Salut à tous ! Un petit retard qui n'en est pas véritablement un. En effet je n'ai pas eu de temps en cette semaine de partiel blanc de vous poster le chapitre comme prévu le premier. Mais me voici en ce weekend suivant le premier avril ! Ne vous inquiétez pas, je ne vous ai pas oublié )
Une nouvelle fois merci à tous les reviewers, vous êtes géniaux. Je vais de ce pas répondre aux reviews du dernier chapitre auxquelles je n'ai pas encore répondu ;)
Juin 1994: Accident dans la cabane hurlante, et voyage dans le temps en 1974 pour Rogue, Harry, Ron et Hermione. Ron sombre dans le coma.
Eté 1974: Vacances dans la chambre des secrets et apprentissage pour Harry et Hermione auprès de Rogue.
Dimanche 1er Septembre 1974: Répartition d'Harry (alias Nicholas Prett) à Serpentard et d'Hermione (alias Emily Standorf) à Serdaigle. Rogue (alias professeur Thomas) est nommé professeur de DCFM.
Samedi 14 Septembre 1974: Sélection d'Harry dans l'équipe de quidditch de Serpentard, et annonce la participation de Poudlard à la coupe internationale de Quidditch des Ecoles de Sorcellerie.
Dimanche 22 Septembre 1974: Sélection d'Harry dans l'équipe de quidditch de Poudlard en tant qu'attrapeur et de James en tant que poursuiveur.
Vendredi 27 Septembre 1974: Ron se réveille pour la première fois.
Samedi 5 Octobre 1974: L'état de Ron se stabilise et il est de plus en plus souvent conscient. Les maraudeurs entament l'opération carte de Poudlard.
Dimanche 6 Octobre 1974: Premier entrainement/duel avec Severus Rogue junior pour Harry.
Samedi 12 Octobre 1974: Première sortie à Pré au Lard et rencontre avec Lucius Malefoy.
Jeudi 31 Octobre 1974 : Journée chômée pour cause d'Halloween et soirée de Slughorn et premier jour de vacances en raison du pont le 1er Novembre.
Mardi 5 Novembre 1974: Répartition de Ron (alias Charlie Paisley) à Gryffondor.
Mercredi 6 Novembre 1974: Rencontre Poudlard/Stellone au Colisée à Rome.
Jeudi 7 Novembre 1974: Vote historique de l'abolition du droit d'hérédité des familles toujours pures à un siège au Magenmagot.
Vendredi 8 Novembre 1974: Rencontre Poudlard/Beauxbâtons sous la Tour Eiffel.
Samedi 9 Novembre 1974 : Première vision d'Harry.
Dimanche 10 Novembre 1974: Rencontre Poudlard/Daortiz à Buckingham Palace.
Vendredi 16 Novembre 1974 : Rencontre entre Lucius Malefoy et Voldemort.
Période couverte par le chapitre : Vendredi 16 Novembre au Dimanche 18 Novembre.
Bonne lecture !
L'entraînement de quidditch de l'équipe de Poudlard avait lieu le vendredi soir, après l'entrainement des quatrièmes années de Serpentard, ce qui permettait à Harry de bien s'échauffer lors de ce dernier avec ses amis avant de rejoindre ses coéquipiers de l'équipe.
Après cette terrible semaine, Harry avait savouré ce moment de liberté. Il avait pu relâcher la pression qui était très rapidement remonté depuis son retour de vacances.
Harry après une longue douche bien chaude retourna à la dure réalité. Il s'enroula sa serviette aux couleurs de sa maison autour de la taille et entreprit d'aller affronter le froid qui régnait dans les vestiaires. Grelottant, il se sécha rapidement devant le regard moqueur de Rémy assis en face de lui les mains jointes entre ses jambes, légèrement penché en avant.
-T'es pire qu'une fille.
-Dis celui qui ne peut s'empêcher de se regarder dans un miroir quand il en croise un ? répliqua Harry.
Rémy éclata de rire tout en posant sa tête contre le mur.
-Ca m'apprendra à t'attendre…
Harry sourit tout en s'attaquant à ses cheveux.
- Bel épi, fit remarquer Rémy loin d'être vaincu par cette petite joute verbale.
- Ils sont incoiffables depuis toujours, j'ai tout essayé…
-Tu rigoles ou quoi ? Ils sont lisses comme pas permis… ?
Harry se rendit alors compte qu'il avait réagi comme Harry Potter et non comme Nicholas Prett. Nicholas n'avait aucun problème avec ses cheveux… Il lui fallait faire attention.
-On n'est jamais content de ses cheveux de toute façon, tenta-t-il pour justifier sa réponse.
Rémy fit la moue tout en se moquant de lui.
- On est de vraies filles, on commence à parler coiffure…
Harry éclata de rire content de la diversion.
Il finit de se sécher et de s'habiller et rejoignit le château en compagnie de Rémy.
Il appréciait réellement la compagnie de ce dernier. Il n'y avait guère qu'avec Ron et Hermione qu'il avait été aussi proche et à l'aise. Même avec ses anciens compagnons de dortoir, Neville, Seamus et Dean, il n'avait pas le même lien. Certainement du fait de sa célébrité, ou du fait que de peur de ne pas avoir d'amis il s'était accroché à Ron et avait un peu négligé ses rapports avec les autres.
