Je ne possède toujours pas ni skip beat, ni ses personnages... bien que j'aurai vraiment rêver possèder Ren (Oh Ren! *soupir de désir rien qu'à cette idée*)

Chap 21 :

Kyoko incertaine s'était rendu jusqu'au grand immeuble de standing et avait après maintes hésitations sonné à l'interphone sans que personne ne lui réponde. Pourtant Yashiro lui avait bien dit que Ren était rentré chez lui. Elle patienta un instant et pensa soudain qu'il avait eu peut-être des complications à la suite des coups de Sho. Elle l'imagina étendu au sol... inanimé... Elle ne réfléchi pas plus longtemps et sorti de son sac la carte magnétique qu'il lui avait confié lorsqu'elle s'occupait de lui. Elle passa le premier sas et traversa le hall en courant. Dans l'ascenseur, elle essaya de l'appeler, mais son téléphone était éteins. Elle regardait impatiente défiler les étages. Pourquoi avait-il pris un appartement aussi haut? Elle courut jusqu'à chez lui et ne prit même pas la peine de frapper avant d'entrer. Sa voix l'arrêta net. Il était en vie!

- "Je suis toujours en vie Yashiro... tu peux repartir!" tonna la voix en provenance du salon.

Avait-elle le droit d'envahir comme ça son intimité? Avait-elle raison de prendre le risque d'aimer? Elle fit demi-tour mais la main posée sur la poignée, elle repensa aux paroles du Président. Préférait-elle fuir et le perdre ou le trouver et se donner une chance? Le perdre... elle ne pouvait pas concevoir de le perdre... Elle relâcha la poignée et se dirigea à pas timide vers le salon. Il était assis au sol, le dos appuyé contre le canapé. De la porte où elle se retenait, elle ne pouvait deviner que partiellement son profil de dos. Elle inspira profondément et dépassa sa peur pour faire le premier pas dans sa direction. Sa voix l'arrêta encore. Une voix éraillée de souffrance contenue.
- "Laisse-moi seul s'il te plaît" dit-il sans même se retourner pour voir son interlocuteur.

Elle tremblait de tous ses membres. Ses genoux manquaient de flancher d'une seconde à l'autre et son coeur d'arrêter de battre. Il était là à quelques mètres d'elle. Celui qu'elle aimait. Celui qui avait pu si facilement briser le sceau de la boite à cauchemar. Tsuruga Ren. Rassemblant son courage, elle fit les derniers pas qui la séparait de lui.

Ses yeux se posèrent sur les petits pieds qui se tenaient à côté de lui et ils remontèrent le long de ses jambes et arrivèrent jusqu'à son visage. Kyoko! Il comprenait mieux pourquoi il ne fallait pas mélanger l'alcool avec sa médication. Il n'avait prit que deux verres et pourtant il n'avait jamais été aussi ivre de sa vie. Pensant être dans un délire hallucinatoire, il ne réagit pas et bu une autre gorgée de son troisième verre. Kyoko s'agenouilla devant lui et lui retira le verre des mains.

- "Tu ne dois pas boire Tsuruga-san..."

Il reporta son attention vers la Kyoko de ses rêves un sourire douloureux aux lèvres, elle se figea devant cette expression de souffrance, devant ce regard trahissant cette blessure inavouable. Elle s'en voulu de lui avoir fait mal à ce point.

- "Excuse-moi Tsuruga-san"

- "De quoi? de ne pas m'aimer?"

