Hello tout le monde !
Voici mon 21e chapitre, j'espère qu'il vous plaira. Edward et Bella se rapprochent de plus en plus.
Merci beaucoup pour toutes vos reviews et au nouveau qui m'ont ajouté en favoris et en alerte.
Bonne lecture !
Chapitre 21- Faire face à ses sentiments
POV Edward
Je souriais comme un idiot en observant le corps endormi à côté de moi. Bella marmonnait dans son sommeil et j'avais beau tendre l'oreille je ne comprenais pas ce qu'elle disait mais ça m'amusait.
Ma main caressa ses cheveux. J'adorais sentir sa chevelure brune et bouclée sous mes doigts, c'était si doux. Mes doigts passèrent sur sa joue, je ne pouvais pas m'en empêcher. Ses yeux papillonnèrent sous mon geste et je retirais rapidement ma main, je ne voulais pas réveiller Bella. Elle avait passé une si mauvaise garde la nuit dernière, elle avait besoin de se reposer.
Je quittais malgré moi mon lit, laissant Bella dormir. Je descendais à la cuisine dans le but de préparer un bon repas pour son réveil. La pendule sur le mur m'indiquait 19h54, j'avais dormi que 5h mais ce n'était pas comme si je n'en avais pas l'habitude. Travailler de nuit et dormir le jour étaient des habitudes difficiles à prendre car nous vivions toujours à l'inverse des autres.
Je n'avais pas réellement cuisiné depuis des mois. Lorsque j'avais rompu avec Tanya je n'avais pas faim, m'enfermant dans mon travail, ne mangeant que très peu. Il en avait été de même quelques semaines après avoir déménagé chez mes parents mais mère ne me laissa pas faire longtemps.
« Ça sent divinement bon » entendis-je derrière moi.
« Je me suis dit que tu aurais faim ! Je voulais te faire la surprise en t'en amenant un plateau au lit mais tu as été plus rapide » Je me retournais pour observer Bella, elle était appuyée contre le chambranle de la porte de la cuisine. Elle avait toujours mon tee-shirt sur le dos, les jambes et les pieds nus…une superbe apparition.
« C'est très gentil de votre part, Dr Cullen » Hummmm…Bella Swan était joueuse. Dans ces cas-là elle appréciait beaucoup de m'appeler Dr Cullen et je devais avouer que ça ne me rendait pas indifférent. Elle quitta son point d'observation pour avancer vers moi telle une prédatrice. Cette femme était incroyablement sexy, son corps menu et chaud se colla contre mon torse, réveillant ainsi mon désir. Je ne savais plus qui était le lion et qui était l'agneau mais je n'étais pas sûr d'avoir le dessus.
Quand j'avais vu Isabella Swan pour la première fois, je l'avais trouvé assez belle mais je n'avais pas réellement fait attention. Je préférais à cette période ne pas avoir ce genre de pensées pour mes collègues. Puis la deuxième fois que je l'avais vu, c'était dans ses habits de tous les jours, je m'en souvenais encore. Elle avait un slim noir et une tunique bleu nuit qu'elle avait mise par-dessus, j'avais réellement vu la beauté de Bella mais également son naturel, sa gentillesse aussi.
Si j'avais cru à un moment que cette femme était innocente, aujourd'hui je découvrais qu'elle était un démon de tentation.
« Vous êtes si démoniaque, Mlle Swan, vous le savez ça ? » Je sentis Bella rire contre mon torse
« Démoniaque ? Vraiment ? » Cette fois c'est moi qui rit à son faux air innocent, elle savait ce qu'elle faisait et elle était douée !
Je conduisis Bella à s'assoir sur un des tabourets du comptoir de la cuisine, je ne pouvais peut-être pas lui faire la surprise d'un petit-déjeuner au lit mais je tenais à le lui servir. Pancakes, œufs brouillé et bacon, rien de tel à manger au réveil, même si nous étions en fin de journée logiquement.
