Auteure : TenshinNeko

Disclamer : Rien ne m'appartient. Sauf deux personnages.

Note : J'ai beaucoup aimée écrire celui-ci. J'espère que vous aimerez !

RAR

LittlePoiZon : Et maintenant tu as fait le rapprochement ;) Ouais Boyd raconte des histoires salace a une lampe et un autre meuble, il ne se frotte pas xD. Je suis désolée va falloir attendre le 27 pour savoir ce qu'il se passe ensuite... X)

MammaDiva : Tu le saura... Bientôt ~

Math'L : Alors si le 20 c'était ton préférer, je me demande ce que sera celui-ci XD

Lucie(guest) : Je voulais que ce soit Derek -pour une fois- qui soit bourrée.

Julia13Verseau : Ah ah... tu verra le 27 !

Monica59 : Comme tes camarades, il va falloir attendre. Merci pour ton commentaire =)

Audelie : Ah si, Stiles est sobre, je n'ai jamais dit que les autres le seraient ! ooOOhhhhh Tu as compris ... trop bien !

Wlestia : Heyyy ! Le monologue de Derek, pour une fois que ça fonctionne xD

LydiaMartin33430 : Plus loin... plus loin... la suite c'est le 27 !


21. Trop de gens

5 ans.

Stiles regarde la rue, sans réellement la voir, depuis sa fenêtre, les mains plongées au fond des poches de son jeans, replier en forme de poings.

Cinq longue années.

Sans lui. Sans ses jeux de mots ignobles, sans ses yeux brillants d'amoureux transi.

Cinq ans, amputés d'un membre important, dont il a besoin pour respirer, pour vivre pleinement.

1825 jours sans son frère, sa gueule de travers, son âme-soeur. Disparu dans un accident de voiture, à cause d'un abruti de chauffard ivre. Ils étaient pourtant sous contrat, uni pour l'éternité et un stupide conducteur saoul l'avait rendu caduc. Connard.

Il avait mit une semaine à sortir de sa léthargie, l'enterrement s'était déroulé dans un flou artistique et d'une lenteur à lui donner envie de hurler, de s'arracher la peau. Il lui avait fallu des mois pour arrêter d'envoyer des sms, orphelin de toutes réponses, un an pour stopper ses appelles, accroc à la voix joyeuse de Scott qui informe son meilleur ami que : "Bien sûr, on ira voir Thor Ragnarok".

Progressivement, Stiles avait arrêter.

Tout stopper.

Plus de cinéma, il faisait ses courses en lignes puis il avait démissionné pour un travail qui ne lui demandait pas de sortir de chez lui. Le monde lui rappelait la personne qu'il avait perdu, alors, il ne ferait plus parti de ce monde.

Avant la disparition de Scott, il aimait sortir, rencontrer des tas de gens, s'envoyer en l'air, aller regarder un film et manger dans des restaurants. Profiter de la vie.

Après Scott. Pourquoi faire ? Les gens avaient perdus de leurs attraits. Sa curiosité s'était éteinte, mis en sommeil ou anéanti pour ce qu'il en savait. Sa joie ou celles des autres lui donnait envie de vomir, lui faisait mal, torpillait son coeur de flèches glacées. Dehors le monde lui faisait peur sans Scott. Ce monde-là ne lui plaisait pas, il le rejetait en bloc.

Ce n'était pas sa vie ! Celle qu'il voulait alors pourquoi est-ce qu'il ferait un effort ? Son père, Lydia, Danny même Jackson s'inquiétaient, si ils voulaient le voir, ils devaient venir jusqu'à lui, puisque Roscoe dors dans son garage depuis plus de 3 ans et demi maintenant.

Aujourd'hui, cela fait cinq ans, cinq ans qu'il se terre chez lui. Cinq ans c'est trop long, il sait, il sait que son meilleur pote hurlerait de rage de le voir prostré, attendant quelque chose qui n'arrivera plus. Scott lui crierait de bouger son gros cul, d'aller boire un verre dans le premier bar qu'il trouvera et de s'envoyer en l'air. De vivre, d'être lui-même, d'avancer parce que où qu'il soit, il l'attendait.

Et ça foutait son coeur en vrac de savoir qu'il avait raison.

Que le monde tournait toujours, que l'apocalypse ne l'avait pas fait cramer.

Qu'il respirait toujours.