Elle allait certainement s'excuser encore, alors il posa son index sur sa bouche pour la faire taire.
- "ce n'est pas ta faute... c'est moi... je suis maudit... je ne mérite pas d'être aimé"

Cette bouche... il la caressa du bout du doigt. Avait-il le droit d'embrasser une hallucination? Elle ne bougeait plus, pétrifiée. Son coeur tambourinait dans sa poitrine pendant qu'il se penchait vers elle. Ses lèvres... démoniaques... Ses lèvres douces et généreuses se posèrent sur les siennes. Il s'écarta perdu entre rêve et réalité. Comment cette bouche pouvait avoir l'air si réelle? Son imagination ne pouvait pas créer une illusion si parfaite... Il douta... Etait-elle réelle ? Il voulu en être sûr. Hésitant et rougissant comme une jeune fille, il l'embrassa timidement à nouveau pour vérifier qu'il ne rêvait pas. Il imprima doucement ses lèvres sur cette bouche aimée, en goûta la saveur et se recula pensif... Il avait beau avoir l'esprit embrumé par l'alcool, il ne pouvait se tromper... il s'agissait bien de Kyoko. Réalisant soudain ce qu'il venait de faire par deux fois, il leva les yeux sur la jeune femme en craignant son jugement. Etait-elle en état de choc pour ce crime qu'il avait commis ? Allait-elle le haïr encore plus ? Il ne comprit pas tout à fait cette réaction. Elle était en face de lui, immobile et timide, mais elle ne semblait ni effrayé, ni en colère. Diable d'ivresse qui troublait sa cognition... il n'avait pas les idées assez claires pour savoir ce qui se passait. Le mieux était certainement de s'excuser peut-être lui pardonnerait-elle en partie ses fautes.

« Excuse-moi, je n'aurai pas dû... »

Elle posa à son tour son doigt sur sa bouche pour le faire taire comme il l'avait fait quelques secondes plus tôt. Son cœur était au bord de la crise cardiaque, mais elle ne voulait plus reculer. Elle n'en revenait pas du culot qu'elle se permettait et c'est les joues colorées du plus pur des carmins qu'elle se pencha à son tour vers lui remplaçant son index par ses lèvres. Il était l'unique exception. De tous les hommes de la terre... il était celui en qui elle voulait croire. Celui pour qui elle acceptait de prendre le risque d'aimer... pour ne pas le perdre...

Légères comme une plume qui tombe, douces comme les pétales d'une rose, ses lèvres se posèrent délicatement. Un baiser d'innocence. Un avant goût du paradis. Comme un baume sur son cœur douloureux, comme un souffle de vie à son âme déchirée, comme une lumière dans sa nuit... ce baiser était une promesse d'amour. De ses larmes si durement retenues, l'une d'entre elles s'enfuit roulant le long de sa joue. La petite perle salée et brillante comme du cristal emporta dans son sillage sa tristesse. Son cœur se gonfla d'un espoir nouveau. Il remonta sa main vers la joue de Kyoko. Sans oser la toucher de peur que l'illusion ne disparaisse, il en dessina le contour. Il frôla quelques mèches et glissa ses doigts dans ses cheveux. Un picotement remonta de l'extrémité de ses doigts et se répandit dans tout son corps. Il entrouvrit la bouche et chercha à attraper la pulpe de sa lèvre inférieure.

De l'innocence au désir, il n'y avait qu'un pas et il le franchit. Souffles mêlés, lèvres imbriquées, langues joueuse et voraces, sans même s'en rendre compte le baiser ne tarda pas à devenir torride. Une étincelle basculant en incendie, ils étaient maintenant étroitement enlacés à même le parquet de son salon. Leurs bouches se dévorant d'un appétit inassouvissable s'écartaient à peine de temps à autre pour reprendre leur souffle. Sa main tirait sur les tissus des vêtements pour défricher de nouvelles parcelles de peau vierge de ses baisers. Sa bouche courait le long du cou gracile de Kyoko, embrassait plus longuement la carotide vibrante sous les pulsations désordonnées de sang, glissait sur la délicate clavicule avant de remonter encore plus fervente vers ses lèvres rougies de baisers. Leurs corps pressés l'un contre l'autre trouvaient instinctivement une rythmique sensuelle, ondulant langoureusement en une danse étrange pendant que leurs sens s'embrasaient.

