Chapitre 21 : intrusion square Grimmaurd.
-Allez, Ron ! Bouge-toi ! cria Harry après que son ami eut laissé entrer trois buts consécutifs. Si tu joues comme ça demain, c'est nous qui allons prendre une grosse claque !
Ron bougonna et bloqua un tir de Brigitte.
-Il aurait fallu que tu attaques plus vite, Brigitte ! avertit Harry. Et toi Dean, tu aurais dû lui lancer le cognard ! Pourquoi as-tu voulu l'envoyer sur Ginny
-Pour voir comment tu réagirais ! ricana Dean.
Harry ne put s'empêcher de rire.
-J'espère que demain, tu n'auras pas envie de voir ma réaction, sinon je peux t'assurer qu'elle te fera peur ! menaça-t-il.
Il lui prit sa batte et le frappa non-violemment à l'arrière du crane. Il observa ses trois poursuiveuses effectuer une attaque groupée qui s'avéra très efficace et laissa échapper un sifflement de contentement. Elles étaient vraiment fortes, ainsi réunies.
-Bon, je crois que pour demain, c'est bon, dit-il avec satisfaction. N'oubliez pas de vous couchez tôt, je ne tiens pas à avoir devant moi des zombies tenant à peine sur un balai, OK ?
Les autres acquiescèrent et redescendirent à terre. Ils étaient prêts à se battre pour la victoire et s'était très encourageant. Harry avait impatience de voir la tête que ferait Malefoy, le capitaine de l'équipe de Serpentard, quand son équipe à lui aurait explosé le score.
Un grand soleil éclairait toute l'étendu du stade. On ne pouvait demander mieux pour un match de Quidditch. Le seul inconvénient serait peut-être l'éblouissement des joueurs, et encore, les rayons n'étaient pas si forts que ça. Tout devrait bien se passer.
-Tu devrais manger quelque chose, Ron, conseilla Harry. Ca risque d'être un match épuisant.
-M'en fiche. Ca me stresse de savoir qu'on va jouer contre Ginger Fitgeralds.
Il y avait eu un changement de dernière minute dans l'équipe de Serpentard. Au lieu d'un quatrième année, ce serait Ginger qui occuperait le poste de poursuiveuse.
-Et puis il y aura Parkinson au micro, alors tu vois un peu ! bougonna Ron.
La perspective de retrouver des commentaires comme la fois précédente n'était pas un facteur motivant, c'était vrai.
-Mais on aura tous les autres supporters avec nous ! dit joyeusement Harry, autant pour se rassurer lui-même que pour rassurer Ron. Si ça se trouve, Luna aura encore mis son chapeau !
Ron pouffa de rire à l'évocation du ridicule couvre-chef que Luna Lovegood avait porté l'année dernière lord d'un match de Gryffondor. Si un loin rugissait dans les tribunes, il ne fallait pas aller chercher bien loin la solution…
-Tiens, quand on parle du loup ! dit Hermione d'un ton las. Regardez qui voilà !
Luna s'approchait d'eux, le fameux chapeau sur la tête. Elle leur adressa un grand signe de bras et Harry aurait voulu descendre sous terre.
-Quelqu'un peut-il me dire comment est-ce qu'elle fait pour supporter toute cette honte ? marmonna Hermione entre ses dents.
Harry pouffa de rire.
-Le ridicule ne tue pas, c'est bien connu ! chuchota-t-il. Bonjour Luna !
Luna fit rugir son lion en guise de réponse. Harry et Ron se jetèrent un regard et manquèrent d'éclater de rire.
-Je vois que tu es pour Gryffondor, aujourd'hui ! s'exclama Harry en essayant de paraître agréablement surpris.
Ron éclata de rire devant l'ironie de son ton.
-Oui, dit fièrement Luna. Je suis pour Gryffondor.
Son lion rugit à nouveau quand elle le tapota avec sa baguette magique. Tous les regards de la Grande Salle s'étaient tournées vers eux. Ron s'efforçait de ne pas rire mais il devenait si rouge que Harry préféra ne pas le regarder plus longtemps. Quand il pouffa de rire, il se rattrapa en faisait comme s'il toussait.
-Tu devrais recommencer, dit Harry en souriant. J'aime beaucoup !
-C'est vrai ? s'étonna Luna.
Elle fit rugir son lion avec gaieté. Ron éclata complètement de rire et Hermione toussota pour cacher ses spasmes. Luna semblait ne pas avoir remarqué que tout le monde, dans la salle, se moquait d'elle. Mais Harry, pris de pitié, lui avoua qu'il fallait mieux qu'elle garde son chapeau pour le match.
-Ah bon ! dit Luna. Bon bah, bonne chance en tout cas !
Elle retira son couvre-chef et le mit sous son bras pour le transporter, puis elle regagna la table des Serdaigle sous les regards de tous les autres.
-Quoi ? rétorqua-t-elle à tous ceux qui faisaient des commentaires.
