THE EVAN'S COMPANY

Posté le : 29 Septembre 2011. Aujourd'hui je deviens adulte. Et j'ai peur.

Rating : MA, semblerait-il

Genre : Romance, puisqu'il faut vraiment en donner un... UA. Slash. Blablabla.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K Rowling Ce que j'en fais, sort tout droit de mon imagination complètement loufoque.

Note d'auteur : JE SUIS UNE PUTAIN DE FEIGNANTE NARCISSIQUE.

Petit point sur ma personne : Disons que l'année dernière, je suis allé à la fac comme certains vont en vacances. Un sac plus ou moins rempli d'affaires, les horaires qui m'arrangeaient et hum... Je ne faisais absolument rien. Le résultat n'a surprit personne, ni moi, ni mes parents, ni mes amis, j'ai raté mon année. Est-ce que c'est si grave que ça ? Je ne crois pas. C'est le cas de beaucoup d'autres gens. Je ne suis pas un cas à part. Je ne suis imbu de moi-même à ce point.

Seulement, voilà, cette année, je ne compte pas refaire la même erreur. Du coup je travaille. Autant que je peux. Je travaille et je n'ai plus autant de temps que je voudrais pour écrire. Aujourd'hui je publie. Jeudi prochain je ne peux rien promettre. Pourtant Dieu sait comme j'aime ça. Un jour peut-être je pourrais ne faire que ça. En attendant, il est temps pour moi de prendre mes responsabilités semble-t-il, de devenir adulte... Ce mot me fait vomir. Je déteste les adultes. Je déteste devenir adulte. Et pourtant, je crois qu'il est temps. Du coup j'ai constamment la tête dans mes livres d'Histoire. Je fais des tas de dissertations et je me lève même à l'aube pour aller aux cours qui commencent à 8 heures. Vous voyez, une vraie adulte responsable.

Sinon, en vrac, la nouvelle copine de mon ex partage tous les jours le même amphi que moi. Ma prof d'anglais connaît ma mère et a donc décidé de me faire travailler. Beaucoup travailler. Mon frère a découvert que quand je suis allé dormir chez Marie ce week-end, en fait je suis allée dormir chez David, le très viril, très brun, très pas coiffé, très sexy et très plein de qualités David. Du coup, il me fait chanter. Il a 13 ans et moi bientôt 19 pourtant... Ah oui, et ce matin, à peine levée, je me suis brûlé le doigt. Tout ça en une semaine. Oui.

Vous ai-jet déjà dit à quelle point je suis chanceuse ?

Si vous avez lu tout ça, vous êtes impressionnants. Je crois que j'avais juste besoin de me confier.

J'espère que ce chapitre vous plaira. Je poste la suite dès que je peux. Je vous le promet. Veuillez m'en excuser. Merci pour tout le soutient et toute la bonne humeur que vous m'apportez. Je ne vous en serez jamais assez reconnaissante. Mais je peux toujours essayer.

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Réponse à mon anonyme, plus tellement anonyme, préférée :

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Vicky : Tout d'abord, saches que ta propre interprétation du P.S et du P.S.S m'ont offert un sourire niais pour la journée. J'ai cherché mais je ne crois pas avoir trouvé mieux pour l'instant... Mais j'y travaille !

Ensuite, je suis contente que le chapitre précédent t'ai plu. Je sais que je le dis à chaque fois, mais c'est toujours une sorte de soulagement. Tu es un peu mon baromètre à bon chapitre ! Plus tu aimes et plus ta review est folle et plus je suis fière de moi. (Avoue qu'on ne t'avais encore jamais comparé à un baromètre hein ! :P)

Pour ce qui est de mon pseudo-romantisme et bien euh... Je pourrais, bien sur, tout nier en bloc, cependant je ne pense pas que ce soit ce que je vais faire. Non. Je vais plutôt avouer. Oui, je dois bien avoir un petit fond romantique. Comme tout le monde, je suppose. J'ai juste plus de mal à le montrer. Mais tu me fais sortir du placard. Si je deviens une grosse nunuche romantique, tout sera de ta faute ! Non-je-ne-te-mets-pas-la-pression ;)

Ah et au fait, MERCI hein ! Vraiment ! Est-ce que tu as la moindre idée de la façon dont je regarde ma mère maintenant ? Est-ce que tu es vraiment dans son corps ? :O Impressionnant !

