Hello! Désolée pour le retard, voici un nouveau chapitre.
Carolle97400 : Merci pour ces gentils mots! Ce n'était pas mon intention de te faire verser une larme, j'espère que tu t'es remise de tes émotions ;) En tout cas pour te rassurer, je peux te dire que les rapprochements vont continuer. Bisous.
Mmlabr : Merci pour toutes tes jolies reviews, ça m'a fait vraiment plaisir. Et puis ça me motive pour continuer. Je suis contente que tu aies vu une évolution dans "mon style" (sans être prétentieuse). Je suis plus à l'aise maintenant pour écrire et si ça se ressent, c'est cool. J'adore tes résumés à chaque fois. Bisous.
Rappel : rated M pour cause de scène de sexe explicite.
Disclaimers : les personnages ne m'appartiennent malheureusement pas.
Je vous souhaite une bonne lecture, à la prochaine.
Chapitre 21 : Épaté
Kurt détestait le mois de Septembre depuis toujours. Quand il était petit, la rentrée des classes étaient un déchirement, il se souvenait encore de ses pleurs. Seule sa mère pouvait le consoler en fredonnant une berceuse qu'elle lui chantait depuis sa naissance. Quand il est rentré au collège, c'est son père qui devait le rassurer, sa mère n'était plus là, et la tâche n'était pas aisé. Au début, il était très sensible aux remarques plus que désagréables des collégiens sur lui puis petit à petit il s'est durci, il n'avait pas le choix, et il adopta le sarcasme comme défense. Tout le monde le prenait pour un snob et peu de gens continuait à lui parler, les insultes étaient moins nombreuses car les adolescents préféraient l'ignorer plutôt que d'être ridiculisé.
Depuis qu'il était à New-York, le mois de Septembre était synonyme de pression. Les premières années il devait réussir ces études, s'acclimater à la vie new-yorkaise. Maintenant il était le gérant d'un commerce et devait tout faire pour le rendre rentable. Traditionnellement, l'été était calme en terme d'affaires même si les nombreux touristes remplaçaient les locaux partis en vacances. Fidéliser la clientèle était compliqué, car les new-yorkais étaient toujours attirés par les choses nouvelles et se lassaient vite de tout. Heureusement pour lui, Kurt avait trouvé le filon pour maintenir l'intérêt de ses acheteurs et il pouvait s'en enorgueillir. Cependant les révélations de Louis quelques jours auparavant avait enrayé quelque peu cette mécanique. La direction demandait des comptes à Kurt, il devait trouver une solution pour faire revenir les clients perdus.
Si Kurt réussissait à prouver que les normes d'hygiène et de sécurité étaient satisfaisantes, les clients reviendraient. Il en était persuadé, ceux-ci se diraient alors que les propos de Louis n'étaient que de la pure méchanceté, des mensonges, visant à déstabiliser son ex-patron. C'est pourquoi il décida d'appeler la répression des fraudes pour qu'il contrôle son établissement et certifie sa conformité. C'était risqué mais Kurt n'avait pas le choix.
- « Bonjour, voilà je me présente Kurt Hummel. Je suis le manager du « Patissier » au Village, vous êtes peut être déjà venu ?
- Venez en aux faits, jeune homme » répondit le fonctionnaire blasé à l'autre bout du fil.
- « Bien sûr. Je vous appelle pour demander si c'était possible qu'une de vos équipes vienne contrôler mon établissement.
- Vous savez que ça ne marche pas comme ça.
- Je sais. Mais ça fait longtemps que je n'ai pas été contrôlé et sans être maso, je crois que ça serait bénéfique pour tout le monde. Je dois prouver à mes clients que tout est nickel.
- Pourquoi ? » demanda l'homme soudain plus intéressé.
- « Il y a des rumeurs qui courent, colportées par un ancien salarié furieux d'avoir été licencié. Ce n'est pas très bon pour le commerce, vous savez » ajouta Kurt. Il jouait carte sur table en espérant que le fonctionnaire comprenne sa position.
