Hello ! :) Il semblerait que j'ai réussi à produire l'effet que je voulais avec le dernier chapitre x) je vais pas m'étendre plus longtemps alors voilà le chapitre 21, bonne lecture !


XXI

Une fois Sanji sorti, Sengoku ramassa une table renversée ainsi que deux chaises avant de s'asseoir sur l'une d'elle puis il m'invita d'un geste à prendre place sur la deuxième en me fixant sans dire un mot, espérant probablement que je parle le premier. Je me levai lentement et m'assis sur la chaise face à lui en me contentant de le regarder, sourcils froncés et bras croisés. Je ne savais pas exactement ce qu'il me voulait car j'avais déjà dis à ses collègues ce qu'il s'était passé, la seule chose dont j'étais sûre était que c'était en lien avec Cora-san. Je ne voyais pas de quel autre sujet il aurait voulu me parler après tout, ils étaient tous deux de la police et se connaissaient depuis très longtemps.

« Trafalgar... je te présente mes condoléances pour Rossinante, lâcha-t-il au bout d'un moment, voyant que je ne comptais pas ouvrir la bouche.

-Vous savez où vous pouvez vous les mettre vos condoléances, crachai-je. Si vous n'êtes venu que pour ça vous pouvez repartir, j'ai déjà donné mon témoignage à la police.

-En fait, continua-t-il comme si je ne l'avais pas insulté. Je suis venu te voir pour te proposer un marché. »

Il piqua ma curiosité, et il dût le remarquer car il continua sur sa lancée.

« Comme tu le sais probablement, je connaissais Rossinante depuis de nombreuses années.

-Oui je suis au courant, il m'en a parlé il y a longtemps. »

Cora-san m'avait raconté il y a un certain temps que Sengoku l'avait sauvé pendant l'une de ses missions alors qu'il n'était qu'un enfant, à une époque où Doflamingo avait abandonné son petit frère et celui qui est maintenant un commissaire de police l'avait élevé comme son propre fils depuis lors. Même si je savais que la peine de l'homme en face de moi était semblable à la mienne, en témoignaient son air fatigué et ses yeux cernés, j'étais trop en colère et épuisé pour compatir. Après tout, personne n'avait été là pour Cora-san quand il était en difficulté, et j'étais certain qu'il travaillait au moment où il a été attaqué. Ce n'était pas vraiment dans ses habitudes de se balader seul dans des ruelles désertes en pleine nuit.

« Écoutez, je compte pas partager ma peine avec vous alors trouvez vous quelqu'un d'autre.

-Je ne suis pas venu pour ça Trafalgar, je suis venu te proposer quelque chose.

-Oui ça vous l'avez déjà dit, m'agaçai-je. Et si vous commenciez par me dire pourquoi j'ai retrouvé Cora-san en train de se vider de son sang dans une ruelle sombre ? Lançai-je, glaciale. »

Il dût comprendre que je ne l'écouterai pas à moins qu'il me dise ce que je voulais entendre car il poussa un soupir résigné et commença à me raconter ce qui était arrivé à Cora-san la veille.

« Tout d'abord, Rossinante était, et ce depuis des années, en mission d'infiltration dans le gang mafieux de son frère et...

-Je sais tout ça, le coupai-je. Alors abrégez, venez en au fait.

-Hier soir, reprit-il sans montrer le moindre signe d'agacement. Il m'a appelé pour me dire que Doflamingo et toute sa « famille » allait donner une leçon à une autre bande, les « Pirates du Kidd » car ils auraient tué plusieurs membres de la Donquixote Family en début de soirée. D'après lui son frère voulait se débarrasser de Eustass Kidd depuis quelques mois. »

Je tiquais à ce nom et serrais les poings, Eustass-ya s'était encore foutu dans des emmerdes pas possibles. S'il était responsable en quoi que ce soit dans le meurtre de Cora-san je le lui ferait payer, ça il pouvait en être sûr. Cet abrutit avait juré de se venger de la Donquixote Family malgré mes avertissements et s'il avait décidé de cibler mon père adoptif et s'en était sorti vivant, il pouvait être certain qu'il ne lui restait pas longtemps à vivre. Tout d'abord parce que Doffy ne laisserait pas passer que l'on tue son petit frère, mais surtout car je me ferai un plaisir de le torturer et de le tuer de mes mains si j'en avais l'occasion.

« C'est un des hommes de Kidd qui a fait ça ? Demandai-je.