Bref (Comme sur Canal plus. J'adore ce truc débile!)... Donc, BREF. Merci pour cette review. Comme bien souvent. Elle sont toujours tellement... Tellement toi en fait. Elles ont ce petit truc si particulier qui fait que je ne peux que les aimer. J'aime tes reviews. Je t'aime, toi. Je t'embrasse et à très vite !

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Vingt et unième chapitre : Je veux chanter, je veux te faire oublier ton âme en peine, ton manque de veine.

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On était Lundi.

Jour tout à fait ordinaire pour des millions de personnes dans le monde. Certaines se rendaient à leur travail, d'autres, chanceuses, dormaient encore, certaines prenaient leur petit déjeuner et d'autres, encore, faisaient leurs courses ou bien le ménage. C'était une date tout à fait ordinaire. Aucun événement historique particulier à fêter, ni quoi que ce soit du même genre.

Oui, c'était un jour ordinaire pour la plus grande partie de la population mondiale. Un jour pour ainsi dire normal pour tout le monde. Pour tout le monde ? Non. Pas pour Harry Potter.

Il n'avait presque pas fermé l'œil de la nuit. Il sentait le stress monter en lui et, alors qu'il prenait sa douche, il répétait tout ce qu'il pourrait bien dire au juge.

- Oh et puis merde, je n'ai pas touché à la drogue depuis plusieurs années. Bon à part un petit joint de temps en temps, mais ça personne ne le sait. Et puis ce n'est pas un crime quand même, si ? Bientôt c'est lui qui fumera des joints. Et en bon père je lui ferai la leçon... Conneries ! Merde ! Déclare-t-il, parlant seul, en sortant de sa douche et en commençant à se sécher.

Il jeta un coup d'œil à son reflet dans le miroir. Des cernes se dessinaient sous ses yeux. Il avait l'ait fatigué. Foutaises ! Il était fatigué. Théo ne cessait de lui répéter que tout irait bien, mais il n'y pouvait rien, il était complètement paniqué.

Il pousse un profond soupir avant de se diriger vers sa chambre. La veille, Théodore l'avait aidé dans le choix d'un costume et lui avait même promis d'essayer de l'aider à dompter ses cheveux. Tout irait donc bien. Théoriquement, il serait présentable. C'était déjà un bon début. Un très bon début.

Alors qu'il s'approche de sa chambre, les notes de Things have Changed, de Bob Dylan, résonne jusqu'à ses oreilles.

- Théodore ? Appelle-t-il.

- Oui ? Lui répond la voix de l'intéressé, venant de l'étage inférieur.

- C'est toi qui a mis de la musique dans ma chambre ?

- Pourquoi diable veux-tu que je fasse un truc pareil ? Je sais que j'ai parfois l'air étrange, mais pas à ce point tout de même. Si ?

- Je... C'est juste que je ne me rappelle pas en avoir mis avant de partir à la douche. Enfin, peut importe.

Perplexe Harry ouvre la porte de sa chambre. Étrange. Il ne se rappelais vraiment pas avoir mis de la musique...

- Oh, peu importe..., murmure-t-il en pénétrant dans la pièce.

Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il y trouve Draco, à moitié nu, se jetant sur son lit.

- Draco ? Demande-t-il, sous le choc.

- Ressort de cette pièce. J'avais dit que tu me trouverait nu dans lit. Je n'ai pas eu le temps d'enlever mon pantalon. Tu es arrivé trop vite.

- Espèce d'abruti ! S'exclame Harry avant de se jeter sur lui et de le serrer dans ses bras.

- Moi aussi je suis content de te revoir, répond Draco en riant, alors que son petit ami est en train de commencer une action qui semble avoir pour but de l'étouffer.

- Mais... Qu'est-ce que tu fais là ? Demande le brun quelques minutes plus tard, le relâchant enfin.

- Pour qui est-ce que tu me prends ? Je n'allais quand même pas te laisser tout seul aujourd'hui...

- Tu ne pourras plus jamais nier être un grand romantique, tu en as conscience ? Se moque Harry.

- Est-ce que tu veux que je repartes ? Demande Draco, faisant mine de se rhabiller et de mettre sa menace à exécution.

