Chapitre 21 : Quand Arthur s'engage sur le chemin de sa destinée

Arthur devait absolument trouver une solution. Plus le temps avançait, et plus Mordred amassait de sorciers pour son armée. Et pourtant les négociations avec les dirigeants des royaumes voisins n'avançaient pas. Chaque fois qu'Arthur convoquait une réunion, il était rapidement obligé d'y mettre fin car personne ne réussissait à s'entendre. La plupart des royaumes étaient en froid les uns avec les autres, et tous se fermaient aux moindres concessions. A croire que tout le monde avait oublié le danger que représentait l'armée magique qui menaçait Camelot.

Finalement, Arthur décida qu'il était temps de prendre les choses en main et déclara l'ouverture d'une nouvelle réunion. Une fois que tous les rois et toutes les reines se furent assis autour de la table, il attendit que le silence s'installe et prit la parole :

-Je sais que certains d'entre nous sont ennemis de longue date et qu'il est impossible que nous devenions amis en quelques jours. Mais nous devons absolument trouver un moyen de communiquer car le danger qui nous menace est bien réel. Des centaines de villages sont régulièrement attaqués par les hommes de Mordred, et nous savons de source sûre qu'il prévoit de prendre le contrôle de nos royaumes. Nous ignorons où se cache Mordred mais nous savons que tous les jours de nouveaux sorciers rejoignent son armée, et que Morgane elle-même s'est alliée à lui. Nous faisons face à une crise d'une ampleur inédite et nous devons renoncer à nos querelles personnelles pour protéger le peuple.

Après une telle déclaration, Arthur avait incontestablement retenu l'attention de son public. Mais il ne s'arrêta pas là :

-Ce que je vous propose, c'est de tous nous unir. Et pas uniquement pour lutter contre Mordred mais définitivement. Voyez tout le temps que l'on perd à se disputer pour des broutilles alors que nous serions bien plus forts dans tous les domaines si nous travaillions ensemble. Que ce soit pour les récoltes ou le commerce, mais avant tout pour instaurer la paix. Si nous formions tous une alliance, aucun d'entre nous n'oserait plus déclarer la guerre à un autre de peur d'avoir à faire face à tous les autres, venus le défendre.

Cette idée semblait intéresser une partie des souverains, mais certains d'entre eux restaient très réticents. Toutefois, tous acceptèrent d'ouvrir le dialogue et de préparer ensemble la lutte contre Mordred. A la fin de la réunion, Arthur se trouva pour la première fois satisfait du résultat : la situation avait enfin avancé.

Mais alors que tout le monde était en train de quitter la salle, le seigneur Elyan entra en trombe et s'adressa au roi d'une voix brisée:

-Sire, il y a eu un meurtre…


Elyan n'arrivait pas à prendre la mesure de ce qu'il s'était passé. Il ne pouvait pas croire que Gaël avait été tué, c'était trop dur à accepter. Il avait pourtant lui-même découvert le corps sans vie de son ami. Mais il refusait de croire qu'il avait une nouvelle fois échoué dans sa mission. Quand Morgane l'avait torturé pour lui soutirer des informations, il n'avait pas eu la force de résister et il avait parlé, ce fut là son premier échec. Arthur avait alors eu la bonté de lui pardonner cette faiblesse alors qu'Elyan lui-même ne pouvait plus se regarder dans le miroir sans se sentir nauséeux. Et le roi l'avait à nouveau aidé en lui donnant une chance de rédemption : il lui avait confié la formation de chevalier d'une nouvelle recrue, un jeune paysan répondant au nom de Gaël.

Elyan l'avait formé aux rudiments de la chevalerie, lui avait enseigné l'art du combat et lui avait appris à agir avec noblesse. Mais Gaël lui avait beaucoup apporté en retour : il l'avait aidé à affronter ses démons et à surmonter la honte qu'il ressentait lorsqu'il repensait à la façon dont il avait trahi le roi. Tous deux avaient passé toutes leurs journées ensemble, à discuter, à s'entraîner et à plaisanter. Ils avaient évoqué la vie difficile qu'avait eue Gaël, qui avait passé deux années entières au service d'un maître intransigeant avant de venir à Camelot. Et ils avaient parlé de l'enfance d'Elyan, du jour où il avait quitté sa famille pour partir à l'aventure et du jour où il l'avait enfin retrouvée après plusieurs années.

