6-SGME !
(Sales Gosses Mal Élevés)( Attention, lemon hard à la fin de cette partie, -quoi ? Un à chaque chapitre ?-hum, enfin bon, c'est vrai qu'au point où on en est...Mais je préviens vu que là même moi je le trouve particulièrement indécent ^^)(Oh, et je m'excuses pour les probables fautes d'orthographes, on arrive à la limite de ce que m'a béta a corrigée avant de disparaître *-*)
Tom Jedusort abattit son point sur le bois de son bureau. Ce geste brusque et incontrôlé était exceptionnel chez lui et plus exceptionnelles encore était les ondes de fureur qui bouillonnaient dans sa tête et jusqu'au creux de son estomac. Cela faisait des années qu'il n'avait pas sentit cette énergie maladive et puissante, ce feu dans les veines... Et en faire de nouveau l'expérience ne l'amusait pas du tout. C'est vrai quoi, il ne c'était pas efforcé à bannir de son fonctionnement toutes émotions irréfléchie pour que ça lui revienne en pleine figure quand un petit brun balafré lui faisait une crise de nerfs. Non. Pas vraiment une crise de nerfs. Pire.
Harry était assis d'une fesse sur le coin de son burau dans une attitude irrespectueuse et désinvolte qui le mettait hors de lui.
- Bon, je peux savoir ce qui t'as pris ? Interrogea le gloden boy calmement.
Ton serra les mâchoires. Comment osait-il s'adresser à lui de cette manière ? Daccord il était assez compliqué de garder de la distance avec quelqu'un qu'on avait passé une soirée à embrasser comme un perdu mais à ce point ! Harry lui parlait comme s'il était...son égal. Personne ne lui avait parlé ainsi depuis des années, pas même Albus qui se considérait plutôt comme son supérieur.
- Je n'ai pas de compte à te rendre, siffla-t-il entre ses dents.
- Je ne savais vraiment pas que tu étais du genre à agir sur un coup de tête et sans réfléchir...Et puis d'après ce que tu as dit l'arrestation de Blaise tenait plus du plan organisé de longue instance que du "sur-le-coup". Donc je voudrais comprendre pourquoi tu avais décider de le tuer.
Jeudusort haussa les sourcils:
- Bien, si tu m'as entendu alors tu as ta réponse.
Harry éclata de rire, un rire moqueur particulièrement irritant.
- Non, il ne va pas vraiment mourir pour la seule raison qu'il est amoureux de Drago ?
- Si, répondit froidement le Lord, j'ai besoin de Drago et il me faut donc lui éviter ce genre de pollution.
- De pollution ? S'étrangla Harry.
Il se leva et passa ses mains sur son visage pour s'obliger à garder son calme. En ce moment une fureur telle le soulevait qu'il aurait volontiers sauter au visage du Lord pour le lacérer de ses ongles. Pour le punir de rester là, majestueux et impassible, drapé dans son aura de leader charismatique, incapable de reconnaître la stupidité de son action.
Mais pour le comprendre il fallait penser en Serpentard et ne pas négliger les pensées les plus ridicules et les plus basses, songea Harry...Et la lumière se fit alors dans son esprit.
Il se retourna, se pencha en avant et posa ses deux mains à plat sur le bureau du Lord, fixant son propriétaire dans les yeux.
- Ça ne tiens pas debout ta justification.
- Vraiment ? Dit le Lord d'un ton méprisant.
- Oui, répondit le jeune homme d'un ton ferme. Si Drago était utile et indispensable au point que tu te donne la peine de piéger Blaise de cette façon et que tu le fasse exécuter de cette manière, alors que je suis sur qu'il est loin d'être un incapable. Si vraiment tu avais besoin de Drago tu lui aurait trouvé un poste depuis longtemps au lieu de le faire mijoter depuis plus d'un mois dans une des pièces de ton château. Il était nerveux et s'affaiblissait de jours en jours, et puis ce n'est pas vraiment comme si les rôles à prendre manquaient avec l'extension constante de ton armée.
- Formidable, sourit le Lord, et qu'elle est ta conclusion.
Harry se mordit la lèvre inférieur d'un aire effaré et souffla à voix basse:
- Tu es jaloux.