- Je serais plutôt d'avis que tu continues ce que tu as commencé avant mon arrivée, répond le brun, joueur.

Son amant lui sourit et commence lentement, bien trop au goût d'Harry, à défaire son pantalon.

- Tu es magnifique, murmure Harry, sous le charme.

- C'est l'Écosse qui t'as fait devenir si bête ?

- Ne t'avises pas de critiquer mes goûts, Draco Malefoy. Tu es sublime. Mais j'ai comme la certitude que tu seras encore plus beau une fois que tu auras complètement retiré ce stupide pantalon.

- Tu crois ? Lui renvoie le blond, toujours aussi joueur.

- Non, j'en suis certain.

- Et au fait Potter ? Quand est-ce que tu comptes m'embrasser ?

Le brun lui sourit. Il l'avait serrer dans ses bras, bien sur, mais pourquoi n'avait-il pas penser plus tôt à unir ses lèvres à celles de son petit-ami ?

Se conformant au désir de ce dernier, Harry approche lentement son visage du sien, souriant. Il dépose ses lèvres sur celles de son vis-à-vis. Elles les effleurent à peine, mais Dieu que c'est bon. Une véritable libération.

Soudain, impatient, le blond pose une de ses mains sur la nuque d'Harry et rapproche leurs visages. Le baiser se fait plus insistant. Draco mordille les lèvres de son amant, celui-ci laisse échapper un gémissement. Leurs langues se rencontrent et c'est une sorte d'apothéose. Ils se retrouvent enfin. Après presque un mois de séparation, ils sont de nouveau ensemble. Et comme c'est bon.

Ils ne se l'avoueront sans doute jamais mais, à cet instant précis, aucun des deux ne serait prêt à laisser sa place à un autre. Pour rien au monde.

La main de Draco qui n'est pas occupée à se promener dans la tignasse brune, descend le long de son torse. Elle effleure, elle caresse, elle redécouvre.

- J'espère que tu es conscient que je ne te laisserai plus jamais repartir, murmure Harry quand leurs lèvres se détachent, l'espace d'un instant.

- Je n'avais pas dans l'idée de repartir de toute façon, lui répond Draco, poussant son amant pour qu'il s'allonge et qu'il puisse se placer au dessus de lui.

- Si tu pouvais imaginer comme j'ai envie de toi, ronronne Harry avant de mordiller le cou de son amant.

- Oh je crois que j'imagine. Au moins un peu, réplique le blond, ondulant contre lui pour que leurs érections se rencontrent.

Le reste se passe dans le bordel le plus complet. La précipitation. La recherche de la rencontre des corps. L'impatience. Le désir profond.

Bientôt, leurs corps, nus, se rencontrent. Les mains se baladent. Rien de bien ordonné. Elles n'ont pas de but précis. Elles sont partout à la fois. Elles essayent, bêtement, de rattraper le temps perdu. S'en est presque maladroit.

- Bordel, grogne Malefoy, je te veux. Je te veux tellement.

- Je suis à toi, murmure alors Harry, tout contre son oreille.

Et il ne croit pas si bien dire. Au delà des mots, au delà de l'instant qu'ils sont en train de vivre, Harry sait qu'il est entièrement à Draco Malefoy. Il sait qu'il est à lui au moins autant que Draco lui appartient. Ils n'ont rien vu venir. Ils se sont découverts. Ils sont tombé amoureux. Et la distance n'avait fait qu'accentuer ça. C'est en étant séparé qu'ils s'étaient rendu compte à quel point ils avaient besoin d'être ensemble.

Harry passe sa main sur un endroit un peu plus intime et Draco pousse un gémissement, tout sauf discret.

- Est-ce que tu ne crois pas que Théodore va nous entendre ? demande Harry en retenant son rire.

- Je me contrefous de Théodore à l'heure actuelle Potter. Tout ce que je veux savoir c'est s'il y a du lubrifiant dans cette putain de baraque.

Harry sourit et désigne vaguement sa table de nuit de la main. Draco soupir et, impatient, se relève à moitié pour que sa main puisse atteindre le fameux meuble.

En faisant cela, son sexe se retrouve à proximité du visage d'Harry et, sans que le blond s'y attende, son amant le prend totalement en bouche. Draco pousse un cri de surprise et de pur extase.