-Sacré Luna ! s'exclama Ginny quand elle fut assez loin pour ne pas l'entendre.
-Sacré honte pour nous, tu veux dire ! bougonna Ron. Vous avez vu comment tout le monde nous regardait ? En tout cas, j'ai trouvé comment me décontracter avant les matchs, maintenant !
Harry pouffa de rire et avala une gorgée et jus de citrouille puis eut juste le temps de s'écarter avant qu'une chouette noir et marron ne dépose une lettre à côté de son bol. Hermione saisit le journal qu'un hibou grand duc lui apporta. Rapidement, elle parcourut la page de couverture et parut satisfaite.
-On entend moins parler du prince depuis que Verpey est au pouvoir. Vous pensez qu'il redoute le nouveau gouvernement ? Après tout, Verpey s'en sort bien pour le moment, non ? Il a déjà calmé toutes les tensions au sein du Ministère, c'est bien !
Harry déplia sa lettre et sursauta.
-Je ne crois pas Verpey le gêne beaucoup, dit-il sombrement. Je viens de recevoir une nouvelle lettre venant de lui.
-Quoi ? s'étranglèrent Ron et Hermione.
-Ce qui se passera ce soir sera beaucoup plus grave que ce que tu imagineras… pour toi comme pour les autres… lut Harry. Lettres découpées dans du journal, signé par le prince. Si tu veux mon avis, Hermione, il préparait un gros coup, c'est pourquoi qu'on n'entendait plus parler de lui ces derniers temps…
-Ce qui se passera ce soir ? demanda Ron. Il faudrait peut-être prévenir Dumbledore. Si ça se trouve, il va savoir que faire pour éviter ça !
-Ron a raison, tu devrais aller voir Dumbledore, approuva Hermione. Tiens, d'ailleurs il te regarde. Je suis sûre qu'il sait déjà quel genre de message tu as reçu !
-Ah oui ? Et Comment ? bougonna Harry. Avec la boule de cristal de Trelawney ?
Il leva les yeux au plafond.
-Il n'en sait rien du tout ! rétorqua-t-il.
Mais quand McGonagall s'avança entre les tables de Gryffondor et de Serdaigle en le fixant des yeux, il ne fut pas certain que ce qu'il venait de dire était exact.
-Potter, donnez-moi cette lettre, ordonna-t-elle. Le professeur Dumbledore aimerait bien y jeter un coup d'œil.
Alors qu'Hermione lui jetait un regard qui devait signifier « qu'est-ce que je t'avais dit », Harry lui tendit sa lettre en soupirant.
-Pas la peine de soupirer comme cela, rétorqua sèchement le professeur McGonagall. C'est pour vous qu'il le fait !
Avec un étrange sentiment de colère, Harry préféra regagner les vestiaires plutôt que d'écouter Hermione et ses théories sur ce qui allait se passer le soir-même, toutes plus désespérantes les unes que les autres.
-Quand tu auras fini de voir la mort partout, tu me feras signe, Hermione, tempêta Harry, parce que pour le moment j'ai en vraiment jusqu'à là !
La plaça sa main au-dessus de sa tête et s'en alla en bougonnant.
Malefoy et Harry se faisaient face. Autour d'eux, ce serait à qui crierait le plus fort. Avec un grand sourire aux lèvres, Harry nota que la foule était plus rouge que verte. « Allez Gryffondor ! Allez Gryffondor ! » devait être la formule la plus employée dans les tribunes.
-Allez Serpentard ! bougonna Malefoy entre ses dents.
Cela devait bien faire cinq minutes qu'ils étaient là, à attendre qu'on leur dise de faire quelque chose. Ils ne s'étaient pas serrés la main et Harry savait qu'ils ne le feraient qu'en cas d'extrême obligation, quand Mrs Bibine le leur demanderait. Mais elle était trop occupée pour l'instant pour songer à ces détails de politesse.
-Vous ne pouvez pas changer les joueurs comme ça, sans prévenir ! C'est contraire aux règles ! hurla-t-elle à un Rogue qui n'en avait strictement rien à faire du moment que Ginger pouvait jouer. Vous deviez l'annoncer officiellement dans l'équipe !
-Cela fait presque trois jours que toute l'école est courant, rétorqua Rogue d'une voix mielleuse. Même si elle avait été officielle, la nouvelle ne se serait pas répandue si vite. Les joueurs de Gryffondor savent déjà que Miss Fitgeralds doit jouer. Alors je ne vois pas pourquoi tant de bavardages pour une petite accroche comme celle-ci ! Après tout, Potter n'aurait pas dû jouer quand il était en première année, et pourtant on lui a bien accordé ce privilège. J'exige que l'équipe de Serpentard ait elle-aussi le droit à ce genre de favoritisme, aujourd'hui ! En attendant, il y a un match à lancer, chère madame !