Tom se rejeta brusquement en arrière, choqué. Les images captées dans l'esprit de Drago tourbillonnaient dans sa mémoire. Les sensations, l'amour de Blaise si puissant, si vrai et l'éclair incroyable, celui qui avait dévoilés trois adolescents qui s'enlaçaient, se pénétraient, hurlaient de plaisir...Un frisson parcourut la colonne vertébrale du Lord, mélange de désir et d'une rage aigüe et dévastatrice. Il releva la tête et plongea ses iris rougeoyantes dans les prunelles émeraudes de Harry. Prunelles étrangement brillantes au creux d'un visage fermé.
- C'est vraiment...vraiment...balbutia Harry.
Il ne savait pas trop ce qu'il avait espéré, que le Lord se moque de lui, démente, qu'il sente au fond de lui qu'il avait tord. Mais non, dans le regard de Voldemort il avait sentit la brusquerie de celui qui est pris sur le fait. Et dire qu'il avait cru...qu'il avait presque... Il se releva brutalement et se dirigea vers la porte. Juste avant de l'ouvrir il déclara:
- Si tu voulais Drago il te suffisais de l'ordonner, il n'aurait surement pas refusé de devenir l'amant de l'homme le plus puissant du monde.
Il claqua la porte derrière lui. Ne pouvant cependant échapper à l'éclat de rire monumentale de Tom.
Les couloirs pour rejoindre ses appartements lui étaient bien familiers maintenant, mais il n'avait pas envie de s'y rendre. Rapidement il sortit du parc et se dirigea vers les écuries. Ignorant le regard interrogateur du palefrenier il repris la jument de la dernière fois. Il était encore loin d'être bon cavalier mais avait désormais une assiette assez sure, et puis en cet instant il était bien trop furieux et choqué pour avoir peur. Voldemort ne l'avais plus touché depuis ce fameux soir, a part quelques contacts doux comme un frôlement de mains ou une pression sur sa taille, une caresse sur sa joue. Et Harry lui en avait été reconnaissant, maintenant qu'il avait gouté ses lèvres son désir était absolument dévastateur, la moindre perte de concentration avait des conséquences pour le moins embarrassantes...Et Harry avait encore du mal a se faire à l'idée qu'il désirait à ce point l'homme qu'il avait consciencieusement appris à haïr. Et puis il y avait pire que le désir. Cette affection. Cet attachement. Ce sentiment de bien être, de douceur comme il était à ses cotés. Et cette guerre qui faisait rage en lui, entre son envie de laisser son cœur aller vers le Lord, à l'abattoir, s'offrir, et la force de son esprit qui refusait même l'idée de cette honteuse reddition.
Et toute cette douleur, toute cette confusion pour rien. Drago. Mais qu'avait donc le blond de si spécial pour s'attacher ainsi les hommes ? Harry ricana en s'affaissant sur l'encolure de la jument. Il connaissait si bien la réponse. La blondeur angélique de ses cheveux si fins encadrant un visage délicat, presque féminin, magnifiquement androgyne démentit par la puissance de ses yeux d'acier. La peau douce comme du duvet d'oiseau et aussi pâle, frémissante sous la moindre caresse, ses poignets ciselés, son élégance ravageuse, alliée à sa force et à son assurance tranquille de celui qui est intelligent beau, et doué, le sachant et l'exploitant à son maximum. C'était le mélange subtile de l'appel de son corps qui disait une fragilité irrésistible, un goût incomparable et de sa personnalité manipulatrice et agile. Un piège délicieux. Pas étonnant que même le Lord soit sous le charme. Harry se mordit la langue pour ne pas hurler de rage.
Si Drago avait été devant lui à cet instant il l'aurait attaqué, abattu, traîné par les cheveux dans l'herbe...Harry se força à respirer calmement. Voilà, il ne se comportait pas mieux que le Lord en fait. Il descendit de cheval et passa doucement sa main sur les naseaux de l'animal au regard doux.
- Ridicule, soupira-t-il.
Il fallait absolument qu'il parvienne à convaincre le Lord d'épargner Blaise. Quitte à le faire évader lui même. Le soir commençait à tomber et la température baissait lentement. Harry fini par penser à rentrer au château.