- Potter... Harry... Si tu fais ça, je crois que je ne tiendrais pas bien longtemps... Hum... Harry... Putain ! Ça y est, crie-t-il presque quand, enfin, sa main se referme sur le tube de lubrifiant tant désiré.

Il en verse, fébrile, dans le creux de sa main et, après l'avoir retirer de la bouche d'Harry, il en enduit son sexe. Il s'arrête un instant et contemple son amant qui le fixe en souriant.

Le brun avait dit, quelques minutes plus tôt qu'il le trouvait magnifique, mais Draco n'est pas de cet avis. C'est Harry qui est magnifique.

Le blond laisse glisser ses yeux sur son visage.

Son magnifique visage, orné d'un sourire dont il est pratiquement sur de ne jamais se lasser.

Sur son corps, halé.

Sur ses pectoraux bien dessiné.

Sur son ventre, musclé, mais pas trop.

Ils les laissent glisser vers l'endroit où son ventre finit.

Il se mort la lèvre inférieure. Cette vision, seule, pourrait le faire jouir. Harry est magnifique. Harry est à lui. Uniquement à lui. Harry s'impatiente. Il enroule ses jambes autour de la taille de Draco. Il lui fait clairement comprendre qu'il le veut. Et Draco sort soudainement de sa contemplation. Il entre en lui et, dès lors, plus rien n'a d'importance.

Plus rien n'existe hormis le corps sous le sien. Et ses mains qui griffent son dos. Et les gémissements tout contre son oreille. Et les yeux qui cherchent les siens. Et les jambes qui le serrent encore un peu plus, limitant ses mouvements. Sa main sur le sexe d'Harry. Puis les dents qui mordillent son cou. Et son corps qui lui fait clairement comprendre qu'il ne tiendra plus très longtemps. Le rythme qui s'accélère une dernière fois. La semence d'Harry au creux de sa main et sur son ventre. Son ultime cri, et sa propre semence enfouit dans son amant.

Fatigué, Draco se laisse tomber sur Harry qui ne dit rien, se contentant de lui caresser le dos et de lui embrasser le cou.

- Je t'écrase ? Demande le blond au bout de quelques minutes.

- Non.

Il ment. Et Draco le sait.

- Tu mens...

- Bon, d'accord, tu m'écrases un tout petit peu, concède Harry. Mais je n'ai aucune envie de séparer mon corps du tien.

Draco lui sourit et échange leurs positions de sorte que le brun se retrouve assis sur lui.

- Tu as maigris Potter, dit le blond en passant sa main sur le ventre de son petit-ami. Je suis presque certain que ce petit creux, juste là, n'y était pas avant.

- Hum, possible, répond l'intéressé en haussant les épaules.

- Et je crois même que cette petite ride n'était pas là avant non plus, ajoute Draco en passant en passant son autre main sur son visage.

- Salop ! S'exclame Harry avant de se précipiter vers la glace pour observer la fameuse ride.

- Et bien, et bien... Pour quelqu'un qui ne voulait pas séparer son corps du mien...

Harry laisse échapper un léger rire et lui fait, joyeusement, un doigt d'honneur, puis ses yeux se posent sur l'ordinateur du blond, poser sur sa commode et d'où s'échappait, à son arrivée, une chanson de Bob Dylan.

- Pourquoi cette chanson ? Demande-t-il.

Draco sourit, à son tour, tout en venant rejoindre Harry. Évidemment, il fallait un pourquoi. Harry voulait toujours comprendre tout ce qui se rapportait à la musique. Il avait presque oublié ça. Ils avaient vraiment été séparés trop longtemps.

- J'aime bien cette chanson, répond Draco. Et puis c'est une des rares chansons que je sais chanter.

Presque aussitôt la voix du blond s'élève. C'est plus un murmure, mais c'est suffisant pour qu'Harry l'entende.

- A worried man with a worried mind, no one in front of me and nothing behind, there's a woman on my lap and she's drinking champagne...*

Harry se met alors à rire doucement.

- Tu chantes divinement mal Draco. C'est atroce.

L'intéressé affiche immédiatement une mine renfrognée.

- Potter, si je t'attrape..., commence-t-il.