« Merci Edward. Tu es vraiment un homme attentionné. Qui l'aurait cru ? » me taquinait-elle. J'étais heureux de voir qu'elle allait mieux, qu'elle plaisantait.
« Mes parents se sont fait un devoir de faire de moi un vrai gentleman » ce qui faisait rire Bella mais quand elle vu que j'étais sérieux, elle cessa de suite.
« Ah oui ? » Je lui racontais alors comment on m'avait appris à ouvrir la porte à une femme à l'entrée du restaurant et comment se mettre derrière elle dans un escalier au cas où elle tombe. J'évoquais aussi les leçons d'Esmée lorsque j'avais commencé à m'intéresser aux filles sur le respect, l'attention, l'écoute, etc…
« Les filles devaient adorer ça » Je penchais ma tête sur la droite, essayant de décrypter ce que Bella voulait dire par là.
« Est-ce une manière de savoir si j'étais un coureur de jupon ? » demandais-je. Je l'observais et vis un léger sourire apparaître sur son visage.
« C'était subtile non ? » Bella me regardait de cet air faussement innocent, et amusant. Je lui lançais pour tout réponse un levé de sourcil voulant dire Tu crois ?
« Bon, peut-être pas » concéda-t-elle « mais tu n'as pas répondu à la question. » Je soufflais. Nous étions à ce moment d'une relation où on veut savoir où on se situe dans l'expérience amoureuse de l'autre. Je savais que Bella avait déjà eu une relation sérieuse et ce, depuis le lycée. Peut-être Jacob avait-il été le seul…peut-être pas. Je ne voulais pas vraiment le savoir mais il semblait que ce soit important pour Bella de connaître mon passé amoureux.
« Je n'étais pas un coureur de jupon Bella. J'ai eu en tout et pour tout 4 filles dans ma vie, hormis toi. » Je devais avouer que j'étais mal à l'aise à parler de mes ex avec mon actuelle petite-amie.
« 4 ? Sérieux Edward est-ce que tu t'es vu ? » J'éclatais de rire devant la réaction de Bella. Je lui dis n'avoir connu que 4 filles, et elle, elle s'exclame comme quoi j'aurais dû en avoir plus. Cette fille était indescriptible et absolument imprévisible.
« Je ne dis pas que je n'avais pas plein de proposition, je suis juste sortie avec celles qui m'intéressaient réellement. Il y a eu Gabrielle Blair…euh…au collège, en deuxième année je crois. Le genre amour de collégien, chastes baisers et puis c'est tout. Ensuite, Irina Zuskoff, une russe qui participait à un échange scolaire. C'était vers la fin du collège…la dernière année de collège. Pareil, relation platonique, quoique j'ai expérimenté mes premiers baisers fougueux. Première année de lycée, Lynda, premier pelotage, première fois aussi. On est resté ensemble jusqu'à la fin du lycée et puis on s'est dit qu'on ne tenait pas assez l'un à l'autre pour se suivre à l'université. Et enfin Tanya, dont tu connais déjà l'histoire.
« Y a-t-il autre chose que tu veux savoir ? » Je voulais être honnête avec Bella, si elle me posait une question je voulais lui répondre même si ça me posait problème. Elle voulait savoir, elle savait. J'espérais désormais qu'elle pensait pouvoir me faire confiance, je n'irais pas voir ailleurs.
« Non…merci d'avoir répondu. Je me doute que ça te mets mal à l'aise…Moi…je n'ai connu que Jacob…il a été mon premier en tout et parfois j'ai peur de ne pas bien faire les choses avec toi. Je t'apprécie vraiment Edward, il faut juste que je me dise que tu n'es pas lui, que tous les hommes ne sont pas pareils et qu'on peut être bien ensemble. » J'imaginais très bien comment devait se sentir Bella.
Tanya avait été la seule femme à se foutre de moi comme ça, enfin jusqu'à preuve du contraire. Ce qui faisait que j'avais un peu plus confiance en moi et que je ne doutais pas des femmes en général. J'avais peur c'était un fait, je restais sur ma réserve mais je savais que Bella était une femme bien.