Découvrir le cadavre du jeune homme avait été un choc terrible pour le chevalier. Il avait échoué dans la mission que lui avait confié le roi, mais il avait avant tout échoué à protéger la seule personne qui l'avait aidé à se reconstruire après l'attaque de Morgane. C'était chancelant et d'une voix tremblante qu'il avait annoncé à Arthur qu'il y avait eu un meurtre. Le souverain avait immédiatement réagi et demandé à Gaius de l'accompagner pour examiner le corps de la victime.

Elyan se tenait donc à nouveau dans cette ruelle, ce lieu où il aurait voulu ne jamais avoir mis les pieds. Le médecin de la cour était penché sur le cadavre de Gaël, et Elyan ne contenait que difficilement son émotion. Lorsque Gaius retourna doucement le corps du jeune homme pour observer son dos, Elyan ne put s'empêcher de tréssaillir en croisant le regard désormais sans vie de son ami.

Gaius pointa du doigt de larges brûlures sur le dos de Gaël et expliqua qu'elles étaient probablement la cause de sa mort. Que s'était-il passé ? Qui avait pu faire une chose pareille ? Personne ne semblait le savoir. Arthur déclara qu'il allait lancer une enquête et découvrir la vérité, mais Elyan refusait de laisser n'importe qui s'en occuper. Il s'approcha d'Arthur pour lui demander s'il pouvait se charger de cette investigation, mais à sa grande surprise le roi refusa.

-Nous devons laisser des personnes qualifiées s'occuper de cette enquête. Camelot a toujours confié la résolution de telles énigmes à Tina et Fina. Ces deux jeunes femmes sont les meilleures dans leur domaine, elles sont capables de rassembler d'innombrables indices pour élucider de tels mystères. Et elles n'ont encore jamais échoué.

Elyan n'avait jamais entendu parlé de ces personnes, mais Arthur lui assura qu'il pouvait leur faire confiance pour retrouver la personne qui avait assassiné Gaël.

-Tina et Fina sont l'arme secrète de notre royaume, dit Arthur sur le ton de la confidence. Seuls les souverains de Camelot connaissent leur existence. Elles sont spécialisées dans la résolution de telles situations. Elles vont interroger toutes les personnes qui ont été en contact avec Gaël depuis son arrivée à Camelot, afin de découvrir son tueur.

OoOoO

Ainsi, le lendemain matin, Elyan put faire la connaissance des mystérieuses Tina et Fina. Alors qu'il se trouvait face au roi dans la salle du trône et qu'il le suppliait de le laisser participer aux recherches, les deux jeunes femmes firent leur apparition. L'une d'entre elle avait de longs cheveux blonds et l'autre une épaisse crinière brune, mais leurs yeux avaient la même teinte de gris. Etaient-elles vraiment telles qu'Arthur les décrivait : intelligentes, intuitives et extrêmement perspicaces ? Elles en avaient en tout cas certainement l'air.

Elles se tinrent à l'écart, attendant que la conversation se termine. Mais le chevalier eut beau insister, Arthur restait inflexible : il ne le laisserait pas participer. Pourquoi refusait-il ? Avait-il définitivement perdu confiance en Elyan ?

Le chevalier leva la tête pour croiser le regard désolé de Gwen. Celle-ci s'avança alors vers son mari.

-J'aimerais superviser ces recherches, demanda-t-elle. Pour me rendre utile.

Arthur sembla hésiter un instant et une ombre passa dans son regard. Mais Elyan n'eut pas le temps de s'interroger car la jeune femme blonde intervint à cet instant.

-La reine peut participer à l'enquête si elle le désire, dit-elle, mais le chevalier est trop impliqué, il pourrait très bien être le tueur, il doit rester à l'écart.

