Chapitre 21; Possessivité


"Possessivité. (Psychologie) Caractère, comportement possessif d'une personne, besoin de s'approprier quelqu'un, de le posséder en exclusivité. Je ne supporte plus sa jalousie et sa possessivité."

Tony Stark n'aurait jamais cru être un jour possessif. À quoi bon l'être quand tout nous tombait sous la main ? Il n'avait pas à être possessif avec cette fille de passage, il n'en avait rien à faire. Il n'avait pas à être possessif avec Rodhey, il savait que c'était son meilleur ami depuis des années. Il n'avait pas à être possessif avec Pepper, il ne pouvait pas la contenir de toute manière. Et il ne pouvait définitivement pas être possessif avec son père: il n'avait de toute façon jamais pu poser ne serait-ce que le petit doigt dessus.

Coincé dans une prison à des centaines de kilomètres de la Terre, Tony Stark allait apprendre à gérer une possessivité naissante, une émotion d'une puissance démentielle et potentiellement destructrice.

Ce matin, un cri de joie résonnait dans le Pavillon des Mots.

- Attend, sérieux ?!

- Vous avez évité à mes gardes d'avoir à gérer une crise émotionnelle de grande envergure du Prince, c'est le moins que je puisse faire.

Tony souriait largement devant le chef de la garde, un grand Ase bronzé aux cheveux d'or longs et bouclés.

- Je t'aime. Enfin, si on oublie que c'est tes gardes qui me l'ont prise en premiers, je t'aime.

- Vous ne la récupérez que pour cet après-midi Stark, ne vous faites pas d'illusions.

- Ouais ouais, alors elle est où ? Trépigna Iron Man.

- Un des gardes vous attend en salle des coffres, ne...

- À la bonne heure ! Répondit l'humain en s'éloignant au pas de course.

- Et vous êtes prié de me vouvoyer, cria l'Ase à son attention.

Tony ne l'entendit même pas.

...

Appuyer sur le bouton, entendre le déclic. Sentir la vibration qui connecte, écouter le métal qui ronronne, écarter les bras. Attendre qu'elle le recouvre totalement, attendre d'être en sécurité, attendre de retrouver son identité. Frémir quand le métal se referme sur lui, quand les mécanismes s'enclenchent et quand la lumière bleue apparaît. Sourire en entendant la voix.

- Heureux de vous revoir en selle, Mr. Stark.

- Et comment, jubila Tony.

Il ignora l'avertissement du garde derrière lui qui lui disait de rester à vue et s'envola. Il dépassa rapidement les grands arbres verts et foisonnants qui poussaient dans la cour et s'éleva loin au-dessus du Pavillon.

Tony inspira profondément.

Il avait retrouvé son armure. Il était à nouveau l'Homme de fer, défenseur de Midgard et icône des magazines. Il était le super-héros que tous les enfants rêvaient d'être, il était l'homme que toutes les femmes adulaient, il était celui que redoutaient les criminels.

Iron Man, pour les servir.

Un coup d'œil en bas lui indiqua qu'il avait un petit public parmi les détenus. Une dizaine d'êtres en tous genres cherchaient à savoir à qui était le machin rouge qui volait dans le ciel. Tony redescendit en pic vers la cour de la prison, faisant s'enfuir quelques personnes soucieuses de leur sécurité. Au sol, il baissa son masque et sourit largement;

- Salut tout le monde.

- Mais c'est trop cool ton truc ! Siffla Elaly qui avait accouru devant l'attroupement.

- Tu veux monter ? Demanda Tony en lui faisant un clin d'œil.

Une lueur d'intérêt s'alluma dans les yeux de l'Ondine et elle hocha vigoureusement la tête. Le milliardaire la prit par la taille alors qu'elle agrippait fermement sa nuque et il décolla à nouveau.

- Oh merde, souffla la femme lorsqu'il furent au-dessus du Pavillon.

- Je t'avais dit que ce n'était pas qu'un gadget coloré.

- Tu pilotes ça tout seul ?

- J'ai un assistant, sourit Tony.

- Sérieux ?

- Bonjour Mademoiselle Elaly, dit Jarvis à travers l'armure.

- Jarvis ? Mais je pige vraiment pas comment il peut être partout comme ça !

- Je ne vais pas te réexpliquer le fonctionnement d'une intelligence artificielle.