- « D'accord. Je vois... Écoutez, je note ça et j'en parle à mon supérieur. À mon avis, vous aurez une visite rapidement mais on ne vous informera pas du jour et de la date exacte de l'expertise.
- C'est très bien. Merci et bonne journée.
- Bonne journée ».
Puis l'interlocuteur raccrocha aussitôt. Voilà une bonne chose de faite. Kurt était content de revenir travailler, il adorait son travail, ses salariés et ses clients. Toute cette atmosphère lui avait manqué. Blaine l'avait forcé à rester trois jours chez lui pour se reposer. Enfin c'est ce qu'il avait dit à son patron. En réalité, ils avaient passé leur temps à faire l'amour, manger et regarder des films. Surtout faire l'amour, tout le temps et partout dans l'appartement de Kurt. D'ailleurs, il ne savait plus si tel hématome venait de l'échange de coups de poings avec Louis ou des parties de jambes en l'air avec Blaine.
Gary tapa sur l'épaule de son patron en signe de bienvenu, ce à quoi Kurt répondit par un cri de douleur. Le pauvre serveur se confondit en excuses mais le châtain l'arrêta tout de suite, ce n'était pas grave. Il se demandait s'il devait arborer un panneau « attention fragile » autours du cou pour que ce genre de désagrément ne se reproduise pas.
- « Bon, on va commencer la réunion maintenant. Venez vous asseoir » invita Kurt en désignant les banquettes autours d'une table. « Penny, est-ce que tu as les chiffres d'hier et Jeudi ?
- Oui, tiens.
- Mmmh...
- C'est pas terrible, n'est ce pas ? » demanda la serveuse.
- « Non, mais c'est moins pire que ce que je pensais » répondit Kurt en lisant les chiffres sur la feuille. Il posa le papier et se gratta la tête avant de reprendre « Bon, d'abord je tenais à m'excuser pour tout ce qui s'est passé l'autre jour... Ensuite je voulais vous remercier pour avoir tenu la boutique pendant mon absence, vous vous êtes débrouillé comme des chefs. Surtout toi Penny.
- Oh merci » répondit la jeune femme contente de recevoir un compliment de Kurt, chose qu'il faisait rarement.
- « Tu es maintenant la plus ancienne et je vais demander au super boss si je peux te nommer comme adjointe. Pour ne pas faire de jaloux – Kurt regarda chaque membre de l'équipe – je vais demander une augmentation pour vos salaires. Après ne vous attendez pas à des miracles non plus.
- Oh cool !
- J'ai l'impression qu'il nous achète » chuchotta Gary à Maria, ce qui fit rire cette dernière.
- « À vrai dire c'est un peu le cas. Je ne veux pas que vous partiez, vous faites tous du bon travail, même toi Gary, et nous allons traverser une période difficile. Je ne sais pas combien de temps ça durera, peut être peu de temps, mais sait on jamais. Tout ça pour dire que j'ai besoin de vous, que vous soyez motivé, que vous vous donniez à fond et qu'on agisse vraiment comme une équipe. L'argent est le nerf de la guerre donc, j'espère vous motiver de cette façon.
- Ça me va.
- Oui moi aussi.
- Tant mieux. Je vais vous expliquez mon plan, n'hésitez pas si vous avez des questions ».
Kurt expliqua ce qu'il pensait faire pour faire revenir les clients au « patissier ». Il informa son équipe de la prochaine visite de la répression des fraudes, ils étaient clairement dubitatifs sur le succès de ce procédé mais après tout c'était Kurt qui décidait. L'autre problème était de trouver un nouveau chef pâtissier, Adrian aidait en cuisine et avait pris la relève après le licenciement de Louis mais ce n'était que du provisoire. Il fallait donc embaucher un nouveau pâtissier le plus vite possible.