-C'est très probable, répondit-il en joignant les mains devant lui. Mais nous ne sommes sûrs de rien. Si la couverture de Rossinante avait été mise en péril je pense qu'il l'aurait remarqué et m'en aurait informé. »

Je me mis à réfléchir, la couverture de Cora-san n'était pas vraiment compliqué à garder pour lui. La seule chose à laquelle il devait faire attention était que son frère ne découvre pas le double jeu qu'il jouait en tentant de le mettre derrière les barreaux et je savais qu'il était extrêmement prudent à ce propos. De plus, après avoir failli le tuer il y a des années il se disait sûrement que Cora-san le craindrait trop pour tenter quoi que ce soit contre lui.

« Le seul problème c'est que quelque chose ne colle pas... repris l'homme en face de moi au bout de quelques secondes. Si c'était effectivement Eustass Kidd ou l'un de ses hommes qui avait tiré sur Rossinante, pourquoi Doflamingo l'aurait laissé mourir ?

-Vous... vous pensez que c'est lui qui a fait ça ? Devinai-je. C'est impossible ! Même lui ne ferait pas ça à son propre frère !

-Nous ne pouvons écarter aucune piste. »

Il avait raison dans un sens, ce n'était pas logique. En temps normal Doffy aurait sauvé Cora-san, il me l'aurait peut-être même amené pour que je le soigne moi-même, la famille était ce qui importait le plus pour lui alors le fait que Cora-san soit mort seul dans la neige comme un vulgaire chien n'était pas normal.

« Trafalgar, dit-il après quelques instants de silence. Es-tu au courant de quoi que ce soit de plus qui pourrait nous aider à trouver qui a fait ça à Rossinante ? »

Sa voix était suppliante et lorsque je relevais les yeux vers son visage je pus voir la peine qui imprégnait ses traits. Je commençai à ressentir de la compassion pour lui tandis que je cherchais dans ma mémoire si Cora-san m'avait parlé de quelque chose récemment qui aurait pu le mener à ça mais en général lorsqu'il me rendait visite nous ne parlions pas de ce genre de choses alors rien ne me venait.

En réalité il prenait soin de ne pas trop me parler des affaires de son frère ou de son travail mais j'arrivais toujours à voler son téléphone pour lire ses messages l'espace de quelques minutes afin de vérifier qu'il ne se mettait pas en danger inutilement et je n'avais rien vu de suspect ces dernières semaines.

« Non, je vous l'ai dit, j'ai déjà tout raconter aux agents qui m'ont interrogé quand on m'a amené ici. »

Il me jaugea quelques instants et je repris la parole.

« C'est quoi votre fameuse proposition ? Demandais-je, las.

-Comme tu le sais peut-être, le but de Rossinante était de mettre son frère derrière les barreaux et c'est une possibilité à ne pas écarter que c'est parce que ce dernier l'a appris que... que ce qui est arrivé est arrivé.

-Mais encore... ? Le pressai-je.

-Je ne t'en voudrais pas si tu refuse, continua-t-il sans se démonter. Mais j'aimerai que tu nous aides pour arrêter Doflamingo et sa Family une bonne fois pour toute. »

Si je comprenais bien il voulait m'utiliser comme substitut de Cora-san pour arrêter le frère de ce dernier, le tout sans savoir pourquoi il était mort. Je savais bien que c'était sa tristesse et probablement l'envie de rendre honneur à Cora-san qui parlait mais je n'aimais pas franchement qu'on me prenne pour un outils. Je me levais et posais mes mains sur la table en me penchant vers lui.

« Écoutez-moi bien, crachai-je de ma voix la plus calme et froide. Quand je saurai qui à fait ça à Cora-san, et je le saurais ça j'en suis sûr, n'espérez pas le mettre en prison. Parce que tout ce que vous pourrez espérer trouver de lui ce sera son cadavre, que ce soit Doflamingo ou non. »

Je vis un éclair passer dans son regard mais ne fus pas capable de l'identifier.

« Dans ce cas tu sera toi aussi un criminel...répondit-il calmement. Je ne penses pas que c'est ce qu'aurait voulu...

-Me sortez pas ce refrain là, l'interrompis-je. J'en ai rien à foutre d'être un criminel, parce que l'enfoiré qui a fait ça n'aura eu que ce qu'il mérite. »

Il soutint mon regard un moment et soupira.

« Bien, je vais te laisser et ordonner qu'on te laisse sortir, déclara-t-il en se levant comme si je ne venais pas de lui dire que je prévoyais un meurtre. Si tu as la moindre information qui pourrait nous aider je te prierai de m'en faire part, de mon côté je te préviendrai quand nous auront du nouveau si tu le souhaite. Au revoir Trafalgar.