- Surtout pas, j'ai rien compris la première fois.

Les yeux sur la prison, les détenus demeurèrent en silence quelques instants. Vu d'ici, le Pavillon avait simplement l'air d'un gros bâtiment entouré d'arbres sur un petite île flottante. Rien ne laissait présager que Tony vivait là avec 56 autres détenus depuis trois mois. Elaly soupira.

- Ça a l'air cool vu d'ici.

- Ça l'est moins quand on est coincé dedans, ajouta le génie.

- Ça fait que trois mois que t'es là mec.

- D'autant plus.

Le ciel était bleu autour d'eux.

- J'ai envie de me taper Loki.

- Je sais.

- J'ai pas envie de perdre son amitié.

- Je sais aussi.

- J'ai potentiellement envie d'en savoir plus sur lui.

- Lis des livres.

- Je peux pas, il m'a bloqué.

- Sérieux ?

- Je vois que des pages noires sur n'importe quel sujet qui concerne ses origines.

- C'est énorme.

- C'est chiant.

- Si tu me lâche d'ici, je meurs ?

- Je vais pas te lâcher.

Elaly renifla en s'accrochant plus fort à Iron Man.

- Fais-lui comprendre que tu veux le faire grimper aux rideaux.

- J'y compte bien.

- M'enfin, il t'enverra sûrement bouler.

- J'ai un charme et un sex-appeal hautement addictif, sale poisson.

- Vieux mec tout nul qui pilote un jouet télécommandé.

Tony fit mine de lâcher la femme, lui provoquant un hurlement aigüe suivi d'insultes colorées.

...

Le soir venu, Tony fut bien obligé de rendre l'armure pour qu'elle soit de nouveau gardée à double tours dans un des coffres. Il avait volé toute la journée, et n'avait donc pas eu un signe du dieu aujourd'hui.

Montant directement jusqu'à la chambre de Loki, il ouvrit la porte sans frapper, habitude qu'il avait prise depuis quelques temps.

Loki n'était pas tout seul. Une elfe sombre, l'ancienne espionne de 51, était assise sur le lit de son plan-cul.

- Qu'est-ce qu'elle fait là, elle ? Demanda Tony en reniflant.

- Elle a des choses à nous dire, répondit le dieu en sortant de la salle de bain.

L'elfe était grande et musclée, la peau sombre et les yeux fendus d'une pupille noire qui s'effritait comme de la cendre. Ses cheveux rouges étaient attachés en une longue queue de cheval, et elle avait légèrement modifié son uniforme pour laisser apparaître son ventre plat. Sexy, pensa furtivement le milliardaire, mais louche.

- Bonsoir Tony, susurra l'elfe d'une voix grave. Mon nom est Isée, tu dois m'avoir identifiée comme une espionne de Èfendiraeen.

- Herm, salut. Oui, à vrai dire je t'ai plutôt identifiée comme une sale petite moucharde, sans vouloir te vexer. Pourquoi tu l'as laissée rentrer ? Demanda Tony à l'intention de son ami.

- Elle s'est invitée toute seule, soupira le dieu.

- Je suis venue pour proposer mes services, annonça Isée.

- Hein ? Lâcha le milliardaire.

- Je sais absolument tout ce qui se passe ici, siffla la femme. Vous m'avez enlevé mon patron, et c'est pas le divertissement qui règne dans cette prison. Laissez-moi travailler pour vous.

Tony haussa un sourcil en se retenant de mettre l'elfe dehors. Travailler pour eux ? C'était quoi cette proposition bidon, ils n'avaient aucun dessein d'espionnage dans le Pavillon.

- Je pourrais vous aider à vous créer une place ici, siffla Isée. Prendre le contrôle de la prison.

- Pas intéressé, bailla Tony en ouvrant la porte. Sors.

- Et toi ? Demanda l'Elfe à Loki en ignorant le Terrien.

Elle se leva et vint se placer juste devant le dieu, faisant glisser ses mains sur son torse. Le visage de Loki était totalement dénué de toute émotion, mais déjà les effets de la possessivité de Tony Stark se faisaient ressentir. Une vague envie d'éventrer Isée lui montait à la tête.

- Tu pourrais montrer à ces gens que tu es puissant, continua l'Elfe. Reprendre le contrôle sur quelque chose.