Il s'entendait également très bien avec Elsa et Simon, tout en n'ayant pas le même rapport qu'avec Rémy. Certains liens se formaient dans une équipe qui n'existait pas ailleurs. Ce goût de l'effort commun, le fait de pouvoir compter les uns sur les autres.
-T'as réfléchis à qui tu voudrais inviter pour le bal de Noël ?
La question le prit tellement au dépourvu, qu'Harry resta planté sur place, obligeant Rémy à s'arrêter à son tour pour ne pas le distancer.
-Quel bal de Noël ? S'étrangla Harry. Et inviter… Quoi ?
-Ben voyons Nick… Tu t'imagines bien que tu vas être invité à la soirée de Slughorn pour Noël ? Et tous les ans, il organise un bal pour l'occasion dans ses cachots. D'ailleurs si tu as été impressionné par les sortilèges d'expansion qui avaient été utilisés la dernière fois pour accueillir tout le monde, dis-toi que tu n'as encore rien vu…
-Attends quand tu dis bal… Il faut danser ?
-Evidemment !
-Question réglée, je ne sais pas danser.
-Parce que tu crois que tu vas t'en sortir comme ça ? Tu es quasi sûr de recevoir une invitation de Slughorn, et même s'il ne le fait pas, tu as toutes les chances d'être invités par une des filles qui sera invitées. C'est un peu la honte de venir seul.
-Mais…
-Allez courage, t'as encore du temps, les invitations ne devraient arriver que d'ici une ou deux semaines. Je te le dis parce que je sais que tous les ans, on a tous le même problème.
-Ah oui et lequel ? Fit Harry paniqué.
-Invité la fille avec qui on veut y aller.
Harry blêmit sur le coup, jamais il ne réussirait à faire cela.
-Et puis il faut trouver une belle robe…
Harry souffla, il lui fallait absolument trouver une excuse pour ne pas avoir à venir.
-T'inquiètes, j'en suis pas mort, fit Rémy avec un clin d'œil.
-Tu as déjà été invité ?
-Oui l'année dernière, Slughorn n'invite les élèves qu'à partir de la troisième année, hormis lorsqu'il les trouve déjà extraordinaire et promis à un bel avenir.
-Tu y étais allé avec qui ?
Rémy resta silencieux, et ils passèrent dans le passage menant à la salle commune. Harry n'insista pas.
Il hésita à rejoindre sa chambre pour aller récupérer des cours afin de travailler. Cependant lorsqu'il vit que Rémy rejoignait les autres quatrièmes années affalés dans des fauteuils dans un coin de la salle commune, il abandonna son idée et s'installa à son tour dans un des sièges restés vides.
Petit à petit, les sujets de conversation se tarirent et la fatigue prit le dessus. Harry réprima de nombreux bâillements pour ne pas montrer sa fatigue aux autres.
Ses camarades rejoignirent par petits groupes les dortoirs, et bientôt il ne resta plus que Simon avec lui. Ce dernier les yeux dans le vague fixait sans véritablement la voir la cheminée. Harry avait pour projet de rallier la réserve de la bibliothèque dans la nuit, et avait dissimulé sa cape d'invisibilité dans son sac de cours qui était à ses pieds. Il avait récupéré la cape en début de semaine par l'intermédiaire de Ron qui en avait visiblement eu besoin pour quitter Poudlard avant de faire sa rentrée officielle.
La salle commune était quasiment vide à l'exception de quelques élèves trop occupés dans les recoins les plus sombres de la salle pour faire attention à lui. Le dernier qui pouvait l'inquiéter était Simon qui n'avait pas l'air d'avoir envie de bouger de sitôt.
Harry hésitait à se retirer afin de se mettre sous la cape d'invisibilité et de partir, mais il y avait toujours le risque que Rémy se retourne sur le passage s'ouvrant sans raison.
Enfin alors que minuit était passé depuis de longues minutes, Simon sembla reprendre pied dans la réalité. Il parut surpris de découvrir qu'Harry était toujours à ses côtés.
Il lui sourit et lui souhaita bonne nuit.
Harry voulant passer inaperçu se joignit à lui jusqu'au dortoir pour simuler son départ au lit. Puis alors que Simon rejoignait sa chambre, Harry disparut dans la sienne pour enfiler la cape. Il ressortit immédiatement et se hâta de sortir de la salle commune. Il était fatigué, mais le vendredi soir était la nuit la plus propice pour une sortie dans la réserve. Il n'avait pas cours le lendemain et il préférait dormir dans la nuit du samedi au dimanche.
Une fois dans les couloirs, Harry regretta de ne pas avoir pris une veste en plus. Le temps s'était considérablement rafraîchi en quelque jour et les torches éclairant les couloirs du château ne permettaient pas de réchauffer un peu ces derniers.
La température grimpa légèrement lorsqu'il déboucha enfin dans le hall. Tout en surveillant la carte, Harry prit la direction de la bibliothèque. Il avait réussi à récupérer la carte de Poudlard dans l'après-midi, expliquant à Rogue qu'il aurait du mal à aller à la réserve sans se faire attraper s'il ne l'avait pas. Rogue avait semblé réfléchir un instant, puis avait soufflé avant de la lui tendre.
Harry en avait été aussi heureux que surpris, il s'était attendu à devoir batailler ferme pour la récupérer. Visiblement le professeur Rogue ne devait pas en avoir besoin.
Poudlard la nuit était encore plus impressionnant que durant la journée.