Par la fenêtre des appartements Voldemort fixait la silhouette de Harry qui chevauchait vers les écuries; une ombre élégante aux contours agréables. Il disparut de sa vu et Tom retourna s'assoir dans le fauteuil, imaginant ce qu'il faisait. Surement s'occuperait-il un peu de la jument...puis il monte les marches de l'escalier. Là il doit être dans le couloir principal...Sans le faire exprès, plus par réflexe qu'autre chose il tendit son esprit à travers les couloirs du château cherchant l'empreinte mentale de Harry. Il le trouva avec une facilité déconcertante, absolument pas protégé, ouvert à toute intrusion. Harry était préoccupé et inquiet, Harry était triste et furieux. Malgré lui le Lord ricana, quand il l'avait accusé d'être jaloux il avait été stupéfait. C'était donc ça cette colère qu'il avait contre les deux Serpentard, qui l'avait fait les laisser s'inquiéter pendant un mois au lieu de les employer, qui lui avait fait monter ce piège pour tuer Blaise et ainsi détruire Drago...Objectivement c'était un enchainement très intéressant. Subjectivement c'était une vraie catastrophe : Voldemort qui se privait volontaire de deux de ses meilleurs éléments à cause d'une émotion ! Un sentiment ! On aurait tout vu. Et aussi vite qu'il s'était cru percé à jour par le Gryfondor (un comble !) le brun avait sortit cette réflexion débile au sujet de Drago. Alors ainsi Harry croyait qu'il voulait se débarrassé de Zabini pour récupérer le petit Malefoy ? Amusant ça...Bien sur c'était très flateur de voir que cette pensée blessait à ce point Harry.
Décidément la jalousie est une émotion redoutable...Bien sur qu'il voulait que Blaise vive, ainsi Drago n'était pas libre pour lui...Mais non, il le voyait bien dans son esprit, Harry n'était pas aussi cruel que lui, même au travers de sa colère il espérait surtout protéger ses amis. Amis, amants...Son esprit était rempli d'images indécentes à leur sujet qui excitaient le Lord autant qu'elles le mettaient en rage.
Finalement, perdu dans ses pensés et celles d'Harry, il sursauta presque lorsque le brun entra dans ses appartements.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? Dit Harry d'un ton qui se voulait surement glacial, mais en pure perte.
- Je suis chez moi, nous sommes dans mon château je te rappel.
- Ah oui, j'avais oublié tiens, c'est pas exactement comme si j'allais avoir dès demain le plaisir de voir un de mes amis se faire exécuter par un pervers mégalomane.
Tom haussa les sourcils :
- Pervers ? Y'a pas de mal à aimer les bonnes choses.
Le visage de Harry se rembruni encore un peu et Voldemort laissa échapper un ricanement. Il se leva d'un seul mouvement souple et se dirigea comme une panthère vers Harry qui recula.
- Ne me touche pas ! Ordonna-t-il.
- Oh ? C'était mignon comme le cri du petit garçon ordonnant à la lune de ne pas se lever.
Et, un sourire carnassier aux lèvres il attrapa les poignets de Harry et le plaqua doucement contre le mur.
- Lâche moi ! Lâche moi immédiatement !
- Mm tout le monde n'est pas daccord sur ce point, murmura Voldemort en embrassant une veine du cou qui palpitait à toute allure.
Il passa lentement sa langue tout le long et contempla le visage rougissant et crispé de Harry. Adorable. Sans crier gare il s'attaqua à son oreille, soufflant doucement dessus avant de lâcher sensuellement le lobe, remontant jusqu'à mordre le cartilage.
- Si je couche avec toi, tu laisse la vie sauve à Blaise ? Murmura Harry entre ses dents.
Voldemort écarquilla les yeux et fixa les yeux verts provoquant de Harry. Accrochant à ses lèvres un sourire narquois:
- Oh, parce que tu penses ton corps assez merveilleux pour me faire renoncer à la beauté de Drago ? A la blancheur de sa peau ? Susurra-t-il en parssement son visage de baisers légers. A la musique de sa voix quand elle gémit ?
Il redescendit dans son cou qu'il mordit, retenant toujours les poignets d'Harry dont les soubresauts pour se dégager ne faisaient qu'exciter encore plus le Lord. Il remonta jusqu'à son oreille pour murmurer:
- A la douceur de l'intérieur de ses cuisses ?