La femme chuchotait presque à l'oreille du brun, et Tony sentait ses entrailles bouillir petit à petit, ses intestins s'enflammaient et ses poumons protestaient chaudement. Pourquoi est-ce que Loki ne bougeait pas et ne virait pas cette meuf de son torse ?!

- Je ne cherche pas ça, finit par dire le dieu platement.

- Oh, répondit simplement Isée. Chercherais-tu autre chose, quelque chose comme...

Tony entrevu la main sombre de la femme glisser dans le pantalon du brun et oh merde, c'était quoi ce sentiment.

Dégage de mon dieu, je l'ai vu en premier.

- Okay, je crois qu'il est temps que tu y ailles, personne n'est intéressé par quoi que ce soit, grogna Tony en empoignant l'elfe par l'épaule.

- Je crois que Loki a son mot à dire, remarqua Isée.

Leurs regards se tournèrent vers l'homme qui avait un air extrêmement blasé, même ennuyé.

- Votre compagnie m'est ennuyante, vous deux, déclara Loki. Sortez, je suis fatigué.

- Sérieusement ?! Glapit Iron Man.

- Bonne nuit Tony, tu n'auras qu'à repasser demain.

- Mais...

Loki s'allongea sur son lit, leur tournant le dos. Le génie serra les dents mais finit par sortir de la chambre, se retenant pour ne pas claquer la porte.

- Blessé ? Ricana Isée.

Tony se retourna vers elle, furieux.

- Qu'est-ce que...

- Ne crois pas être le seul à vouloir te rouler dans la literie de Loki, susurra l'elfe. Je n'ai plus mon patron sur le dos, alors je ne vais pas me gêner pour aller fureter de son côté.

- Espèce de...

Iron Man suivit la femme jusqu'à sa chambre, bien décidé à en découdre.

- Tu es une sale petite...

- Calme-toi Tony. Je ne vois pas le problème ?

- Eh bien, le problème c'est que...

- C'est que tu n'as pas supporté mes mains sur son torse, mes doigts sur sa peau et ma voix dans son oreille. Il ne faut t'en prendre qu'à toi-même.

- C'est pas... C'est juste un ami.

- Certainement, mais un ami que tu veux voir gémir dans ton lit.

- C'est pas faux, lui concéda Tony.

- Tu vois.

- Je l'ai vu en premier.

- Voir n'est pas fondamental, il suffit de savoir qui sera le premier à pouvoir toucher chaque parcelle de sa peau.

- Pourquoi lui ?

- Pourquoi ? Eh bien, parce que cela fait dix ans que je suis ici et qu'il est l'homme le plus séduisant de ce Pavillon.

- Trouves-en un autre.

- Tiens donc.

- Celui-là est chasse gardée.

- Et en quel honneur ?

- En l'honneur de moi.

- Tu es si possessif.

- Non.

- Veux-tu vraiment continuer cet échange puéril ?

- Laisse-moi Loki.

Isée détacha ses longs cheveux rouges et secoua la tête pour les démêler. Ensuite, elle sortit des biscuits du tiroir de sa commode, en croqua un et en tendit un autre à Tony.

- Ça te tente ?

- C'est quoi ?

- Mon expatron me les avait donnés. Pour vous Midgardiens, cela se rapproche du goût du cacao, du chocolat.

- Oh bordel, file-moi ça, répondit Tony en en prenant un.

Le goût sucré du chocolat se répandit dans sa bouche et un soupir d'extase sortit de ses lèvres. Ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas mangé de chocolat. Ça devrait être illégal d'en être privé pendant si longtemps.

- 51 te payait avec de la bouffe ?

- Avec toute sorte de marchandise tirée du marché noir en fait. Je ne me souciais pas vraiment de ce que c'était, je trouve ça simplement amusant de collecter des objets dans ma petite cellule.

Sa chambre était colorée, des petits bibelots et des plumes traînaient sur chaque étagère. Des boîtes et bocaux en tout genre renfermaient des mets inconnus et des plantes étranges. La pièce ressemblait à une petite boutique d'apothicaire.

Isée s'assit lascivement sur son lit et fit mine de réfléchir.

- Nous pourrions déterminer qui aura le droit de courtiser Loki.

- Moi.

- J'y suis autant encline que toi, Tony.

- Oui, mais non.