Mais Harry, riant désormais aux éclats, se dirige déjà en courant vers la salle de bain.

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- Théo, est-ce que tu es en train de... cuisiner ? Lui demande Draco, en pénétrant dans la cuisine, une bonne heure plus tard.

- Je fais un gâteau, confirme ce dernier.

- Un gâteau s'étonne le blond ?

- Et bien c'était ça ou vous entendre copuler, déclare-t-il en leur lançant un regard accusateur. Alors quand j'ai entendu le premier gémissement de ton petit-ami, j'ai enfilé ma veste et je suis allé faire des courses. J'ai acheté tout ce qu'il fallait et ensuite je suis venu m'enfermer ici pour faire un gâteau.

Suite à ces déclarations Harry ne peut empêcher le rouge de lui monter aux joues tandis que Draco affiche un sourire plus ou moins imbécile.

- Je suis désolé, marmonne Harry.

- Oh ce n'est rien Potter, répond Théo tout en jetant un coup d'œil dans le four. Je suis plutôt content pour toi. Pour toi et pour ta prostate. Ou pour celle de Draco. Peu m'importe.

- La sienne, confirme le blond.

- Draco !

- Désolé...

- Je vais faire comme si je n'avais rien entendu, murmure Théodore. Et Harry, je t'autorise la torture pour te venger de la honte qu'il vient de t'infliger... Au fait, Draco ? Quand est-ce que les autres arrivent ?

- Les autres ? S'étonne Harry.

- Tu ne pensais tout de même pas qu'Hermione allait me laisser venir sans protester. Leur avion se pose à 14h et quelques...

- Bon, je vais me préparer. Surveille le gâteau. S'il brûle Draco, je ferais en sorte que tu ne puisse plus jamais faire gémir Potter. Compris ?

- Hé ! S'exclame Draco et Harry en chœur.

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- De quoi tu voulais me parler ? Demande Draco tout en observant, du coin de l'œil, Hermione qui serre Harry dans ses bras. Mais elle va l'étouffer ! S'offusque-t-il.

- Je voulais te demander un conseil...

- Oh... Bon, ça semble sérieux. Dis moi.

- Partons d'un point de vue tout à fait hypothétique, d'accord ? Imaginons que... Hum... Imaginons que, par le plus grand des hasards, j'ai découvert quelques chose de très compromettant sur l'ex-femme de Potter. Est-ce que tu crois que je serais un avocat véreux si je la menaçais de tout dévoiler au procès si elle n'avoue pas qu'elle a menti pour cette histoire de drogue ?

Draco regarde son ami d'un air perplexe. Il hésite. Il n'avait cesser de se répéter qu'il était prêt à tout pour empêcher qu'on n'arrache son fils à Harry. Même à ça ?

- Et bien... Je suppose que... Puisqu'elle a menti à propos de Potter et qu'elle risque de prendre son fils à un innocent, tu ne ferais rien de pire que ce qu'elle a déjà fait..., lui répond-il après de longue minutes.

- Ouais... C'est aussi ce que je me disais, mais je voulais confirmation.

- Tu n'en as pas parlé à Potter, n'est-ce pas ?

- Je ne pense pas qu'il soit prêt pour ça.

- Tu as bien fait, déclare Draco.

Et, comme si de rien n'était, les deux hommes retournent rejoindre les autres. Blaise chahute un peu avec ses deux meilleurs amis, Hermione pose des milliers de questions à Harry. Ce dernier tient la main de Draco serrée dans la sienne.

Le temps s'arrête quelques instants, et ils oublient presque la menace qui pèse sur la tête d'Harry.

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- Où est passé Théodore bordel ? S'exclame Harry en se levant de la chaise sur laquelle il est assis. L'audience préliminaire commence dans 10 minutes et il n'est pas là. L'avocat est censé être là, non ?

- Il est certainement parti pisser, déclare calmement Draco.

- Et il lui faut 25 minutes à Théodore Nott pour aller pisser ? S'énerve le brun.

Personne ne réagit vraiment. Tout le monde sait qu'Harry est sur les nerfs et qu'il ne vaut mieux pas le contrarier. Hermione reste plongé dans son magasine, Blaise contemple toujours le plafond. Seul, Draco tend sa main vers celle de son petit-ami pour essayer de le calmer.