Mrs Bibine fit la grimace mais ne broncha pas.
-Les capitaines, on se sert la main ! ordonna-t-elle. Dépêchez-vous !
Harry et Malefoy se jetèrent un regard plein de haine. Plus qu'une victoire, c'était leur fierté qu'ils mettaient jeu. Il y avait une telle rivalité entre eux deux qu'aucun ne pouvait se permettre de perdre. Depuis toujours c'était pareil : les Gryffondor et les Serpentard s'étaient toujours faits concurrence. Et là, les deux capitaines se haïssaient depuis toujours. Le match risquerait d'être fort en tension et en émotions…
Le sifflet annonçant le départ du match retentit et les cris surexcités des supporters se firent plus intenses encore. Quelque part parmi la marée d'élèves en rouges, Harry perçut comme un rugissement de loin…
-Et c'est parti pour ce deuxième match de la saison, qui oppose l'équipe de Gryffondor aux merveilleux Serpentard ! s'écria vivement Pansy Parkinson derrière son micro.
Harry monta très haut dans les airs de manière à avoir une vue dégagée de toute l'étendue du terrain. Il ne fallait pas laisser s'échapper le vif d'or. Si Malefoy l'emportait contre lui, il ne le supporterait pas…
-Weasley s'empare du souaffle, file en direction des buts… Pas de chance pour elle, Goyle a enfin appris à viser et la frappe violemment ! Je plaisante, Greg ! ricana Parkinson à Goyle. Attention, Potter va se précipiter sur lui pour se venger !
Elle éclata d'un rire idiot.
-Les Serpentard ont beaucoup de nouveau monde dans leur équipe ! Ginger Fitgeralds prend possession du souaffle ! Elle évite un cognard lancé par Finnigan et approche des buts où elle va marquer… Ah, non ! Weasley numéro deux bloque son tir… Notre crevette Brigitte Baker, de Gryffondor, reprend la balle. Elle slalome entre Fitgeralds et Merkan, le plus jeune de l'équipe de Serpentard… Elle fonce, il faut l'arrêter ! Arrêtez-la ! Arrêtez-la, bon sang ! Argh ! Elle marque ! Bouge-toi, Jordins, qu'est-ce que tu fabriques dans ton but si tu les laisses passer, les balles ! C'est pas possible, ça !
Pansy Parkinson jura et se fit reprendre par le professeur Mgonagall. La commentatrice l'ignora superbement.
Harry tenta de ne pas trop suivre le déroulement du match, de façon à porter toute l'attention qu'il pouvait sur la recherche du vif d'or. Il était forcément là, quelque part, à voleter autour des joueurs…
-Et Thomas fait perdre le souaffle à Pucet, bon sang ! Weasley en attaque, Potter c'est le moment de regarder ta petite-amie, elle fonce ! Quelle prétentieuse, celle-là ! Mais elle a dû suivre le chemin de sa mère et ainsi prendre quelques kilos car Pucet la rattrape et lui barre la route !
A nouveau, McGonagall s'indigna, mais Ron brandit le poing de rage. Harry lui-même n'apprécia pas l'allusion à Mrs Weasley. Si c'était ça, la tactique des Serpentard, la déconcentration baisserait rapidement. Il ne fallait pas se laisser prendre dans leur jeu… Ils en seraient trop heureux.
-Vingt à zéro pour Gryffondor, soupira Pansy Parkinson. Et Ginger Fitgeralds en possession du souaffle… Non, maintenant c'est cette…(elle grogna pour étouffer une insulte) de Katie Bell… Elle passe à Weasley, qui tire…
Une exclamation de joie de la part des supporters de Gryffondor masqua la fin de sa phrase. Harry ne put s'empêcher de jeter un regard victorieux à Malefoy et entreprit à faire des tours autour de terrain. Il commençait à avoir froid, et un joueur qui entamait une course en ayant la chair de poule repartait souvent bredouille, il en avait fait l'expérience pendant les entraînements de cet hiver, quand la neige le prenait de tous les côtés et que la glace lui fouettait le visage. Malefoy sursauta tout d'abord puis comprit qu'il n'y avait pas de réel danger.
Les supporters de Gryffondor eurent l'occasion de se réjouir quand le score arriva à cent points pour l'équipe soutenues. Les nouveaux joueurs de Serpentard manquaient d'entraînements et cela se voyait bien. Ils étaient dominés tandis que les Gryffondor, comme ils l'avaient prévu et espéré, creusaient l'écart entre les scores. Avec vingt malheureux petits points pour les Serpentard contre cent trente pour eux, leur motivation monta comme une flèche, et pourtant elle était déjà bien élevée. Harry se réjouissait d'un tel spectacle. L'équipe adverse étaient entrain de se prendre une véritable raclée. Ginny, Katie et Brigitte jouaient en collectivité et menaient à bout leurs attaques sans jamais dévier leur trajectoire. Ginger, de loin la meilleure poursuiveuse de Serpentard, s'enrageait dès qu'un but était marqué. Et Pansy Parkinson, au micro, ne songeait même plus à faire de commentaires désagréables car après maintes et maintes tentatives de déconcentration, elle dut admettre qu'elle n'arriverait à rien. Les Gryffondor étaient trop forts pour eux.