« Pose-moi autant de question que tu veux Bella, si ça peut te rassurer, j'y répondrais. » Je me saisissais de la main de Bella à travers le comptoir, embrassant son poignet. Je voulais transmettre à travers ce geste ma sincérité et surtout mon attachement pour elle. Je ne pouvais y mettre de mot…pas encore.
La nuit tomba sur la petite ville de Forks et la soirée débuta. Avec Bella, nous nous étions installés dans le canapé de mes parents, devant un film sur la guerre d'indépendance avec un fond de romance entre un capitaine du nord tombant amoureux d'une fille du sud.
Ma petite-amie était blottie contre moi, le regard fixé sur l'écran, elle semblait captivée par le film alors que moi je la regardais. Nous étions dans le noir, seule la luminosité de la télévision nous éclairait ce qui donnait un éclairage particuliers sur la peau de porcelaine de ma belle.
« Le film t'intéresse si peu ? » Je sursautais légèrement, c'était imperceptible pour quelqu'un d'autre et heureusement pour mon image d'homme viril. J'avais été pris sur le fait.
« Disons qu'il y a plus intéressant à regarder » Je ne quittais pas son regard, je la fixais voulant lui faire comprendre que je parlais bien d'elle et qu'elle n'avait rien à y redire. Ses joues rougirent pour mon plus grand bonheur, je souriais et lui caressais sa joue avec ma main droite. La gauche, elle, glissa derrière sa nuque telle une caresse. Mes yeux se détournèrent sur les lèvres roses de ma belle, je ne voulais qu'une chose les goûter.
Bella mit fin à la distance entre nos lèvres, et je pu l'embrasser. D'abord chaste, notre baiser devint plus passionné, plus fougueux. Ce n'était pas moi qui avait le contrôle mais ma petite-amie, elle vint taquiner ma lèvre inférieure avec sa langue avant de venir caresser la mienne avec.
La main que j'avais sur sa joue glissa le long de son cou, de son épaule et de son bras pour finir sur sa hanche dans un gémissement. Je jouais pendant quelques minutes avec le bas du pull qu'elle avait mis après notre repas, j'en avais été contrarié d'ailleurs. N'ayant pas de réponse négative quant au jeu que je faisais avec son vêtement, je me décidais à glisser ma main en-dessous caressant ainsi sa peau.
J'aurais dû me douter que se retrouver seuls chez mes parents avec Bella était trop beau. Je pensais qu'il n'y avait aucune raison pour être interrompue ici et j'avais eu tort.
Nous fûmes interrompus par le portable de Bella qu'elle avait laissé sur la table. Je n'avais jamais autant maudit un téléphone jusque-là.
« Ne décroche pas » chuchotais-je en déplaçant mes lèvres dans son cou
« D'accord » me répondit-elle, ses mains étaient désormais dans mes cheveux, elles les accrochaient poussant encore plus mes lèvres contre sa peau. Je crus que nous serions tranquilles, le portable ne sonnait plus mais il recommença quelques secondes plus tard. Je grognais en sentant Bella se détacher de moi.
« Il faut que je décroche…si c'est mon père il va me chercher dans toute la ville. Désolé » Je me détachais totalement d'elle, essayant de reprendre ma respiration et ma raison. J'étais affalé contre le dossier du canapé. Bella répondait à son téléphone.
Je n'écoutais pas vraiment qui nous avait interrompu, j'essayais de reprendre mes esprits. Sans cette interruption jusqu'où serions-nous allés ? Moi qui avais fait comprendre à Bella que je serais quelqu'un de patient.
« Désolé, Justine s'inquiétait pour moi à cause de la nuit dernière. Elle a voulu passé à l'appartement et comme je n'y étais pas, elle a paniqué. » On aurait dû s'en douter. Bella avait des amis et un père, qui prenaient soin d'elle. Il était logique que Justine veuille voir comment elle allait après le travail.
« Je crois que ça vaut mieux, non ? Je ne suis pas sûr que sans ce coup de téléphone j'aurais pu garder le contrôle de moi…vous êtes si tentante Mlle Swan. » Il allait falloir que j'apprenne à me contrôler mieux que ça.