-Je sais, dis-je avant qu'il ne quitte la pièce en me laissant retomber sur ma chaise. »

Il se retourna et me lança un regard interrogateur.

« Je sais que Cora-san ne voudrait pas être vengé. Il est... était bien trop gentil pour vouloir que je me salisse les mains pour lui. Mais je ne supporte pas l'idée que la personne qui a fait ça s'en sorte simplement en allant en prison, c'est beaucoup trop facile. Vous ne pensez pas ? »

Il me toisa pendant quelques secondes, comme s'il avait envie d'ajouter quelque chose, peut-être de me dire qu'il était d'accord avec moi avant de finalement tourner les talons et s'en aller en refermant la porte derrière lui. Sengoku parti, je me mis à réfléchir et mon cerveau tournait à plein régime. Le fait que j'ai retrouvé Cora-san dans la ruelle signifiait soit que la Donquixote Family était trop en difficulté pour le sauver, soit que Doflamingo avait lui-même décidé de le supprimer. Comme je n'étais pas assez stupide pour aller demander à ce dernier si c'était lui ou l'un de ses hommes le coupable, il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait m'aider et j'espérai pouvoir la trouver dans l'hôpital.

Un homme en uniforme ouvrit la porte quelques instants plus tard et m'informa que je pouvais sortir. Je me levais sans un mot ni un regard pour lui et sortit de la pièce. Dans le couloir on me rendit mon téléphone, que je fourrais dans ma poche sans même le rallumer. Mes vêtements étaient encore tâchés du sang de Cora-san et je voulais vraiment prendre une douche pour m'en débarrasser mais au lieu de sortir de l'hôpital, je me dirigeais vers les urgences. Dans le hall tout le monde me regardait de travers à cause de mes vêtements maculés de rouge mais je m'en fichais, me contentant de lancer un regard assassin à ceux qui me fixaient trop longtemps.

« Avez-vous un Eustass Kidd parmi les patients qui ont été admis aux urgences très tôt ce matin ? Demandai-je à la première infirmière que je croisais sans même lui dire bonjour. »

J'avais tenté de ne pas prendre une voix trop agressive et elle me détailla un instant d'un regard apeuré avant de me répondre.

-Hum...A-Attendez un instant, je vais vérifier. »

Elle partit et revient quelques secondes plus tard avec une liste. Elle la survola rapidement avant de me répondre.

« Oui, Eustass Kidd, il a été déplacé en chambre 105 il y aune heure mais... Eh ! Attendez ! Il ne peut recevoir aucune visite ! »

J'étais déjà parti en direction de la chambre avant qu'elle ne finisse sa phrase et j'attrapai une blouse pour cacher les tâches de sang ainsi qu'un scalpel que je fourrais dans ma poche en entrant dans une des salles de réserve sur mon chemin. Arrivé dans le couloir, je vis deux hommes devant la porte où figurait le numéro 105 et deux autres dans la chambre voisine, que je supposais être celle de Killer. Ils durent me reconnaître car les deux hommes ne bougèrent pas un muscle quand je poussai la porte, ou alors ils étaient de très mauvais gardes du corps.

Dans la pénombre je voyais la large poitrine du roux se soulever doucement à chacune de ses respirations, j'avais de la chance de le trouver endormi. Je m'approchais doucement du lit jusqu'à me retrouver à côté de sa tête et remarquai qu'il avait de nombreux bleus et coupures sur son visage et je me doutais que le reste de son corps devait se trouvait dans le même état. Je sortit mon scalpel de ma poche et le plaquais sur sa gorge tout en posant mon autre main sur sa bouche pour éviter qu'il ne fasse du bruit. Il se réveilla en sursaut et se préparait à se battre avant de pousser une plainte de douleur étouffée et de sentir la lame froide contre sa peau. Une fois que je le jugeais calmé et qu'il m'avait reconnu, je retirais ma main de sa bouche sans pour autant ranger mon outils.

« Trafalgar, qu'est ce que tu fous, bordel ?! S'écria-t-il.

-Ferme-là Eustass-ya, lui ordonnai-je. Tout le monde va t'entendre.

-Et pourquoi tu veux pas qu'on m'entende ? Qu'est ce que tu compte me faire, espèce de taré ? Lança-t-il avec dégoût, en baissant tout de même la voix.

-Ça dépendra de toi, mais je suis pas d'humeur. Je viens te poser des questions. Qu'est ce qu'il s'est passé ? Je t'avais dit de pas t'approcher de la Donquixote Family !