Le seul espoir des Serpentard résidait en leur attrapeur, et Malefoy en avait bien conscience. Il ne cessait de jeter des regards à Harry pour vérifier qu'il ne l'avait pas devancé. Mais aucun des deux n'avait la moindre idée de l'endroit où pouvait bien ce cacher le vif d'or. Harry, tant que son équipe marquait des buts, n'était pas gêné par cette absence. Il voulait écraser celle de Malefoy et plus il y aurait de points d'écart, plus il serait satisfait.
Un nuage vint cacher le soleil pendant quelques instants et un courant d'air frais fit frissonner Harry. Quelle heure pouvait-il bien être ? Le vif d'or n'avait fait aucune apparition, c'en devenait presque étrange… Et la visibilité qui se réduisait avec le soleil…
A sa grande satisfaction, la clarté revint un peu plus tard et à nouveau le stade fut illuminé d'une lumière vive. Et là, Harry vit enfin ce qu'il cherchait : un éclat d'or qui brillait sous les rayons du soleil. Sans attendre, il se précipita dans la bonne direction en faisant sursauter Ginger, qui passait juste à côté de lui à ce moment-là.
-Potter semble avoir aperçu le vif d'or ! bougonna Pansy Parkinson. Et… Oh ! Vas-y Drago ! Allez, fonce ! C'est toi le plus près !
Malefoy avait lui aussi repéré la petite balle dorée, et Harry mit toute la puissance de son balai quand il vit qu'il était plus près du vif que lui. Malefoy avait déjà un gros avantage…
-Allez accélère ! murmura Harry à son balai.
Malefoy se rapprochait dangereusement, mais lui aussi avançait très vite et réduisait l'écart petit à petit. Il s'était déjà retrouvé dans une situation semblable lors d'un match contre Serpentard et il avait quand même gagné la coupe. Malefoy risqua un regard derrière lui et ricana en voyant Harry donner tout ce qu'il avait pour le rattraper.
-Tu ne m'auras pas cette fois, Potter ! La coupe est à moi !
Mais il aurait dû rester concentré sur le match plutôt que de narguer Harry car il ne vit pas le cognard lancé par Seamus. Il se retourna et le choc fut brutal et vraisemblablement douloureux. Il poussa un petit cri de surprise et Harry, de plus en plus près, put le voir lâcher son balai. Avec un temps qui lui parut interminable, Malefoy glissa et commença à tomber.
Des cris de stupeur résonnèrent dans les tribunes.
-Drago ! hurla Pansy Parkinson dans son micro. Professeur, il faut faire quelque chose !
Harry se décida en moins d'une seconde. Abandonnant son but principal, qui consistait à attraper le vif d'or, il descendit en flèche aussi vite qu'il le put, pour tenter de lutter contre la vitesse de chute de Malefoy. Il devait être à moitié assommé car il ne bougeait pas et ne criait pas non-plus. Le cognard l'avait frappé trop fortement dans la tempe pour qu'il puisse toujours être conscient, de toute manière. Mais si personne ne faisait rien, il se briserait la nuque et ce n'était guère mieux. Mrs Bibine arrivait aussi vite qu'elle le pouvait mais restait trop lente pour pouvoir l'aider. Harry était le seul qui semblait disposé à faire changer les choses. Malefoy avait beau être son pire ennemi à l'école, il ne pouvait pas le laisser se tuer dans une vulgaire chute de balai due à une minute d'inattention.
Tous les regards s'étaient désormais tournés vers lui, le seul qui tentait quelque chose et pourtant celui qui détestait le plus Malefoy. Jamais il n'arriverait à temps, il tombait trop vite. Le sol se rapprochait trop dangereusement. Mais pourtant, l'écart se réduisait.
-Allez ! chuchota Harry pour encourager son balai.
Il tendit le bras, comme il le faisait quand il était à proximité du vif d'or. Il n'était qu'à quelques centimètres… Sa main se referma sur quelque chose de très fin et qui se détacha du corps inerte de Malefoy. Une chaîne ou un médaillon, quelque chose du genre. C'était insuffisant pour ralentir la chute, surtout quand, brusquement, ce qu'il tenait céda et se détacha.
Un jet de lumière atteignit Malefoy et il tomba moins rapidement. Harry se souvint que Dumbledore avait fait la même chose pour lui trois ans auparavant. Désormais, il allait pouvoir le retenir. Sa main se referma sur son bras et il tira de toute ses forces, mais il fut trop emporté par le poids du Serpentard pour pouvoir le soutenir. En paniquant légèrement, il se redressa pour éviter de s'écraser. Cependant, quand ils touchèrent brusquement le sol à peine quelques secondes après, ils avaient assez ralenti pour que Harry sache qu'il n'y avait plus de danger pour la vie Malefoy, étendu mollement à terre.