Harry eut une exclamation de rage et Voldemort en profita pour plaquer ses lèvres aux siennes et pénétrer brutalement sa bouche tandis que sa jambe venait se presser contre l'entre-jambe du Golden boy. Lequel laissa échapper un gémissement sublime ou colère et désir brutal se mellaient. Ses bras cessèrent de lutter ses mains agrippèrent les cheveux du Lord, les tirants avec violence en arrière. Voldemort gronda contre sa bouche et mordit férocement sa lèvre inférieur alors que l'os de la hanche de Harry heurtait sa semi-érection, enflammant son esprit. Le goût métallique du sang les embrasa plus qu'il n'était normal. Harry griffa le cou du Lord qui torturait sa peau de ses dents, laissant des marques rouges et enflammées.
Il leva la tête la tête et croisa les yeux du Gyfondor, enflammés de rage, de douleur et de plaisir, irrésistibles et dangereux.
- Et tu as parfaitement raison, murmura-t-il d'une voix rauque.
Le cerveau de Harry mit quelques secondes à faire le lien avec ce qui précédait. Le Lord acceptait donc sa proposition. Il eut un sourire de lion et se dégagea un bon coup de l'étreinte du Seigneur des Ténèbres. Puisque c'était ce qu'il fallait faire il allait lui montrer. Lui rappeler à qui il était lié.
Reculant jusqu'à être dos au lit il fixa le Lord avec une moue provocatrice et, passant la main sur son corps fit disparaître un à un ses vêtements, faisant apparaître les muscles de son torse et de ses bras, son ventre plat et doré, ses cuisses fuselées et sa virilité dressée. Il se tint nu face au Lord. Il se dégageait de lui une certaine maigreur, une impression qu'il serait toujours un peu efflanqué, un peu affamé, et ses yeux verts immenses n'en ressortaient que plus, donnant à son visage l'intensité de celui d'un félin.
Malgré lui Tom passa une langue sur ses lèvres alors que Harry s'approchait et défaisait un à un les boutons de sa chemise. Ses mains tremblaient presque de désir contenu, et son coeur surement cognait presque aussi fort que celui du Lord. Dès que son torse fut dénudé le golden boy l'attaqua à coups de dents et de langue, allant jusqu'à mordre un téton. Tom poussa une exclamation de douleur et de plaisir mêlés auquel Harry répondit d'un sourire narquois. Alors abandonnant son contrôle il bondit en avant, balançant littéralement le garçon sur le lit et le plaquant de tout son corps au matelas. Harry gémit de plaisir sans se départir de se sourire exaspérant.
Le lord mordit ses lèvres déjà blessées, bu le sang qui en dégoulinait encore, descendit sur le cou déjà bien abimé, réveillant la douleur des morsures d'une douce pression des lèvres, puis revenant chercher la salive de Harry, se tenant au dessus de lui, maintenant ses épaules pour qu'il ne puisse l'atteindre quand tendant sa langue pour caresser la sienne. Ses yeux étaient enflammés et perdus, il repoussa Tom de toute ses forces, le renversant sur le dos et se plaça à quatre pattes sur lui, dévorant son torse maigre et puissant, il fit glisser en douceur ses mains sur les cotes, mains qui se crispèrent pour devenir griffes sur le ventre. Tom gronda de nouveau, se redressa pour bloquer le garçon, alors Harry pressa et frotta sa joue sur le pantalon du Lord au niveau de l'entre-jambes, si dure. Tom soupira en reversant la tête en arrière, icône de la sensualité. Harry eut un petit rire et ouvrit la braguette, caressant doucement la bosse de son nez et de ses lèvres, inspirant l'odeur acide puissante. Elle enflammait ses sens au delà de toute raison et ses mains tremblaient atrocement alors qu'il la dégageait du caleçon pour qu'elle jaillisse par l'ouverture. Il la parcourut de petits coups de langues avec gourmandise, jusqu'à ce que la poigne du Lord attrape ses cheveux et l'enfonce brutalement dans sa gorge d'un coup de reins avant de ses retirer puis revenir encore. Harry retint un réflexe vomitif, la verge du Lord était surtout épaisse. Puis brusquement la main du Lord le tira en arrière, lui enlevant sa sucette de la bouche.