« Tu peux parler ! Est-ce que tu t'es vu ? Le mot pêché a été inventé pour toi Edward » J'éclatais de rire. Bella et moi avions les même soucis, on était vraiment sur la même longueur d'onde. Seulement il fallait faire redescendre la tension sexuelle qui venait de monter en flèche entre nous si on ne voulait pas aller trop vite.
« Et si on le faisait ce rdv ? » lui demandais-je en sortant mon sourire charmeur
« Quoi ici ? » Après notre repas Bella m'avait demandé si on pouvait rester chez mes parents au lieu de sortir, elle s'était excusée car je devais l'emmener à notre troisième rdv. Je l'avais rassuré en lui disant qu'on pouvait remettre cela à plus tard.
Seulement j'avais une autre idée en tête car le rdv que je lui avais préparé ne se faisait pas en dehors de la ville. En réalité j'avais l'intention de l'amener à la villa Cullen, lui faire à dîner avant de passer une soirée tranquille en tête à tête. Je m'étais dit que si j'en avais l'occasion je tenterais de relancer cette idée de rendez-vous dans la soirée et là c'était le moment parfait.
« C'était ce qui était prévu en réalité. » avouais-je en espérant qu'elle ne le prenne pas mal en pensant que j'avais des intentions peu catholiques.
« Tu voulais m'amener chez tes parents ? Quel était le programme ? » Le ton de sa voix était plus curieux qu'en colère ce qui me rassura.
« Dîner aux chandelles mais surtout…il faut que tu saches que depuis le jour de l'an il y a une chose qui m'obsède » Je ne cessais de penser à cette soirée, à Bella et à cette robe qu'elle portait et qui laissait son dos nu.
Afin de faire comprendre à Bella de quoi je parlais, je m'emparais de la télécommande de la chaine hifi. J'avais programmé depuis la veille les pistes prévues pour notre rendez-vous. Go to love you de Sean Paul et Rihanna, résonna dans la villa. Il s'agissait de la chanson où Bella avait dansé avec ses deux amies de la plus sexy des manières.
« Je rêve de rejouer cette scène…avec toi…moi…sur cette piste de danse » lui murmurais-je à l'oreille en m'emparant de sa main, l'amenant à se lever et à se coller contre mon corps.
Nous commencions à nous déhancher langoureusement. Nos corps s'imbriquaient l'un à l'autre comme s'ils étaient faits l'un pour l'autre. Mes lèvres revinrent mordiller le cou de Bella, il semblerait que ce soit un endroit sensible pour elle, au vu des gémissements qu'elle poussait.
« Tu sais…ce soir-là…c'est pour toi que je dansais » Elle avait du mal à parler, sa respiration était hachée, signe que je lui faisais de l'effet.
« Tu m'as rendu dingue…et te voir danser avec tous ces hommes sans en avoir moi-même l'occasion » J'avais dû me retenir ce soir-là et me répéter que je ne devais pas montrer aux autres notre relation pour ne pas arracher Bella des bras de ces sales types.
Nous passions le reste de la soirée à danser, boire du vin et discuter de nos vies, de ce qu'on en attendait. Nous en avions également profité pour nous embrasser avec passion. Embrasser Bella était digne du Nirvana, c'était toujours si intense, décoiffant…à couper le souffle.
Mes mains s'aventuraient de plus en plus sous les vêtements de ma belle, son dos, ses hanches, ses seins. Nous n'étions pas allé plus loin, on prenait notre temps, tel des adolescents mais nous en avions besoin. Nous avons dormit une nouvelle fois ensemble dans mon lit. Bella avait remis mon tee-shirt, ses jambes étaient à nouveau nues pour mon plus grand plaisir.
Le lendemain matin, ma belle était déjà réveillée. Lorsque j'avais ouvert les yeux, j'étais de suite tombé dans les siens. Elle avait le sourire aux lèvres, je m'en étais emparé aussitôt. Nous avions passé une partie de la matinée à nous embrasser, nous caresser sous les couvertures, un réveil tranquille comme je les aimais.