Quelques secondes plus tard, les autres joueurs avaient regagné le sol eux-aussi et les spectateurs applaudissaient, sûrement pour féliciter le bon travail de Harry. Celui-ci s'allongea sur l'herbe, une main sur le ventre, pour se reposer et reprendre son souffle. La course contre Malefoy puis celle contre sa chute l'avaient totalement épuisé. Ron se précipita sur lui et prit de ses nouvelles tandis qu'un cercle se formait autour des deux attrapeurs. Ginger sembla partagée entre l'envie d'aller le voir et celle de soutenir Malefoy. Enfin, Mrs Bibine accourut pour s'assurer l'état de Malefoy et fut manifestement rassurée. Elle plaqua une main contre son cœur et respira un bon coup, un petit sourire de soulagement se formant au coin de ses lèvres.
-Merci beaucoup, Mr Potter, dit-elle, à bout de souffle. Cinquante points pour Gryffondor !
Mais Harry était si fatigué qu'il mit du temps avant de comprendre ce qu'elle venait de lui dire et les Serpentard demeuraient trop rassurés pour pouvoir protester. Après tout, il venait de sauver la mise de leur attrapeur. Personne ne parla et on amena Malefoy à l'infirmerie par l'intermédiaire d'un brancard magique. Mrs Bibine siffla la fin du match bien que tout le monde avait compris qu'il ne continuerait pas après un tel frisson.
-La rencontre est reportée, annonça Mrs Bibine. Rentrez tous dans vos vestiaires.
Les joueurs s'exécutèrent et Harry, ayant repris un peu de force, pesta contre il ne savait quoi. Tout avait si bien commencé ! Et le match qui serait à refaire… Il regagna son bureau de capitaine sans un mot et s'enfonça dans son fauteuil de velours rouge. Il voulait attendre que les autres rentrent au château pour éviter toutes les questions et les éventuelles remarques désobligeantes qu'on pourrait les faire malgré ce qu'il venait d'accomplir. Qu'est-ce que cela lui avait apporté, au juste ? Certes, il avait peut-être permis d'éviter que quelqu'un ne se blesse grièvement en tombant, si ce n'était pire, mais ce quelqu'un était son pire ennemi… Malefoy l'aurait-il fait si c'était lui qui était tombé ? Bien sûr, il n'était pas comme Malefoy et ne tenait absolument pas à lui ressembler, mais tout de même… Il aurait très bien pu mettre fin au match en poursuivant sa course contre le vif d'or. Il n'était plus qu'à quelques mètres de lui, après tout, et en quelques secondes tout se serait terminé…
-Et aurais-tu pu te regarder en face, une fois que Malefoy se serait brisé la nuque ? demanda une petite voix au fond de lui, celle qui ressemblait beaucoup à la voix de Hermione.
Il était vrai que même s'il avait fait semblant de ne pas s'apercevoir de ce qui se passait, il aurait eu des remords : il n'aurait rien fait pour éviter ça, même s'il l'avait pu. Ce n'était pas très agréable de se savoir lâche, ingrat et égoïste. Finalement, il avait fait ce qu'il fallait, pour lui comme pour Malefoy.
Il respira profondément et entreprit de se changer pour regagner lui-aussi la tour de Gryffondor. Ron et Hermione devaient déjà l'attendre impatiemment dans la salle commune pour lui parler de ce qu'il avait fait où de ce qui s'était passé ensuite. Il retira sa robe de Quidditch et la jeta à terre tandis qu'il se précipitait dans la douche. Mais un tintement métallique attira son attention. Il n'avait rien dans ses poches, en temps normal… La longue chaîne de Malefoy lui revint en mémoire et il la sortit de sa robe en songeant curieusement à la chose qui comptait à un tel point pour Malefoy qu'il la gardait même pour les matchs. Il sortit tout d'abord, comme prévu, une chaîne épaisse mais écourtée lorsqu'il l'avait saisie, puis, pensant qu'il devait forcément y avoir autre chose, replongea sa main dans sa poche. Il dut tâtonner un peu partout avant de dénicher la chose qu'il fallait qu'il trouve : une grosse clé dorée qu'il reconnut sans peine. C'était celle qu'il avait découverte dans le bureau de Lucius Malefoy. Et elle n'était plus protégée. Harry sourit du coin de la bouche ; alors il détenait désormais cette clé si importante ? Les membres de l'Ordre le féliciteraient pour une telle trouvaille… Il faudrait qu'il rende visite à Dumbledore.