Le rythme des cours et le fait de croiser de nombreux autres élèves enlevaient de la magnificence des lieux. Parcourir Poudlard de nuit, dans un silence quasi absolu rendait le château beaucoup plus imposant.
Lorsqu'il atteignit enfin la réserve, Harry vérifia une nouvelle fois la carte. Rusard venait 'atteindre le septième étage dans sa classique ronde du vendredi soir, persuadé que les affreux mômes que contenaient l'école allaient tous transgresser le couvre-feu pour le plaisir de se balader dans les couloirs. Et bien qu'Harry se trouve exactement dans cette situation, il ne pouvait s'empêchait de penser que s'il avait eu le choix, il serait actuellement dans les bras de Morphée au lieu d'être dans le froid de Poudlard en cette nuit de fin Novembre.
Harry se dirigea vers la section blessure magique et médicomagie pour commencer ses recherches.
Il emprunta deux ouvrages des rayons qui lui paraissaient être pertinent. Sa méthode de travail qui avait déjà évolué au cours de l'été, s'était peaufinée au cours des mois passé à Serpentard. En effet Harry avait appris de Simon à travailler efficacement à la bibliothèque. Chose qu'Hermione aurait très bien pu faire si elle n'allait pas aussi vite.
Désormais il commençait ses recherches pas les bouquins les plus généraux qu'il pouvait trouver sur le sujet, en effet ces derniers traitant de nombreux sujets, ils balayaient rapidement la notion voulue, expliquant l'essentiel sans s'attarder sur les détails. Une fois cette première base acquise Harry travaillait alors avec des manuels beaucoup plus précis sur les questions l'intéressants. Il n'avait plus alors cette horrible sensation de ne rien comprendre comme lorsqu'Hermione lui indiquait un livre contenant le sujet et qui était terriblement technique.
Pendant de longue minutes, Harry parcouru les lignes des deux ouvrages assimilant le plus rapidement possible ce qui lui était offert. Quelque notion restait floue du fait de son âge, certaines des choses qu'ils lisaient renvoyant à des connaissances de sixième ou septième année. Dans tous les cas, Harry en comprit l'essentiel et il put ainsi diriger ses recherches vers d'autres livres plus techniques.
Harry aperçu alors un livre extrêmement fin qui faisait tâche au milieu de tous les grimoires imposants ornant les rayons de la réserve.
Il allait s'en saisir lorsqu'il vit le livre frémir. Se rappelant de sa première expérience dans la réserve lors de sa première année, il prit ses précautions et lança un silencio sur le livre. Le sortilège, qu'il venait d'apprendre dans le cours d'enchantement, était assez utile et il n'était pas rare désormais de le voir utilisé pour interrompre un camarade un peu bavard chez les quatrièmes années.
Il lança également le maléfice d'entrave afin de gêner sa possible volonté de s'enfuir. Harry estimait que l'on n'était jamais assez prudent avec ces ouvrages.
Une fois que ce fut fait, il attrapa fermement le livre.
Ce dernier tenta désespérément de se jeter au sol. Grâce au maléfice d'entrave Harry réussi à la retenir et il le déposa sur la table. Il s'ouvrit alors en son centre et une bouche hideuse se dessina grande ouverte.
Toutefois constatant qu'aucun son ne sortait, l'expression se modifia, la bouche formant alors un O d'étonnement avant de disparaître et de revenir à la première page où s'inscrivit la table des matières.
Harry manqua d'exploser de rire devant l'expression défaite du manuel mais se retient de justesse. La carte du maraudeur posait à ses côtés suivait toujours Rusard qui se trouvait désormais au cinquième étage. Harry gardait toujours un œil sur Rusard et changeait la carte en fonction de l'avancée de ce dernier.
Miss Teigne étant à ses côtés, il n'avait guère à s'en faire pour l'affreux matou du concierge. Peeves ne venait jamais à la bibliothèque et Rogue ne le dérangerait pas, quand bien même il en aurait eu le temps.
Harry chercha la page qui l'intéressait et se remit à lire.
Une grosse demi-heure plus tard, il remit le livre à sa place. Il n'avait pas encore de réponse à ses questions mais il avait des pistes pour des recherches ultérieures.
Il remit sa cape, rangea la carte du maraudeur, Rusard ayant à son tour rendu les armes. Seul Miss Teigne patrouillait dans les couloirs mais il lui faudrait alors prévenir son maître ce qui donnerait tout le temps à Harry de rejoindre la salle commune des Serpentards.
Harry passa devant le rayonnage dédié à la métamorphose dans la réserve, et pensant à ses recherches sur les animagis, se dit que tant qu'à être dans la réserve autant éviter d'y revenir. Il dormirait plus tard que d'habitude le lendemain.
Il s'approcha des livres traitant le sujet et il lui sembla trouver son bonheur lorsqu'il vit un ouvrage intitulée, « guide avancé de la transformation animagi ».
Il tendit le bras pour s'en emparer quand sa main en heurta une seconde sortit de nulle part.
Harry ne put retenir un cri de surprise, et il rétracta sa main à l'abri sous la cape pour saisir sa baguette dans un réflexe.
Son adversaire sembla faire de même, sa main disparaissant aussi soudainement qu'elle était apparue.
Le silence se fit encore plus prenant, Harry chercha à calmer sa respiration qui s'était accélérée et il essaya de se concentrer sur les bruits l'entourant. Le sang qui battait à ses tempes et dans ses oreilles l'en empêchèrent dans un premier temps puis il put se reprendre et il perçu une autre respiration que la sienne en face de lui.