Ainsi, Kurt passa le reste de sa journée à poster des annonces d'emploi sur plusieurs sites spécialisés, coller des affiches dans tout le quartier et sur la porte de la boutique et téléphoner à des collègues. Il ne restait plus qu'à attendre. Vers 16 heures, heure de rush, Kurt constata l'absence de queue devant sa façade. Normalement, il y avait toujours une dizaine de personnes qui attendaient à l'extérieur et la salle était remplie là, moins d'une douzaine de clients étaient assis aux tables et personnes n'attendaient dehors. C'était assez triste en fait. Ça le déprima à tel point qu'il préféra rentrer chez lui où l'attendait la seule personne capable de lui remonter le moral.
Il marcha rapidement, ses écouteurs sur les oreilles, insensibles aux bruits extérieurs. Il avait dut se montrer confiant devant ses salariés mais en réalité il n'en menait pas large. De toute façon, tout serait joué dans quelques jours. Si quelqu'un allait perdre sa place dans cette affaire, ça serait sûrement lui. Un bonjour du gardien le sortit de ses pensés, il venait de rentrer dans son immeuble et avait failli ne pas le voir, l'homme lui montra du doigt un mot plié en deux et collé sur sa boite aux lettres. « Qu'est ce que c'est que ce truc encore ?! » se demanda Kurt exaspéré.
- « Il faut vraiment croire que les gens sont trop lâches pour dire les choses en face » lâcha-t-il en arrachant le papier. Il lut le message et pouffa comme une adolescente.
- Ça va, Mr Hummel ?
- Oui, Viktor. Ne vous inquiétez pas. Bonne soirée ! »
Il grimpa les marches quatre par quatre trop pressé de montrer la lettre anonyme à Blaine. Il riait tellement qu'arrivé au deuxième étage il dû s'arrêter quelques secondes pour reprendre son souffle et éviter un poing de côté. Il comprit la leçon et monta plus calmement les étages restants. Il entendait Blaine chanter alors qu'il se trouvait un étage en dessous, sa voix portait vraiment lui qui avait peur qu'on ne le prenne pas lors de l'audition à cause de ça. Le châtain entra dans l'appartement sans faire un bruit, il voulait faire une surprise à Blaine qui était de toute façon trop concentré sur ses vocalises pour remarquer quoi que ce soit. Il plaqua ses mains sur les yeux du chanteur.
- « Qui c'est ?
- Sûrement un grand châtain avec d'incroyables yeux bleus.
- Hein, hein ! Tu brûles. Dis un nom ?
- Bradley Cooper !
- Raté.
- Dommage, ça aurait été vraiment cool.
- T'es trop bête ! » dit Kurt en enlevant ses mains. « Je suis mieux que Bradley Cooper quand même ?
- Il ne t'arrive même pas à la cheville » répondit le brun en se retournant vers le garçon qu'il aimait. Il prit son visage en coupe et déposa un baiser sur ses lèvres.
- « Je préfère ça » dit Kurt en souriant. « Tu ne devineras jamais ce que j'ai trouvé sur la boite aux lettres...
- Vas-y.
- Un mot. Enfin une menace...
- Décidément, ça ne s'arrête jamais.
- C'est parce que tu fais trop de bruit.
- Ah bon ! Pourtant je croyais faire attention, j'ai essayé de ne pas chanter trop fort.
- Je savais ce que tu chantais 2 minutes avant de rentrer.
- Cool, ma voix porte assez finalement.
- Haha ! Oui mais c'est pas à cause de ça qu'on a eut une plainte anonyme. Enfin anonyme, je suis sûre que c'est la vieille Sanchez en dessous. C'est à cause d'autre chose si tu vois ce que je veux dire...
- Il va falloir qu'elle s'y habitue alors » répondit Blaine en captant tout de suite les insinuations de Kurt. « On peut même en remettre une couche maintenant.
- Je suis tout à fait d'accord avec toi. Au pire elle ira s'acheter des boules quies, si elle ne veut plus t'entendre crier mon nom toute la nuit.
- Et la journée !
- Et la journée. »
Blaine rapprocha le corps de Kurt du sien, il sentait sa peau sur la sienne et la chaleur qui émanait de celle-ci. Son odeur était délicieuse, ça se voyait qu'il avait passé sa journée entouré de chocolat, de fruit et d'épice car ses vêtements en était imprégné. Il renifla son cou avant de l'embrasser, le châtain lui resserra son étreinte autours du brun respirant son parfum ambré.