La salle commune devait être aussi bondée qu'après le match contre Serdaigle, quand la Marque des Ténèbres était apparue au dans le ciel. Sauf qu'au moment où Harry entra, l'ambiance était toute de même différente. Partout on voyait des visages tristes et déçus. Ron avait replié ses genoux jusqu'à sa poitrine, en n'hésitant pas à mettre ses chaussures salles sur le fauteuil, et fixait les flammes dansantes du feu qui brûlait dans la cheminée. A côté de lui, Ginny avait reposé sa tête contre sa main, le coude bien calé sur l'accoudoir. Il était inutile de poser la question pour savoir ce qui les rendaient si déprimés. Même Brigitte, qui généralement ne se laissait pas abattre pour des petites choses comme ça, refusait de parler.
Harry attira les regards pendant un moment puis dû perdre en intéressance car on reporta son attention ailleurs. Ginny se força à lui sourire, même si elle n'était pas particulièrement joyeuse, et Seamus se mordit la lèvre.
-Je suis désolé, Harry, murmura-t-il comme s'il avait peur de briser le silence qui régnait dans la salle. J'aurai dû y aller moins fort…
Harry fit non de la tête.
-Tu as fait ton travail, c'est bien. C'est de sa faute à lui.
Il était presque étrange de voir à quel point la chute de Malefoy avait marqué les esprits des Gryffondor alors qu'il venait de leur maison rivale. Hermione, assise un peu plus loin, lui jeta un regard satisfait et insista bien. Harry comprit qu'elle voulait lui montrer qu'il avait fait ce qu'il fallait faire, même s'ils devaient recommencer le match. Il ignorait en revanche pourquoi elle tenait tant à le lui montrer.
Il voulut s'asseoir entre Ron et Ginny mais Ron, au lieu de s'écarter juste un peu pour lui laisser de la place, se leva complètement et monta dans le dortoir. Tout aurait pu s'arrêter là si les autres joueurs de l'équipe ne l'avaient pas regardé tristement.
-Quoi ? demanda-t-il, surpris d'une telle réaction.
Voyant qu'il ne comprenaient pas, Brigitte prit les choses en main et lui expliqua tout ce qu'il fallait qu'il sache :
-Ron t'en veut d'avoir abandonné le vif d'or pour sauver Malefoy. Il a dit qu'il ne t'adresserait plus la paroles avant qu'on ait gagné le match.
La nouvelle, brève et très claire, arriva au cerveau de Harry comme un coup de poignard. Ron ? Il lui faisait la tête parce que le match était reporté ?
-Tu plaisantes ? questionna-t-il, déconcerté. Ron ? Il m'en veut ?
Les personnes qui hochèrent la tête furent trop nombreuses pour qu'il puisse encore croire à une plaisanterie. Il observa Hermione et sut désormais pourquoi elle avait tant voulu lui faire part de son avis. Ron refusait de lui parler encore une fois. Ca allait recommencer comme en quatrième année… Quel idiot il était ! Sans doute aurait-il préféré qu'il laisse Malefoy s'écraser la tête la première au sol pour le voir agoniser ou même mourir… L'imbécile…
Mais malgré ses pensées peu sympathiques envers Ron, ses jambes s'étaient mises à trembler et sa bouche à s'ouvrir de béatitude. Contre tout ce qu'il pourrait dire, ce que son cœur lui exprimerait serait toujours le plus fort. Et là, son cœur lui disait qu'il avait mal. Ron avait renoncé à leur amitié pour un simple match de Quidditch qui serait reporté ! Sans même qu'il s'en rende compte, il avait déjà fait demi-tour et atteignait le portrait de la Grosse Dame. Il sortit de la salle commune sans un mot et se retrouva dans le couloir, ignorant où il allait. Il avançait, c'était tout. Derrière lui, Hermione se mit à courir pour le rattraper. Mais Harry n'était pas certain de vouloir lui parler. Il sentait qu'il avait besoin d'être seul.
-Harry ! appela Hermione. Harry, arrête-toi !
Au contraire Harry accéléra.
-Harry, s'il te plait ! Ron ne sait pas ce qu'il fait, demain il aura tout oublié ! assura Hermione. Va lui parler, Harry, je t'en prie !
Harry eut un petit rire sans joie.
-Ah ouais ? Je croyais qu'il refusait de m'adresser la parole avant le prochain match ? rétorqua-t-il.
Hermione arriva à son niveau et soupira.
-Mais il est bête, c'est tout ! Tu sais très bien qu'il ne va pas gâcher une amitié comme la vôtre à cause d'un match de Quidditch !
-Il vient de le faire ! gronda Harry. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ! S'il voulait que je privilégie le vif d'or à la vie d'un élève, même s'il s'agit de, Malefoy, il fallait qu'il le dise !
-Il ne voulait pas que tu privilégies le vif d'or à la vie de Malefoy ! Il est juste un peu déçu par la tournure qu'a pris le match, c'est tout !
-Oui, il est juste un peu déçu, et donc il ne me parle plus, c'est tout à fait logique ! railla Harry.