De longues minutes se déroulèrent, les deux hommes invisibles ne bougeant plus.
Puis d'un étrange commun accord, Harry et son adversaire reculèrent chacun d'un côté de l'allée pour quitter la réserve. Harry perçut les pas de l'autre disparaitre au bout de l'allée et il décida d'attendre un peu avant de quitter la bibliothèque ne voulant pas percuter une nouvelle fois son père.
Harry n'avait quasiment aucun doute sur le fait qu'il s'agissait de son père seul. S'il avait été avec Sirius ou un des autres, ils auraient peut-être cherché à l'attaquer pour en savoir plus. Mais en un contre un avec un adversaire inconnu James avait choisi pour une fois la voie de la sagesse.
Harry vérifia toutefois la carte du maraudeur pour en être sûr et il observa le point de James Potter prendre tranquillement le chemin de la salle commune des Gryffondors. Harry prit alors à son tour le chemin de la sortie et il rejoignit sa chambre pour une bonne nuit de sommeil après cette semaine plus qu'agitée.
Hermione rejoignit la partie la plus studieuse de la salle commune de Serdaigle en ce samedi après-midi. Elle s'installa à l'une des nombreuses tables qui parsemaient la salle. Elle déposa ses affaires à une table individuelle afin de montrer sa volonté de ne pas être dérangée et pris la direction des hautes étagères également présentes dans cette partie de la salle commune.
Cette partie de la salle commune ressemblait énormément à une petite bibliothèque. Cependant contrairement à la bibliothèque de Poudlard, l'ensemble des livres présents à cet endroit étaient tous écrit par des anciens étudiants de Serdaigle. Pour faire simple, chaque étudiant faisant ses études à Serdaigle, devait laisser avant de partir un écrit de sa propre composition sur n'importe quel sujet. Ainsi des générations et des générations d'aigles avaient petit à petit rempli les étagères, et cela jusqu'à Rowena Serdaigle elle-même.
Hermione consulta le grimoire de Serdaigle qui répertoriait l'ensemble des contributions des Serdaigles au fil des siècles, la plupart des ouvrages présents dans cette bibliothèque ne figurant pas dans celle de Poudlard, ou même dans les librairies.
De nombreux auteurs très connus étaient passés par Serdaigle, et des ouvrages uniques de leur cru appartenaient aux rayons.
Hermione lorsqu'elle avait appris cette particularité de la bibliothèque de Serdaigle n'en avait pas cru ses oreilles. Elle qui pensait en savoir plus que la plupart des étudiants de Poudlard sur l'école avait été contredite en beauté. Elle comprenait mieux les sourires de ses camarades de Serdaigle lorsqu'elle prenait pour référence l'histoire de Poudlard pour leur montrer qu'elle savait tout des particularités de chaque maison.
Elle posa sa baguette sur le grimoire en pensant au sujet qui l'intéressait. Le professeur Rogue lui avait demandé des recherches sur les voyages dans le temps et elle ne voulait pas tenter une excursion dans la réserve pour avoir des réponses à ses questions sans avoir d'abord tari la source d'information qu'était la bibliothèque de Serdaigle.
Le grimoire afficha alors une liste de nom d'ouvrage et de leurs auteurs. Il lui suffisait dès lors de se rendre à l'étagère de la promo de l'auteur et de trouver l'ouvrage.
Ainsi Hermione se retrouva à aller prendre « Une expérience avec le temps » de John William Dunne sorti de Poudlard en 1927, « Comment construire sa machine à explorer le temps » de Paul Davies de la promo 1899, mais aussi « Le passé présent de mon futur » de Francis Bacon datant de 1626. Elle saisit pour finir « Le voyageur du temps » d'Herbert George sorti de Poudlard en 1000 première véritable promo sorti de Poudlard, les ouvrages précédents n'étant pas datés.
D'après ce qu'Hermione en avait compris, les fondateurs lorsqu'ils ouvrirent les portes de leur école un peu avant 992 n'avaient pas encore de moyen de prévenir tous les jeunes d'Angleterre et plus généralement du Royaume Unis de se rendre à leur école.
Dès lors ils avaient parcouru les routes de la Grande Bretagne à la recherche de jeunes sorciers pour les convier à Poudlard. Ainsi les premières générations d'étudiants étaient disparates, certains étudiants ayant vingt ans passés alors que d'autres atteignaient à peine les huit ans.
Puis les fondateurs lorsqu'ils eurent formés ses premières générations commencèrent à intégrer les étudiants par âge, fixant la limite minimum à onze ans pour une fin d'étude à dix-sept ans.
Ainsi même les plus anciennes familles de sorciers qui élevaient eux-mêmes leurs enfants commencèrent à laisser ces derniers rejoindre Poudlard pour être formé par de véritables enseignants.
La première promo d'élèves formés ensemble sorti de Poudlard en l'an 1000, elle ne comptait à ce moment-là qu'une petite trentaine d'étudiants, puisque seuls sept ouvrages étaient présents pour cette promo dans les rayonnages de la bibliothèque de Serdaigle.
Hermione saisit l'ouvrage de d'Herbert George et se dirigea vers sa place où elle se plongea avec intérêt dans ces livres uniques. Elle décida en toute logique de débuter par le plus ancien afin de voir l'évolution des idées sur la question.