En ce jour, pour Scotty, il allait faire un pas. Il allait avancer, trouver un bar et boire un verre. Une bière même si il n'aimait pas ça.

Stiles tremble de tous ses membres alors qu'il regarde anxieusement le monde présent dans le bar où il a atterri. Quelle chance y avait-il pour que ce soit un soir de football ?

Il y avait un nombre incalculable d'hommes en maillot de sport hurlant, beuglant sur deux pauvres et innocentes télévisions. Les voix des commentateurs hurlent à tue-têtes pour se faire entendre de leurs spectateurs.

Il n'avait pas comprit au début, il était entré le cœur battant à tout rompre. Stiles avait salué le serveur derrière le bar, lui avait demandé une bière, la préférée de Scott puis comme un automate, il avait pris place sur une banquette dans un coin de la salle, près des toilettes. Sa veste otée, il sirotait difficilement sa boisson avec une lenteur incroyable lorsque le premier groupe d'hommes bruyants avait passé le pas de la porte. En moins de vingts minutes, l'établissement était complet, on se marchait sur les pieds. Il y avait trop de gens, trop d'hommes pour que Stiles soit détendu, c'était trop pour une remise à l'eau symbolique mais surtout, il était seul dans un océan qui était en train de le submerger, de le noyer. Il aurait vraiment dû se renseigner avait de sortir. Hors de question qu'il recommence, sa main s'empare de la pinte mais tremble tellement qu'il repose le verre, autant éviter les accidents. Le sang tambourine à ses oreilles, son cœur tape douloureusement dans sa cage thoracique.

- Est-ce que tout va bien ?

Stiles sursaute, braque son regard effrayé sur l'homme qui vient de faire éclater sa bulle spéciale grande crise.

- Mon pote n'embête pas les gens, tu n'as pas assez bu pour ça !

- Greyson.

- Il a raison Derek, on ne drague pas ce soir ! Même si il est tout mignon et totalement ton type !

- Vos gueules ! Chercher une place au lieu de dire des conneries !

Le fameux Derek se tourne vers lui, toujours inquiet pour lui, un parfait inconnu. C'est rassurant, étonnant mais en même temps, un peu pathétique pour lui.

- Est-ce que vous allez bien ? Vous semblez sur le point de vous évanouir...

- Je...

Stiles regarde sa bière sans la voir, inspire et expire bruyamment.

- Crise d'angoisse en approche.

- Oh...

- Mec, y'a aucune place de libre.

- A part celle de ton coup de cœur !

- Grey, Walt, stop. Il ne va pas bien, ne soyez pas lourds, d'accord ?

- Non... c'est... c'est bon, restez.

Ses yeux se parent de tristesse alors qu'un aveux passe ses lèvres. C'est douloureux, épuisant et tellement solitaire.

- Je n'attends personne.

Greyson et Walter s'installe devant l'hyperactif en posant leurs chopines sur la table. Greyson a un corps puissant mais trapu, plus petit que Walter tout en ligne et grandeur avec des épaules assez larges.

- Sympa merci.

- On s'y est pris un peu tard, je suis Greyson au cas où tu ne l'aurais pas compris.

- Et moi, je suis Walter et le mec qui te drague c'est Derek !

Stiles tente un sourire, sauf que ça ressemble plus à une grimace qu'à autre chose, ses mains tremblent et il les cachent sous la table, sur ses genoux. Comme un petit garçon sage.

- S... Stiles.

Derek se pose aux côtés de Stiles, attrape une de ses mains, fait une légère pression pour lui dire qu'il est là. En cas de besoin, qu'il peut compter sur lui, même si ils ne se connaissent pas. Pour l'instant.

- Les mecs... l'un de vous peux aller chercher de l'eau avec un sirop sucré ?

- Quoi ? Pour...

Deux paires d'yeux se braquent sur lui et Stiles sent la panique l'envahir, c'est pas possible. Il ne veut pas craquer, pas alors qu'il tente d'avancer, qu'il veut rendre fière son meilleur ami. Pas alors qu'il rencontre de nouvelles personnes.

Walter se lève et va chercher la boisson rapidement.

- Pour quel équipe tu es Stiles ?

- Quoi ?

- Tu es en pleine crise, te faire parler est la meilleur chose à faire. Ça te fait penser à autre chose.