« Il va falloir qu'on sorte de cette chambre, Edward » Je gémissais de mécontentement. Si ça ne tenait qu'à moi je nous aurais enfermés dans cette pièce pour très longtemps.
« Pourquoi ? » J'avais l'air d'un enfant de 5 ans pourri gâté mais je m'en moquais.
« Parce que je veux aller faire un tour à l'hôpital…m'assurer que les Sanders sont bien pris en charge » Je cessais de suite de faire l'enfant. Bella prenait à cœur les cas de ses patientes. La famille Sanders avait perdu leur enfant, il était mort-né et Bella avait aidé la mère à accoucher. Elle aurait pu ne jamais vouloir en entendre parler, refuser de les voir mais non, elle était de ses professionnels qui faisaient un suivi même si le patient n'était plus le leur.
« Tu veux que je te dépose ? » je ne voulais pas me séparer d'elle
« Je ne crois pas que ça fasse très discret, Edward. » J'avais oublié, le Dr Cullen et Bella Swan ne devaient pas être vu ensemble en dehors du travail. Je soufflais dépité, je devais me faire à l'idée et me séparer de ma petite-amie.
« On se retrouve après. Je te laisse choisir le programme » me disait-elle avant de m'embrasser rapidement sur les lèvres et d'aller s'enfermer dans la salle de bain.
Alors que Bella était partie à l'hôpital pour s'assurer que sa patiente allait bien, je décidais de faire un peu de rangement dans la maison : la vaisselle sale que j'avais laissé dans la cuisine, changer mes draps, vérifier que tout était à sa place dans la chambre d'ami. Je ne voulais pas laisser un seul indice qui pourrait faire découvrir à mes parents que je n'étais pas seul pendant leur escapade.
J'entendis une porte de voiture claquer dehors alors que je m'habillais. Je m'approchais de la baie vitrée du salon pour observer ma belle me revenir, laissant mon pull de côté, mais mon sourire tomba bien vite. Mes parents étaient rentrés !
Je me dépêchais de joindre Bella avant qu'elle ne revienne à la Villa, en priant pour qu'elle ne soit pas sur le chemin de terre sinon mes parents la repéreraient rapidement.
« Je te manques déjà, bel espion ? » Je voyais son doux et léger sourire. Elle avait la voix rauque, elle avait dû pleurer.
« C'est un euphémisme mais je n'appelle pas pour cela en vérité… » J'inspirais fortement « mes parents sont rentrés. Je ne sais pas pourquoi mais ils sont là »
« Oh ! Je…je vais rentrer à mon appartement alors… » Je savais qu'elle était déçu, une fois de plus notre volonté de rester discret gâchait nos moments ensemble.
« Ecoute, j'attends que mes parents m'expliquent ce qui s'est passé et je te rejoins chez toi…enfin si tu es d'accord ? » Dis oui, s'il te plaît dis oui
« Bien sûr que je suis d'accord mais que vas-tu leur dire ? » Pas de mensonge en tout cas, je ne voulais pas mentir plus que nécessaire à ceux que j'aimais.
« En fait je vais leur annoncer que je cherche un appartement…ce sera une bonne excuse pour partir des heures de la villa » Ce qui n'étais pas vraiment un mensonge, je le ferais juste de l'appartement de Bella
« Pizza et bière ? » Quelle femme proposait un déjeuner pizza et bière, si ce n'était la femme parfaite ?
« Parfait ! » Et ça l'était vraiment.
Je me dépêchais de mettre mon pull, je passais rapidement devant le miroir pour me « coiffer » en passant ma main dans les cheveux et sorti de ma chambre avec ma veste à la main.
« Edward, mon chéri ! Je suis contente d'être rentrée à la maison ! » s'exclama ma mère à peine m'eut-elle repéré en descendant de l'escalier.