Le livre d'Herbert George était assez fin, et retranscrivait l'expérience du protagoniste avec une sorte de retourneur de temps. Fasciné par l'idée de pouvoir revenir dans le passé, Herbert avait imaginé le moyen de revenir dans le passé grâce à un mélange de poudre de pierre de lune, et de sortilège extrêmement compliqué. Seulement son expérience s'était révélée insatisfaisante entraînant une explosion qui avait failli lui coûter la vie. Il avait alors compris que laissé tel quel dans un chaudron, son expérience était des plus instables, et il décida alors de la contenir dans quelque chose. Il décida alors, de faire un stage chez un forgeron, lors de ce qu'il appelait un congé, où il avait appris à travailler magiquement les métaux.
S'en suivait une longue description des différentes runes qu'il avait appris à graver dans les métaux et des expériences qu'il avait pratiqué pour observer comment réagissait son mélange. Puis à quelques mois de la fin de sa formation à Poudlard, Herbert avait finalement réussi à contrôler l'explosion qu'il obtenait depuis le départ.
Il avait alors réussi à revenir quelques secondes en arrière juste le temps pour lui de voir son double lancer le sortilège et disparaître à son tour. Ainsi il avait laissé à Poudlard la copie de son expérience pour ce qui était certainement le premier voyage dans le temps volontaire de l'histoire.
Hermione nota alors sur une feuille vierge d'aller effectuer des recherches sur cet homme pour savoir ce qu'il avait pu devenir par la suite. L'objet décrit et schématisé par l'homme ne ressemblant pas au retourneur de temps qu'elle avait pu avoir l'année précédente, elle se demanda s'il en était tout de même le concepteur ou si son travail avait été poursuivi par la suite.
Hermione se plongea avec la même application dans les autres ouvrages, à leur époque le retourneur de temps existait déjà mais les différents auteurs en parlaient comme d'un objet extrêmement rare, et à part John William Dunne, les autres n'en avaient même jamais utilisé.
Hermione passa ainsi la quasi-totalité de son samedi après-midi à lire les différents livres traitant du sujet. Si « Comment construire sa machine à explorer le temps » et « Le passé présent de mon futur » était très intéressant d'un point de vue théorique pour tout ce qui concernait les hypothèses de recherche, et les expériences tentés, Hermine fut totalement envoûtée par « Une expérience avec le temps». L'auteur avait réussi à rendre ce qui était une expérience des plus complexes aussi intéressantes que le meilleur des romans. Le chercheur était parti de l'hypothèse de base qui avait été constaté via un retourneur de temps quelques années auparavant, à savoir que le voyage dans le temps créait un double qui évoluait finalement en parallèle. Il avait dès lors imaginé la conséquence que pourrait avoir un retour dans le passé de plus de quelques heures. Les hypothèses étaient très travaillées, montrant que l'auteur avait beaucoup travaillé avec ces petites choses qu'étaient les retourneurs de temps.
Le problème pour Hermione était qu'elle ne savait pas de quoi était exactement formé un retourneur de temps. Bien qu'elle ait pu en avoir un l'année précédente, elle n'avait pas fait attention aux très fines gravures qui ciselaient l'objet.
Hermione se demanda comment elle pourrait se procurer à nouveau un tel objet, afin de pouvoir l'examiner au regard des livres qu'elle venait de lire.
Elle chercha un instant, puis fatiguée elle décida d'aller ranger les livres qu'elle avait consultée. Ces derniers n'avaient pas le droit d'aller au-delà de la zone de travail.
Alors qu'elle rejoignait sa table de travail pour récupérer ses affaires, Hermione fut apostrophée par Joyce qui traversait la salle pour rejoindre les dortoirs.
-Emily ! On ne t'a pas vu de la journée !
Hermione fixa l'horloge de la salle commune et prit conscience du fait qu'elle avait travaillé tout l'après-midi. Elle passa distraitement une main dans ses cheveux pour les remettre en place, en cherchant une réponse crédible.
-Oh, oui je travaillais…
Excellente réponse songea la néo-Serdaigle, assez proche de la vérité pour être confirmé par n'importe quel étudiant présent dans la pièce, et assez large pour ne pas être pris en défaut.
Mais c'était sans compter sur la curiosité de Joyce.
-Ah oui ? Mais tu n'avais pas terminé tes devoirs pour la semaine prochaine hier soir ?
Hermione fit signe à son amie de la suivre pendant qu'elle allait ranger ses affaires.
-Je peaufinais mes recherches pour les potions.
Joyce ne répondit pas immédiatement mais un soupir lui échappa.
Elles rejoignirent rapidement les dortoirs où Hermione put déposer ses affaires avant de prendre la direction de la Grande Salle.
Les couloirs de Poudlard étaient plus agités que d'ordinaire. La semaine qui venait de se dérouler dès le retour des vacances avaient mis tout le monde sous tension et l'arrivée du weekend semblait permettre à certains de se lâcher.
Les deux jeunes filles croisèrent une dizaine de premières années de Poufsouffle qui hurlaient dans les couloirs fuyant elles ne savaient quoi. Elles s'engagèrent dans un passage pour échapper à leurs hurlements.
Quelques mètres plus loin, elles croisèrent un Rusard essoufflé qui tentaient tant bien que mal de continuer à courir dans la direction d'où elles venaient.
Ce dernier grommelait encore dans sa barbe lorsqu'il passa.
-Satané Peeves… Mphh Si je t'attrape !