- Merde ! Il me faut une clope, grogne Harry en repoussant gentiment la main du blond.

Il se retourne, prêt à sortir, quand il s'arrête brusquement sur sa lancée.

Là, juste devant lui, se tiennent Ginny et Ronald Weasley, ainsi qu'un autre homme qui est, sans doute, l'avocat de la jeune femme.

Draco se lève aussitôt, sans trop savoir pourquoi. Comme si le fait qu'il ne soit pas simplement assit pouvait le rendre plus utile. Comme si, de cette façon, il était capable de protéger Harry de cette garce de Ginny Weasley.

Hermione, même si elle ne lève pas la tête, a arrêté de lire. Ses yeux ne parcourent plus le magasine. Elle ne bouge plus du tout et semble même avoir stopper sa respiration.

Contrairement à ce que pensait Harry, son ex-femme ne lui adresse ni regard fier, ni pique moqueuse. Elle a l'air préoccupée. Ron baisse la tête. Harry le connaît. Il a honte. Il a honte et désapprouve certainement ce que fait sa sœur, lui qui a toujours rêvée d'une famille unie, mais il ne peut rien lui refuser. Il a fait son choix il y a bien longtemps déjà.

Le brun se rassoit entre Draco et Hermione et attrape leurs mains qu'il se met à serrer très fort.

- Harry, ça ira, déclare Hermione d'une voix qu'elle veux assurée.

- J'ai peur.

- Tu n'es pas vraiment mon ami mais, si tu veux, je peux aller casser la gueule à Weasley frère. Je crois que j'en rêve depuis le collège. Au moins, dit Blaise, le plus naturellement du monde.

Hermione sourit et Ron, qui doit sûrement avoir entendu, se retourne pour lui jeter un regard mauvais.

- Blaise..., commence Harry.

- Je suis désolé, le coupe l'intéressé. Je n'aurais jamais du dire ça.

- Merci. Je me vois obliger de refuser ton offre, mais merci.

Blaise lui sourit et il jurerait presque avoir vu un sourire lui répondre sur les lèvres de Potter. Ça virait au grand n'importe quoi.

- Excuses moi Harry, déclare une voix qui fait sursauter le brun. J'avais besoin d'être un moment seul. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas fait ça. Depuis que j'ai eu mon diplôme en fait. Et je... Je n'étais pas sur. Et il fallait que...

- Tu es là, c'est tout ce qui compte, lui répond son client.

Théodore échange un regard entendu avec Draco qui passe inaperçu pour tout le monde. Ou presque puisque Hermione a finalement levé la tête de son magasine.

- Je crois qu'il faut y aller, lance Théodore.

- Très bien.

- Tu es prêt ?

- Non. Je ne serais jamais prêt. Alors allons-y.

- C'est parti.

Harry se lève, se refuse à regarder Hermione, Draco ou même Blaise, de peur de se mettre à paniquer encore plus, si l'on considère que c'est possible.

Il entre dans une pièce à la suite de son avocat et la terrible attente commence alors pour les trois personnes qui sont restées dehors.

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- Il y a cependant une chose que je ne comprends pas. Je veux dire, le divorce a été déclaré il y a plusieurs années déjà. Pourquoi revenir sur la décision qui a été prise il y a cinq ans ?

- Ma cliente estime que l'environnement familial qu'offre Mr Potter à leur fils n'est pas stable. Pire, ce n'est un secret pour personne que l'ex-mari de ma cliente a connu de graves problèmes avec la drogue, déclare l'avocat de Ginny.

- Est-ce que l'environnement familial, comme vous dites, a un quelconque rapport avec le fait que Mr Potter soit homosexuel ? Contre-attaque Théodore.

- Comment osez vous ? S'exclame Ginny, faussement outrée.

- Alors quoi ? La drogue ? S'il vous plaît, n'exagérons rien. Des années que mon client n'a plus de problème avec ça. C'est ridicule. Il a été en cure de désintoxication. Et cela a donné de réels résultats !

- Ça, c'est ce que vous dîtes Maître Nott. Personne ici n'en a la certitude.

- Vous touchez au but. Personne, pas même votre cliente, n'a la moindre certitude. Par conséquent, la décision qui empêche Mr Potter de jouir de son droit de garde est infondée !