« Qu'on donc fait Madeleine et Chester pour vous faire rentrer plus tôt ? » Les Blythe étaient de vieux amis de mes parents. Chester avait travaillé comme interne à l'hôpital de Chicago en même temps que mon père. Madeleine et ma mère, étant délaissées par leur époux à cause de leur travail, s'était liées d'amitié. Ils vivaient à Londres d'ordinaire mais ils voyageaient 3 ou 4 fois entre l'Angleterre et les États-Unis.
« Plus on voit les Blythe et plus ils sont imbus de leur personne. Je suis contente que Chester soit le directeur du meilleur hôpital de Londres mais franchement il devrait se racheter une éducation avec tout son argent ! Quel impoli, quel mufle ! Oser dire à ton père qu'il pourra lui trouver un travail bien plus valorisant ! » Ok… S'il y avait bien une chose qui énervait ma mère au point de la faire sortir de ses gonds s'était de s'en prendre à sa famille. Les Blythe avaient eu la chance que ma mère veuille juste faire demi-tour.
« Tu aurais vu ta mère fiston, une vrai tigresse ! » ria mon père. Ça l'amusait toujours de voir ma mère s'énerver contre les gens et se transformer en lionne prête à défendre ses petits.
« Edward ? Tu sors ? » Ma mère venait de remarquer la veste dans ma main.
« Euh oui…Je comptais vous en parler un peu plus tard quand j'aurais trouvé mais comme vous êtes rentré plus tôt… » Ce n'était pas la première fois que je quittais le domicile parentale mais la première fois c'était parce que j'avais emménagé sur le campus universitaire et je n'avais pas réaménagé jusqu'à maintenant.
« Tu m'inquiète fiston » Mon père nous fit signe de nous assoir, je me réinstallais donc. Non sans avoir regardé une énième fois ma montre pour voir que Bella devait m'attendre.
« Ce n'est rien de grave, je sous assure. J'ai juste pris une décision…j'ai décidé de me prendre un appartement en location. » Maintenant il fallait que je calme les inquiétudes de ma mère, que je réponde aux questions de mon père avant que Bella ne décide qu'elle en avait marre de m'attendre.
« Tu es sûre de toi, Edward ? Tu ne nous dérange pas tu sais, tu peux rester autant que tu le veux » Je me levais pour m'assoir sur la table basse, en face de mes parents.
« Merci maman mais je suis sûre de moi. Je vous remercie d'avoir été là pour moi quand j'en avais besoin et j'apprécie d'être ici mais désormais je dois avancer. » Je savais qu'il comprendrait.
« On est content que tu ailles mieux Edward » me dis mon père
« Je vais t'aider à trouver un appartement » s'exclama soudainement ma mère
« C'est gentil maman mais un agent immobilier m'aide déjà beaucoup et je veux faire ça par moi-même…par contre j'aurais besoin de toi pour la déco. » De toute façon je savais que je ne pourrais pas y échapper, ma mère était décoratrice d'intérieur. Impossible de l'empêcher de s'occuper de l'appartement de son fils unique.
Je laissais donc mes parents en tête à tête. Selon moi ça ne les dérangeait pas vraiment au vu du sourire qu'ils avaient lorsque je franchi la porte. Il ne valait mieux pas que j'y pense.
Comme à mon habitude depuis presque un mois, je me garais dans la rue du cimetière. J'aimais bien cette rue finalement parce ça éviterait aux gens de supposer que je rendais visite à la fille Swan mais aussi parce qu'elle était la complice de mes rendez-vous avec Bella.
Je m'emparais du sac posé sur le siège passager. Sur la route je m'étais arrêté au seul fleuriste de Forks. Evidement ma présence dans ce petit commerce ne passait pas inaperçu pour la vendeuse. Je ne savais pas comment mais elle savait qui j'étais. Je lui fis comprendre que j'achetais un bouquet pour ma mère, ce qui sembla faire plaisir à cette jeune femme de 20 ans qui me montrait son décolleté à la moindre occasion.
