Note : Merci pour vos nombreuses et nombreuses reviews. Ca fait chaud au coeur. Charlie, je sais qu'on est le 15 mais Auvi est sur la correction de Séquelles. Dès qu'elle me le rend, je te jure que dans les cinq minutes, le chapitre est sur le site. En attendant, voilà la suite de Parodie (c'est bien parce que je m'ennuie que j'ai écris la suite. Zut ! j'ai oublié de prendre mon heure pour l'anglais ! 23h, c'est trop tard).
Disclaimer : Stargate Atlantis et les personnages sont la propriété des créateurs de la série.
- 21 -
- Je ... suis ... désolé ...
Désolé, désolé, il était désolé ! Il revoyait John respirant faiblement, pourquoi avait il avalé les cachets ? C'était à lui de partir, pas à John. C'était lui qui avait souffert et qui avait été torturé pendant ce long mois en captivité, pas John. C'était lui qui avait failli tuer ses meilleurs amis, pas John. C'était lui qui avait eu la jambe cassée, pas John. C'était lui qui avait découvert qu'il aimait son collègue et ami, surtout pas John, un homme à femme. Rodney tentait d'avançer rapidement mais la petite pente à monter pour rejoindre la maison, associée à l'humidité qui s'était déposée sur l'herbe, tout ça lui donnait du fil à retordre. Il faisait quelques pas, puis il tombait, il mettait du temps à se relever, puis encore quelques pas, et il retombait. Finalement, il abandonna ses béquilles et rampa.
- Du café salé, oui du café salé, ou de la moutarde, faut que je lui fasse avaler un truc qui le fasse vomir. Appeler les pompiers et lui apporter ... de la moutarde, ce sera plus facile à transporter. Merde, je n'aurai jamais dû abandonner mes béquilles ! Je vais mettre encore plus de temps pour revenir. Pourquoi ? Pourquoi as tu fait ça John. Tu n'as pas souffert comme j'ai souffert, je souffre encore aujourd'hui. La maison apparut dans son champ de vision. Tiens le coup, je vais prévenir les secours. S'il faut pour le retour je me laisserai rouler dans l'herbe. Oui, je vais faire ça, je vais gagner du temps. Mon Dieu, laissez moi un peu de temps, laissez lui du temps, il doit vivre. Je sais, c'est de ma faute s'il a avalé les cachets, je vous jure que s'il s'en sort, je me battrai pour survivre. J'abandonnerai l'idée de mourir.
- C'est juré ?
Rodney se retourna, John se tenait devant lui, en pleine forme.
- Quoi ? Mais ...
- J'ai toujours été le meilleur pour simuler la maladie quand je ne voulais pas aller en classe. Ma mère n'y voyait que du feu. J'ai retrouvé ces béquilles en chemin.
Il récupéra ses béquilles et frappa violemment John à la jambe. Celui ci tomba par terre.
- Espèce de salaud(1), j'ai cru que tu allais mourir ! cria Rodney tout en continuant de le frapper avec une béquille. Tu n'avais pas le droit !
- Arrête ! Rodney arrête ! John réussi a récupérer les deux béquilles et les envoya au loin. Ras le bol, ça fait deux fois que tu te sers de tes béquilles pour me frapper. Mais ... John évita un coup de poing, puis un autre. Ca suffit, tu vas te calmer !
Paf ! Le bruit de la claque fit s'envoler quelques oiseaux. Puis ce fut le silence. Il n'y était pas allé de main morte, mais il fallait ça pour calmer le Canadien. Rodney resta pétrifié, se tenant la joue.
- Va t'en, murmura Rodney. Laisse moi tranquille.
- Non, je reste.
- C'est dégueulasse ce que tu viens de faire, j'ai cru que tu allais mourir.
- J'ai failli le faire pour de vrai ce soir, mais je voulais le faire en même temps que toi. Puis, l'idée de simuler pour te faire réagir m'est venue en prenant le sac. Si tu veux encore mourir ce soir, tu ne partiras pas seul.
- A la vie, à la mort, c'est ça ?
- Oui.
- Je ne reviendrai pas sur Atlantis sans lui. C'est les derniers mots que tu as dit à Elisabeth.
- Comment le sais tu ?
- Je lui ai parlé quelques jours après mon opération. Nous n'avons pas pu discuter longtemps mais elle m'a dit qu'elle s'était inquiétée pour nous deux. Elle a eu vraiment peur de te perdre.
- Ca reste d'actualité, je ne pourrai pas continuer tout seul là bas. Ni sur Terre. Quelle est ta décision ?
- Si on se donnait ... si je me donnais une seconde chance ? Y en a qui survivent à des tortures, pourquoi pas moi.