Hermione ne trouva rien à répondre à ça, mais continua de défendre Ron.
-Je lui ai un peu parlé, tout à l'heure. Malefoy l'a énervé, et Pansy Parkinson qui faisait des commentaires sur sa mère, il n'a pas supporté ! Ca a pour lui un goût amer de savoir que son meilleur ami a préféré sauver son pire ennemi d'une chute plutôt que de remporter la victoire pour tous ses amis !
-En attendant, je ne suis plus son meilleur ami, alors Hermione, s'il te plait, laisse-moi maintenant, répliqua Harry.
Et il repartit un peu plus vite encore pour la semer dans les couloirs. Mais il n'eut pas à se presser bien longtemps car elle ne le suivit pas et resta plantée là où elle était, ce qui l'arrangea bien. Il pourrait déambuler à sa guise, désormais.
Les couloirs n'étaient pas très peuplés pour un samedi après-midi. Comme chez les Gryffondor, la vilaine chute de Malefoy avait laissé une trace bien profonde dans les têtes. Harry dut avouer qu'elle avait été impressionnante.
Plongé dans ses pensées, il ne vit pas qu'on arrivait devant lui, aussi percuta-t-il quelqu'un de plein fouet. Il se frotta la tête et n'eut même pas besoin de baisser les yeux pour savoir de qui il s'agissait.
-Bon sang de crétin de Gryffondor ! gronda Ginger. Tu ne peux faire attention à où tu mets les pieds, une fois de temps en temps ?
C'était avec Ashley qu'il avait dû se cogner car elle était tombée au sol et se relevait péniblement en se cachant les yeux.
-Et où est-ce que tu vas, comme ça, hein ? cria Ginger.
-Ca va, calme-toi ! se défendit Harry, peu désireux de se mettre encore quelqu'un à dos. Je ne vous ai pas vues arriver, c'est tout !
-C'est ça, ouais ! bougonna Ginger. Viens, Ash ! Il faut qu'on aille à l'infirmerie.
-Vous allez voir Malefoy ? demanda Harry.
-Qu'est-ce que ça peut te faire ? tempêta Ginger. Tu t'occupes de tes affaires et tu ne nous fais pas…
-Ginger ! coupa Ashley. Il n'y est pour rien!
Ginger jeta un regard plein de dégoût à sa sœur.
-Je vois que tu me soutiens, c'est bien. Ne viens pas te plaindre quand il saura tout à ton sujet ! Si tu le défends, il va croire que tu es son amie, et il va te coller, et il découvrira tout ce que tu veux lui cacher !
Ginger eut un petit rire peu sympathique.
-Je vais à l'infirmerie, si tu veux me rejoindre, je t'attendrai là-bas !
Elle bouscula volontairement Harry et poursuivit sa route vers le bout du couloir. Quand Harry cessa de la regarder s'éloigner, Ashley baissa précipitamment la tête mais pas assez vite pour l'empêcher de voir ce qu'elle voulait cacher. Ses yeux étaient terriblement ridés et plissés. Harry ouvrit la bouche de stupéfaction et montra les rides du doigt.
-Une allergie, marmonna Ashley. C'est pour ça qu'on allait à l'infirmerie, on voulait voir si Mrs Pomfresh avait quelque chose à me donner… J'ai déjà eu ça et j'avais les yeux vraiment… Enfin presque comme à Halloween, alors tu vois un peu ! Bon… Vaut mieux que j'y aille, Ginger est sur les nerfs, en ce moment. Ce doit être la pleine lune qui approche. Elle change beaucoup, quand la lune est pleine. Mais ça va, elle n'est pas encore complètement transformée… J'imagine qu'après elle sera comme un vrai loup-garou… Allez j'y vais !
-Euh, Ashley ! A quoi es-tu allergique, pour que ça te fasse ce genre de…
Il montra ses yeux pour se faire mieux comprendre.
-Oh, et bien…
Ashley sembla hésiter et afficha une expression gênée, puis elle se décida à répondre :
-Au sang… Je me suis mordue violemment la lèvre, et…
Elle adressa à Harry un signe de tête et partit en courant rejoindre sa sœur, laissant Harry remuer ses paroles dans un coin de sa tête. Si Ginger changeait pendant la pleine lune, cela voulait dire que le processus avançait… Bon sang, il fallait faire quelque chose pour éviter tout ça !
-Mr Potter ? appela le professeur McGonagall en le faisant sursauter.
Elle était apparue à l'endroit même ou Ashley venait de disparaître.
-J'ai quelque chose à vous dire…
-Je vous écoute, dit Harry, un peu surpris que McGonangall se soit embêtée à le chercher jusque dans les couloirs de l'école.
Le professeur observa les alentours et dut juger qu'ils n'étaient pas à l'abri des oreilles indiscrètes car elle l'emmena dans son bureau.