J'avais caché les fleurs dans un sac trainant dans le coffre de ma voiture pour ne pas attirer l'attention des passants que je pourrai rencontrer. J'avais pris l'habitude de ma belle de mettre une capuche, un bonnet ou casquette sur la tête pour éviter d'être reconnu sur le chemin de l'appartement de Bella. C'est ainsi que je me retrouvais devant sa porte.
J'ignorais comment elle faisait ça mais quand ma petite-amie apparu devant moi, les putain de millier de papillon qui avaient élu domicile dans mon ventre se décidèrent à tous s'envoler.
Bella me souriait comme si elle ne m'avait pas vu depuis des jours, et je savais que je devais avoir le même air. J'entrais au ralenti dans son appartement, la dépassant, ce qui l'obligea à me tourner le dos un instant afin de fermer la porte d'entrée. Temps qui me fallut pour sortir les roses rouge de mon sac et les mettre à hauteur de son visage lorsqu'elle se retournerait la seconde d'après.
« Qu'est-ce que… ? » J'étais assez fier de mon effet. « Tu m'as acheté des fleurs ? » me demanda-t-elle interloquée avant d'ajouter « pourquoi ? »
« Il faut une raison pour offrir des fleurs à sa petite-amie ? » J'avais appris que Bella détestait lorsqu'on répondait à sa question par une question, elle avait cet éclat d'énervement dans le regard que j'adorais provoqué.
« Pour la majorité des hommes…oui…mais il faut croire qu'ils n'ont pas eu la chance d'avoir les leçons d'Esmée et Carlisle Cullen pour être un bon gentleman » C'était une information de mon éducation que Bella semblait beaucoup s'amuser à me rappeler. Comme s'il était si incroyable que des parents apprennent ce genre de chose à leur fils. Elle était sur le point de rajouter quelque chose sur le sujet, je décidais alors de l'interrompre par un baiser.
Le reste de la journée fut un peu flou pour moi. On avait passé un bon moment à éplucher les annonces immobilières envoyées par la seule agence de la ville, tout en dégustant une pizza et une bière. Je voulais avoir l'avis de Bella ce qui l'avait beaucoup étonné mais comme je lui disais elle était ma petite-amie et elle passerait surement du temps dans cet appart, autant que j'en passais chez elle.
Puis nous avions passé la soirée dans les bras l'un de l'autre. On s'embrassait très souvent. Mes mains voyagèrent pas mal aussi mais nous n'enlevions aucun vêtements. Nous avons mangé des hamburgers fait maison par ma belle, bu de la bière devant un match de baseball. J'avais été sous le choc lorsque zappant de chaîne en chaîne pour trouver une émission ou un film à regarder, Bella s'arrêta sur la chaîne sportive : Les Yankees contre les Mariners.
Lors du dîner que Bella Swan avait passé avec ma famille avant notre rapprochement, elle avait su réciter les statistiques d'un des meilleurs joueurs de baseball, ce qui avait étonné tout le monde à la table. Elle s'était justifiée en accusant son père de lui mettre ça dans la tête mais en vrai elle était une vraie supportrice.
Je me retrouvais donc assis sur le canapé de ma petite-amie, avec une bière à la main, devant un match de baseball, et l'écoutant faire des commentaires peu flatteurs à l'équipe de la région. Soudain je réalisais…J'étais amoureux…
J'espère que ce chapitre vous a plu. Qu'avez-vous pensé du rapprochement Bella/ Edward ? Les pauvres n'ont vraiment pas de chance quand il s'agit de se retrouver en tête à tête. En tout cas ça commence à devenir chaud entre eux.
Et Edward alors ? Il commence enfin à réaliser ses sentiments pour Bella, va-t-il prendre peur ? Va-t-il lui avouer ? Et qu'en est-il de Bella ? Que de question auxquelles répondre dans le prochain chapitre.
Laissez-moi des reviews pour me dire ce que vous en pensez. Le prochain chapitre (que je dois encore écrire) verra apparaître le personnage de Lauren, qu'elle rôle va-t-elle bien pouvoir avoir ? Je pense que vous avec une idée, non ?