Les deux hommes restèrent une seconde à se fixer, à se dévorer du regard et se jetèrent l'un sur l'autre d'un même mouvement, Harry chevauchant les cuisses du Lord pour que leurs lèvres s'atteignent, se rejoignent et se complètent. Ils tremblaient et les battements désordonnés de leurs coeurs leur donnait le vertige, mais ce n'était rien, rien comparé au feu, à la brulure, à la violence et à la voracité qui les étreignaient. Comme s'ils avaient faim de l'autre à mourir et savaient qu'ils n'auraient pas le temps de se rassasier. Puis Harry s'éloigna un peu et le Lord le retourna, admirant le cambré de ses reins et ses fesses exposées, offertes. Les avants bras de Harry et tout le reste de son corps vibrait d'anticipation. Il jeta un regard par-dessus son épaule et vit Tom guider lentement son sexe contre lui. Harry se mordit les lèvres en sentant la taille du gland contre sa fragile ouverture et gémit entre ses dents serrer comme il le pénétrait. C'était une douleur déchirante et salvatrice. A son grand désespoir Tom s'interrompit pour lui laisser le temps de s'habituer, mais Harry ne voulait pas de cette attention et il recula de lui même pour venir s'empaler sur lui, encore et encore. Le Seigneur des ténèbres gagné par cette folie accéda à son désir, l'agrippant par les hanches il le pilonna avec force, s'enfonçant jusqu'à la garde à chaque coups, effaré par cette chaleur, cette frénésie et les cris qu'il poussait. C'était bestial, épouvantable et délicieux, Harry sentit l'acidité de ce plaisir remplir ses yeux de larmes qui dégoulinèrent le long de ses joues enflammées. Ses fesses frottaient à chaque coup contre le tissus rêche du pantalon que Tom n'avait même pas pu retirer. Le Lord fini par se pencher sur lui, enssérant sa mâchoire, tordant son cou pour rencontrer ses lèvres, leurs dents se heurtèrent et il sentit l'humidité des joues de Harry.
Alors il s'ouvrit au lien, ouvrant les barrières de son esprit, et au-delà du désespoir, de la violence insensée de leur étreinte tout deux sentir le besoin qu'ils avaient de l'autre, ce désir d'être aimé, tenu, retenu, serré presque à étouffer, ce besoin qu'ils assouvissaient ensemble. Et c'est avec une même harmonie qu'ils se répandirent, le dos cambré la bouche ouverte, les yeux écarquillés.
LOIULIOULIUOLIUOLIUOLIUO
Dissimulé sous sa cape Remus avançait rapidement dans l'allée des Embruns tout les sens aux aguets. Si cette allée avait mauvaise réputation c'était avant tout parce qu'y était réunis tout les marchants de Magie noirs ou d'objets l'utilisant. La magie noire étant méprisée les gens « bien »l'avait mise au banc et donc toute la racaille, tout les trafiquants, tous ceux qui avaient des affaires louches à y mener s'y étaient établis. Des gens comme Remus aujourd'hui. Voilà comment une rumeur fabrique une réalité...Le message qu'il avait envoyé à Dumbledor était simple et précis :
- J'accepte
Il n'avait demandé ni salaire n'y même une nouvelle intégration à l'Odre, officieuse. Il avait finalement accepter cette mission dont l'impossibilité l'avait conduit à s'exilé. Quel ironie. Et maintenant s'il lui fallait mener cette tache il allait le faire seul et sous le sceau du plus grand secret. Dumbledor ne lui avait pas renvoyé de lettre avec le hibou, mais en tendant son esprit le lycan avait sentit tout proche le lien avec celui du vieil homme, léger et indiscernable pour quiconque n'était pas lui.
De toute manière il n'avait pas besoin d'indications, du temps où il travaillait pour l'Odre c'était lui même qui avait découvert cette taverne où se réunissait des « révolutionnaires » aux idées pernicieuses. L'Odre avait mené l'enquête et décider de les ignorer : ce n'était pas des partisans de Voldemort puisqu'ils défendaient des idée beaucoup plus modérés de monde au sorciers et moldus seraient à égalité. Mais Lupin avait constaté que tout les loups garou qui avait rejoints les rangs du Seigneur des ténèbres étaient devenus peu avant des clients régulier de cet établissement. Cependant Dumbledor n'avait donné aucune suite à cette information : maintenant Remus comprenait pourquoi…
La taverne, miteuse à l'extérieur était à l'intérieur vaste propre et plutôt bien éclairée. La pièce principale était ronde et un grand bar en arc de cercle la remplissait à moitiée, l'autre moitié s'ouvrait sur trois pièces, une qui était une piste de dance bruyante colorée, l'autre consacrée aux jeux et aux paris et enfin celle du milieu, plus sombre, remplie d'une fumée odorante qui masquaient les odeurs et les visage où, assis dans des fauteuil rembourrés, on discutait à voix feutrée. Remus jeta un coup d'œil aux alentours et baissa sa capuche s'attirant quelques regards et même un clin d'œil appréciateur d'une rousse assise au bar. Le lycan salua le barman d'un signe de tête et se dirigea vers la pièce enfumée. La porte était assez lourde, mais elle tourna silencieusement sur ses gonds.
