius et Narcissa étaient vraiment en retard à présent…elle espéra qu'il ne leur était rien arrivé.