Joyce et Hermione n'eurent pas la chance d'apprendre ce qui attendait l'esprit frappeur si le concierge l'attrapait.
-Ça m'étonnerait qu'il l'attrape, fit remarquer Joyce. Il n'a jamais réussi à le faire et Dumbledore n'a jamais cédé à ses supplications afin qu'il soit viré…
-Il ne peut pas le faire, signala Hermione. Peeves a un contrat avec l'école afin qu'il puisse résider dans l'enceinte du château. Tous les concierges ont tenté à un moment donné de l'attraper pour le virer, mais ils n'ont jamais réussi…
-Et tu le sais parce que ?
Hermione regarda Joyce avec des yeux ronds.
-Mais enfin Joyce, c'est dans l'histoire de Poudlard…
-Ah oui ? Je ne m'en rappelle plus. Je l'ai lu qu'une fois… Je ne me rappelle pas de tout, rigola la Serdaigle.
Les deux jeunes filles atteignirent alors la Grande Salle où elles rejoignirent leurs amies à la table des aigles.
Contrairement aux années précédentes dans son monde, Ron avait décidé de se mettre au travail assez sérieusement pour éviter de finir largué dès les premières semaines. Et ce même le dimanche, assis dans l'herbe, emmitouflée dans sa cape, un bonnet vissé sur la tête, il tentait tant bien que mal de transformer le morceau de terre qu'il avait déterré, en eau. La baguette pointée vers le sol, l'autre main sur ses notes il marmonnait qu'il n'y arriverait jamais lorsque la terre se mis à gondoler puis à former une pâte visqueuse pour enfin finir en petite flaque de boue. Il souffla, peu satisfait du résultat.
- Charlie ! Enfin on te trouve !
Il tourna la tête et aperçu Ethan, Ludovic et un peu à la traîne Gabriel qui jetait des coups d'œil vers la forêt interdite. Une fois à sa hauteur les trois Gryffondors s'accroupirent.
-Tu t'amuse bien ? Demanda Ethan en regardant la flaque de boue.
- J'essaie de transformer la terre en eau mais je suis bon à rien. Marmonna Ron en baissant les yeux.
-Ah oui je me souviens de ça ! S'exclama Ludovic. McGonagall en avait vu de toute les couleurs avec Ethan, il n'arrêtait pas de transformer sa terre en des liquides autres que l'eau genre du vin, du lait, du chocolat chaud... On avait bien rigolé !
-Wouah tu dois être fort quand même. Souffla Ron à l'attention d'Ethan.
-Oh tu sais une fois que tu as compris le truc, ce n'est pas moldu. Mais le pro des éléments ici c'est Gab, il a un don avec tout ce qui est plante, animaux, matière... Hein Gaby ?
L'intéressé rougit un peu et haussa les épaules.
-Avec Ludovic on va à la volière mais quand on revient on peut aller se faire une partie d'échec version sorcier à la salle commune, en attendant Gab peut te donner deux trois conseils pour ton devoir. Dit Ethan en souriant.
-Ah oui ça serait cool ! Répondit Ron, un peu gêné, il ne s'était jamais retrouvé seul avec Gabriel et ce dernier ne lui avait jamais adressé la parole.
Il remarqua aussi que le visage du jumeau était passé d'un air blasé, à la surprise pour enfin finir sur une moue exaspérée.
-Ok alors à toute ! Bossez bien. Lança Ethan en se relevant, il regarda son frère brièvement et lui adressa un regard appuyé que seul Gabriel remarqua. Celui-ci souffla et regarda son frère et son ami s'éloigner.
Il y eu quelques secondes de silence durant lesquelles Ron songea sérieusement à lui dire qu'il n'était pas obligé, et le voyait déjà se lever pour rejoindre les deux autres à la volière, mais à son grand étonnement Gabriel le regarda et toussota.
-Heu… Déjà il faudrait que je vois comment tu t'y prends...commença le blond d'une voix douce.
Ron habitué au fait que les jumeaux aient la même voix en général, ayant grandi avec Fred et Georges fut cependant surpris de découvrir la voix de Gabriel. Il se rendit compte, qu'en plus de ne lui avoir jamais parlé, il ne l'avait jamais entendu parler aux autres. Il avait la même voix qu'Ethan mais dans un ton différent, plus doux et plus articulé que son frère qui lui parlait vite et fort. Passé ce moment d'analyse vocale, Ron s'exécuta. Il prit une grande inspiration, agrippa sa baguette et la pointa face à la terre, il fronça les sourcils, se concentra et lança son enchantement.
La terre gondola une fois de plus et finie en un tas de boue visqueux sous les yeux examinateurs des deux gryffondor.
-Hum je vois. Commença Gabriel. Plusieurs choses : tout d'abord tu veux transformer de la terre en eau, donc même si tu y parviens, comme ton morceau est par terre, forcément on verra de la boue, tu devrais mettre un peu de terre dans ta main pour être sûr du résultat. Essaie encore une fois comme ça et si ça ne marche pas je pourrais voir ce que tu fais de travers.
Ron, abasourdi par la stupidité de ses efforts vains, et par la longue phrase que venait de prononcer le cinquième année, ramassa de la terre et recommença son enchantement. La terre s'affaissa, forma des petites bulles et une fois encore une boue liquide coula dans sa main.
-Tu vois je n'y arriverais jamais ! S'exclama Ron l'air dégoûté, secouant sa main pour se débarrasser de la boue.