Pendant quelques secondes Remus fut absolument terrorisé : il était aveugle ! Non seulement ses yeux n'étaient pas encore adapté à la pénombre ambiante mais en plus son sens le plus fiable, son nez, n'inspirait plus que le parfum doux de la fumée. Calme toi, s'abjura-t-il mentalement, calme toi, tu savais à quoi t'attendre en arrivant ici. Peu rassuré mais acharné il s'avança jusqu'à un fauteuil libre dans un coin et s'assit. Les conversations qui s'étaient interrompues quelques secondes à son arrivée reprirent, murmures incessants. Certains débattaient à voix basses avec passion, certains portaient des masques et quelques uns, silencieux, se contentaient d'écouter, demandant parfois une précision ou une confirmation. C'était toujours les même révolutionnaires, même si leur auditoire avait manifestement grossit.
Remus n'eut pas longtemps à attendre. Un homme au visage carré et aux cheveux bouclés légèrement grisonnants sur les tempes s'approcha de lui.
- Bonsoir, dit-il d'une voix chaleureuse en lui tendant la main.
Lupin la serra et sentit sous ses doigts les petites cicatrices caractéristique de ceux qui tout les mois courrait sur quatre pattes de loups. L'homme lui adressa un sourire.
- Mon collègue là-bas ne voulait pas me croire que tu étais des notres : tu te déplace vraiment lourdement, comme les humains. Mais moi j'étais sur de mon coup : tu as beau avoir manifestement fait des efforts pour t'adapter tu as gardé un regard de loup.
Remus hocha la tête avec un très curieux sentiment d'étrangeté : il ne lui était jamais arrivé de discuter, ou même d'être proche avec d'autre loups-garous. En effet lui avait choisit de se faire passer pour un humain, or tout ceux qui choisissaient cette voie reniait leur coté lycan et ne recherchait pas la compagnie des autres.
- Alors mon vieux, pourquoi es-tu venu ici ? Fatigué de te contraindre à être ce que tu n'es pas ?
- Oui, répondit Remus en toute sincérité.
- Tu as dû entendre qu'ici on proposait une autre alternative que se renier ou devenir un exclu.
- Oui, dit-il assez brusquement, j'ai entendu tout ces discours sur cette nouvelle société et la place qui serait faite aux Lycantropes, maintenant je voudrais savoir ce que je peux faire.
L'homme éclata d'un rire doux et un peu rocailleux.
- Je salut ton enthousiasme mais chaque choses en son temps. Voici une adresse, si tu t'y rend tu trouveras une assemblée plus officielle que celle-ci où nos projets sont expliqués plus en détails. Nous verrons ensuite pour agir.
- Bien, fit Remus en saisissant le papier.
- Demain, à 15hoo, soit ponctuel, après les grilles ferment.
L'homme s'éloigna et Remus resta un peu perplexe, il s'était attendu à beaucoup de choses mais pas vraiment à ça. Un simple papier pour une réunion, pas de questions incisives, pas de test et pas la moindre fouille mentale.
Le lendemain à 14h30 il était au lieu dit, attendant un peu en retrait. Les « grilles » en questions étaient celles de la devanture d'un magasin sur la vitre duquel était marqué « en rénovation ». Remus entendit un pas derrière lui, il se fit violence pour ne pas se retourner brusquement et inspira une odeur particulière qui se rapprochait. Un homme, surement de petite taille, assez replet et avec des chaussures en bon cuir, peut-être un simple passant. Mais l'homme s'arrêta à sa hauteur et lança d'un ton jolivial :
- Hello ! Vous venez pour la réunion ?
Et il désigna le magasin d'un geste désinvolte. Remus le regarda d'un air suspicieux mai le bonhomme respirait la bonne humeur et la franchise.