Elyan s'attendait à ce qu'Arthur soit indigné par de telles accusations, mais au lieu de cela le roi hocha la tête.

-Vous avez raison, dit-il. Faîtes ce que vous avez à faire le plus rapidement possible, trouvez qui est responsable de cette mort.

Gwen elle-même semblait stupéfaite devant l'attitude de son mari. Elle adressa cependant un regard réconfortant à son frère, et Elyan sut qu'elle lui confierait les moindres détails des recherches.


Arthur avait un plan. Un plan qui, s'il fonctionnait, lui permettrait non seulement de causer du tort à Mordred mais aussi de convaincre les dirigeants des royaumes voisins de s'unir. Mais pour le mettre à exécution, il avait besoin d'informations sur l'armée du jeune mage.

Il fit donc appel à Gauvain. Ce dernier avait voyagé et vécu sur les routes pendant des années avant de devenir chevalier, ainsi il était le mieux placé pour une telle mission de reconnaissance. Arthur lui demanda de laisser son armure et ses vêtements de chevaliers à Camelot pour se rendre dans plusieurs des villages qui avaient été attaqués par les hommes de Mordred et se renseigner auprès du peuple sous couvert d'anonymat. Il en apprendrait certainement bien plus dans les tavernes si l'on ignorait qu'il était envoyé par le roi.

Gauvain accepta volontiers cette mission, et Arthur se réjouit de l'avoir choisi. Le jeune chevalier était la personne idéale pour ce type de situation, il serait capable de se fondre dans la masse sans difficulté. Choisir Elyan aurait aussi été une solution mais celui-ci semblait tellement bouleversé par ce qui était arrivé à Gaël qu'il serait probablement incapable de garder la tête froide. Le roi ne savait pas ce qu'il pouvait faire pour l'aider. Il lui avait déjà interdit de chercher le meurtrier avec Tina et Fina, parce qu'il savait que les deux jeunes femmes ne le laisseraient jamais participer. Et Arthur ne pouvait pas se passer d'elles, elles étaient les meilleures dans leur domaine, intervenant discrètement chaque fois que quelqu'un était mystérieusement assassiné. Bien sûr, cela n'arrivait pas souvent puisque la plupart des meurtres de Camelot n'avaient absolument rien de mystérieux. C'était souvent le résultat d'attaques magiques ou dans certains cas de bagarres dans les tavernes.

Arthur essaya de se souvenir d'une autre fois où il avait fait appel aux deux jeunes femmes mais, aussi loin qu'il s'en souvienne, il n'y avait jamais eu d'assassinat nécessitant leur aide. Et pourtant, aussi loin qu'il s'en souvienne, elles avaient toujours été là dans l'ombre, prêtes à intervenir si l'occasion se présentait. Le roi ne pouvait même pas se rappeler d'une époque où il ignorait leur existence. Il savait tout d'elles sans même les connaître, c'était une sensation étrange.

Le souverain haussa les épaules. Ce n'était pas important, il leur faisait confiance pour être efficaces, tout comme son père leur avait fait confiance par le passé dans des situations similaires. Uther s'était toujours entouré de personnes très compétentes : ses chevaliers étaient parmi les hommes les plus nobles et courageux du royaume, et Gaius était un excellent médecin. Arthur aurait aimé que son père soit là pour l'aider et le conseiller aujourd'hui. Le jeune roi avait beau avoir un plan, celui-ci reposait entièrement sur le rapport que Gauvain lui ferait à son retour. En attendant ce moment, Arthur était impuissant, il n'avait pas la moindre idée de la façon dont il pouvait gérer cette période de crise, rassurer le peuple, se préparer aux attaques. Son père, lui, aurait su quoi faire.

Il prit sa décision : il devait retourner chez l'Archiviste et utiliser les cristaux pour observer le passé d'Uther, peut-être le voir prendre des décisions importantes et s'en inspirer.