- Vous n'en savez rien ! Est-ce vous, maître Nott, qui viviez avec un homme drogué jusqu'à la moelle ! Est-ce vous maître Nott qui deviez mener de front votre vie de femme et de mère sans la moindre aide car, l'homme qui était censé vous soutenir, en était constamment incapable ?

- Ginny ! S'exclame soudainement Harry qui était resté silencieux jusque là. Je... Je me suis excusé un nombre incalculable de fois. Je... Oui, j'ai eu un problème avec la drogue. Mais je me suis battu. J'ai lutté pour m'en sortir. Tu le sais mieux que quiconque alors pourquoi est-ce que tu fais ça ? Tu ne penses donc pas à ce que James peut ressentir, tiraillé entre ses deux parents ? Cela doit être insupportable pour lui. C'est tout simplement... Inhumain, ce que tu fais.

- Je ne suis pas celle qui ai causé cette situation ! Tout a toujours été de ta faute. C'est toi qui est partie. C'est toi qui...

- Comme vous pouvez le voir, ma cliente est toujours très affectée par ce qu'il s'est passé il y a cinq ans. De plus, nous sommes en possession de preuves quant aux addictions qu'auraient, encore aujourd'hui, Mr Potter.

- Et puis-je savoir par quelle manière, illégale, avez-vous trouver ces preuves ? Rétorque Théodore.

- Stop, stop, stop, stop ! Murmure le juge, mettant fin au règlement de compte futile qui se déroule sous ses yeux. Ce qui compte aujourd'hui, c'est de savoir si Mr Potter, ici présent, est capable de s'occuper de son fils. Si toutes traces d'addiction à la drogue a disparu. Et si, bien sur, Mademoiselle Weasley, vos intentions ne sont pas motivées par de mauvaises raisons, comme l'homosexualité de votre ex-mari, par exemple.

Ginny, son avocat et Harry baissent la tête, penauds. Seul Théodore, fier, continu de fixer le juge sans sourciller.

- Je vois bien que cette discussion ne mènera à rien. J'avais espoir que cette histoire puisse être réglée rapidement. Je désapprouve totalement la situation dans laquelle doit se trouver votre fils... Je vous ferais parvenir le date de l'audience prochainement. Vous pouvez disposer.

Ils se lèvent, tous les quatre, quasiment en même temps et se dirige vers la sortie.

- Je suppose que tu es contente ! Explose Harry, une fois sorti de la salle.

- Tu n'as pas idée, lui renvoie Ginny, arborant désormais un sourire hautain.

- Tu es profondément mauvaise Ginny. Faire du mal te fait jouir n'est-ce pas ? Tu es rongée par la jalousie. Jusqu'à la moelle. Tu finiras toute seule tu sais ? Un jour plus personne ne voudra te pardonner ce que tu as fait, et ce jour là je serais là pour profiter de té déchéance, je te le promet...

- Maître, faîtes attention à votre client, s'il vous plaît ! S'exclame l'avocat de la rousse alors que la bouche de cette dernière s'ouvre et se ferme, sans qu'elle parvienne à produire le moindre son.

- Je vous retourne le conseil, Maître, répond Théodore, souriant. Sur ce, à très vite, je suppose. Viens Harry, ajoute-t-il à l'attention de son client, qu'il attrape par le coude et tire vers leurs amis.

- Est-ce que je peux savoir ce qui te fais sourire comme ça ? Demande Harry. À moins que j'ai raté quelque chose, on ne peut pas vraiment dire que ça se soit bien passé...

- Crois moi Potter, on a éviter le pire. Le juge à des doutes sur l'honnêteté de Ginny et c'est bon pour nous. Très bon. Ça plus la pression que je lui ai mis... Ton ex-femme ne tiendra pas longtemps...

- La pression ? Quelle pression ?

- Écoute Harry, il faut que je te parle de quelque chose. J'ai, au cours de mes recherches, trouvé quelque chose d'assez compromettant sur la si parfaite Ginerva Weasley...

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A Suivre...

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* Demain sera parfait, Jean-Louis Aubert.

* Things have Changed, Bob Dylan. Et l'orgasme que me procure sa voix. À chaque fois.