Kyoko succombait sous les baisers amoureux de Ren. Sa tête lui tournait, son cœur chaviré cognait frénétiquement dans sa poitrine et son corps la trahissait. Une chaleur sournoise envahissait chacune de ses cellules et lui faisait perdre tout contrôle. Impuissante, elle était complètement à sa merci. Sans aucune volonté, elle ne pouvait résister à la conquête de cette main qui la déshabillait progressivement, à ces lèvres qui l'assujettissait, à ce corps qui aliénait sa raison. Pire que tout, elle se retrouvait à lui répondre, à chercher ses baisers, à froisser le tissu de sa chemise entre ses doigts, à découvrir son corps de ses mains, à se mouler contre lui. Que lui prenait-il d'avoir un comportement si indécent? Cependant, elle n'arrivait pas à émettre la moindre opposition, ni même à arrêter elle-même de l'embrasser. Ses lèvres devaient avoir un pouvoir magique qui annihilait tout entendement et son corps... son corps était magnétique. Il exerçait une attraction quasi mystique. Pourtant, il ne fallait pas. Il ne fallait pas... Il ne... Dieu qu'il embrassait bien !

Ren fougueusement ne cessait de l'embrasser. Ses désirs despotiques détruisaient toutes mesures et toutes réserves. Tout son corps était embrasé, son sang était tel de la lave en fusion dans ses veines. Seulement, ses mouvements étaient brimés par son attelle qui lui maintenait un bras tandis que l'autre supportait le poids de son corps qui surplombait Kyoko. Alors il l'entoura de son bras et roula pour la faire basculer et qu'elle se retrouve sur lui. Un grognement de plaisir. Contre sa verge tendue s'écrasaient ses cuisses fermes. Il descendit sa main de son dos à ses fesses, en apprécia le galbe parfait avant d'attraper une de ses cuisses pour la remonter doucement. Elle ressentit d'étrange sensations en provenance de son bas ventre, des picotements, une chaleur, des pulsions inconnues quand ce membre dur se pressa contre sa féminité. Elle avait peur de comprendre... était-ce... ? Qu'étaient-ils en train de faire ? Elle chercha à se relever, mais il se souleva pour ne pas rompre le contact et elle se retrouva à califourchon sur lui, écrasant cette protubérance arrogante, pendant qu'il continuait à l'embrasser avec passion. Il y avait de quoi devenir folle sous des assauts si sensuels. Sa bouche envoûtantes glissaient sur sa peau et son souffle torturé trahissait son excitation. Il ne faisait décidément rien pour l'aider à lui résister. Il était tout simplement atrocement érotique. Une sainte aurait abandonné toute vertu devant cet homme. Elle avait l'impression qu'un feu dévastateur consumait tout son être... pourtant... elle ne devait pas... elle ne...

Elle eut les plus grandes difficultés à s'arracher à son étreinte. Non pas qu'il usa de violence pour la retenir, mais ses lèvres et ses caresses étaient les plus solides des chaînes possibles. La respiration haletante, les lèvres gonflées sous les baisers, le regard luisant de désir, il ne bougea pas quand elle s'écarta. Pourtant, dans son immobilisme, il avait des airs de prédateur, terriblement animal et excitant. Assise sur le sol à quelques mètres de lui, le souffle court, elle le fixait encore sous le choc de ce déferlement de sensation qui avait pris possession de son corps. Elle luttait contre elle-même pour ne pas lui sauter dessus et recommencer à l'embrasser. Comment pouvait-on être si tentant ? Elle le savait... Elle l'avait toujours su... Il était dangereux ! L'empereur de la nuit pouvait vous pousser à la démence en un clin d'oeil.

MERCI POUR VOS REVIEWS!

Je sais que j'aurai dû attendre la semaine prochaine pour vous la poster... mais je ne résiste pas à l'envie de partager cette suite avec vous.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez... J'avoue que vos commentaires me motivent.