Quand la morsure piqua sa peau, Kurt roula ses yeux et ne put s'empêcher de frotter son bassin contre celui de Blaine. Ses mains quittèrent le dos du bouclé et trouvèrent très vite la fermeture éclaire du chino beige qu'il portait, il déroula le pantalon jusqu'à ses chevilles frustrant Blaine qui avait vu Kurt échappait à ses baisers. À chaque fois qu'il lui faisait ce coups, il ressentait la déception même s'il savait que ça ne durerait que quelques secondes. Il trouvait ça dingue d'être si rapidement en manque. La raison était pourtant simple, il n'avait jamais vécu ça avant et comme toute chose nouvelle il était surpris.
Le boxer reçu le même traitement que le chino, en à peine une demi seconde il s'était retrouvé presque un mètre plus bas. Les longs doigts blancs de Kurt agrippèrent les fesses de Blaine provoquant un « Oh » à l'artiste, d'autres onomatopées et jurons suivirent quand la langue du châtain rencontra sa virilité. Pour durcir son membre, Kurt léchait la fine peau de long en large avec appétit. Il était content de l'effet qu'il avait sur Blaine, la réaction physique qu'il recherchait ne s'était pas faite attendre très longtemps.
Une main attrapa ses cheveux et le pressa à se relever au moment où il allait prendre en bouche l'érection. Il voulut s'agenouiller de nouveau mais Blaine tira plus fort sur sa prise.
- « Attends, attends... » dit le brun le rouge aux joues.
- « Pourquoi ?
- C'est à mon tour de te faire une pipe.
- On s'en fout. On fait pas les comptes. Où alors t'aimes pas quand je le fais...
- Tu rigoles ! On ne m'a jamais aussi bien sucé. C'est juste que, … , j'en ai juste vachement envie.
- Mais moi aussi. En plus j'étais là le premier. Alors si tu veux bien » répondit Kurt un peu agacé d'avoir été interrompu.
- « Attends je me suis mal exprimé. Je veux sentir ta bouche m'entourer, me sucer, me lécher et pourquoi pas me vider... Mais je veux te faire la même chose. Alors je me disais qu'on pouvait le faire en même temps. Qu' »
Avant que Blaine ait finis sa phrase, Kurt avait déjà enlever ses vêtements et s'était allongé sur le canapé. Décidément, il avait encore de l'énergie à revendre après sa longue journée de travail. Blaine grimpa sur lui à quatre pattes et lécha à son tour le pénis qui lui était offert. Au même moment, le châtain releva la tête et posa ses lèvres humides sur le gland de son amant qui senti ses genoux le trahir et son dos se cambrer. Son sexe durci força l'entrée de la bouche de son aîné qui accueilli son membre chaleureusement.
Blaine sentait la langue de Kurt l'entourait et même s'il adorait ça à un point inimaginable, il ne voulait pas le laisser gagner. C'est pourquoi il mobilisa toute la concentration qu'il pouvait pour ne pas se laisser emporter trop vite et retourner à sa propre besogne. Il s'était donné une mission et il allait l'accomplir coûte que coûte. Il massa les bourses du garçon en dessous de son corps, Kurt manqua de s'étouffer et il ne put retenir un sourire. Il devait continuer sur cette voie là. Il ne lui laissa pas de temps pour se remettre de ses émotions, il goba son érection et l'obligea à lever ses reins pour le prendre plus profondément. Ses mains puissantes le maintenait dans cette position tandis qu'il accélérait les vas et vients dans sa bouche.
Sous la pression, les pieds de Kurt tapèrent contre l'accoudoir du canapé et il jeta son bassin plus en avant. Son sexe cogna dans la gorge du brun qui continuait de le titiller. Tous deux se sucer goulûment, se griffer rageusement et crier lourdement quand il devait reprendre leur souffle. En goûtant les premières gouttes éjaculatoires sur son palet, Kurt se retira et empoigna le sexe avant de le masturber rapidement, la friction de sa main chauffait le pénis et le flux blanc coulait plus abondement dans sa bouche.