- Faisons un jeu. Le perdant devra laisser la place au vainqueur.

Iron Man réfléchit quelques instants; il ne voulait définitivement pas abandonner l'idée de faire gémir Loki sous lui et soyons honnête, il n'avait jamais pu résister à l'appel d'un jeu.

- D'accord mais on fait un truc de chez moi.

- Un divertissement Midgardien ? Je suis curieuse.

- On va jouer à pierre-feuille-ciseau.

- Quelles sont les règles ?

- La pierre brise le ciseau, la feuille étouffe la pierre et le ciseau déchire la feuille. Un geste chacun, une manche, un élément, un vainqueur, un Loki.

- Vos jeux sont pour le moins singuliers, remarqua Isée. Mais j'accepte.

Tony Stark, en réalité, n'avait jamais été doué à ce jeu. Quand il était enfant, il perdait presque toujours. Pour lui, il aurait simplement fallu désintégrer chacun des éléments: le laser gagnait toujours. Mais il se trouvait que le laser n'existait pas dans ce jeu, et que le petit Tony de sept ans se mettait à pleurer quand il perdait pour la dixième fois d'affilée. Fallait croire que la chance ne voulait pas tourner de son côté.

Aujourd'hui, Tony Stark avait le vent en poupe, et les poings serrés derrière son dos.

Il était presque certain qu'il pourrait affronter n'importe quoi pour enlever les mains de Eleanor de la peau blanche de Loki.

- Papier...

- Caillou...

- Ciseau.

Les mains se délièrent, laissant apparaître les éléments choisis. Eleanor montrait ses deux doigts, tandis que Tony brandissait son poing serré. Un sourire dévoila ses dents. Petit Tony était vengé.

- J'ai gagné.

- Effectivement, lui accorda l'elfe.

- J'ai la place libre.

- Tu l'as depuis ton arrivée ici, répondit la femme en haussant les épaules. Tu aurais pu lui sauter dessus bien avant.

Tony ne répondit pas. Elle n'avait pas tort.

- Je n'aurais pas renoncé même si j'avais perdu de toute façon, dit-il plutôt.

- Je sais.

- Pourquoi tu as joué alors ?

- Ça fait dix ans que je suis là Tony. On fait ce qu'on peut pour s'occuper.

Iron Man se leva et s'apprêta à partir.

- Fais-le gémir pour moi, susurra Eleanor.

...

Il était trois heures du matin et Tony se réveillait en sueur et une impression bizarre dans tout le corps.

Gémir. Loki. Ses cheveux et ses yeux et ses jambes et sa nuque, et tout son corps en entier. Tony ferma les yeux en inspirant profondément. Une sensation étrange lui remontait le long de la colonne, de la gorge, perlait le long de ses cils. Son pouls battait plus vite.

Le génie se leva subitement, sortant de ses draps. Il avait chaud, il était excité, il était en sous-vêtements. Loki l'avait viré comme un malpropre de sa chambre quelques heures auparavant. Le Midgardien sortit discrètement dans le couloir, pour tomber nez à nez avec Isée. Elle transpirait et ses yeux étaient à moitié clos.

- Tony, ah, les biscuits, chuchota-t-elle avec difficulté. C'était des aphrodisiaques, je ne savais pas, je...

Iron Man l'ignora, il avait trop chaud. Il monta les marches de l'étage suivant quatre à quatre.

Envie. Désir. Chaud.

Il entra dans la chambre de Loki. Un chuchotement étouffé lui parvint du lit.

- Tony... ?

- T'as pas bougé.

Il entendit les draps se plisser, devinant la silhouette de son ami se redresser.

- Qu'est-ce que...

- Elle avait les mains sur toi.

Tony s'approcha subitement, montant sur le lit en se léchant nerveusement les lèvres. Il passa ses doigts sur le visage mal réveillé du dieu en grognant:

- Cette elfe a carrément mis la main dans ton froc et t'as pas bougé.

- Pourquoi me sors-tu ça en pleine nuit ? Retourne te coucher.

- J'ai si chaud, si chaud, j'ai envie de toooiiii...

Tony n'arrivait plus à penser de manière claire, tout se mélangeait dans sa tête.

Loki haussa un sourcil.

- Aurais-tu perdu la tête ?

- C'est toi, tes cheveux qui te tombent sur le visage, tes mains qui ondulent sur ton corps, tes fesses qui...