-Vous vous souvenez ce qu'annonçait votre lettre, ce matin ? Celle que je vous ai emprunté pour que le directeur puisse en tirer des conclusions ?
Harry se souvenait très bien. D'ailleurs, vue l'heure qu'il devait être, si le prince avait dit vrai, il s'était passé quelque chose. Et si McGonagall avait tant tenu à le voir, ce n'était pas un hasard. Son cœur se mit à battre plus vite tandis qu'il écoutait son professeur lui annoncer ce qu'il redoutait.
-Il s'est en effet passé quelque chose de grave, avertit-t-elle. De très grave, même, puisque quelqu'un s'est introduit Square Grimmaurd. Vous devinez qui ?
-Le prince de sang-mêlé ? proposa Harry, quasiment certain d'avoir vu juste.
-En effet. Il a dérobé plusieurs petites choses, dont votre golem. Mais ce n'est pas le pire, au fond…
Harry crut comprendre où elle voulait en venir, et elle ne tarda pas à lui donner la réponse.
-Ce qui veut dire que le Prince est quelqu'un de l'Ordre du Phénix. Que l'un de vos proches est un mangemort. Et qu'il y a un traître dans notre système d'espionnage…
-Je ne comprends pas… murmura Harry. Le quartier général était-il désert quand ça s'est passé ?
-Oui. Enfin, il n'aurait pas dû l'être. Le prince est un homme malin. En nous avertissant, il a voulu que nous prenions des mesures de sécurité, et c'est ce que nous avons fait. Seulement, nous l'avons fait au mauvais endroit.
-C'est à dire ?
McGonagall soupira.
-Vous n'avez pas vu que tous les membres de l'Ordre étaient assis dans les tribunes, cet après-midi ?
Harry fit non de la tête.
-Nous avons tout misé sur la protection de l'école. Après une attaque comme celle de janvier, il y avait de quoi, après tout… Mais nous aurions dû laisser quelqu'un à Londres. Percy Weasley était de garde, en fin de soirée. Il a affirmé avoir voulu se dégourdir les jambes un moment, et c'est précisément en rentrant qu'il s'est rendu compte de l'intrusion…
-Quoi ? s'exclama Harry. Il est parti et c'est à ce moment que quelqu'un est entré ? Mais c'est… Il l'avait prévu ou quoi ?
-On ne peut rien dire… Peut-être a-t-il fait exprès de sortir à ce moment précis… Mais Dumbledore en doute. Et si jamais il l'avait fait volontairement, cela voudrait dire qu'il n'y a pas un mais deux traîtres, car personne ne peut trouver le quartier général hormis les membres de l'Ordre…
Harry ne répondit rien.
-Toujours est-il que j'estime qu'il est de mon devoir de vous avertir. Faîtes attention, Mr Potter…
Elle le regarda droit dans les yeux avec une sincérité presque déséquilibrante. Harry vit bien que personne ne l'avait forcée à le prévenir. Mais à présent, en plus de devoir s'éloigner de Ron, il était contraint de se méfier de tous les membres de l'Ordre. La soirée d'Halloween lui revint un instant en mémoire : Les apparences sont souvent trompeuses… Les amis ne sont pas toujours ceux que l'on croit être… L'avertissement de Sirius, à cet instant, prenait tout son sens. Il fallait qu'il fasse attention, et même à ceux qu'il croyait être innocents. Et surtout, il fallait qu'il réfléchisse bien à qui pouvait être le prince de sang-mêlé désormais, car s'il faisait partie de l'Ordre, il n'était plus du tout en sécurité.
ouf, j'en suis venue à bout... je croyais que j'allais jamais le finir... pauvre malefoy... rassurez-vous c'est pas bien grave! lol
bon je vais faire vite parce que je suis crevée ce soir (d'ailleurs désolée si j'ai mal relu mon chapitre mais bon j'avais envie de le poster rapidement). le prochain chapitre: des nouvelles de Melissa. on se rapproche de la vérité sur Ginger et Ashley, c'est pour bientôt!
alors sinon, il fallait que je fasse une petite mise au point vu que le couple Harry/Ginny ne plait pas à tout le monde (et je vous en veux pas, rassurez-vous! ):
j'ai mis ce couple parce que je pense que ce sera celui-là dans les livres et qu'il faut bien qu'il y ait un peu de romance dans l'histoire,( sinon c'est tristounet! lol), mais ce n'est pas du tout le thème principal de l'intrigue, comme vous l'avez remarqué. là j'en parle parce que c'est nouveau mais dans les chapitres à venir, leur relation se limitera à quelques allusions par-ci par-là et une ou deux disputes, c'est tout... donc voilà, pas d'inquiétude! et si au contraire, vous aimez ce couple, dîtes-vous que justement, il y aura des allusions et des disputes! ; )
bon voilà je crois que c'est tout ce que j'ai à dire, je vais aller me coucher parce que là je dros sur place! j'attends vos commentaires!
bisous à tous! bye!