Plus l'orgasme approchait, plus Blaine avait du mal à continuer sa fellation. Il s'arrêta quelques secondes et hurla son plaisir, déjetant une dernière fois ses hanches en avant. Le sperme chaud explosa sur le visage de Kurt, coula dans ses cheveux et tâcha le tissu du canapé et quelques coussins. La petite mort arrivait et le bouclé dans un dernier effort pinça avec sa bouche la verge dégoulinante du châtain, qui tout tremblant se déversa en lui. Blaine aspira le fameux nectar, l'avala et lécha ses lèvres avec délectation.
Les frissons se calmèrent. La respiration s'apaisa. La température chuta. Les corps collants, il se serrèrent l'un contre l'autre et profitèrent épuisés de ce répis.
- « Tu peux aller chercher du safran ?
- Ouais. Dis moi juste où c'est ?
- Tu continue tout droit et tu tournes à gauche à la troisième allé. C'est après les conserves normalement.
- Ok... » répondit Blaine perdu. « Je vais trouver. Au pire, si je suis perdu je t'appellerais.
- Hahaha ! J'ai l'impression que tu pars pour une grande expédition ! Tu sais ce n'est qu'un supermarché de quartier.
- Oui, mais c'est la première fois que je viens. On peut rester ensemble, on mettra plus longtemps mais au moins on sera pas séparé.
- Oh Blaine ! » souffla attendris Kurt. « T'es trop mignon... Mais tu es un grand garçon, je suis sûr que tu vas y arriver. En plus on doit se dépêcher, on a des invités ce soir et je n'ai pas encore préparé ma paella.
- On peut commander des pizzas, comme ça t'as pas besoin de cuisiner et on a plus de temps pour nous deux.
- C'est très tentant mais j'ai promis à Mike que je lui ferais une paella. Allez, je te fais un bisou d'encouragement » dit le châtain avant de déposer un chaste baiser sur les lèvres de son copain. « Allez, file ! On va être en retard.
Bien que Blaine voulut lui rendre son baiser, il ne le put car Kurt était parti dans l'autre direction à la recherche du stand poisson. Il devait donc aller chercher du safran. Kurt ne lui avait même pas dis la quantité qu'il désirait, il avait peur de le décevoir s'il n'en prenait pas assez ou trop. C'était ridicule. Parfois il avait l'impression d'être un enfant quand il était en couple, il était tellement gaga qu'il avait l'impression d'être dans une bulle et que la seule personne capable de communiquer avec lui était son compagnon. Cet impression était encore plus vrai avec Kurt.
Il tomba sur le stand des épices et des condiments un peu par hasard, il n'avait pas entendu les indications de Kurt trop captivé par son sourire radieux et ses yeux perçant quand il parlait, il ne savait même pas comment il avait put lui répondre. Et ce qu'il lui avait répondu. Bref, maintenant qu'il était là il devait trouvé la petite fiole avec la fameuse poudre rouge. « Quel bazar ! » pensa-t-il. Il n'y avait pas de logique dans le classement des produits sur l'étagère : l'ordre alphabétique n'était pas respecté, les épices et les herbes étaient mélangés.
Le brun sentit son portable vibré dans la poche de son pantalon. C'était sûrement Kurt, il allait lui dire qu'il était trop long, que ce n'était pas compliqué, etc... Tant mieux, il le sauverait de cette corvée. Non sans moqueries. Mais si c'était le prix à payer, il l'acceptait.
- « Oui je sais, je suis long, mais c'est le bordel ici. Et puis d'habitude, ne dis pas le contraire je ne te croirais pas, tu adores que je prenne mon temps pour te...
- Blaine ?!
- Richard ?!
- Je sais pas de quoi tu me parles, mais j'ai l'impression que c'est pas à moi que ça s'adresse. Ou alors j'ai raté quelque chose, sache que si je t'ai donné l'impression de vouloir coucher avec...