- C'est normal que vous soyez un peu méfiant, dit-il, je l'étais aussi la première fois, mais finalement ce ne sont ni des dangereux criminels ni des fous. Bien sur même maintenant ça me fait toujours un peu bizarre de me dire que c'est à ces idées-ci qu'adhère la majorité des partisans de…Vous-Savez-Qui. Faut dire qu'on nous à tellement tartiné avec ses affaires de massacres de moldus et de domination du monde…Enfaite ce qu'on explique là est beaucoup plus logique et je pense sincèrement que c'est une bonne solution d'avenir.
Et il tapota familièrement le dos de Lupin.
- Nous y allons ? Comme ça on aura de bonnes places.
Touché par sa gentillesse Remus se dérida un peu et sourit.
- Oui, allons-y.
Et il emboîta le pas au monsieur qui ouvrit simplement la porte du magasin et entra. Ils traversèrent ensemble la pièce principale où était assit un adolescent qui paraissait s'ennuyer ferme.
- Bonjours M'sieur Horace, marmonna-t-il. Vous, votre carte !
- Allons, allons Lucien, sois plus aimable, monsieur est nouveau.
- Je sais, soupira le gamin, c'est pour ça qu'il faut que je vérifie qu'il a le droit d'être ici. C'est tellement injuste qu'il me faille rester là ! Tout ce qui est intéressant se passe à l'intérieur…
- Mais on a besoin de toi ici, tu es important, assura le dénommé Horace alors que Remus tendait la carte qu'on lui avait remise.
Une fois passés il pénétrèrent dans un amphithéâtre très vaste et déjà remplit de monde. Des cercles de transplanages et de cheminées étaient placés au fond de la pièce et sur la scène était une table avec, chose curieuse, ce que Remus identifia comme des micros.
- Vous verrez, bavarda son accompagnateur, c'est absolument passionnant. On y rencontre toute sorte de gens : des hauts fonctionnaires, de simple salariés, des lycans, des centaures, des êtres des eaux et des forêts, je crois avoir vu un vampire une fois, ils sont si discrets…et même des moldus.
- Des Moldus ? s'étonna Remus.
- Mais oui ! Pour la création d'un monde égalitaire entre les créatures magiques et les simples humains ils sont autant concerné que nous ! Tenez hier il y avait, assis ici, un dignitaire Chinois et son homologue Russe ! Un dignitaire moldu ! On voit aussi tout ces gens des services gouvernementaux CIC ou CIB je ne sais plus trop bien…
- CIA ? suggéra Remus.
- Oui c'est ça ! Exact ! Et plus impressionnant encore, mon cher, il est prévu que dans quelques jours Vous-Savez-Qui en personne vienne ! Et accompagné du jeune monsieur Potter qui à ce qu'on ma dit, loin d'être asservit au Lord est en réalité un jeune homme brillant, attentif et pleins de bonnes idées !
Remus était absolument sidéré. Les nouvelles qu'ils avaient de Harry étaient plutôt rares et aucune, bien entendue, ne faisait allusion à ça. Il allait de surprises en surprises et la réunion aggrava les choses. C'était plus qu'une petite organisation de pacotille, c'était un véritable renouveau en marche ! Il entendit le témoignage d'un scientifique moldus qui, depuis plusieurs années déjà travaillait avec l'aide de mages dans un but de commercialisation sur une technique unique : la Technomancie qui alliait la magie et la technologie moldus de manière à ce que les artefacts magiques puissent être utilisés sans difficulté par les moldus !
A la fin de la réunion il applaudit avec les autres, et au moment où il se levait pour partir un homme l'interpella. A ses cheveux et sa carrure Remus supposa qu'il s'agissait de celui qui l'avait abordé à la taverne l'autre soir. Il le salua sobrement et avant qu'il est pu ajouter quoique ce soit Mr Horace lui sauta dessus.
- Ah ! Bonsoir ! Ravis de vous rencontrer, mais vous connaissez ce monsieur ?
- Pas vraiment, fit l'homme avec un demi sourire, je l'ai rencontré hier soir.