-Mais non ne dis pas ça ! J'ai remarqué que tu étais crispé sur ta baguette, tu fronces les sourcils, ton sort n'est pas naturel, il est forcé. Tu ne dois pas penser que c'est un devoir ou tu as de la terre au début et de l'eau à la fin. Il faut que tu réussisses à visualiser la transformation de la matière, la terre dans ta main est un solide formé de particules et de molécules agencées dans un ordre précis, tu dois voir ces particules et les séparer, les solubiliser, passer d'un état à l'autre étape par étapes pour enfin la transformer cette matière. Je te montre.
Il prit une poignée de terre et sortit sa baguette. Il ferma les yeux le visage serein, et lança son sort de métamorphose. Très rapidement la terre s'affaissa, se gondola, se liquéfia et finalement de l'eau claire s'écoula le long de ses doigts fins.
-Tu vois ? En fait ton problème c'est que tu t'arrêtes à une étape qui est comprise dans ta transformation, l'étape entre la terre et l'eau. Essaie encore, après ton cheminement sera plus rapide et donc ta transformation aussi.
Ron acquiesça, et entrepris une fois encore l'exercice en appliquant les conseils de son camarade. Après plusieurs essais Ron fut ravi de constater que malgré une couleur jaunâtre, la matière qu'il tenait au creux de sa main était bien totalement liquide.
- Wouah merci en tout cas, je continuerais à m'entraîner pour la couleur mais c'est déjà beaucoup mieux ! S'exclama Ron.
Gabriel lui sourit, mais avant qu'il n'ait le temps de répondre, Ethan et Ludovic réapparurent en sifflotant.
- Alors les gars on y va ? Demanda Ethan, en donnant une tape dans le dos de son frère, qui ne tarda pas à lui rendre gentiment son coup.
Les quatre garçons se dirigèrent donc vers la salle commune des Gryffondors.
De nombreux élèves étaient dans les couloirs, le temps ne se prêtait guère à une sortie dans le parc.
La Grande Salle s'était transformée en une sorte de grande salle commune ou de nombreux élèves étaient regroupés, certains jouant aux cartes, d'autres aux échecs, d'autres discutant tout simplement.
Seul le professeur Flitwick était présent, corrigeant un tas de copie plus grand que lui.
Ron avait rarement vu ce genre de scène. Les élèves à son époque préféraient passer du temps dans leur salle commune le dimanche plutôt que d'être tous réunis dans la Grande Salle ou dans les couloirs.
A sa grande surprise également, les élèves n'étaient pas tous à la table de leur maison, mais totalement mélangés. Ainsi il aperçut un Serdaigle discutant avec une bande de Poufsouffle à la table des jaunes et noires, mais aussi un Serpentard et un Serdaigle à la table des aigles en train de jouer aux échecs ou encore des Gryffondors à la table des blaireaux participant à une partie de bataille explosive avec un Serpentard et des Poufsouffles.
Ron se demanda si ce genre de chose arrivait régulièrement à cette époque ou si cela résultait des derniers évènements, d'un besoin des élèves de se retrouver malgré la compétition qui pouvait exister entre les maisons.
Ron songea que Dumbledore serait particulièrement fier de voir son école et ses élèves réagir de cette façon si tel était le cas. Plongé dans ses pensées il n'entendit que la fin de la phrase d'Ethan.
-… Sinon on peut jouer ici.
Les autres acquiescèrent et les quatre rouge et or se dirigèrent vers leur table.
Ethan sortit un échiquier de son sac.
- On fait comment ? On tire au sort pour savoir qui joue et qui prend la gagne ?
Une nouvelle fois, tout le monde souscrit à l'idée.
Ethan saisit le sac contenant les pièces et le tendit à chacun de ses camarades pour qu'ils en tirent une chacun.
-Pas de triche, les gars, on lâche sa baguette. On connait tous le truc de l'accio informulé, continua Ethan en fixant Ludovic qui arboré un visage angélique.
Ils tendirent alors leur main et l'ouvrirent dans un bel ensemble.
Ron fixa alors le cavalier blanc qu'il tenait dans sa main.
Cette pièce lui rappelait beaucoup de chose, mais avant qu'il ne replonge totalement dans ses souvenirs, Ludovic qui avait tiré un fou l'interpella pour débuter la partie.
Les deux autres qui avaient écopé d'un pion blanc chacun, s'installèrent à leurs côtés pour assister à la partie.
Ron prit les rois blanc et noir et en plaça un dans chaque main, il les tendit devant lui.
Ludovic choisit sa main droite où il découvrit le roi noir.
Les deux joueurs placèrent leurs pièces sur l'échiquier, Ludovic annonçant sa victoire écrasante.
Ron lorsqu'il découvrit qu'il avait les blancs décida d'opter pour une stratégie où il allait observer pendant quelques coups le niveau de son adversaire avant de véritablement jouer pour gagner.
Il commença la partie par une ouverture standard. Les premiers coups s'enchaînèrent assez rapidement. Une fois qu'il eut cerné le niveau de Ludovic qui n'était pas mauvais du tout, Ron décida d'attaquer via ses cavaliers.
Depuis tout petit cette pièce le fascinait.
Le cavalier blanc était la première pièce d'échec qu'il avait tenu en main alors qu'il était âgé de quatre ans. Il l'avait prise sur l'échiquier de son grand père et lui avait apporté.