- Non, non, Richard » coupa Blaine embarrassé. « Je pensais que c'était mon copain qui appelait. On fait les courses et ça fait 5 minutes que je cherche le safran.
- Ouf ! J'ai eu peur. Je suis trop vieux pour ces trucs là de toute façon ».
Blaine était heureux de ne pas être face à face avec Richard, il n'aurait pas put cacher l'expression de dégoût sur son visage à la simple évocation d'une relation sexuelle avec son producteur. Le vieil homme reprit :
- « Bon si je t'appelais, c'est pour des choses un peu plus sérieuses. Le jury a fait son choix pour les rappels et félicitation tu en fais parti.
- Pardon ? Je suis pris ?
- Oui Blaine, tu fais parti des trois derniers ! Je suis vraiment heureux pour toi, je t'avouerais que j'ai un peu bataillé avec Lee pour te garder mais je ne vais pas gâcher ton plaisir maintenant, je te raconterais le reste plus tard. Encore félicitation !
- Merci ! Merci Richard. Je crois que je ne réalise pas encore.
- Il va falloir vite t'en remettre. L'audition finale se déroulera la semaine prochaine.
- Déjà ? »
Il sursauta quand il sentit quelqu'un lui tapait sur son épaule. Kurt. Il n'avait pas l'air très content, l'impatience se lisait dans son regard.
- « Je dois raccrocher. On se rappelle demain... Merci encore... Oui, à demain... Tant que ça reste un rêve, ça ira... Allez, à plus.
- À qui tu parles ? Ça fait 10 jours que je t'attends. J'essaye de t'appeler depuis tout à l'heure, mais apparemment tu es trop occupé à parler avec...
- Tu me fais une crise de jalousie ?
- Non pas du tout.
- Si c'est ça.
- C'est qui ?
- Un homme influent.
- J'espère que c'est Richard, sinon je vais...
- Tu vas quoi ? » dit Blaine. Il adorait jouer avec les nerfs de Kurt.
- « Je me vengerais » siffla Kurt boudeur.
- « Oh j'ai hâte de voir ça. Mais tu as raison, c'est bien Richard.
- Et ?
- JE SUIS RAPPELÉ » cria le chanteur en prenant Kurt dans ses bras qui lâcha son panier par terre.
La vieille dame au fond de l'allée les regarda comme s'ils étaient fous, reposa son paquet de sel et changea de rayon aussi vite que ces vieilles jambes le permettaient.
- « OH ! C'est trop génial ! Je suis trop fier de toi, je savais que tu y arriverais.
- Merci ! Je suis juste trop content » ajouta le brun avant d'embrasser Kurt passionément.
Ils sautaient et dansaient sur place comme s'ils étaient seuls et chez eux, ils ne se souciaient vraiment pas des quelques clients qui prenaient soin d'éviter leur rayon. Un agent de sécurité, qui les regardait depuis quelques minutes, les obligea à sortir du magasin après les remarques de plusieurs personnes. Kurt protesta mais il n'y avait rien à faire, il dû abandonner ses provisions.
- « Bon, finalement je crois qu'on va devoir commander des pizzas » dit un peu déçu Kurt.
- « Cool ! Quand je croyais que cette journée ne pouvait pas être meilleure, je me trompais. C'est moi qui choisit !
- Ok pour cette fois. Tiens, je connais une pizzeria super sympa pas très loin, on va y aller ».
Trois rues plus loin, ils rentrèrent dans un restaurant nommé « Ciao » et le patron accueilli chaleureusement le couple dès que ces derniers franchirent la porte. Il connaissait Kurt depuis quelques années et avaient eut vent de ses récents déboires. Ainsi il insista pour leur offrir une bouteille de vin, qui venait selon ses dires de la cave de sa grand-mère sicilienne. Blaine, toujours sur son nuage, hésitait, il ne savait pas quoi choisir car le châtain lui avait laissé carte blanche et il ne voulait pas le décevoir. Kurt en profita pour parler business avec Jimmy.