- Oh serais-ce possible que…
Il se tourna vers Remus et le détailla de haut en bas et eut un sourire ravit :
- Etes vous aussi un lycantrope ? Ah mon cher il fallait me le dire ! Outre Mr Darius, ici présent, je n'en connais aucun ! C'est toujours tellement plaisant de rencontrer d'autre race que la sienne propre ! Bien que vous soyez quasiment humain, nul ne le remet en doute, mais c'est comme les Méthamorphomage, votre don vous donne parfois une vision du monde très différente de la notre : quel enrichissement pour nous !
Malgré lui Remus s'était raidit. Sentant son malaise le dénomé Darius vint à sa rescousse.
- Voyons Horace, tout le monde n'a pas votre naturel, et je vous rappel que monsieur comme d'autre de nos frères à passé toute sa vie à s'entendre répéter qu'il était un monstre ! Comprenez sa réserve.
- Oui, oui, fit l'autre en secouant la tête avec un air accablé, nous vous avons fait tant de mal…et il tapota familièrement la main de Lupin. Mais croyez moi, nous allons vers la bonne voie cette fois !
Puis ajout qu'il était ravit de l'avoir rencontré mais qu'il lui fallait rentrer, il devait aller récupérer son petit-fils à l'école et c'était d'ailleurs un garçon charmant…je vous épargne le reste.
Remus assista à trois réunions encore. A la fin de chacune le dénommé Darius le rejoignait et répondait à ses questions. Il lui expliqua que Dumbledor, bien que respecté, était vieux et trop accroché au passé : pour lui le changement devait être lent et progressif…Il lui parla des extrêmes, venus des deux coté, ceux qui voulaient que les moldus soient éliminés et ceux qui voulait carrément créer une barrière infranchissable entre les « zones sorcières » et les « zones moldus ». Au fur et à mesure des jours Remus se demandait : où est le piège ? Mais à moins que ce soit de la manipulation mondiale il devait bien commencer à l'admettre : Voldemort n'avait pas créé ce mouvement, il avait plutôt adapté ses idées pour se greffer sur des projets plus réalistes et novateurs qui existaient déjà, sous-jacents, dans le monde magique.
Finalement il arrivèrent à la question de la bataille. Le monde entier attendait La Turquie et la Grande-Bretagne pour se révéler, et certainement que dans ces deux pays les combats serait inévitables. Dumbledor et l'Odre du Phénix feraient tout pour stopper ce mouvement et ils seront aidés du ministère de la Magie et de certaines forces armées moldus effrayées à l'idée de perdre leurs pouvoirs dans un monde où les sorciers existeraient officiellement. Et enfin : la proposition.
Le Seigneur des Ténèbres avec l'aide de Greyback à créer une meute. Une meute de Lycan qui grâce à une certaine potion peu prendre une forme lupine en dehors des pleines lunes et qui, grâce au lien du groupe, ne deviens pas enragée lorsque la lune est pleine.
- Pas enragée ? Comment est-ce possible ?
- Nous devenons bien animal, ça, ça ne change pas, mais nous fonctionnons comme une meute sous la direction du roi des loups, Greyback en l'occurrence. Chacun dans le groupe à sa place et aucun ne peu partir seul…égorger des humains par exemple.
- Sauf si Greyback en donne l'ordre.
- Pourquoi ferait-il ça ? Il sait qu'attaquer des humains serait peu nourrissant et dangereux pour la meute.
Darius laissa passez un silence.
- Ce que tu voulais c'est bien agir non ? Voilà le moyen : rejoins la meute ! Tu pourras voir ta famille le week-end et pendant la semaine tu apprendras à être fort, rapide, précis et à maîtriser ta transformation. Et le jour du combat tu nous aidera à nous défendre contre les moldus armés et les sorciers passéistes.
Il soupira.
- Même si il faut continuer à espérer...tout de même, ça serait infiniment plus simple s'ils parvenaient à régler ça avec de la politique.
S'il joue la comédie il mériterait au moins un oscar…songea Remus. Effectivement, il était là pour agir.
- Très bien, répondit-il. Où et quand ?
- Demain, à huit heures ici ? Prend une valise avec surtout des vêtements léger : short, t-shirt, oublie les chaussures tu n'en aura pas besoin. Tu seras nourris et logé.
Remus hocha pensivement la tête, Darius eut un sourire :
- L'entraînement est un peu rude mais crois moi : ça vaut le coup !
A suiiiivre :)
Rar :
Justine : Assez de résistance à ton goût ? ^^ Merci d'être là.