Son grand père qui était un excellent joueur, lui avait alors promis de lui apprendre à jouer lorsqu'il serait en âge de tout comprendre. Ron, comme tout enfant de son âge à qui l'on annonce qu'il est trop petit, avait alors boudé.
Son grand père qui avait rangé les pièces, était retourné dans son bureau et avait saisi l'un des deux cavaliers blancs pour le lui tendre, en gage de sa promesse.
Ron avait alors précieusement gardé la pièce, gardant toujours cette volonté de savoir comment fonctionnait ce jeu.
Le jour de ces huit ans, alors que toute sa famille était présente au Terrier pour fêter son anniversaire, Ron avait rendu la pièce à son grand père. Ce dernier lui avait alors gentiment sourit et avait demandé à Arthur de lui prêter son échiquier.
Ron avait alors passé l'après-midi à apprendre le déplacement des pièces avec son grand-père, les règles mais aussi différentes stratégies.
A la grande surprise de sa mère, Ron avait studieusement écouté, et était resté calme et en place tout du long des explications. Son grand père lui avait alors tendu un livre où la base des échecs était expliqué afin qu'il puisse progresser par lui-même.
Ron s'était alors plongé dans les échecs, et son livre pendant des jours et des jours, ces trois frères aînés étant à Poudlard et les jumeaux passant le plus clair de le temps ensemble. Ginny elle passait beaucoup de temps avec leur mère, et Ron se trouvait ainsi souvent seul.
Ron avait ainsi appris les bases, et avait défié son père lorsque ce dernier ne rentrait pas trop tard du ministère. Dès les premières parties, il avait réussi à gêner son père au point de ne perdre aucune partie à défaut de les gagner.
Quelques semaines plus tard, il défia ses frères qui étaient rentrés de Poudlard. Après quelques parties où il fit égalité avec ces derniers, il prit le dessus et gagna toutes ses parties.
Au Noël suivant, lorsqu'il retrouva son grand père après une longue période sans le voir, ce dernier étant tombé assez gravement malade, Ron lui proposa une partie.
Pour la première fois, il fut confronté à un excellent joueur, et malgré une défense de fer, il ne put empêcher la défaite. Il réclama une revanche où son grand père gagna beaucoup plus facilement.
Il enseigna ainsi à son petit-fils la patience, et lui démontra qu'il fallait être réfléchi et que se ruer à l'attaque ou sur une revanche pouvait être une grave erreur. Il lui montra les erreurs qu'il avait ainsi commises lors de leur seconde partie, tout en le qualifiant gentiment de futur Gryffondor.
Il fut le seul adversaire que Ron ne réussit jamais à battre, à deux reprises la rencontre ne se termina pas par une défaite. Ce fut les deux dernières parties qu'il disputa contre son grand père qui décéda quelques semaines plus tard dans son sommeil.
Ron hérita alors de l'échiquier de son grand père avec le fameux cavalier blanc. L'échiquier était ensorcelé de façon à ce que l'on puisse jouer seul, différent niveau de difficulté étant possible.
Ron avait ainsi continué à s'entraîner jusqu'à devenir quasiment imbattable, il n'avait plus perdu une partie depuis une de ses dernières rencontre avec son grand-père.
Il regrettait de ne pas avoir conservé son échiquier sur lui cette soirée où ils étaient allés soutenir Hagrid avant l'exécution de Buck. La complicité qu'il avait avec les pièces de son jeu lui permettait de se faire obéir sans problème, et sans discussion, ce qui était un avantage plus que certain. En effet il avait pu voir par exemple qu'Harry qui n'était pas très sûr de lui lors de ses prises de décision se faisait parfois retourner la tête par ses pièces.
Ron revient alors à la réalité.
-Echec !
Ludovic fixa l'échiquier éberlué, il avait cru prendre l'avantage dès les premiers coups, mais son adversaire l'avait retourné très rapidement sans paraitre réellement concentré sur ce qu'il faisait, jouant tous ses coups immédiatement.
Le cavalier blanc représentait aussi la pièce qu'il avait choisie lorsqu'il avait réussi à vaincre l'échiquier géant de McGonagall en première année. Pour la première fois, il n'avait pas été le valeureux acolyte suivant son ami au-devant des pires dangers mais il avait pris en main les choses et s'était affirmé pour la première fois comme un leader.
Ce ne pouvait être qu'un signe, un signe prouvant que ce voyage dans le temps était un nouveau départ pour lui. Une chance de devenir quelqu'un d'important !
-Echec et mat !
Ludovic estomaqué coucha son roi.
- Alors là ! Je n'avais jamais vu ça !
Ron sourit et félicita son adversaire de son niveau de jeu.
Ludovic durant un instant sembla se demander si Ron était arrogant à son égard ou s'il s'agissait d'un véritable compliment, puis à la vue du sourire de l'autre Gryffondor et du ton de de sa réponse que ce dernier était sincère. Il serra la main du nouveau et laissa sa place à Ethan.
Quelques minutes plus tard la partie était terminée et Gabriel lui faisait face.
Après quelques coups, Ron observa l'échiquier avec attention avant de bouger son fou. A ce moment-là Harry et ses amis de Serpentard pénétrèrent dans la salle et passèrent près de la partie.
Harry fixa l'échiquier et sourit d'une manière complice à Ron.
Ron lui répondit par un clin d'œil.
Harry continua de se diriger vers sa table quand il entendit.
-Echec et mat !
Merci et à bientôt !