-Comment j'étais censé savoir que ces cons faisaient parti du gang du gros flamand rose ? S'énerva-t-il. Ils sont venus nous chercher des noises, j'en ai descendue trois ou quatre avant qu'ils se barrent en courant et ils ont...

-Je m'en fout de tes petites histoires, je veux savoir ce qu'il s'était passé avec Doflamingo cette nuit ? C'est un de tes mecs qui a tué Cora-san ? »

Je sentais la colère monter et malgré moi ma pression sur le scalpel se raffermit, faisant couler une goutte de sang sur le cou du rouquin en entamant sa peau.

« Oï, oï ! Calme-toi ! C'est quoi ton problème ? Et c'est qui celui-là ? »

Lui aussi s'énervait, quoiqu'un peu paniqué mais je m'en fichais, je voulais des réponses.

« Un homme, de la même taille que Doflamingo, un maquillage de clown sur le visage et un manteau en plumes noires. »

Il prit une seconde pour réfléchir avant de me répondre.

« Ouais... Je me souviens de lui, mais c'est pas un de mes gars qui l'a tué, alors vire ça de ma gorge ou tu vas le regretter !

-Le scalpel ne bougera pas de là, alors abrège ou je t'égorge Eustass-ya, le menaçai-je froidement. J'ai vraiment pas de patience aujourd'hui.

-Ça va, ça va... ton mec là, le clown, c'est Doflamingo qui l'a buté.

-Te fout pas de moi ! Pourquoi Doflamingo l'aurai tué ? Grondai-je.

-Mais j'en sais rien moi ! C'est un malade ce type alors pourquoi pas ? Lâches-moi maintenant je t'ai répondu, merde ! »

Il tentait de se débattre mais ses faibles forces et les multiples tuyaux, bandages et points de suture l'empêchaient de réellement y mettre du cœur. Quant à moi je ne bougeais pas, je n'en avais pas fini avec lui.

« Raconte moi ce qu'il s'est passé, pourquoi il lui a tiré six balles dans la poitrine ? Il a bien dû faire quelque chose ! Jamais Doffy ne tuerai quelqu'un de sa famille sur un coup de tête !

-J'en sais rien, je te dis ! Répéta-t-il encore une fois. Il a dit un truc comme quoi il en avait marre de ses conneries et il a tiré, moi j'en ai profité pour me casser de là avec mes gars avant de me faire descendre aussi.

-Et qu'est ce qui me fait croire que tu dis pas ça uniquement pour pas que je t'ouvre la gorge ?

-Tu l'aurais déjà fait si tu n'avais pas au moins un doute. »

Je réfléchissais quelques instants, écartant la lame de mon scalpel de la gorge du roux qui en profita pour m'insulter copieusement mais je ne faisais déjà plus attention à lui. Doffy était au courant depuis très longtemps que Cora-san était dans la police, ce n'étais pas comme s'il l'avait appris cette nuit mais comme le cadet faisait son possible pour mettre son frère derrière les barreaux même si cela l'attristait la donne avait sans doute changé. Peut-être que durant la nuit Cora-san avait tenté d'en finir et il avait commis une erreur qui permit à Doflamingo de savoir ce qu'il cherchait à faire et de le tuer. Kidd n'était pas encore au-dessus de tout soupçons mais sans informations supplémentaires je ne pouvais rien faire de plus.

À l'intérieur, la rage bouillonnait. Quelqu'un avait osé le tuer, avait osé tuer la personne qui m'était la plus chère au monde. Je comptais bien me venger de la personne qui avait fait ça pour ce qu'il avait fait mais le tuer serait trop simple, je voulais le faire souffrir. En quittant la chambre je n'écoutais même pas ce que disait le roux et claquais la porte avant d'abandonner ma blouse sur un chariot qui traînait là, tout à coup submergé par la fatigue. Un bus arriva heureusement au moment où je sortais de l'hôpital et je montai dedans rapidement puis tombais mollement sur un siège, épuisé. Je rallumais alors mon téléphone et envoyais un message à Sanji pour le prévenir que la police m'avait laissé partir et que je rentrais directement à la maison.

il me répondit quelques secondes plus tard en me disant qu'il était à la cafeteria avec Penguin et Shachi et me demandant ce que « Le grand Buddha » me voulait. Je lui répondis brièvement que je lui en parlerai plus tard et fermais les yeux quelques instants.

En arrivant chez moi je marchais mécaniquement jusqu'à la salle de bain et m'arrêtais devant le miroir pour voir l'étendu des dégâts. Mon sweat était maculé de rouge sur les manches et l'avant, ainsi que mon jean. Mes mains et mes avants bras étaient aussi couverts de sang séché et même mon visage était tâché. Ne supportant pas la vue de ce sang sur moi je me déshabillais rapidement en jetant rageusement mes vêtements dans un coin avant d'entrer dans la douche en allumant l'eau chaude presque au maximum.