- Sage décision. John leva la tête. Regarde, les étoiles apparaissent. Et voilà Pégase. Rodney frissonna. Hey ! Ca va pas ?
- Un peu froid, plus la peur que je viens d'avoir, plus l'humidité ... je suis couvert de boue.
- Viens, on rentre.
John récupéra les béquilles et aida Rodney à se lever. Ils retournèrent dans la maison.
oOo
John entra dans le salon avec deux tasses de chocolat chaud. Rodney était déjà installé sur le canapé.
- Je crois que je l'ai fait un peu trop chauffer, va falloir attendre un peu. Alors, quels sont les dégâts ?
- Pantalon et t-shirt dans la machine à laver, je me suis débarbouillé, mais le plâtre ...
- Aïe ! Ouais, il est un peu marron vert.
- Heureusement qu'on me le retire dans trois jours !
John s'assit à côté de Rodney.
- Dans trois jours ?
- Oui, mais y a de la rééducation qui vient ensuite. Avec de la chance ce sera une jolie kinésithérapeute. Je pense que je vais lui parler de mon nerf sciatique.
John se força à sourire le plus naturellement possible. Nerveux, il se tritura les mains.
- Mais qu'est ce que ... Rodney lui attrapa la main et la regarda de plus près, ce qui troubla John. Je n'avais jamais vu ces cicatrices.
- Elles ... sont récentes.
- Tu t'es fait ça comment ?
- Euh ... J'ai tapé dans la glace de ma salle de bain.
- A l'hôtel ?
- Non, sur Atlantis. La glace s'est brisée et ma main a eu pas mal de dégâts.
- Et pourquoi tu t'es énervé contre cette pauvre glace ? Tu as vu un cheveu blanc dans le reflet ? s'amusa Rodney.
John ne savait pas comment lui dire. Qu'il avait fait ça parce qu'il venait de perdre l'homme qu'il aimait. L'homme. John n'arrivait pas encore à se faire à cette idée, lui aimer un homme.
- John ? Toujours avec moi ?
- Hein ? Ouais. Je me suis énervé car je venais de prendre conscience que je venais de perdre ... mon meilleur ami.
- Oh ! Je vois.
- J'ai mis du temps à réaliser ta ... mort. C'était de la dénégation totale, lorsque je parlais de toi je disais « Docteur McKay » et jamais « Rodney ». C'était une façon pour moi de mettre de la distance. Je devenais exécrable et je ne me rasais plus.
- Tu te faisais pousser la barbe ?
- Parce que je n'arrivais pas à voir mon reflet dans un miroir. Et un soir, alors que j'é... que je n'allais pas bien, j'ai pris un Jumper et je suis allé au dessus de la planète. J'ai coupé les moteurs et j'ai ... hurlé. Je n'avais jamais hurlé aussi fort. Puis les nerfs ont lâchés, j'ai tapé sur les parois du Jumper, finalement je me suis écroulé en pleurs. John ferma les yeux. Lorsque je suis retourné sur Atlantis je me suis vu dans la glace de la salle de bain. Tu connais la suite.
Rodney caressa les cicatrices.
- Je suis désolé, je ne pensais pas à quel point tu avais pu souffrir. Tout ça est de ma faute, dit-il en posant sa tête sur l'épaule de John.
- Non, l'essentiel est que tu es là, bien vivant.
oOo
Jeannie et Marcus rentrèrent deux heures plus tard. Marcus monta directement dans la chambre et Jeannie voulut dire bonsoir à son frère. Elle le retrouva sur le canapé, la tête sur l'épaule de John. Ils dormaient tout les deux. Elle ramassa les deux tasses de chocolat froid et les porta à la cuisine. Elle récupéra une couverture dans le dressing. Elle allait la disposer sur les deux amis quand un détail lui sauta aux yeux. Leurs doigts étaient enlaçés. Elle ne savait pas comment interprêter ce geste. Est ce que deux amis se tiennent ainsi la main ? Pourquoi pas. Deux meilleurs amis. Les femmes entre elles se tiennent souvent par le bras. Pourquoi pas deux hommes ? Ces deux là en avaient sûrement bavé et les liens s'étaient peut être resserrés. Comme deux frères. Rodney n'avait jamais eu de frère, et John était devenu un frère de substitution. L'important était que Rodney avait retrouvé le sourire depuis que John était arrivé. Elle posa la couverture sur eux et éteignit la lumière.
- Je ferai plus attention à leurs comportements demain, se dit elle.
TBC.
(1) pardon pour les gros mots.
EH BEN NON ! Il ne va pas mourir ! Bravo à celles qui avaient deviné. Y en a qui commençe à me connaître. Biz les filles.