Derek attrape la bière à peine entamé, bois une gorgé en grimaçant légèrement. Elle est tiède.

- Hey ! C'est la mienne !

- Vue qu'elle est tiède, tu allais mettre une éternité à la boire ! Et dans ton état, ce n'est pas une bonne idée.

- Tu aurais pu me le demander !

- C'est vrai, j'aurai pu.

- Abruti !

- Merci.

Greyson rigole dans sa chope. Walter pose le verre de grenadine devant Stiles puis se rassoit.

- Tient. Qu'est-ce que j'ai loupé ?

- Première dispute de couple. Derek l'a fait sortir de ses gonds.

- Bien joué mon pote !

Stiles attrape son verre, s'imprègne de sa fraîcheur.

- Merci Walter, je suis désolé pour ça !

Derek hausse les épaules mais garde la main de Stiles dans la sienne.

- Tu n'y es pour rien. Tu n'as pas à être désolé, d'accord ?

- Oui...

C'est un oui, petit, timide, pas encore totalement à l'aise mais la main dans la sienne l'aide à reprendre pied dans la réalité, à repousser la crise d'angoisse.

- Merci les gars.

- T'inquiète mec ! Sinon alors, tu es pour quel équipe ? Qu'on sache si tu es un allié ou un ennemi...

Walter agrémente sa question d'un clin d'œil alors que Derek prend une gorgé de bière. Sa bière, celle de Scott.

- Aucune ?

- Quoi ? Tu n'es pour aucune des équipes ?

- Je...

Sa langue passe sur ses lèvres. Tu peux le faire, être sociable.

- J'ignorais qu'il y avait un match... Je ne regarde plus trop la télé en fait.

- Oh...

- Tu ne t'attendais pas à autant de monde ?

- Non pas vraiment... je ...

- Tu as été agressé ?

Stiles sursaute, regarde l'armoire normande qu'est Greyson le contempler, le visage ouvert, attentif.

- Grey !

- Oh Der' calme tes ardeurs protecteurs tu veux ? Je veux juste savoir si on peut s'exciter sur un but sans le faire flipper... c'est tout !

- Je...

L'hyperactif sent des larmes lui monter aux yeux.

- Non... Je n'ai pas été agressé ! C'est idiot ! J'ai perdu mon meilleur ami et j'ai arrêté de sortir, une sorte d'agoraphobie bizarre en fait. C'est assez pathétique.

- Non. Ça ne l'est pas !

- C'est vrai, il a raison.

- Tu es tout seul dans un bar à tenter de t'affranchir de cette peur, de ta phobie. Alors non, ce n'est pas pathétique Stiles.

- Merci.

- Chacun fait son deuil à sa manière. Je suis tombé amoureux d'une jeune fille, Paige, c'était il y a longtemps mais elle est morte lors d'une fusillade à mon école, elle s'est éteinte dans mes bras... je me suis renfermé sur moi-même, je parlais peu, je grognais plus qu'autre chose, mais surtout je m'interdisait d'être heureux, de vivre...

- Comment... ?

- Oh il a encore des restes...

- Ouais, il est vachement grognon le matin ! Faut pas lui parler avant son 2ème cafés !

- Comme ça, tu es au courant !

Greyson lui adresse un sourire canaille en riant et Stiles ne peut s'empêcher de le lui retourner. C'est petit, tremblant mais c'est un début.

- Les mecs, suivez le foot et laissez-nous discuter !

- Dit plutôt que tu veux flirter en paix.

Derek grogne et Stiles glousse, c'est tellement étonnant qu'il s'arrête interdit, les yeux écarquillés de stupeur. Ses doigts de la main gauche se pose sur ses lèvres.

- C'est mieux... J'ai consulté un psychologue quand j'ai trouvé le courage d'avancer, ça a été un travail de longue haleine, mais, je suis quelqu'un de têtu donc... Et comme l'ont précisé ces idiots, j'ai des restes...

Un viva fait sursauté Stiles qui regarde les personnes sauter, hurler de joie, même Walter et Greyson sautillent sur leur chaise.

- Je suis désolé Derek de gâcher votre soirée entre amis.

- Ne t'inquiète pas ! Il y a plus important pour le moment.

L'hyperactif boit une gorgée rafraîchissante, le sucre lui donne un coup de fouet bienvenu.

- Cela fait 5 ans.

- Hum ?