OoOoO

Il attendit à nouveau la tombée de la nuit pour s'éclipser. Pour que les gardes du château le laissent passer sans se poser de questions, il leur dit qu'il s'assurait que les différentes patrouilles de la cité faisaient bien leur travail. Une fois arrivé à la bibliothèque, il posa le cristal sur la table et réfléchit à ce qu'il devait faire. Il voulait voir son père agir dans une situation de crise.

-Montre moi le jour où mon père a lancé la Grande Purge, dit-il finalement.

La magie du cristal l'entraîna dans son tourbillon et il se retrouva devant le lit de son père, où était allongée une jeune femme blonde qui tenait dans ses bras un nouveau né. Arthur la reconnut pour en avoir vu quelques portraits : c'était sa mère. Il sentit une vague d'émotions monter en lui. Il était remonté au jour de sa naissance, lorsqu'Ygraine était encore en vie, et l'enfant qu'elle portait dans ses bras n'était autre que lui-même, âgé d'à peine une journée. En tournant la tête, il vit que deux autres personnes se trouvaient dans la pièce.

Uther et Nimueh semblaient très préoccupés.

-Je ne comprends pas, dit-elle. Ce n'est pas normal…

-Faîtes quelque chose ! s'exclama Uther. Examinez-la encore une fois, vous devez trouver ce qui ne va pas !

Nimueh acquiesça d'un air défait et s'approcha d'Ygraine. Elle confia le nouveau né à Uther et se pencha vers la jeune mère.

-Comment vous sentez-vous ? demanda-t-elle.

C'est alors qu'Arthur s'aperçut qu'Ygraine n'était pas dans son état normal. Elle avait l'air faible et son teint était pâle. Elle essaya de répondre à Nimueh mais fut prise de quinte de toux et se mit à pousser des gémissements de douleur. Le cœur de son fils se brisa en voyant cela. Il aurait voulu pouvoir intervenir, mettre fin aux souffrances de la jeune femme, trouver un moyen de la guérir. Mais il n'y avait absolument rien qu'il puisse faire pour elle, il n'était que le spectateur d'un moment passé et achevé depuis de nombreuses années. De plus, Nimueh et Uther avaient beau être présents pour vivre cet instant, ils étaient tout aussi impuissants que lui.

-Elle est en train de mourir, murmura Nimueh.

Uther restait toujours à distance de son épouse, n'osant pas s'approcher d'elle, comme s'il espérait que cette vision ne soit qu'un mauvais rêve qui se dissiperait bientôt. Il serra son fils dans ses bras, et la jeune sorcière écarquilla les yeux. Elle regarda tour à tour l'enfant et sa mère avant de s'adresser à Uther.

-Votre fils ! comprit-elle. C'est le prix à payer pour sa naissance.

Nimueh semblait véritablement bouleversée. Mais ce n'était rien à côté de ce que ressentait à Arthur, dont le monde venait de s'écrouler en un instant.

-Je vous avais averti, Uther. Lorsque vous m'avez demandé d'utiliser la magie pour vous permettre d'avoir un enfant, je vous ai dit que pour qu'une vie soit donnée une autre devait être prise.

-Vous saviez ce qui allait se passer ? demanda le père d'Arthur d'une voix brisée. Vous saviez que cela me coûterait la vie de la femme que j'aime ?

Uther se sentait visiblement trahi par la jeune femme à qui il avait accordé sa confiance. Mais une fois de plus, ce n'était rien à côté de ce que ressentait Arthur. La douleur de la trahison de son père le brûlait plus vivement que tout ce qu'il avait pu vivre jusque là. Tout ce en quoi il croyait venait d'être réduit à néant. Morgause avait dit la vérité. L'esprit qu'elle avait invoqué plusieurs années auparavant était véritablement celui d'Ygraine, et tout ce qu'il lui avait dit était vrai. Arthur était né grâce à la magie, et sa mère était morte pour lui donner la vie. Et tout cela, c'était à cause de son père, ce père qui lui avait caché la vérité toute sa vie. Qui l'avait regardé droit dans les yeux et lui avait menti.