Même en frottant encore et encore ma peau j'avais l'impression de toujours y voir du sang et de sentir encore son odeur ferreuse, me donnant envie de vomir. Je respirais profondément et fermai les yeux en posant mon front contre le carrelage frais du mur pour tenter de calmer ma nausée mais l'image de Cora-san étendu dans la neige me hantait dès que je fermais les paupières. Je serrais le poing et frappais contre le mur en tentant de chasser cette image de mon esprit alors que je sentais de nouvelles larmes me piquer les yeux.

~O~

Après avoir reçu le message de Law, je prévenais ses deux amis que ce dernier était libre et qu'il rentrait chez nous alors ils m'encouragèrent à rentrer moi aussi. Je leur avais raconté ce qu'il m'avait dit lorsque nous étions dans la pièce tous les deux et Shashi comme Penguin avaient été très attristés par la nouvelle de la mort de Cora-san.

« Vas-y Sanji, me conseilla Penguin. Je ne pense pas que Law devrait rester seul pour le moment.

-Tu as raison... je vais y aller alors. À plus tard ! »

Je me levai, laissant mon café à moitié plein et me dirigeais vers la sortie, que j'atteignis au moment où le bus pour rentrer partait, me forçant à attendre le suivant. J'arrivai en bas de l'immeuble plus d'une demi-heure plus tard et lorsque je poussais la porte d'entrée j'entendis le bruit de l'eau qui coulait dans la salle de bain. J'enlevais mes chaussures, posais ma veste et allais frapper à la porte close.

« Law, c'est moi, dis-je. Je peux entrer ? »

L'eau arrêta de couler mais aucune réponse ne me parvenant, je poussais le battant malgré tout. Une vague de chaleur m'arriva en plein visage et je vis Law qui sortait à peine de la douche et enroulait une serviette autour de ses hanches puis je remarquai que sur le sol dans un coin de la pièce se trouvaient ses vêtements tachés de sang jetés négligemment. Il me faisait maintenant face, attendant sans doute que je dise quelque chose mais je ne savais pas quoi lui dire. Il me regardait, les yeux fatigués, ses cheveux gouttant sur son visage et ses épaules mais il ne bougeait pas.

Je m'approchais de lui sans un mot et attrapai une serviette sèche au passage puis, un peu hésitant, je lui posais sur la tête et commençais à lui frotter les cheveux pour les sécher. Étonnement il se laissa faire sans broncher, le regard tourné vers le sol et frissonna, sans doute à cause du courant d'air froid venant de la porte ouverte.

« Je vais te chercher des vêtements propres, tu vas attraper froid si tu reste comme ça trop longtemps. »

Je reposais la serviette à sa place et sortis de la pièce sans attendre de réponse de sa part pour revenir quelques instants plus tard un jogging et un t-shirt dans les mains avant de sortir de la pièce à nouveau en refermant la porte derrière moi. Je me dirigeais vers la cuisine et préparai deux tasses de chocolat chaud puis allai m'asseoir sur le canapé pour attendre Law. Je posais les tasses sur la table basse et il me rejoignit au même moment puis, toujours sans un mot il s'assit à côté de moi, posa la tête contre le dossier et fixa le plafond.

Je n'osais toujours pas parler. J'aurais voulu savoir de quoi avait parlé le grand policier qui ressemblait à un Bouddha et lui quand j'étais sorti de la pièce mais je ne voulais pas le brusquer. Il resta silencieux quelques minutes de plus et je m'apprêtais à allumer la télévision afin de combler le silence lourd et gênant qui s'était installé quand Law ouvrit enfin la bouche.

« Merci, dit-il simplement en attrapant sa tasse.

-Oh, je... ce n'est pas grand chose... c'est le moins que je puisse faire... répondis-je.

-Non je veux dire, merci d'être là. »

Je me tournais vers lui. Penché en avant il regardait à l'intérieur de la tasse qu'il tenait entre ses mains comme s'il y cherchait une réponse.

« Tu veux en parler ? Demandais-je finalement. De ce dont vous avez parlé toi et Sengoku. »

Il hocha la tête et me raconta finalement ce que le policier lui avait dit.


Voilà ! Je vous dis à la prochaine et bonne journée/soirée/nuit comme d'habitude :) (Et merci encore à ceux qui lisent cette fic, la suivent, la mettent en favoris ou qui prennent le temps de laisser une review ;D)