- Vraiment Tony, je suis assez réveillé pour ne pas vouloir entendre tes commentaires sur mes fesses.

- Laisse-moi...

Il passa ses mains sur le torse nu du dieu, provoquant un spasme de surprise chez celui-ci. Bordel, il fallait qu'il... Tony avança les hanches.

- Tu n'es pas dans ton état normal, siffla le brun.

- Oooh si, et j'ai besoin de te sentir, t'es putain de bandant Loki.

- Et toi tu es vulgaire, siffla le dieu.

- J'ai envie de toi, grogna Tony.

- Ne...

Iron Man s'avança un peu plus, et attrapa brusquement le visage de son ami entre ses mains pour l'embrasser. Loki glapit et Tony jubila et il enfonça sa langue et oh mon dieu c'était trop bon, son goût sur son palais, sa bouche humide et Tony hurla parce que l'homme venait de lui mordre la langue.

Loki se leva brusquement, empoignant le génie par le bras. Sans tenir compte des cris de protestation de Tony, il le traîna rapidement jusqu'au lavabo et plongea la tête de son ami sous l'eau froide.

Le jet d'eau glacée fit un choc au milliardaire, qui hurla. La réalité devenait de plus en plus nette, Tony reprenait pied peu à peu, la chaleur et la frustration le quittaient alors que l'eau glissait sur son visage et laissait des gouttes dans ses cheveux et sur ses cils. Il voulu dire à Loki qu'il était calmé mais lorsqu'il ouvrit la bouche il s'étouffa avec le liquide. La main du dieu lui tenait le cou, il se débattait en vain.

Les souvenirs remontèrent violemment. Le bac d'eau glaciale, la tête qui frappe au fond encore et encore, la trachée qui se remplit, la gorge qui brûle, les ordres, la grotte, la bombe, les éclats, l'eau, froid, on l'étouffait, on voulait le tuer, que quelqu'un l'aide par pitié. Il ne pouvait plus respirer, il...

Loki lui tira la tête hors du bac, hors de la grotte et il se mit à tousser violemment. Il grelottait avec seulement son caleçon. Il tomba à quatre pattes, toussant et hoquetant.

- Est-ce que ça va ? J'y suis allé un peu fort mais tu devais être sous l'effet d'un puissant aphrodisiaque, Tony, réponds-moi, est-ce que ça va ?

Tony tombait, il avait peur de heurter à nouveau le fond dur du bac et que son sang se mêle à nouveau à l'eau et qu'il s'étouffe, qu'il crache ses tripes et vomisse ses poumons. Il sanglota bruyamment, il était terrifié, pourquoi est-ce qu'il avait dû retourner dans la grotte est-ce qu'il avait encore blessé des gens ?

- Je t'ai fait mal, c'est pour ça que j'y suis retourné hein, je suis désolé je ne voulais pas mais j'avais chaud, chaud, s'étrangla Tony.

- Non, non Tony, tu ne m'as pas fait mal ce n'est pas de ta faute, regarde-moi, ne pleure pas c'est fini, chuchota Loki en le redressant tant bien que mal.

- Je ne sais pas ce qu'il m'a pris Loki putain, je suis désolé, j'ai...

- Chut, c'est bon, arrête de pleurer, souffla le dieu.

- Je veux pas retourner là-bas...

- Tu n'y retourneras pas, tu restes avec moi, murmura Loki.

Il sécha rapidement le visage de Iron Man avec une serviette et le poussa délicatement jusqu'à son lit. Tony tremblait violemment et c'était autant de froid que de peur. Loki l'allongea avant de se glisser à son tour sous les draps, ramenant le corps agité de spasmes de son ami près de son torse.

- Tu es seulement là avec moi, au sec et en sécurité.

- Désolé, chuchota Tony.

Tony Stark avait découvert que la possessivité était un vilain défaut qui pouvait possiblement mener à un réveil de traumatisme. C'était l'effet papillon, vous savez.


Ahaaa oui je suis peut-être un peu cruelle m'enfin, tout pouvait pas être tout rose. Merci énormément pour vos retours sur le dernier chapitre, on a dépassé les 100 reviews et ouais, c'est un peu un truc de malade. Merci d'avoir lu, n'hésitez pas à laisser un avis et à plus tard !

Zombiscornu