- 5 ans que Scott est mort... il... c'était un accident de voiture, un putain d'ivrogne qui a grillé la priorité ! Scotty, c'était mon frère, nous nous connaissions depuis le jardin d'enfant quand il a accepté de manger mon gâteau de boue aux escargots... c'était nous contre le monde, mais maintenant... maintenant...

Ses yeux s'embuent de perles salées, la gorge serrée, il baisse la tête, les épaules voûtées par ce monde qui n'a plus de sens.

- Je...

- Il te manque.

- Tous les jours un peu plus.

Et Stiles pleure, des larmes ruissellent sur ses joues et les trois hommes sont là, présence rassurante. Ils ne commentent pas, simplement là en cas de besoin. Une bulle protectrice qu'il n'attendait pas en entrant dans ce bar. Comme des anges gardiens étonnamment mis sur son chemin. C'est bancale, pour le moment. Il renifle alors que l'eau se tarit, un mouchoir apparaît devant lui.

- Merci.

Stiles se mouche, termine son verre d'une seule traite.

- Je t'en prie.

- Ecoute Stiles, c'est normal de pleurer, surtout pour un ami, un frère et puis, maintenant on est là pour ça, n'est-ce pas Derek ?

Derek soupire alors qu'il caresse du pouce le dessus de la main de Stiles. C'est tendre, un point d'ancrage, une amulette contre les crises d'angoisses.

- Il me foute la honte à chaque fois mais, ils sont géniaux ! Ils ont raison, on est là maintenant, d'accord ?

- Hey ! On ne te fout pas la honte, on te connaît c'est tout !

- Et il est trop tôt pour que vous soyez déjà bourré !

- Pfeuh ! T'es juste pas content qu'on t'ai grillé Derek !

- Vous supposez que Stiles est gay ou au moins bi...

- Non, on supposait qu'il t'intéressais Derek...

Walter explose de rire alors qu'il chantonne en boucle "Grillé, grillé...". Stiles rougit jusqu'à la racine de ses cheveux, faisant ressortir ses grains de beauté, il se mord la lèvre, nerveux.

- Je suis navré Stiles.

Derek relâche sa main, il l'a récupère vivement au dessus de la table, devant les regards entendu de Walter et Greyson.

- Non, c'est bon... Je suis gay même si, je n'ai eu personne depuis... depuis que Scott est...

- Tu as mis ta vie en suspend.

- Ouais, c'est idiot. Scotty n'aurait jamais voulu ça pour moi... mais être heureux alors qu'il est...

- C'est comme si... tu insultais sa mémoire ?

- Ouais... idiot hein ?

- C'est normal Stiles, c'est... il te faut du temps et peut-être quelqu'un pour t'aider, quand tu seras prêt.

- Merci... je suis heureux d'être venu dans ce bar, malgré les crises d'angoisses.

Derek lui offre un sourire séduisant, dévoilant de mignonnes dents de lapins.

- Moi aussi Stiles... Moi aussi !

Greyson sourit de toutes ses dents.

- C'est ta famille qui va être heureuse depuis le temps qu'ils attendent que tu leur présente quelqu'un.

- J'veux être le témoin !

Stiles explose de rire, la tête rejeté en arrière. Il ne se restreint pas cette fois, mais, il y a toujours une petite douleur qui pique au fond de son cœur.

- Hey ! On n'a même pas eu notre premier rendez-vous ! Et non, ceci n'est pas un rendez-vous ! Sans vouloir vous vexez les mecs, un rendez-vous "romantique" c'est sans les potes d'un des deux partit !

Derek sourit doucement alors que ses potes rigolent.

- Très bien. Très bien. On ne met pas la charrue avant les bœufs... Donc, il faut prévoir le premier rendez-vous. Derek ?

- Quand arrêterez-vous de me foutre la honte ?

- Jamais.

- Jamais.

Derek lève les yeux au ciel en souriant. L'hyperactif serre la main de l'homme, attire son attention.

- Est-ce que tu accepterais de dîner avec moi ? Je préparerais un dîner, je suis plutôt doué et on regardera un film. Je vais travaillé sur mon agoraphobie mais en attendant... Qu'est-ce que tu en pense ?

- J'en serais ravis Stiles.

Tu as vue Scott ? J'avance.

Sans toi.

Lâcheur.


J'espère que je ne vous ai pas perdu...

Un commentaire et a demain ?