-Prends une autre vie! supplia Uther. S'il te plaît, Nimueh, au nom de notre amitié…

-Je ne peux rien faire, ce n'est pas moi qui choisit… La magie réclame son dû, c'est elle qui décide.

L'expression d'Uther se durcit.

-La magie est donc responsable ? Comment peut-elle me faire une chose pareille ? Me prendre ce que j'ai de plus cher ! Je pensais que la sorcellerie représentait un espoir, pas un piège !

Sur ces mots, Uther replaça l'enfant dans les bras de la jeune femme mourante et sortit de la pièce d'un pas vif. Arthur ne se posa pas de questions, il le suivit immédiatement. Il jeta un dernier regard à sa mère, qui vivait ses derniers instants en compagnie de l'enfant qu'elle venait de mettre au monde, et il franchit le seuil de la porte. Son père traversa à grands pas les couloirs de Camelot, descendit les escaliers et se mit à arpenter la ville basse. Lorsqu'il atteignit la maison qu'il cherchait, il entra sans frapper et se retrouva face à son propriétaire, qui devait être un forgeron à en juger par les outils qui l'entouraient. L'homme fut complètement pris de court par l'arrivée d'Uther, mais le roi ne lui laissa pas le temps d'exprimer son étonnement.

-J'ai besoin de chaînes, dit-il d'une voix tremblante. Des chaînes suffisamment puissantes emprisonner un dragon.

Tous les éléments du puzzle se mettaient en place: c'était suite à la mort d'Ygraine qu'Uther avait déclenché la Purge, c'était la seule et unique raison de sa haine envers la magie. La traque des sorciers et des créatures magiques n'était en réalité motivée que par le refus d'un homme d'accepter sa propre responsabilité dans la mort de son épouse. Arthur aurait dû tuer son père le jour où le fantôme d'Ygraine lui avait appris la vérité. La seule chose qui l'avait empêché de le faire, c'était l'intervention de Merlin, qui l'avait convaincu que ce n'était qu'une duperie de Morgause. Mais pourquoi son valet avait-il dit une chose pareille ? Avait-il réellement cru qu'il s'agissait d'une imposture ou avait-il… menti ?

Cette idée donna le tournis à Arthur, non pas parce qu'elle lui paraissait invraisemblable mais parce qu'au contraire elle lui semblait plus que probable. Ces dernières semaines, Merlin avait avoué savoir depuis des années ce que deviendrait Mordred, et il dissimulait incontestablement quelque chose, même si Arthur ignorait ce dont il s'agissait. Il aurait dû s'en rendre compte plus tôt. Combien d'autres secrets Merlin avait-il ? Le plus étonnant dans tout cela était que le jeune valet avait de toute évidence fait cela pour épargner Arthur. Mentir sur le destin de Mordred avait évité au prince un choix difficile, et mentir sur la Purge avait permis de l'empêcher de tuer son propre père. On ne pouvait que se demander jusqu'où allait la dévotion de Merlin.

S'il connaissait la vérité sur la naissance d'Arthur, alors il savait que la haine d'Uther envers la magie n'était pas justifiée. Alors une autre question se posait : Merlin pensait-il que la sorcellerie devait être autorisée ? Cette interrogation troubla énormément le roi parce qu'elle signifiait une chose cruciale : une personne connaissant la véritable origine de la loi contre la magie était forcément amenée à douter de sa nécessité.

Or Arthur connaissait maintenant l'origine de cette loi, et une réponse s'imposait à lui avec une brutalité déstabilisante : bannir la sorcellerie était une terrible injustice qui n'avait que trop duré. Et qui était mieux placé pour la réparer que le roi de Camelot en personne?


Note de l'auteur : Bon, il se passe dans ce chapitre une chose que vous avez peut-être trouvée très bizarre, voire incompréhensible (et non, je ne parle pas du meurtre). Il y a une explication parfaitement logique à cette chose, elle sera donnée dans quelques chapitres. En attendant, je vous donne un indice : souvenez-vous du personnage de Dawn dans Buffy.